CONFERENCE
INTERAMERICAINE DES MINISTRES DU TRAVAIL DIXIEME CONFERENCE
TABLE DES MATIERES I. ANTECEDENTS DECLARATION DE BUENOS AIRES ET RESOLUTIONS ADOPTEES ANNEXES ANNEXE I RAPPORT DE LA DIXIEME CONFERENCE INTERAMERICAINE
La Dixième Conférence interaméricaine des Ministres du travail a eu lieu le 1 au 3 octobre 1995 à la ville de Buenos Aires, Argentine. Conformément à la réglementation en vigueur, la Commission exécutive permanente du Conseil interaméricain économique et social (CEPCIES), à l'occasion de sa réunion célébrée à Washington, D.C., le 22 février 1995, a accepté l'offre du siège fait par l'Argentine et à a approuvé la convocation de la Dixième conférence. La liste des participants est inclue comme Annexe I de ce Rapport. III. DEVELOPPEMENT DES TRAVAUX Au cours de la Conférence et conformément à l'article 27 du Règlement, une séance préparatoire, une séance d'ouverture, cinq séances plénières et une séance de clôture ont été tenues, selon il est signalé ci-après. La liste des documents utilisés dans cette Conférence est inclue comme Annexe II. Conformément à l'article 28 du Règlement de la Conférence, les Représentants titulaires des Délégations présentes ont célébré une séance préparatoire le 1er octobre 1995 avant l'ouverture formelle de la Conférence, Madame Gladys Annabella Mortin Mansilla, Ministre du travail et de la sécurité sociale du Guatemala, a présidé en sa qualité de Représentant de la Conférence interaméricaine des Ministres du travail. Election des autorités Au cours de la séance préparatoire, Monsieur José Armando Caro Figueroa, Ministre du travail et de la sécurité sociale de l'Argentine a été élu Président de la Dixième Conférence, par acclamation. Conformément à l'article 11 du Règlement, les titulaires des autres délégations ont été déclarés Vice-présidents "ex efficio" substituant le Président en cas d'absence ou d'empêchement, selon l'ordre de préséance établi. En plus de l'élection des autorités, plusieurs décisions ont été adoptées, lesquelles devaient être ratifiées dans la première séance plénière, tel qu'il est détaillé à la section pertinente. La séance d'ouverture a eu lieu le 1er octobre 1995, commençant à 8 heures. Ont pris la parole, Madame Gladys Annabella Morin Mansilla, Ministre du travail et de la sécurité sociale du Guatemala et Représentant de la Conférence, Monsieur Enrique Iglesias, Président de la Banque interaméricaine du développement, M. César Gaviria, Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains, les deux derniers depuis Washington, D.C., par voie de téléconférence et Monsieur Carlos Federico Ruckauf, Président en exercice de la Nation Argentine (les discours sont inclus dans l'Annexe VI). Les discours prononcés sont inclus comme Annexes de ce Rapport. La première séance plénière a été célébrée le 2 octobre 1995. Au cours de cette réunion, il a été formalisé les suivantes décisions prises dans la séance préliminaire, conformément à l'article 28 du Règlement de la Conférence. L'ordre de préséance a été établi de la façon suivante: 1. Canada Il a été approuvé le Projet de Règlement de la Dixième Conférence avec les modifications suggérées. Document TRABAJO/doc.2/95 rev. 1. La Conférence a approuvé l'Ordre du jour suivant:
d. Composition des Commissions La Commission d'accréditation a été constituée par les délégations du Paraguay, du Pérou et de St Kitts et Nevis. Le rapport de cette Commission est inclus comme Annexe III. La Commission de style a été constituée par les délégations des Bahamas (anglais), du Brésil (portugais), du Canada (français), et de la Colombie (espagnol). Il a été décidé de considérer l'Ordre du jour dans les Séances plénières. Il a été décidé de clôturer la Dixième Conférence interaméricaine des Ministres du travail une fois finie la Cinquième séance plénière prévue pour le mardi 3 octobre 1995. g. Election des autorités du COTPAL Les suivantes autorités du COTPAL ont été élues à l'unanimité:
Il a été traité le premier point de l'Ordre du jour: a. Les accords continentaux de libre-échange et leurs effets sur l'emploi, les salaires, les avantages sociaux et les systèmes de relation de travail. Aspects institutionnels pour la résolution des conflits dans le cadre des accords d'intégration. Etat de l'emploi, des salaires et des avantages sociaux dans la région. (TRABAJO/doc.4/95 rev. 1). Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Deuxième séance plénière. Toute de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Aux effets de traiter le sujet assigné à cette Deuxième séance, Les Représentants ont eu à leur disposition les documents distribués dans la salle, désignés sous les sigles TRABAJO/doc.12/95, 13/95. Ce sujet a été présenté par les Représentants des Etats-Unis (dont le texte ci-joint comme Annexe IV) et du Mexique. c. Observations et recommandations Il a été fait, sur ce point de l'Ordre du jour, des observations et des recommandations qui devraient être considérées au cours des activités du Groupe de travail correspondant. En ce qui concerne le domaine du travail du processus d'intégration économique:
En ce qui concerne l'emploi, les salaires, les avantages sociaux et les systèmes de relations de travail:
En ce qui concerne les activités spécifiques du Groupe de travail par rapport à ces sujets:
Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum régimentaire pour siéger, a déclaré ouverte la Troisième séance plénière. Toute de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Il a été considéré le deuxième point de l'Ordre du jour: Les réformes du travail dans la région. Modernisation des systèmes de relations de travail et son impact sur l'emploi. Les Droits fondamentaux de l'homme dans le domaine du travail et l'emploi. (TRABAJO/doc.27/95). Ce sujet a été présenté par les Représentants de la Colombie, du Panama, d'El Salvador et du Suriname. c. Observations et recommandations Il a été fait, sur ce point de l'Ordre du jour, les suivantes observations et recommandations qui devraient être considérées au cours des activités du Groupe de travail correspondant.
Il a été considéré dans cette séance les points de l'Ordre du jour suivants: c) Les accords ou pactes sociaux comme un nouveau modèle du tripartisme dans la mise au point des systèmes de relations de travail et leur influence sur la lutte contre le chômage; d) Les nouvelles modalités et technique pour la modernisation de la négociation collective. Leur influence sur l'emploi; e) Les nouvelles tendances dans la formation professionnelle et leur influence sur la productivité et l'emploi. Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Quatrième séance plénière. Tout de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Ces sujets ont été présentés par les Représentants de la Bolivie, des Etats-Unis et du Chili. Afin de Considérer le sujet assigné à cette Quatrième séance, les Représentants ont eu à leur disposition des documents distribués dans la salle, désignés sous les sigles TRABAJO/doc.10/95, 11/95, 12/95, et 27/95. c. Observations et recommandations En ce qui concerne les accords ou pactes sociaux comme un nouveau modèle du tripartisme dans la mise au point des systèmes de relations de travail et leur effet sur la lutte contre le chômage:
En ce qui concerne les nouvelles modalités et techniques pour la modernisation de la négociation collective. Leur influence sur l'emploi:
En ce qui concerne les nouvelles tendances dans la formation professionnelle et leur influence sur la productivité et l'emploi
Cette séance a considéré les suivants points de l'Ordre du jour: les migrations des travailleurs et les processus sous-régionaux d'intégration économique; de nouveaux rôles, renforcement et modernisation des Ministères du travail de la région; renforcement de la coopération interaméricaine en matière de travail. Sujets présentés par le Guatemala et le Venezuela. Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Cinquième séance plénière. Tout de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Ces sujets ont été présentés par les Représentants du Guatemala, du Venezuela et par le Secrétariat exécutif pour les Affaires économiques et sociaux de l'OEA. c. Observations et recommandations En ce qui concerne les migrations des travailleurs:
En ce qui concerne la modernisation des Ministères du travail:
Les Présidents du COSATE et de la CEATAL ont présenté à la plénière un rapport concernant les conclusions et les recommandations produites aux réunions que ces institutions ont célébré pendant la Dixième Conférence. Ces conclusions sont jointes comme Annexe V de ce rapport. En ce qui concerne le renforcement de la coopération interaméricaine en matière du travail, il a été décidé, après avoir écouté le discours du Secrétaire exécutif par intérim pour les Affaires économiques et sociales de l'OEA, qu'il soit analysé ce sujet à l'occasion de la dernière séance plénière, lorsqu'il sera connue la résolution préparée à cet égard. Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Sixième séance plénière. Tout de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Les suivants documents finaux, présentés ci-après, ont été approuvés dans cette séance: La Séance de clôture a eu lieu le 3 octobre 1995 à 17 heures. Ont pris la parole le Ministère de l'économie de l'Argentines, M. Domingo Felipe Cavallo, le Ministre du travail du Pérou, Monsieur Sandro Fuentes Acurio, qui, au nom des participant, a remercié au Gouvernement argentin pour le succès résultant de la Dixième conférence interaméricaine des Ministres de travail, et le Ministre de travail de l'Argentine, Monsieur José Armando Caro Figueroa, qui a déclaré clôturée cette Conférence. Les discours figurent comme annexes à ce Rapport (voir Annexe VI).
LISTE DES PARTICIPANTS
ARGENTINA Osvaldo Giordano Marcelo Austerlitz BAHAMAS Delegates
Delegados
Delegados Eduardo de Mattos Hosannah Santiago Luis Benito Fernandez Alcazar ASESORES Marco Antonio Nakatta Geraldo Pinto Rodrigues Da Fonseca Renato de Oliveira Rodrigues Nestor Fernando Hein Lucimar Silva Lopes Coutinho José Ibrahim CANADÁ Delegates Rick Jackson Rhoda Caldwell
CHILE Delegados Sergio Mejia Viedman Roberto Fantuzzi Hernández Asesores Julio Bravo Yubini COLOMBIA Asesores COSTA RICA Delegados Tomás Soley Soler Gioconda Ubeda Rivera Danilo Jiménez Veiga ECUADOR Delegados EL SALVADOR GUATEMALA Delegados Asesores Eduardo Sperisen Yurt HONDURAS MÉXICO Delegados Ernesto Navarro Becerra Asesor José I.Cuauhtémoc Paleta Amado Jesús Cruz Malpica PANAMÁ Delegados Ricardo Aguilar Asesores Elberto Cobos PARAGUAY Delegados Gladys Julia Santacruz de Villalba PERÚ Delegados REPÚBLICA DOMINICANA Delegado ST. KITTS AND NEVIS SURINAME Delegates UNITED STATES Delegates James Cheek Nancy Coffey John Bowen Ollie Anderson Steven Diminuco Jorge Pérez-López Michael Canaris Arnold Dailey Robert Wholey William Doherty Jesse Friedman URUGUAY Delegados VENEZUELA Delegados Igor S. Medina B.
