CONFERENCE INTERAMERICAINE DES MINISTRES DU TRAVAIL
 

DIXIEME CONFERENCE
2 - 3 octobre 1995
Buenos Aires, Argentine
Original: espagnol


RAPPORT DE LA DIXIEME CONFERENCE INTERAMERICAINE
DES MINISTRES DU TRAVAIL

 

TABLE DES MATIERES

I. ANTECEDENTS
II. PARTICIPANTS
III. DEVELOPPEMENT DES TRAVAUX
        A. Séance préparatoire
        B. Séance d'ouverture
        C. Séances plénières
                1. Première séance plénière
                        a. Ordre de préséance
                        b. Accord sur le Règlement
                        c. Ordre du jour
                        d. Composition des Commissions
                               i. Commission d'accréditation
                                ii. Commission de style
                        e. Méthode de travail
                        f. Durée de la réunion
                        g. Election des autorités du COTPAL
                2. Deuxième séance plénière
                        a. Sujets
                        b. Développement des travaux
                        c. Observations et recommandations
                3. Troisième séance plénière
                        a. Sujets
                        b. Développement des travaux
                        c. Observations et recommandations
                4. Quatrième séance plénière
                        a. Sujets
                        b. Développement des travaux
                        c. Observations et recommandations
                5. Cinquième Séance plénière
                        a. Sujets
                        b. Développement des travaux
                        c. Observations et recommandations
                6. Sixième séance plénière   
                        a. Sujets
                7. Séance de clôture  

DECLARATION DE BUENOS AIRES ET RESOLUTIONS ADOPTEES

ANNEXES

ANNEXE I
    LISTE DES PARTICIPANTS
ANNEXE II
    LISTE DES DOCUMENTS
ANNEXE III
    RAPPORT DE LA COMMISSION D'ACCREDITATIONS
ANNEXE IV
    DISCOURS DU SECRETAIRE DU TRAVAIL DE EE.UU
ANNEXE V
    RAPPORT DES PRESIDENTS DE COSATE ET CEATAL A LA DIXIEME CONFERENCE
ANNEXE VI
    DISCOURS
 

RAPPORT DE LA DIXIEME CONFERENCE INTERAMERICAINE
DES MINISTRES DU TRAVAIL

 

I. ANTECEDENTS

La Dixième Conférence interaméricaine des Ministres du travail a eu lieu le 1 au 3 octobre 1995 à la ville de Buenos Aires, Argentine. Conformément à la réglementation en vigueur, la Commission exécutive permanente du Conseil interaméricain économique et social (CEPCIES), à l'occasion de sa réunion célébrée à Washington, D.C., le 22 février 1995, a accepté l'offre du siège fait par l'Argentine et à a approuvé la convocation de la Dixième conférence.

 II. PARTICIPANTS

La liste des participants est inclue comme Annexe I de ce Rapport.

 III. DEVELOPPEMENT DES TRAVAUX

Au cours de la Conférence et conformément à l'article 27 du Règlement, une séance préparatoire, une séance d'ouverture, cinq séances plénières et une séance de clôture ont été tenues, selon il est signalé ci-après. La liste des documents utilisés dans cette Conférence est inclue comme Annexe II.

 A. Séance préparatoire

Conformément à l'article 28 du Règlement de la Conférence, les Représentants titulaires des Délégations présentes ont célébré une séance préparatoire le 1er octobre 1995 avant l'ouverture formelle de la Conférence, Madame Gladys Annabella Mortin Mansilla, Ministre du travail et de la sécurité sociale du Guatemala, a présidé en sa qualité de Représentant de la Conférence interaméricaine des Ministres du travail.

Election des autorités

Au cours de la séance préparatoire, Monsieur José Armando Caro Figueroa, Ministre du travail et de la sécurité sociale de l'Argentine a été élu Président de la Dixième Conférence, par acclamation. Conformément à l'article 11 du Règlement, les titulaires des autres délégations ont été déclarés Vice-présidents "ex efficio" substituant le Président en cas d'absence ou d'empêchement, selon l'ordre de préséance établi.

En plus de l'élection des autorités, plusieurs décisions ont été adoptées, lesquelles devaient être ratifiées dans la première séance plénière, tel qu'il est détaillé à la section pertinente.

 B. Séance d'ouverture

La séance d'ouverture a eu lieu le 1er octobre 1995, commençant à 8 heures. Ont pris la parole, Madame Gladys Annabella Morin Mansilla, Ministre du travail et de la sécurité sociale du Guatemala et Représentant de la Conférence, Monsieur Enrique Iglesias, Président de la Banque interaméricaine du développement, M. César Gaviria, Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains, les deux derniers depuis Washington, D.C., par voie de téléconférence et Monsieur Carlos Federico Ruckauf, Président en exercice de la Nation Argentine (les discours sont inclus dans l'Annexe VI).

