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Présent
et
avenir
de
la
Cidip
La Procedure pour le Choix de l'ordre... |
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la
procedure pour le choix de l’ordre du jour
(Observations
formulées par Diego P. Fernández Arroyo, invité spécial de l’OEA)*
4.
Dans une situation idéale, les thèmes à traiter par
chaque CIDIP devraient être définis par un organe permanent (OP)
qui fonctionnerait dans le cadre du Secrétariat général, au
sein ou en dehors du SAJ, et pourrait être constitué de membres
permanents et de consultants. Plus modestement, on pourrait
affecter certains fonctionnaires du SAJ exclusivement à cette
fonction. Ils n’auraient pas à être nombreux. Il suffirait que
deux ou trois personnes possédant un niveau de spécialisation
suffisant se consacrent exclusivement aux tâches de la
CIDIP. Il serait logique que l’Organe permanent (OP) reçoive
les suggestions des États membres et des organes de l’OEA, qu’il
élabore l’ordre du jour avec l’aide de spécialistes
extérieurs et qu’il le soumette ensuite à l’approbation du
Conseil permanent. On peut s’imaginer que c’est ainsi que l’on
procède actuellement, mais tel n’est pas le cas : aujourd’hui,
l’OP aurait un certain droit d’initiative et de décision (qui
sont définis dans le cadre de l’Organisation).
Mais
dans l’état actuel des choses (c’est-à-dire tant que n’est
pas créé l’OP et que n’est pas centralisée la tâche entre
les mains de fonctionnaires spécialisés de l’OEA jouissant d’une
certaine autonomie), il me semble qu’il faudrait au moins
disposer d’un groupe ad-hoc, composé de spécialistes,
pour conseiller le SAJ dans l’élaboration rapide des ordres du
jour que propose chaque CIDIP pour la conférence suivante. Les
règles à suivre pour la détermination des points devraient
comprendre au moins les suivantes:
-
les
points à inscrire à l’ordre du jour de chaque conférence
devraient être peu nombreux: pas plus de deux ou trois pour
chacune, sans qu’il soit interdit d’entreprendre pour autant
des études sur d’autres sujets d’intérêt; si les réunions
doivent se limiter à une semaine, elles ne devraient pas avoir
plus de deux points à leur ordre du jour;
-
une fois
constitué le groupe ad hoc, il conviendrait de distribuer
une circulaire aux États membres pour les inviter à exprimer
leur intérêt sur chaque point dans un délai relativement court,
ne dépassant pas 90 jours; celui qui souhaiterait participer
devra respecter ce délai ; il est essentiel d’éviter l’écueil
des questionnaires du SAJ qui, plusieurs mois plus tard, n’ont
suscité de réponse que d’un petit nombre d’États membres;
certaines institutions universitaires ou scientifiques pourraient
également être consultées;
-
il
conviendrait de consulter le CJI sur la façon dont il a
procédé; toutefois, sus ce point, et sans nier les apports très
importants du CJI en matière de DIPr, on ne peut éviter de
rappeler le caractère éminemment publiciste de la formation de
la quasi-totalité des membres de cet organisme;
-
au moins
dans l’idéal, le besoin et l’utilité d’une réglementation
dans un domaine devraient s’accompagner de l’engagement de
travailler à l’élaboration de l’instrument jugé pertinent,
puis à son acceptation;
-
bien que
l’on ne doive pas perdre de vue la nécessité d’éviter les
“redondances” en matière de codification internationale,
cette règle n’a pas la même importance dans tous les cas et ne
doit pas être absolue;
-
la
règle principale, difficile à appliquer dans un cadre général
mais acceptable dans des cas concrets, est la suivante: il existe
un rapport inverse entre, d’une part, l’importance d’une
question et la nécessité d’élaborer un texte la régissant
et, d’autre part, les problèmes que posent l’existence de
normes nationales (ou conventionnelles) de DIPr différentes et/ou
le manque d’adaptation de ces normes à la réalité du
secteur. Autrement dit, il faut se demander si l’on pourrait
mieux résoudre les problèmes qui se posent dans un domaine
donné si l’on disposait d’un texte uniformisant le DIPr entre
les États membres ou facilitant cette harmonisation par le biais
d’un modèle de loi. D’une manière ou d’une autre, il
faudrait s’efforcer de faire en sorte que le système soit le
plus souple possible, sans perdre de vue les limites qu’impose
la bureaucratie propre à toute organisation internationale.
Les idées ébauchées ici sont développées dans ma
contribution au Liber Amicorum Jürgen Samtleben,
récemment paru.
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