MIEMBROS PERMANENTES ANTE LA OEA/PERMANENT OBSERVERS TO THE OAS BELGICA LISTE DES DOCUMENTS
LISTA DE DOCUMENTOS
REGISTRADOS POR LA SECRETARÍA
RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS La Commission de vérification des pouvoirs, constituée pendant la séance plénière, est composée des Délégations du Paraguay, du Pérou et de St. Kittes et Nevis. Elle s'est réunie le 3 octobre 1995 et a élu Paraguay à sa présidence. Au cours de cette séance, la Commission a examiné les pouvoirs des délégations, des observateurs ainsi que ceux des organisations internationales accréditées conformément aux dispositions du règlement du Conférence, et les a trouvés en bonne et due forme. Paraguay
DISCURSO DEL SECRETARIO DEL TRABAJO DE EE.UU Address be the U.S. Labor Secretary: Thank you very much. First I want to express enormous thanks to Minister Caro Figueroa of Argentina for his leadership in putting this conference together, and also for the intellectual leadership that he has shown in developing the plan for this Conference and for the Declaration. It is enormously impressive and we are very thankful, all of us. I've been asked to talk about the state of employment, wages, social benefits and labor relations systems, and also the consequences for all of these with regard to hemispheric integration. And as a result of our slight amendment yesterday, I thought last night how I could be most helpful. This is obviously an extremely large topic. We could talk about this for several days, weeks... I remember at Harvard University I used to teach entire courses about this issue, so I will try to be brief. But perhaps we could have enough time for a little discussion, because I find that discussion about these issues is really enormously valuable and I would welcome it. Let me begin by stating what I think is something of a paradox for all of our nations with regard to the forces that are shaping our economies -the structural forces that are shaping our economies. Now I am not talking about the short-term liquidity crises which we are dealing with, many of us. I am focusing on the structural forces. And there are two, they are interrelated, but they are both having enormous consequences on our economies and on our work forces. One obviously is the force of technology, specifically information technology; and the second is the force of global trade and global investment, both direct investment and portfolio investment. Now, what is the political response to these overwhelming forces. These forces have gathered momentum, gathered speed over the last fifteen years. Unfortunately, there are two primary responses in all of our nations (and I speak for the United States as well), neither of which is, in my view, perfectly appropriate to the challenge created by these two forces. One response is to seek to preserve jobs, preserve industrial structures as they exist and as they have existed. The understandable natural political response in the light of all these changes is to keep labor markets and capital markets, as they are; to seek to protect indigenous industries; to thicken the social safety net, to basically preserve as much as possible. The second response, at the opposite extreme, I find equally worrisome. That second response is to essentially remove all safety nets, to allow financial capitalism to dominate all else, to generate very high levels of insecurity among the population, to permit employers to lay off workers very easily, to allow, in fact, the economy to function more or less as if it were a kind of social Darwinist state. The problem with these two extremes I think should be fairly obvious: neither is sustainable over time -politically or socially. Neither of them will lead to prosperity. The preservationist extreme (that is, trying to hold things as they are, maintain all jobs, maintain all industry structures), will result, I believe -and there is quite an amount of empirical research on this- in far lower levels of living standards, if not absolute poverty. There are few -if any- benefits from doing away with the pressures of competition; international capital markets tend to shun nations or industries or segments and sectors of industries that try to simply put up barriers to change. At the opposite extreme, extreme "laissez-faire" has its own problems. It has caused -given the forces of technology and globalization- a widening wage gap between the educated professional elites of our societies and ordinary workers who don't have the education and skills they need to deal with the forces of technology and globalization. It has in some cases generated structural unemployment, because again people lack the skills they need to rapidly adjust. Ultimately it may lead to instability; it may lead to political coalitions to move in the opposite directions and seek to preserve old jobs and old industries. In the United States today, although we have a very strong coalition in favor of international trade, I must be very candid with you, there is also a growing set of voices, on both the Republican and Democratic sides of the aisle, calling for more trade protectionism. We even have the specter of one Republican candidate for president who has made trade protection one of the center pieces of his entire campaign, and I am disturbed that he is receiving, at least in some quarters, a very positive response from the public. Why is he receiving a positive response? Again, because of the inability of the system so far to spread the gains of trade and the gains of technological change broadly enough so that everyone feels that they have a stake in it. I believe there is a third way between these two extremes, and that Labor Ministers, my colleagues here, are uniquely positioned to lead the charge in this third direction. Many of you already have. This third way can be described very simply as public investments which ease the social costs of technological and global change which help ensure that the benefits of technological change and global markets are enjoyed broadly in the population and that there are rising real wages, rising levels of living standards and working standards as a consequence. The next question, of course, is what do we do specifically, and I am going to offer very briefly six points. They are roughly correlated with the Working Groups that have already been formulated, but no precisely correlated. Bear with me, I will go through the six points rapidly: One, of course, is protecting basic human rights, and by basic human rights I am talking about the kind of core values codified by the International Labor Organization such as no forced labor, no employment of the very young, the right of freedom of association and so forth. Number two would be a very great emphasis upon education and upon job training. High-quality basic education, school to work apprenticeships and skilled training so that young people who leave formal education are prepared for a lifetime of continuous learning. I might add here that unlike old views of vocational education in which we assumed that someone could be trained for a lifetime in a particular skill, what we are talking about today is the ability to continuously learn on the job, the basic skills necessary to read the manuals, to upgrade one's own skills. Because there are simply no jobs any longer in which we can assume the same skills that one learned at the age of fifteen, or sixteen or eighteen, will be applicable five, or ten of fifteen years later. Number three, turning social safety nets into springboards -springboards toward new jobs; reemployment systems, for example, instead of unemployment insurance systems; systems in which workers can very quickly get access to good information about new jobs or other jobs available, the kind of skills that are necessary for those jobs and access to training*plZh6Kfokills. I want to emphasize the importance of labor market information here because, in a very tumultuous changing labor market, good information about what jobs are opening up and what skills are necessary for those jobs is becoming more and more important. Job search and job placement is also critically important. In many of our countries we have two separate bureaucracies: one providing unemployment insurance and the other providing training and we need to think about how to merge those two different bureaucracies so that there really is one central focus and purpose that is rapidly getting people into new jobs when they have lost their old ones or are unemployed. Number four, a strong union movement with a focus on increasing productivity as well as gaining a large share of the economic pie. Unions that are focused upon profit sharing, gain sharing, productivity improvements which result in benefits to all parties to the productive relationship. This may not be in every case the same form of unionism we have seen in the past. In fact, in the United States I have been very struck by new forms of collective bargaining and new contracts in which labor unions have bargained for additional skill training from employers. They have bargained for, and received, employer assurances that in exchange for giving up rigid job classifications, work rules and cost of living adjustments, employers give them a greater share in the profits and more job security. Number five, for the working poor, for people at the very bottom, not only minimum wages but also refundable tax credits, that is wage supplements that decline as someone earns more and more money. We have tried this in the United States with some success. We call it an earned income tax credit, that is provided to the very poor people who are working but who could not possibly live off of their earnings. The wage supplement gradually decreases as earnings increase to the point where at some level it becomes simply a tax cut relative to what tax it would be and then eventually at a higher level of income resumes the normal progressive system of taxation. And finally, number six, I believe that labor minister do have a role to play and that they should have a very strong voice in macro-economic coordination, in the avoidance of liquidity crises, in all of the economic and financial discussions which are normally limited to the purview of economics and finance ministers but which have enormous consequences for the work forces. If Labor Ministers are not engaged in these conversations, I fear that although Economics Ministers and Finance Ministers may be well intentioned, they may not have all the data and perspectives they need to have in order to balance all of the interests that need to be balanced. Our role here, it seems to me, with regard to the next unfolding stages of hemispheric integration, is to ensure that Labor Ministers and the working people of our countries are well represented in the deliberations. I did have an opportunity to talk with Trade Ministers in Denver just months ago and also met with Economics Ministers from nations of the hemisphere and they seemed quite eager for the inputs of Labor Ministers. I will not say they were overly eager, but they seemed quite eager and I think that the purpose of this meeting and the Declaration and the Plan of Action that we adopt should be to ensure that our voices and the voices of average working people and the working poor in our nations are well-represented in these deliberations. Again, if the benefits of trade are going to be widely enjoyed, it seems to me that the only way that we can assure this is to have a very strong voice in the years ahead. Let me say finally that the Declaration of Buenos Aires to me is a very important document. It represents the first instance that Labor Ministers from the hemisphere express their views on economic integration to Trade Ministers who are building the free-trade area of the Americas and to the publics of their nations. And free trade and economic integration are desirable, it seems to me, not because of themselves. They are means to ends. They are desirable because ultimately they bring benefits to workers and societies. We have to keep that in mind. Free trade is not an end; it is a means to an end. The end is higher worker standards, higher standards of living, a broader prosperity for all our nations. And let me say just finally, it is difficult perhaps for some of our citizens to understand, but free trade is not as mathematicians would say a zero-sum game in which one side gains to the extent that the other loses. There is not a limited number of good jobs to be parcelled out among the nations of this hemisphere. In fact, what we have learned, particularly in the years following the Second World War, is that free trade can be an enormously positive force for economic justice, for broadening prosperity, for a greater degree of innovation, and improved economic performance. But it will not happen automatically. It will happen only if our domestic policies ensure that everyone gains from the prosperity generated by free trade. Again I want to thank everyone here
for attending. I want to thank you for your leadership on these matters in your own
countries. I look forward to many other occasions on which we will have an opportunity to
talk about these issues. INFORME DE LOS PRESIDENTES DE COSATE Y CEATAL
INFORME DEL PRESIDENTE DEL COSATE, GERARDO MARTINEZ, El tema que se ha elegido para esta Conferencia Hemisférica de Ministros de Trabajo, El Empleo y la Integración en el Continente, revela la preocupación que existe en todos los países por las condiciones imperantes en el mercado de trabajo en una época de ajuste y las posibilidades que podría brindar la integración para alcanzar el bienestar para toda la sociedad. EL saneamiento de las economías del continente y una clara conciencia de que tales síntomas de salud deben ser preservados a mediano y largo plazo, son factores positivos de la evolución reciente de la región. En términos mensurables, sabemos hoy que en la década de los noventa el grueso de las economías han recuperado el crecimiento económico, las exportaciones crecen a tasas importantes y el flujo de capitales externos ingresó en cantidades considerables en algunos países. Dichos capitales no necesariamente generaron empleos productivos. Pero también debemos tener una clara conciencia que mantener a mediano y largo plazo esos equilibrios va a requerir algo más de parte de todos los actores sociales en su conjunto. Hay que comenzar a actuar no sólo en la economía, no solo sobre las cuentas macroeconómicas, sino también en el entramado de relaciones que existen entre los actores sociales en los distintos niveles en que ellas se dan. La estabilidad económica precisa algo más que esos equilibrios, es decir ellos son una condición previa pero no suficiente. Casi todos estamos de acuerdo que gran parte de esas condiciones de estabilidad serán duraderas, si logramos que el mercado laboral se comporte de manera óptima. Para ello se deben acometer reformas institucionales y llevar a cabo políticas con la mayor prontitud, sin perder la perspectiva de la dinámica económica y social en la que se desenvuelve el entorno del trabajo. Es innegable que coexisten con estos equilibrios macroeconómicos, lentitud en la generación de empleos -en especial de empleos productivos- y retrasos en los niveles de ingresos. Estos no han alcanzado, por ejemplo, niveles similares a los de otras décadas cuando hubo crecimiento económico. El ambiente del trabajo no puede continuar siendo una variable de ajuste para mantener los equilibrios macroeconómicos de la región. Las políticas que se han venido llevando a cabo en esta materia, se centran en reformas de las legislaciones laborales que persiguen, en términos generales, una disminución de los costos de los despidos y la reducción de los costos indirectos del trabajo. Sus resultados han sido claramente insuficientes. De hecho, allí donde han sido más profundas las reformas, es decir donde se han hecho más inestables los puestos de trabajo y menores los costos laborales, las tasas de empleo han disminuido, y su recuperación durante la etapa de crecimiento ha sido tímida o ha continuado su descenso. Se produjo, además, definanciamientos de los sistemas públicos de seguridad social. A lo largo de la presente década, los puestos de trabajo que se han generado se ubican en el denominado sector informal (o desestructurado), el cual emplea cerca de la mitad de la población activa de la región. Algunos pensaron que la economía informal constituía un potencial de crecimiento y de superación de la pobreza y, por consiguiente, protegía a los trabajadores de escasa formación de las contingencias propias de la etapa de transición. Esta dinámica presuponía, por otra parte, la existencia de pequeñas unidades de producción que lograban eludir con éxito las costosas regulaciones públicas, mejoraban los conocimientos de los trabajadores, acumulaban capital, y competían de manera eficiente con las grandes empresas o se enganchaban al crecimiento de ellas. Hoy sabemos que la informalidad productiva es precaria en sus medios de producción, de formación de trabajadores y en sus vinculaciones con el resto de la economía. Es en realidad, un refugio contra los vaivenes del mercado de trabajo. Debido a la cantidad de trabajadores que ella emplea, se requiere la modernización y articulación con las estructuras productivas nacionales competitivas y con las empresas que tienen potencial de exportación, para evitar su debilitamiento y marginación. El sector estructurado, exportador o no, ha seguido la estrategia de la reducción de los costos laborales, que en ausencia de inversiones productivas directas, han impedido el crecimiento de la productividad en la región. Las cifras de la OIT y del Banco Mundial a este respecto son elocuentes. Lo que ha ocurrido es que los costos laborales por unidad de producto han disminuido, pero el valor agregado no ha crecido lo suficiente para alentar ganancias netas de productividad. Lo que tenemos en la región es una huelga de inversiones productivas en los últimos quince años. La compresión de costos laborales y la disminución de las inversiones productivas pueden ser una medicina mortal, en un comercio globalizado. La flexibilidad -ese término que proviene del uso de nuevas tecnologías más flexibles- se restringe a la eliminación de costos laborales indirectos ya apuntados, y no a una mayor adaptación en conocimientos, información, modernización en la gestión de las empresas y en la sociedad. En realidad, el trayecto que hemos recorrido en esta materia debería denominarse con mayor propiedad precarización y desregulación del mercado de trabajo. La competencia en los mercados internacionales, para que sea sustentable de manera dinámica, debe basarse en conocimientos, una gerencia eficiente y vinculaciones con el resto de los sectores de la economía. Ventajas competitivas, basadas en la reducción de costos laborales, bien pueden disolverse y desaparecer en un mundo globalizado, en el que todos los días entran nuevos competidores a los mercados que pueden rebajar aun más sus costos laborales, ya sea por razones culturales o históricas. Es socialmente viable reducir aún más el nivel de vida de nuestra población? Con ello no estamos tomando partido por opciones proteccionistas, como se ha querido hacer ver en algunos medios. Reafirmamos que las políticas de apertura económica y de integración pueden ser una oportunidad para mejorar la calidad de vida en el Continente. Para ello es preciso vincular el respeto de los derechos sindicales y laborales básicos con los acuerdos de integración. Estos derechos fundamentales, consagrados en los convenios de la OIT, se refieren a la libertad de sindicalización y de negociación colectiva, la prohibición del trabajo infantil y forzoso y la discriminación por sexo, edad, afiliación política e identidad étnica. Son en esencia derechos humanos en sentido extendido, a los que todas las sociedades democráticas y sociales adhieren. Los efectos benéficos de los sindicatos en la competencia internacional dependen enteramente de que tales derechos sean respetados. En un informe reciente del Banco Mundial, Los Trabajadores en un mundo integrado (Banco Mundial, 1995), al comparar diversas experiencias de países exportadores, se concluye que hay mayor competitividad, productividad y mejores condiciones, allí donde estos derechos existen, allí donde los sindicatos son fuertes y la negociación colectiva es práctica habitual. Pero en los actuales momentos, en los acuerdos de integración sólo se han debatido y fijado el respeto de derechos y ventajas legales para las empresas, así como regulaciones de los derechos intelectuales y de propiedad tanto nacionales, como internacionales. Se han garantizado las condiciones en las que operan las inversiones extranjeras en los países receptores, el ingreso y egreso de capitales especulativos a los mercados financieros, se otorgan beneficios tributarios y comerciales para las empresas exportadoras. No nos oponemos a algunos de estos beneficios conferidos a los inversionistas en los acuerdos de integración. Pero queremos que se le dé el mismo tratamiento, que consideren en pie de igualdad, los derechos sindicales y laborales, como instrumentos para fortalecer la integración. Como los señalábamos antes, los derechos sindicales y laborales consagrados en los convenios fundamentales de la OIT, deben formar parte de los acuerdos de las áreas integradas junto a los derechos y exenciones otorgados a las empresas. Además, se deben decidir los mecanismos que resulten idóneos para vigilar y lograr su cumplimiento. La participación de los trabajadores en los cambios que sea preciso introducir, junto a las organizaciones empresariales puede ser clave en estos procesos, desde los niveles de la empresa hasta los acuerdos del área integrada, para garantizar que los derechos laborales y sindicales así como las regulaciones que fortalecen a las empresas se cumplan. Ambos constituirán ni más ni menos el marco regulatorio integral de los acuerdos de integración en curso. No constituyen los sindicatos de nuestro Continente la defensa de un mercado protegido, ni un obstáculo al desarrollo económico y social de los pueblos. Los estudios que se han realizado, muestran que el sesgo anti-empleo y el rezago de las remuneraciones se deben en muchas industrias, a la falta de conocimientos y destrezas adecuadas, pues no se cuenta en la región con programas específicos de formación y de capacitación. De allí que los salarios de los estratos de menor nivel empujen a la baja a los demás salarios. La disminución de la participación del trabajo en el patrimonio y la polarización de las rentas son evidentes a todo lo largo del continente. Si decíamos que la inversión productiva directa se ha estancado, la inversión en capacitación, adiestramiento, calificación y educación ha decaído también. Esto ha ocurrido justamente en momentos en que los requisitos educativos para insertarse en sectores de alta productividad son altos, incluso los necesarios para escapar de la pobreza. Otro asunto de crucial importancia ha sido la discusión durante esos años de los sistemas de seguridad social, que en el fondo reflejan la preocupación general por el ahorro de largo plazo de nuestras economías. Existe una relación entre ingresos permanentes y los sistemas de seguridad social, que debe ser abordado a través de distintos instrumentos, que intenten conciliar las necesidades presentes de una sana gestión de los recursos con la protección a futuro de la población. La modificación de los sistemas de relaciones laborales y del marco institucional en que opera el mercado de trabajo, no puede prescindir de esta discusión. La población activa para el trabajo ha venido madurando y la esperanza de vida se ha alargado a través de las décadas. Existen experiencias suficientes sobre una gestión eficiente de sistemas de seguridad social, que conjugan protección a la población en edad de retiro y financiamiento balanceado, según las características y posibilidades de cada país. Debemos crear condiciones para reavivar la demanda de trabajo y mejorar la capacitación de la mano de obra, por el lado de la oferta, y resolver la situación de la estructura económica por el lado de la demanda. No debe desestimarse, además, el efecto de confianza que se genera en torno a las reformas que se emprendan para alcanzar estos objetivos de integración económica, liberalización del comercio e inversiones de capital productivo y de acontecimientos y destrezas para el trabajador. Nosotros, los trabajadores del Continente, reunidos en el COSATE, proponemos a los Ministros de Trabajo para su Décima Conferencia Interamericana, Que declaren:
Que adopten las acciones siguientes:
INFORME DEL PRESIDENTE DE LA CEATAL, DANIEL FUNES DE RIOJA, A LA DÉCIMA CONFERENCIA En nombre de los empresarios de América representados en la presente Conferencia por la CEATAL, venimos a efectuar reflexiones y consideraciones tanto en lo que hace al temario en sí como al Proyecto de Declaración y de Plan de Acción. Sean nuestras primeras palabras para congratularnos por el realismo en el enfoque general de la problemática laboral y su vinculación con el contexto económico de nuestros países, en el marco de una creciente integración y competitividad, con que tanto el Secretario General de la Organización de los Estados Americanos, D. César Gaviria como el Presidente del Banco Interamericano de Desarrollo, D. Enrique Iglesias se dirigieran a la Conferencia en el acto inaugural de la misma. Allí creemos que debe ubicarse el presente debate. No hay sistema de relaciones laborales justo y eficiente sino en el marco de un sistema económico que respete la iniciativa privada, que promueva el crecimiento y la inversión. En tal contexto, se generará empleo productivo. Las fórmulas que en las últimas décadas alentaron el empleo formal y no el real, estuvieron íntimamente vinculadas con modelos de economía cerrada o autosuficiente. Las mismas son incompatibles con los requerimientos propios de la liberalización del comercio exterior, emanados de los compromisos internacionales ampliamente conocidos en la materia. Detrás de los acuerdos de integración y libre comercio se halla la intención de los gobiernos de aumentar la calidad de vida de sus pueblos. El efecto de esos acuerdos en el empleo, los salarios y los beneficios sociales es directamente proporcional a la competitividad de las empresas para colocar sus productos ya no sólo en el mercado local sino también en el mercado expandido. Los niveles salariales, como componentes del costo, deben adaptarse a la posición de la empresa en el mercado competitivo. Los beneficios sociales deberán atender principalmente la contingencia del desempleo coyuntural que se produce cuando las empresas rediseñan sus procesos y mecanismos de producción o cuando desaparecen las ventajas obtenidas bajo el régimen de sustitución de importaciones en el pasaje a una economía abierta. El sistema de relaciones laborales debe acompañar todos esos cambios y no quedar en el pasado para no transformarse en un mecanismo de fricción que retrase la adaptación a las nuevas exigencias, la celeridad con que los cambios deben producirse y los beneficios que es dable esperar del proceso de integración. Tomando en consideración los diferentes grados de desarrollo económico y social de las naciones, no es dable pensar en un "sistema americano de relaciones laborales". La unificación es una meta inalcanzable y no aconsejable. Por el contrario, respetando las particularidades de los diferentes países, se puede pensar en una armonización de los sistemas poniendo énfasis en aquello que tengan en común y dejando de lado temas como la uniformidad salarial, la negociación colectiva comunitaria y otras condiciones de trabajo particulares a cada sociedad y que se encuentran en diferentes etapas de desarrollo. Así, algunas asimetrías persistirán sin que por ello se saque en conclusión que la integración no se ha alcanzado. Es en este plano donde se incorpora, adicionalmente, el debate sobre la conveniencia de cartas o documentos comunitarios de derechos sociales. Sobre el particular, cabe consignar que nuestra posición es la de no abogar por tales instrumentos que terminan siendo o meramente declamativos o, por el contrario, de una amplitud tal que resulta incompatible con las particularidades de todos los países de la región, especialmente en el campo de los salarios y condiciones particulares de labor haciendo -como consecuencia- que la norma sea utópica y por ende impracticable. Creemos en la existencia de derechos laborales fundamentales que derivan su condición de tal por el hecho de ser parte del plexo de los derechos humanos básicos en esta materia, a saber:
El ejercicio de tales derechos en el contexto de una sociedad plural donde el diálogo social y la armonización sean el instrumento para resolver los conflictos que la dinámica de las relaciones laborales normalmente produce, en un marco de cooperación y no de confrontación, son las premisas inexcusables para conciliar en el mundo moderno los legítimos intereses de empleadores y trabajadores. Los rápidos procesos de transformación que exige la mundialización de la economía, no son ajenos al quehacer laboral. Muy por el contrario, la modernización de las relaciones laborales y su flexibilización para adaptarla a los requerimientos de productividad y competitividad, aparecen como políticas impostergables para promover el empleo productivo y el mejoramiento de las condiciones de trabajo y de vida. Estamos absolutamente convencidos de que esta modernización y flexibilización no es causa del desempleo. Lejos de ello, la experiencia internacional en la materia demuestra que la excesiva rigidez de los sistemas laborales retarda el proceso de adaptación de las estructuras productivas y con ello, agudiza la reducción de los niveles de ocupación. Hay que ser sumamente claro en esto: las reformas estructurales fueron y son la vía necesaria para modernizar la estructura económica, equilibrar los presupuestos nacionales reduciendo el gasto público y principalmente el empleo meramente formal en dicho sector, a la vez que exigen al sector privado incorporación tecnológica, reorganización de métodos de trabajo y eficiencia productiva, como único camino viable para el desarrollo y crecimiento sostenible. Sólo la perseverancia e integralidad de tales procesos ha de permitir pasar del círculo vicioso a un nuevo orden virtuoso, creador de empleo productivo en un contexto de inversión y crecimiento económico. Reivindicamos, a estos efectos, el diálogo social como mecanismo adecuado para viabilizar dichas transformaciones en un clima de paz social, de reflexión y aceptación de los cambios necesarios y de asunción de las respectivas responsabilidades, tanto de los gobiernos como de los partícipes sociales. Insistimos: creemos en el diálogo como medio, no como fin en si mismo. No nos inspiran concepciones corporatistas o meramente pactistas, sino la conciencia y convicción en torno a su eficacia para la prevención y solución de los conflictos y controversias. Creemos que dicho diálogo social debe producirse al nivel que corresponda. La concertación social podrá ser global, pero la discusión en torno a la organización del trabajo en la empresa debe tratarse en su propio nivel. Con ello, nos definimos también respecto a otro de los grandes temas incluidos en vuestra agenda: la negociación colectiva. Asumimos la importancia y trascendencia de dicho mecanismo, afirmando que el nivel de la misma debe ser libremente elegido por las partes y que el estado debe respetar tales acuerdos, absteniéndose de injerencias que perturben la concreción de la voluntad de los actores sociales. No podemos obviar una reflexión al capítulo referido a solución de controversias. Así como no somos partidarios de cartas sociales o instrumentos de carácter general, tampoco creemos en la conveniencia de implementar mecanismos supranacionales de control, más allá de los existentes en el ámbito de la Organización Internacional del Trabajo o de los que nazcan de los acuerdos de integración regional en cada caso celebrados. En lo que hace a las nuevas tendencias en la formación profesional y su influencia sobre la productividad y el empleo, debemos señalar que es preciso cortar el círculo vicioso que une la baja capacidad de los trabajadores con su bajo rendimiento lo que trae aparejado baja productividad que provoca subempleo y concluye en la pobreza para de allí comenzar otra vez con que la pobreza no permite una mayor calificación de la fuerza de trabajo. Es sabido que la capacitación en si misma no genera empleo pero también es conocida su vinculación con el desarrollo económico. Las naciones más avanzadas son las que más han invertido en educación y las que han elaborado programas de reconversión laboral llevados adelante por las empresas, con recursos propios o de la comunidad con la intención de fomentar la polivalencia de los trabajadores y su adaptación a los cambios. Esa polivalencia tiene efectos en el empleo al permitir al trabajador una mayor elección de oportunidades de acceso o reingreso al mercado de trabajo. Las nuevas tendencias en formación indican que las instituciones encargadas de impartirla deben estar atentas a la elaboración de su currícula, consultando con mayor frecuencia a las empresas para conocer sus reales necesidades de trabajadores calificados. Exigirá también a esas instituciones una descentralización para atender mejor a las regiones y la creación de centros especializados en lugar de escuelas multifacéticas con las que venían funcionando. Cada vez más se les exigirá evitar las superposiciones, el mal uso de recursos y estar atentas a las señales del mercado. En suma, su comportamiento se acercará al de una empresa y sus directores se convertirán en empresarios. Todo este esfuerzo debe estar complementado con planes educativos que formen a los jóvenes no sólo en conocimientos sino también en una ética básica del trabajo. Una población insuficientemente educada hipoteca el éxito de todo plan de formación profesional. En lo que respecta a las migraciones laborales no son un fenómeno nuevo en la región americana; por lo que es dable pensar que pueden acrecentarse con la firma de acuerdos comerciales. El tratamiento de las migraciones adquiere así un enfoque diferente del que se mantuvo hasta ahora. Es preciso que los trabajadores migrantes y las empresas que los contraten cuenten con seguridad jurídica aplicable a contratos de esta naturaleza. En el plano laboral es preciso aplicar la normativa internacional referente a la no discriminación y tratamiento igualitario. Las empresas, por su parte, necesitarán estar al resguardo de toda sanción que pueda aplicárseles en virtud de la ausencia de una legislación clara y precisa al respecto. Las administraciones del trabajo deben actuar con equilibrio e independencia. La inspección del trabajo deben ejercerla sin delegarla, con un criterio pedagógico evitando la mera sanción. Consideramos que el nuevo rol de los Ministerios del Trabajo, frente a los procesos de globalización e integración hemisférica, debe ser la de una participación activa y dinámica en la formulación de políticas laborales que sean compatibles con la política de desarrollo económico, social y comercial. Estas administraciones fomentarán el tripartismo, buscando la discusión conjunta de temas de interés común a los actores sociales y su tarea de conciliación agotará todos los recursos antes de que los actores recurran a la instancia judicial. Por último, su cometido de inspección del trabajo debe contemplar no sólo al sector formal de la economía, sino también llegar al sector informal. Esperamos que las consideraciones antepuestas, fruto del consenso de los empresarios de la región, sean útiles para la consecución de las metas fijadas para nuestra labor. Muchas gracias. DISCOURS
MENSAJE DEL SECRETARIO GENERAL DE LA ORGANIZACION Quiero agradecer a nombre de la comunidad de las Américas al Gobierno de la Argentina, al Ministro Caro Figueroa y a las demás autoridades laborales de este país, por la hospitalidad que le han brindado a la Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo. Igualmente, agradezco a los organizadores por ofrecernos la oportunidad de superar las barreras de la distancia y poder dirigirnos, en compañía del Presidente del BID a los Señores Ministros del Trabajo. Esta Conferencia se reúne en una coyuntura histórica. Todos los temas que tienen que ver con el bienestar de los trabajadores, el empleo, la legislación laboral, el mercado de trabajo y la seguridad social han adquirido una importancia estratégica para el futuro de todas nuestras naciones. La íntima relación entre las condiciones laborales y el desarrollo socio-económico ha colocado estos asuntos en el corazón del debate y de la agenda política tanto nacional como internacional. Un primer reto que atañe a todos es el de encontrar nuevas y creativas modalidades para aproximarnos a la dimensión laboral de la integración. Los países de las Américas se han embarcado en el compromiso de construir un área de libre comercio hemisférica para el año 2005. Y esto no podrá hacerse sin la participación activa de los trabajadores y sin su apoyo político. Es por ello que sin perder el incuestionable liderazgo que le corresponde a los gobiernos en la construcción de la integración hemisférica es necesario avanzar en la adopción de lineamientos sobre el papel del trabajo en la orientación de dichos esfuerzos. Un vigoroso proceso de consultas con todos los sectores sociales, pero sin entregar capacidad de veto a ninguno, sin duda permitirá una integración económica y comercial más cercana a las aspiraciones de nuestro pueblos. Es sin duda la participación de los trabajadores y de sus organizaciones lo que ha despertado una nueva conciencia sobre la dimensión laboral de las negociaciones comerciales. Hoy hablar de apertura de mercados y de reducciones arancelarias no puede hacerse de manera divorciada de la discusión sobre el efecto que tienen las diversas legislaciones laborales sobre la competitividad internacional, la productividad, la estructura de costos de las economías en vías de integración. El tema del trabajo ha entrado así en el corazón de la agenda de la integración. Aquí quisiera detenerme para hacer una reflexión. Hasta ahora la discusión sobre régimen laboral y comercio internacional ha estado caracterizada por un ambiente conflictivo de condicionamientos y de unilateralidad. Se asume, muchas veces equivocadamente, que en los países con condiciones laborales más competitivas se apoyan en una legislación parapléjica incapaz de velar por los derechos fundamentales de los trabajadores. Y no es extraño ver la punta de las orejas del lobo proteccionista asomarse detrás de la piel de oveja de la lucha internacional por el mejoramiento de las condiciones laborales en los países en desarrollo. De allí, señores Ministros, que los avances que se obtengan en sus deliberaciones para impulsar impulsar un proceso de alcance interamericano para que de manera concertada se promueva la convergencia fundamental de las legislaciones laborales de los países del hemisferio, serán una valiosa contribución a la integración y a la reducción de las tensiones comerciales relacionadas con estos tiempos. En América Latina muchos países han impulsado un proceso de reforma constitucional, institucional y legal en los temas laborales que ha logrado conciliar la preservación de los derechos fundamentales del trabajador y de sus organizaciones, con la modernización del mercado de trabajo. Después de cerca de dos décadas durante las cuales los regímenes autoritarios desmontaron prácticamente todas las garantías reales a los derechos de los trabajadores, el regreso a la democracia ha traído un robustecimiento de las normas y de las instituciones laborales. De otra parte, las reformas a la normatividad laboral que tiene que ver con la dinámica económica del mercado de trabajo han contribuido a otorgarle mayor transparencia y más flexibilidad. Los regímenes laborales heredados de una economía parroquial, estatizada y cerrada a la competencia internacional han demostrado una y otra vez su sesgo negativo contra la creación de empleo y su impacto adverso al crecimiento. Es por ello que los cambios introducidos han abierto el camino para avanzar hacia economías más ágiles, ello sin desmedro de la mayor protección de las garantías y derechos fundamentales de los trabajadores. Las organizaciones sindicales y la asociación libre de los trabajadores han sufrido un paulatino languidecimiento en la última década en todo el mundo y particularmente en América Latina. Mucho de ello tiene que ver con cambios estructurales en la economía, con el surgimiento de nuevas modalidades de vinculación laboral, con la aparición de nuevos tipos de empleo y con la radical transformación en los lugares de trabajo. Pero también tiene que ver con la persistencia de un sindicalismo de "viejo tipo", en el que las relaciones con el capital se siguen planteando en el terreno de la confrontación y no en el campo de la cooperación; en el que la preservación de privilegios prima sobre la creación de empleo, en el que la remuneración está de espaldas a la productividad y a las urgencias de participar en el mercado internacional. Sin duda en muchos de nuestros países las organizaciones sindicales han sido importantes aliados del cambio y socios del futuro. Pero si queremos salvar el sindicalismo es necesario inducir su modernización para que en organizaciones de "nuevo tipo" se interprete mejor las aspiraciones del trabajador de hoy y de mañana, y para que asuman el lugar que les corresponde en la construcción de economías dinámicas, próspera y más igualitarias. Uno de los aspectos más olvidados de la discusión de la reestructuración y reformas de las economías en desarrollo es la reconversión de la fuerza de trabajo. Nos hemos preocupado por impulsar la competencia, el cambio tecnológico y la transformación de nuestro aparato productivo pero hemos dedicado más bien pocos esfuerzos a lograr una verdadera actualización de las capacidades de los trabajadores. La clave para profundizar la modernización de la economía está precisamente en la posibilidad de elevar la productividad de la fuerza de trabajo y en poder entregar a nuestros trabajadores los conocimientos necesarios para participar activamente en una economía en vías de transformación. Educación, capacitación y desarrollo humano son hoy en día sinónimos de cambio social, crecimiento y mayor empleo. A todos debe preocuparnos la brecha creciente que se observa entre el sector moderno y el sector informal de la economía. Desafortunadamente muchos de los nuevos empleos en América Latina parecen estar surgiendo al margen de la economía formal, donde por lo general la productividad es baja y las condiciones laborales inadecuadas. Es imperativo dedicar crecientes recursos a la modernización de dichos sectores y al mejoramiento de sus condiciones de vida. Esta apretada enunciación de algunos de los temas que están ante Ustedes, Señores Ministros, demuestra la trascendencia de las deliberaciones que hoy comienzan. No tengo duda que al terminar esta Conferencia la causa de los trabajadores, del progreso económico y de la lucha contra la pobreza en las Américas saldrá fortalecida. Quiero reiterarles el pleno respaldo de la Organización de los Estados Americanos y de su Secretario General al trabajo que hoy inician y a los programas que Ustedes decidan poner en marcha. Muchas gracias.
Señoras y señores: En nombre del pueblo y gobierno de la República Argentina quiero expresar la más cordial bienvenida a los señores Ministros de Trabajo, Representantes de los países miembros de la Organización de Estados Americanos, y a los distinguidos invitados especiales a esta Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo. Asimismo, deseo manifestar nuestro formal reconocimiento por el privilegio y la responsabilidad con que han distinguido a la República Argentina, al designar a su Ministro de Trabajo y Seguridad Social, para presidir esta Conferencia. Este es un compromiso que Argentina habrá de honrar en consonancia con las mejores tradiciones de su política exterior. En el nacimiento mismo de la Organización de los Estados Americanos, en 1948, cuando presidía nuestra República el General Juan Domingo Perón, y se discutía la Carta de Bogotá, la Representación Argentina propuso la inclusión en el Pacto Económico de los Derechos Sociales que fueron reconocidos por la Organización posteriormente cuando esta Conferencia se constituyó como órgano permanente y hubo de asumir su naturaleza tripartita, en la Declaración de Caraballeda, Argentina apoyó la creación del COSATE y la CEATAL, órganos representativos de trabajadores y empresarios. Es, pues, en nombre de esta honrosa tradición que Argentina acepta la distinción de presidir esta Conferencia. Nuestra responsabilidad es proporcional al honor que se nos confiere y no se agota en la anfitrionía de estos dos días de deliberaciones. Tenemos que mantener vivo, por los próximos tres años, este espíritu de Buenos Aires, cumplir los términos de la Declaración que se suscriba y concretar el plan de acción que se apruebe. En la dirección de unir el espíritu con la letra y la acción, la presente no puede ser una conferencia más. Desde 1948 hemos tenido muchas declaraciones y cartas sociales, sin embargo el paisaje social del continente sigue mostrando rezagos injustificables. Creo que este distancia entre la retórica de las declaraciones y nuestra realidad social es producto en buena medida, de los cambios a una velocidad superior a la capacidad de procesarlos y convertirlos en fenómenos gobernables. Mi presentación de esta mañana pretende hacer una reflexión sobre la aceleración de los cambios y sus efectos sobre el mundo del trabajo. Es difícil encontrar otro momento de la historia donde el escenario mundial haya presenciado cambios tan dramáticos y profundos como los ocurridos en el tránsito de la década de los 80` a la década de los 90`. Hay quienes piensan que el siglo XX concluyó en 1989 con el colapso soviético y el fin de la guerra fría. Esta idea se correlaciona con la tesis de algunos historiadores como Paul Johnson que lo dan por iniciado al final de la Primera Gran Guerra, con el Tratado de Versalles, la revolución del pensamiento introducida por las Teorías de Einstein y Freud y el surgimiento de la Unión Soviética. La historia no es pura cronología y, cualquiera sea nuestra valoración de los hechos, pareciera que esta última década del siglo se presenta más como un umbral del siglo XXI que como una proyección de la centuria que acaba. Si esto es así, se ha operado una ruptura en los equilibrios mundiales del industrialismo y la guerra fría, algo está cambiando en la organización de la producción y el trabajo que los gobiernos y los organismos internacionales no aciertan, aún, a mensurar y entender cabalmente. Nuestra región vive este tránsito histórico con cierta perplejidad, sin poder definir con clara conciencia qué representa lo viejo y lo nuevo en esta encrucijada de la historia. Existe una necesidad de precisar qué constituye lo "nuevo" en el mundo internacional del trabajo. Si podemos prefigurar el futuro de las relaciones internacionales del trabajo, será mucho más fácil adoptar las resoluciones que adecuen el sistema interamericano a la nueva dinámica mundial. La OIT nació con el Tratado de Versalles en 1919 luego de concluida la Primera Guerra Mundoa. La OEA surgió luego de terminada la Segunda Gran Guerra. Parecería que las grandes transformaciones institucionales de este siglo estuvieran asociadas a profundos y violentos cataclismos que modificaron el curso de la historia. Lo "nuevo" en el mundo internacional del trabajo es que se ha operado un cambio no asociado al crimen de la guerra. Muchas de las transformaciones de que es testigo esta última década del siglo han tenido un signo positivo: la expansión de las telecomunicaciones, los avances de la información, la revolución científico-tecnológica, el desarrollo de métodos de producción y organización más eficientes, la mayor apertura comercial y la promoción de nuevos espacios económicos. Estos fenómenos permiten imaginar mercados regionales integrados no solo como espacios económicos y comerciales, sino también como espacios sociales ampliados, en este punto es donde se inserta la temática y el sentido de esta Décima Conferencia: "Empleo e integración económica en el hemisferio". Sin embargo, esta "transformación pacífica" no ha dejado de cobrar sus propias víctimas bajo las formas despiadadas del desempleo y la marginalidad social. La desocupación es un problema moral de la sociedad contemporánea, al margen de las consecuencias políticas, económicas y sociales que pueda acarrear. Frente a este flagelo del mundo actual, se levantó la palabra autorizada de Su Santidad Juan Pablo II, en su Carta Encíclica Centesimus Annus, escrita en ocasión del Centenario de la Rerum Novarum, señaló el papel irrenunciable del Estado, como reacción de la conciencia moral ante situaciones que ofenden la dignidad humana. Al abordar el drama del desempleo, menciona como su contrapartida: "El desarrollo de una auténtica cultura del trabajo", y exhorta: "Para concebir esos fines el estado debe participar directa o indirectamente". Indirectamente y según el principio de subsidiariedad creando condiciones favorables el libre ejercicio de la actividad económica, encauzada hacia una oferta abundante de oportunidades de trabajo y de fuentes de riqueza. Directamente y según el principio de la solidaridad, poniendo en defensa de los más débiles, algunos límites básicos en las condiciones de trabajo y asegurando en todo caso un mínimo vital al trabajador en paro". En suma, el Santo Padre advertía sobre el nuevo círculo vicioso de la pobreza. Si la revolución tecnológica excluye del mercado de trabajo y consiguientemente del consumo a un creciente número de trabajadores, la rueda de la economía comienza a girar perversamente. Menos consumo equivale a disminución de la producción y ésta configura menos empleo, que a su vez se traduce en menos consumo o simplemente subconsumo y creciente marginalidad social. Hay que romper esta dialéctica hermética de la exclusión social, convirtiendo el círculo vicioso en un círculo virtuoso de crecimiento, integración y empleo productivo. Uno de los instrumentos para revertir las magnitudes del desempleo y la marginación productiva y social, es la redefinición del rol, el fortalecimiento y la modernización de los ministerios de trabajo en la región. El mundo institucional del trabajo, al que me unen vínculos tempranos de vocación e historia personal, emerge con fuerza en América Latina, a partir de la última posguerra. Entre 1945 y 1960 se crean la mayoría de los ministerios de trabajo de la región. Las sucesivas conferencias de la OIT, como las conferencias interamericanas de ministros del trabajo de la OEA, ratificaron la tendencia hacia el fortalecimiento institucional de la administración del trabajo, su estilo tripartito, su función promotora del desarrollo social y laboral y su vinculación con los procesos de reconversión productiva y modernización administrativa. Los nuevos escenarios que se configuran a partir de los cambios, operados en esta última década del siglo, obligan a reformular las políticas laborales y sociales. El proceso de modernización iniciado en la mayoría de los países de la región exige redefinir el rol de los ministerios que gerencian la política laboral, adecuándola a las transformaciones originadas por la revolución tecnológica y los imperativos de productividad y competitividad. Los objetivos de la administración el trabajo en nuestros días deben orientarse hacia la promoción de reformas laborales que se correspondan con la reconversión productiva operada en el mundo; la modernización de los sistemas de relaciones laborales; la mejora de la productividad del trabajo; el perfeccionamiento del tripartismo y la participación de los actores sociales; atender los efectos que los flujos migratorios producen sobre el mercado laboral; disminuir la informalidad laboral e incorporar a nuevos segmentos de trabajadores a la actividad productiva. En suma, nosotros advertimos que los ministerios del trabajo no pueden limitarse a ser órganos jurídicos de la conciliación y el arbitraje, sino protagonistas de la construcción del futuro. Para ello, deben asumirse como los instrumentos centrales de las políticas de empleo y formación profesional con indelegable responsabilidad en la formación, adecuación y reconversión de los recursos humanos necesarios para acompañar y consolidar este proceso de transformación y modernización que singulariza al mundo contemporáneo. Qué podemos hacer en el nivel regional y en el marco de la OEA para avanzar en esa dirección? Antes que nada: revalorizar la importancia de los ministerios de trabajo, asignarles el papel de organismos coordinadores de la acción del gobierno en el campo del empleo: su protección y promoción, reconociendo su responsabilidad y competencia en la formulación y ejecución de políticas de educación y adaptación de la mano de obra. Si la política socio/laboral se integra plenamente a las corrientes del crecimiento económico y la modernización institucional, el rol de los ministerios del trabajo se habrá de transformar y se fortalecerá su participación institucional. Hasta el presente, esta presencia institucional se ha configurado con su bajo perfil organizacional en la propia estructura del estado. Los ministerios de trabajo, al igual que otras áreas vinculadas con lo social, no han tenido una participación equiparable a otros núcleos decisionales vinculados con lo económico-financiero. Por ello, se los ubica -con frecuencia- en el grupo de ministerios "no modernos", con deficiencias que tienen mucho que ver, no solo con la falta de medios presupuestarios y de personal, sino también, con el escaso empleo de técnicas gerenciales modernas, ausencia de carreras profesionales orgánicas, mecanismos burocráticos tradicionales y políticas de personal meramente administrativas. La Organización Internacional del Trabajo advirtió estos déficits institucionales desde el final de la década de los 70'. Precisamente, el "Convenio Nº 150 sobre administración del trabajo: cometido, funciones y organización" introdujo los conceptos de política nacional de trabajo, sistemas de administración del trabajo, democratización de los órganos de participación y consulta y una concepción dinámica de los servicios de empleo, que estimuló la creación de servicios o direcciones de empleo en casi todos los ministerios de la región. La República Argentina, bajo la administración del Presidente Menem, ha realizado y realiza esfuerzos importantes para transformar sus estructuras legislativas, institucionales, organizaciones y de participación en la dirección de los cambios que se operan en el mundo y en las Américas Esta Décima Conferencia, los temas que conforman su agenda y el contexto histórico en que se reúne, son expresiones del interés que tiene la República Argentina, en compartir con los países hermanos de América la promesa de un futuro donde se reconstruya la unidad substancial del continente. Este proceso tiene nombre propio y horizonte temporal. Tenemos el compromiso de conformar la Asociación de Libre Comercio de las Américas (ALCA) para el año 2005. Este compromiso deriva del pacto para el desarrollo y de la prosperidad, que los Presidentes de las Américas suscribieron en la Cumbre de Miami, a fines de 1994. Existe, pues, un nuevo marco histórico para la integración regional, que articulará los diferentes acuerdos de libre comercio y las experiencias comunitarias, en un espacio continental que se extenderá desde Alaska a Tierra del Fuego. Este espacio no será solamente un espacio económico, comercial o aduanero, será también, un espacio social, donde la problemática de las relaciones laborales, el empleo, las migraciones, la formación profesional y la dinámica de los mercados de trabajo tendrán que coexistir y coadyuvar al proceso de integración. En este nuevo escenario regional, la OEA tiene un importantísimo rol que cumplir en la configuración de las bases políticas de la integración, como el Banco Interamericano de Desarrollo las tiene en el terreno económico y financiero. La gestión iniciada por el Secretario General D. César Gaviria, ha coincidido con este prometedora etapa de las relaciones interamericanas. Su "nueva visión de la OEA" nos alienta a ser optimistas sobre el futuro de este proceso que hemos iniciado. En ese marco, esta Décima Conferencia adquiere relieves de gran evento para el futuro de nuestro continente. Nuestros Presidentes fijaron las metas estratégicas y los ministros de comercio -recientemente en Denver- acordaron un cronograma para avanzar por los caminos de la liberalización comercial. Toca ahora a los ministros de trabajo, echar las bases de un sistema interamericano de relaciones laborales, que ayude a construir una integración regional sobre las bases de lealtad comercial y justicia social. Señores Ministros: Con la certeza espiritual que nos anima el impulso de alcanzar estas metas, hago votos para que Dios los ilumine y guíe en sus trabajos en estos días. Bajo esta invocación, dejo formalmente inauguradas las deliberaciones de la Décima Conferencia de Ministros de Trabajo de la Organización de los Estados Americanos. Muchas gracias. INTERVENCIÓN DEL SEÑOR
MINISTRO DE TRABAJO Y SEGURIDAD SOCIAL DE
SEÑORES MINISTROS DE TRABAJO DE AMÉRICA SEÑORES REPRESENTANTES SINDICALES Y EMPRESARIALES DE AMÉRICA SEÑORAS Y SEÑORES LA "X CONFERENCIA INTERAMERICANA DE MINISTROS DE TRABAJO" HA LLEGADO A SU FIN, Y ME CORRESPONDE DAR POR CLAUSURADAS SUS DELIBERACIONES. QUISIERA, ANTES DE AVANZAR ALGUNAS REFLEXIONES SOBRE LOS TEMAS AQUÍ ABORDADOS, REITERAR MI AGRADECIMIENTO POR LA PRESENCIA DE CADA UNO DE USTEDES EN LA REPÚBLICA ARGENTINA, Y POR EL ALTO HONOR QUE ME HAN CONFERIDO ELIGIÉNDOME PARA PRESIDIR ESTA "X CONFERENCIA". Y AGRADECER TAMBIÉN A TODOS QUIENES LA HAN HECHO POSIBLE. COMENZANDO POR LA "ORGANIZACIÓN DE ESTADOS AMERICANOS", A CUYO SECRETARIO GENERAL ENVÍO DESDE AQUÍ UN ESPECIAL RECONOCIMIENTO POR LA LABOR DE LOS FUNCIONARIOS DE SU EQUIPO. SIN OLVIDAR A LA ORGANIZACIÓN INTERNACIONAL DEL TRABAJO (OIT), QUE HA CONTRIBUIDO CON UN DOCUMENTO ESPECIALMENTE SIGNIFICATIVO; A LAS ORGANIZACIONES SINDICALES Y EMPRESARIALES QUE HAN REALIZADO APORTES CONSTRUCTIVOS A NUESTRAS DELIBERACIONES; NI A LOS FUNCIONARIOS Y COLABORADORES QUE NOS HAN ASISTIDO DURANTE NUESTROS TRABAJOS. PERMÍTANME, ASIMISMO, CONGRATULARME POR EL ÉXITO ALCANZADO LUEGO DE TRES DÍAS DE INTENSO TRABAJO. LA"DECLARACIÓN DE BUENOS AIRES" Y EL "PLAN DE ACCIÓN", APROBADOS UNÁNIMEMENTE HOY, ASÍ COMO LOS ENRIQUECEDORES CONTACTOS BILATERALES QUE HEMOS MANTENIDO, CERTIFICAN AQUEL ÉXITO. ESTA "X CONFERENCIA INTERAMERICANA DE MINISTROS DE TRABAJO" SE HA CELEBRADO EN UN CONTEXTO INTERNACIONAL CIERTAMENTE SINGULAR, CARACTERIZADO POR LA ACELERACIÓN DE LOS CAMBIOS POLÍTICOS Y ECONÓMICOS, Y POR LOS PROBLEMAS DERIVADOS DEL CRECIENTE DESEMPLEO. DESDE EL PRIMER ÁNGULO, Y EN EL ESCENARIO AMERICANO, AQUELLOS CAMBIOS NOS HAN PERMITIDO CONSOLIDAR LA DEMOCRACIA; REFUNDAR LA ECONOMÍA A PARTIR DE LAS REGLAS DEL MERCADO; Y ABANDONAR LAS POLÍTICAS AUTÁRQUICAS EN BENEFICIO DE LA CULTURA DE LA INTEGRACIÓN INTERNACIONAL. EL DESEMPLEO, POR SU PARTE, HA IRRUMPIDO CON SINGULAR FUERZA EN LA MAYORÍA DE LOS PAÍSES DE AMÉRICA. EN ALGUNOS CASOS, SORPRENDIENDO A SOCIEDADES INSTALADAS EN LA ILUSIÓN DEL PLENO EMPLEO, ALIMENTADA -EN REALIDAD- POR LA PRESENCIA DE BAJÍSIMAS TASAS DE ACTIVIDAD QUE ENCUBRÍAN LA DESOCUPACIÓN EXISTENTE. SIN EMBARGO, NUESTROS PAÍSES SABEN HOY QUE LA DERROTA DE LA DESOCUPACIÓN ES UN OBJETIVO TAN DESEABLE COMO DIFÍCIL DE ALCANZAR Y, CONSECUENTEMENTE, TIENDEN A RECHAZAR PRESUNTAS SOLUCIONES BASADAS EN VOLUNTARISMOS POLÍTICOS O EN PROPOSICIONES DEMAGÓGICAS. SI SE ME PERMITE UNA CIERTA DOSIS DE ESQUEMATISMO, DIRÍA QUE, EN LÍNEAS GENERALES, NUESTROS PAÍSES RECHAZAN LAS PROPUESTAS QUE, EN NOMBRE DEL PLENO EMPLEO, PRETENDEN -BIEN QUE SUBREPTICIAMENTE- UN RETORNO A LA INFLACIÓN O AL AISLAMIENTO ECONÓMICO INTERNACIONAL. Y RECHAZAN TAMBIÉN AQUELLAS OTRAS PROPUESTAS BASADAS EN EL DESARME TOTAL DE NUESTROS SISTEMAS DE RELACIONES LABORALES Y DE SEGURIDAD SOCIAL, O EN EL FRENO AL INEXCUSABLE PROCESO DE REORGANIZACIÓN PRODUCTIVA AL QUE CADA UNO DE NUESTROS PAÍSES -DESDE SU SINGULARIDAD- SE ENCUENTRA ABOCADO. AMÉRICA HA HECHO UNA APUESTA FIRME EN FAVOR DE LA INTEGRACIÓN DE NUESTRAS ECONOMÍAS EN LOS MERCADOS MUNDIALES. UNA APUESTA FIRME EN FAVOR DE LA ESTABILIDAD POLÍTICA Y ECONÓMICA. UNA APUESTA FIRME EN FAVOR DE LA COHESIÓN SOCIAL, QUE IMPLICA UN RECHAZO A LA DUALIZACIÓN DE NUESTRAS SOCIEDADES. DICHO EN OTROS TÉRMINOS: QUEREMOS COMPETIR -Y ESTAMOS HACIÉNDOLO- SIN DESARTICULAR LOS DERECHOS BÁSICOS DE LOS TRABAJADORES O DE LOS JUBILADOS. LAS REFLEXIONES DE ESTA "X CONFERENCIA" HAN PUESTO EN EVIDENCIA QUE -AL MENOS DESDE LA ÓPTICA QUE AQUÍ NOS CONVOCA- AMÉRICA ES UN ESPACIO HETEROGÉNEO, PERO INTEGRABLE Y CON UNA SÓLIDA VOCACIÓN DE INTEGRACIÓN. Y ELLO ES ASÍ PORQUE, POR ENCIMA DE ALGUNOS ELEMENTOS COMUNES QUE EMPARENTAN A NUESTROS SISTEMAS NACIONALES DE RELACIONES DEL TRABAJO Y DE SEGURIDAD SOCIAL DE BASE ANGLOSAJONA CON LOS DE BASE EUROPEA CONTINENTAL, TALES SISTEMAS SON EXTREMADAMENTE DIVERSOS Y HASTA DIVERGENTES. SIN EMBARGO Y COMO CONSECUENCIA DE LAS TRANSFORMACIONES ANTES RESEÑADAS, AMBOS SISTEMAS SE HALLAN SOMETIDOS A FUERTES TENSIONES: DE UN LADO, LAS QUE APUESTAN POR SU DESARME. DE OTRO, LAS QUE ACONSEJAN TRANSITAR EL CAMINO DE LA ARMONIZACIÓN SOCIOLABORAL. EN CUALQUIER CASO, EL TRIUNFO DE UNA U OTRA DE ESTAS LÍNEAS DE TENDENCIA DEPENDE DE MÚLTIPLES FACTORES. PERO DEPENDE, ANTES QUE NADA, DE ELECCIONES QUE AFECTAN AL MUNDO DE LOS VALORES, Y DE LAS DEFINICIONES QUE SE ADOPTEN EN MATERIA DE "ESTRATEGIAS COMPETITIVAS". COMO LO HAN PUESTO DE MANIFIESTO LOS SEÑORES MINISTROS REUNIDOS EN ESTA "X CONFERENCIA", AMÉRICA, PESE A AQUELLA HETEROGENEIDAD, ES -Y DEBE SEGUIR SIENDO- UN ESPACIO DE LIBERTAD, DE SOLIDARIDAD, Y DE IGUALDAD DE OPORTUNIDADES. SI ESTO ES ASÍ, LAS INEVITABLES Y URGENTES REFORMAS QUE ESTAMOS INTRODUCIENDO EN LOS SISTEMAS LABORALES Y DE SEGURIDAD SOCIAL DE AMÉRICA, HAN DE RECONOCER COMO LÍMITE INFRANQUEABLE EL RESPETO A AQUELLOS PRINCIPIOS QUE FORMAN PARTE DE LAS SEÑAS DE IDENTIDAD DE AMÉRICA. CONSECUENTEMENTE, LAS ESTRATEGIAS COMPETITIVAS DE NUESTRAS NACIONES NO PUEDE BASARSE EN LA EXPLOTACIÓN DE LOS NIÑOS, NI EN LOS TRABAJOS FORZOSOS, NI EN LA SUPRESIÓN DE LOS DERECHOS LABORALES FUNDAMENTALES, NI EN LA GENERALIZACIÓN DEL TRABAJO CLANDESTINO, NI EN LA EXCLUSIÓN DE LAS PERSONAS CON MAYORES DIFICULTADES DE ACCESO AL EMPLEO. POR EL CONTRARIO, TALES ESTRATEGIAS COMPETITIVAS HABRÁN DE BASARSE EN EL APROVECHAMIENTO DE NUESTRAS VENTAJAS DIFERENCIALES Y, SEÑALADAMENTE, EN LA CALIDAD DE NUESTROS RECURSOS HUMANOS. LA OPTIMIZACIÓN DE NUESTROS RECURSOS HUMANOS PRESUPONE, CLARO ESTÁ, UN NOTABLE ESFUERZO DE INVERSIÓN -PRIVADA Y PÚBLICA- EN EDUCACIÓN Y EN FORMACIÓN PROFESIONAL. UN ESFUERZO QUE, DADO EL ATRASO QUE SE REGISTRA EN LA MAYORÍA DE NUESTROS PAÍSES, HABRÁ DE TENER DIMENSIONES EXTRAORDINARIAS, Y DEBERÁ APUNTAR A REFORZAR LA CULTURA DEL TRABAJO, A FACILITAR LA INTRODUCCIÓN DE LAS NUEVAS TECNOLOGÍAS, A DESARROLLAR LAS HABILIDADES GERENCIALES, Y A INTEGRAR TANTO A LOS JÓVENES COMO A LOS TRABAJADORES DE EDAD AVANZADA, A LAS MUJERES, Y A LOS DISCAPACITADOS. LOS MINISTROS DE TRABAJO DE AMÉRICA HEMOS COINCIDIDO EN DESTACAR LA IMPORTANCIA QUE PARA EL EMPLEO, LA PRODUCTIVIDAD Y LA EQUIDAD SOCIAL, TIENE LA CAPACITACIÓN DE LOS RECURSOS HUMANOS. Y HEMOS TRADUCIDO TALES COINCIDENCIAS EN DOS AFIRMACIONES: LA COOPERACIÓN INTERAMERICANA PARA LA CAPACITACIÓN ESTÁ LLAMADA A CUMPLIR UN PAPEL PROTAGÓNICO. LOS PAÍSES Y LAS EMPRESAS MAS DESARROLLADAS DEBERÍAN ASUMIR MAYORES RESPONSABILIDADES COOPERATIVAS. LAS DELIBERACIONES DE ESTA "X CONFERENCIA" HAN SERVIDO, ADEMÁS, PARA PONER DE MANIFIESTO LA COMÚN PREOCUPACIÓN POR HACER COMPATIBLES EL LIBRE COMERCIO Y LA INTEGRACIÓN ECONÓMICA, CON LA PRESERVACIÓN DE LOS DERECHOS SOCIALES FUNDAMENTALES. LA "DECLARACIÓN DE BUENOS AIRES" RECOGE LOS TÉRMINOS DE TAL COINCIDENCIA, Y ABRE EL CAMINO PARA UN DEBATE MAS PROFUNDO. FRENTE A LAS AMENAZAS DE DESARME SOCIAL, AMÉRICA DEBE REACCIONAR, CON FIRMEZA, EN UNA DOBLE DIRECCIÓN: * EN PRIMER LUGAR, DENUNCIANDO Y RECHAZANDO LAS PRÁCTICAS DE "DUMPING SOCIAL" CUYA EXPANSIÓN PARECE CONSOLIDARSE EN CIERTAS ÁREAS DEL PLANETA. EN CUALQUIER CASO, CONVIENE DEJAR SENTADO QUE ESTE RECHAZO TIENE EL MISMO ÉNFASIS QUE EL RECHAZO A LAS PRÁCTICAS PROTECCIONISTAS, ASÍ COMO A EVENTUALES INTENTOS DE MANIPULAR EL TEMA SOCIAL PARA ENCUBRIRLAS. DADA LA MAGNITUD DE LA AMENAZA QUE DE TAL SUERTE SE CIERNE SOBRE NUESTRO MODELO DE CONVIVENCIA, TENEMOS QUE AVANZAR -DEJANDO DE LADO PREJUICIOS IDEOLÓGICOS- EN EL DISEÑO DE FORMAS EFICACES Y MULTILATERALES DE SANCIONAR A QUIENES APROVECHAN LA LIBERTAD DE COMERCIAR -QUE NOSOTROS RESPETAMOS COMO UN PILAR DEL NUEVO ORDEN MUNDIAL-, PARA PONER EN JAQUE A NUESTROS SISTEMAS DE EMPLEO, DE RELACIONES LABORALES, Y DE SEGURIDAD SOCIAL. * EN SEGUNDO LUGAR, AVANZANDO HACIA LA DEFINICIÓN DE LO QUE PODRÍAMOS DENOMINAR UN "ESPACIO SOCIAL AMERICANO" COMO CONJUNTO DE VALORES, PRINCIPIOS Y REGLAS QUE ORGANIZARÁ LAS RELACIONES LABORALES Y DE SEGURIDAD SOCIAL. DENTRO DE ESTE ORDEN DE IDEAS ES POSIBLE AFIRMAR, SIN EXCESOS TRIUNFALISTAS, QUE ESTA "X CONFERENCIA INTERAMERICANA" CONSTITUYÓ UN PRIMER MOMENTO DE REFLEXIÓN, UN PUNTO DE PARTIDA, EN EL ASENTAMIENTO DE LAS BASES DE LO QUE SERÁ AQUEL "ESPACIO SOCIAL AMERICANO". UN PUNTO DE PARTIDA SIGNIFICATIVO SI SE RECUERDA QUE EL "PACTO PARA EL DESARROLLO Y LA PROSPERIDAD", SUSCRITO POR NUESTROS JEFES DE ESTADO Y DE GOBIERNO REUNIDOS EN MIAMI EN DICIEMBRE DE 1994, NOS HA MARCADO UN OBJETIVO Y UNA FECHA: HACIA EL AÑO 2006, AMÉRICA DEBERÁ SER UN ÁREA INTEGRADA DE LIBRE COMERCIO. A ESTE RESPECTO MI GOBIERNO CREE -Y ESTÁ SEGURO DE SINTONIZAR CON EL PENSAMIENTO DE LA MAYORÍA DE LOS GOBIERNOS DE AMÉRICA- QUE ESA DESEABLE LIBERTAD COMERCIAL TIENE QUE SER COMPATIBLE CON LA PRESERVACIÓN, EN EL ÁREA, DE LOS DERECHOS LABORALES BÁSICOS, Y CON LA COHESIÓN TERRITORIAL Y SOCIAL. PERMÍTANME AQUÍ UN PARÉNTESIS PARA RECORDAR QUE, MUY RECIENTEMENTE, LOS MINISTROS DE TRABAJO DEL ÁREA IBEROAMERICANA HEMOS DADO LUZ VERDE AL PROYECTO DE "CÓDIGO IBEROAMERICANO DE SEGURIDAD SOCIAL", QUE SEGURAMENTE APROBARÁN LOS JEFES DE ESTADO Y DE GOBIERNO CUANDO SE REÚNAN -DENTRO DE UNOS DÍAS- EN LA CIUDAD DE BARILOCHE. VOLVIENDO AL ÁMBITO DE ESTA "X CONFERENCIA", QUISIERA DESTACAR QUE UNO DE LOS PRINCIPALES ACUERDOS OPERATIVOS ALCANZADOS CONTEMPLA -PRECISAMENTE- EL FUNCIONAMIENTO DE UN GRUPO DE TRABAJO ESPECIALMENTE ENCARGADO DE ANALIZAR LAS RELACIONES ENTRE LIBRE COMERCIO, INTEGRACIÓN ECONÓMICA, EMPLEO Y CONDICIONES DE TRABAJO. A LA ESPERA DE LAS CONCLUSIONES DE ESTE COMITÉ, ME ATREVO A SEÑALAR QUE CUALQUIER RESPUESTA A LOS DESAFÍOS QUE PLANTEAN LOS NUEVOS ESCENARIOS -ESTO ES, APROVECHAR LAS OPORTUNIDADES DE LA GLOBALIZACIÓN Y DERROTAR AL DESEMPLEO- REQUIERE ALCANZAR ACIERTOS EN VARIOS CAMPOS. EN PRIMER LUGAR EN EL DE LAS POLÍTICAS POBLACIONALES, INCLUYENDO EL ORDENAMIENTO DE LAS MIGRACIONES INTERNACIONALES DE TRABAJADORES, TEMA AL QUE HEMOS DEDICADO UN CAPÍTULO ESPECIAL EN ESTA "X CONFERENCIA". EN SEGUNDO LUGAR EN LA REFORMA DE LOS SISTEMAS DE EMPLEO, DE RELACIONES LABORALES, Y DE SEGURIDAD SOCIAL. DENTRO DE ESTE APARTADO QUISIERA DESTACAR QUE -EN LO QUE VA DE LA DÉCADA DE LOS NOVENTA- CASI TODOS LOS PAÍSES DE AMÉRICA HAN ENCARADO PROFUNDAS REFORMAS, DE CUYO CONTENIDO Y DIRECCIONALIDAD HEMOS TOMADO DEBIDA NOTA EN ESTA "X CONFERENCIA". EN LÍNEAS GENERALES, ESTAS REFORMAS HAN APUNTADO A:
EN TERCER LUGAR TENEMOS LA RESPONSABILIDAD DE ACELERAR EL DESARROLLO DE SISTEMAS DE INFORMACIÓN SOBRE LOS MERCADOS DE TRABAJO, Y DE INDICADORES SOCIOLABORALES QUE ORIENTAN LA TOMA DE DECISIONES. NO SOLO POR PARTE DE LOS ACTORES SOCIALES, SINO INCLUSO POR PARTE DE LOS TRABAJADORES Y DE LOS EMPLEADORES INDIVIDUALMENTE CONSIDERADOS. EN CUARTO LUGAR, ES PRECISO ERRADICAR EL FRAUDE LABORAL Y REDUCIR LA INFORMALIDAD EN EL MERCADO DE TRABAJO. EN ESTE SENTIDO, LA "X CONFERENCIA" HA CONSTATADO LA GRAVEDAD QUE ESTE FENÓMENO TIENE EN AMÉRICA, Y LOS ESFUERZOS QUE CADA PAÍS DEDICA A ESTOS OBJETIVOS. EN QUINTO LUGAR, RESULTA INELUDIBLE LOGRAR QUE LA NEGOCIACIÓN COLECTIVA SE DESARROLLE BAJO PAUTAS DE RESPONSABILIDAD Y TENIENDO EN CUENTA SU IMPACTO MACROECONÓMICO. EN ESPECIAL LOGRAR QUE LOS SALARIOS EVOLUCIONES EN FUNCIÓN DE LA PRODUCTIVIDAD. VALE LA PENA DESTACAR AQUÍ QUE VARIOS SEÑORES MINISTROS HAN PUESTO ÉNFASIS EN LA NECESIDAD DE DEJAR ATRÁS LA CULTURA DE LA CONFRONTACIÓN PARA DAR PASO A NUEVAS FORMAS DE COOPERACIÓN EN EL SENO DE LA EMPRESA. Y DE DEJAR IGUALMENTE ATRÁS ACTITUDES AUTORITARIAS EN BENEFICIO DE MODOS PARTICIPATIVOS DE GESTIÓN EMPRESARIAL, QUE HAN DEMOSTRADO TENER INFLUENCIA POSITIVA EN MATERIA DE PRODUCTIVIDAD. TODO LO CUAL IMPLICA UNA REAFIRMACIÓN DE LOS DERECHOS SINDICALES FUNDAMENTALES. POR ÚLTIMO, LA "X CONFERENCIA" HA SERVIDO PARA PONER DE MANIFIESTO LA NECESIDAD DE PROFUNDIZAR LA REFORMA DE LOS MINISTERIOS DE TRABAJO. UNA REFORMA QUE ES CULTURAL (PARA PASAR DEL INTERVENCIONISMO A LA AUTONOMÍA); INSTITUCIONAL (PARA ASUMIR LOS DESAFÍOS DEL EMPLEO Y LA CAPACITACIÓN); ORGANIZACIONAL (PARA INTRODUCIR TÉCNICAS DE GERENCIAMIENTO QUE COMPATIBILICEN LA EFICIENCIA SOCIAL CON LA EFICIENCIA ECONÓMICA); Y FUNCIONAL (PARA REEMPLAZAR EL ESTILO BUROCRÁTICO POR EL QUE ES PROPIO DE LAS ORGANIZACIONES DE SERVICIO). SEÑORES MINISTROS DE TRABAJO DE AMÉRICA, SEÑORAS Y SEÑORES: QUISIERA CONCLUIR ESTA EXPOSICIÓN MANIFESTANDO LA FIRME DECISIÓN DEL GOBIERNO DEL PRESIDENTE MENEM DE PARTICIPAR EN LA CONSTRUCCIÓN DE UNA AMÉRICA INTEGRADA Y DOTADA DE UNA DIMENSIÓN SOCIAL. Y MANIFESTANDO TAMBIÉN MI CONVICCIÓN DE QUE -MERCED A LA VOLUNTAD POLÍTICA DE CADA UNO DE LOS MINISTROS AQUÍ PRESENTES- LOS GRUPOS DE TRABAJO QUE HEMOS CONSTITUIDO CERTIFICARÁN -EN TIEMPO Y FORMA- LA SIGNIFICACIÓN DE ESTA "X CONFERENCIA". MUCHAS GRACIAS. |