Les discours prononcés sont inclus comme Annexes de ce Rapport.

 C. Séances plénières

1. Première séance plénière

La première séance plénière a été célébrée le 2 octobre 1995. Au cours de cette réunion, il a été formalisé les suivantes décisions prises dans la séance préliminaire, conformément à l'article 28 du Règlement de la Conférence.

a. Ordre de préséance

L'ordre de préséance a été établi de la façon suivante:

1. Canada
2. Guatemala
3. Nicaragua
4. Uruguay
5. Bolivie
6. Mexique
7. Colombie
8. Equateur
9. Etats-Unis
10. République dominicaine
11. Brésil
12. Panama
13. El Salvador
14. Suriname
15. Paraguay
16. Honduras
17. Barbade
18. Pérou
19. St Kitts et Nevis
20. Bahamas
21. Venezuela
22. Guyana
23. Argentine
24. Costa Rica
25. Chili

 b. Accord sur le Règlement

Il a été approuvé le Projet de Règlement de la Dixième Conférence avec les modifications suggérées. Document TRABAJO/doc.2/95 rev. 1.

 c. Ordre du jour

La Conférence a approuvé l'Ordre du jour suivant:

a. Les accords continentaux de libre-échange et leur effets sur l'emploi, les salaires, les avantages sociaux et les systèmes de relations de travail. Aspects institutionnels pour la résolution des conflits dans le cadre des accords d'intégration, Etat de l'emploi, des salaires et des avantages sociaux dans la région

b. Les réformes du travail dans la région. Modernisation des systèmes de relations de travail et son impact sur l'emploi. Les Droits fondamentaux de l'homme dans le domaine du travail et l'emploi

c. Les accords ou pactes sociaux comme un nouveau modèle du tripartisme dans la mise au point des systèmes de relations de travail et leur influence sur la lutte contre le chômage

d. Les nouvelles modalités et techniques pour la modernisation de la négociation collective. Leur influence sur l'emploi

e. Les nouvelles tendances dans la formation professionnelle et leur influence sur la productivité et l'emploi

f. Les migrations des travailleurs et les processus sous-régionaux d'intégration économique

g. Les nouveaux rôles, renforcement et modernisation des Ministères du travail de la région

h. Le renforcement de la coopération interaméricaine en matière de travail: a) résultats de l'Assemblée générale extraordinaire sur la Coopération solidaire pour le développement et l'élimination de la pauvreté; b) renforcement des mécanismes du Système interaméricain du travail; c) financement de la coopération technique dans le domaine du travail et d) coopération horizontale

d. Composition des Commissions

i. Commission d'accréditation

La Commission d'accréditation a été constituée par les délégations du Paraguay, du Pérou et de St Kitts et Nevis. Le rapport de cette Commission est inclus comme Annexe III.

 ii. Commission de style

La Commission de style a été constituée par les délégations des Bahamas (anglais), du Brésil (portugais), du Canada (français), et de la Colombie (espagnol).

 e. Méthode de travail

Il a été décidé de considérer l'Ordre du jour dans les Séances plénières.

 f. Durée de la réunion

Il a été décidé de clôturer la Dixième Conférence interaméricaine des Ministres du travail une fois finie la Cinquième séance plénière prévue pour le mardi 3 octobre 1995.

g. Election des autorités du COTPAL

Les suivantes autorités du COTPAL ont été élues à l'unanimité:

Président: Pérou
Premier vice-président: Canada
Dixième vice-président: Costa Rica

 2. Deuxième séance plénière

a. Sujets

Il a été traité le premier point de l'Ordre du jour: a. Les accords continentaux de libre-échange et leurs effets sur l'emploi, les salaires, les avantages sociaux et les systèmes de relation de travail. Aspects institutionnels pour la résolution des conflits dans le cadre des accords d'intégration. Etat de l'emploi, des salaires et des avantages sociaux dans la région. (TRABAJO/doc.4/95 rev. 1).

b. Développement des travaux

Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Deuxième séance plénière. Toute de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Aux effets de traiter le sujet assigné à cette Deuxième séance, Les Représentants ont eu à leur disposition les documents distribués dans la salle, désignés sous les sigles TRABAJO/doc.12/95, 13/95. Ce sujet a été présenté par les Représentants des Etats-Unis (dont le texte ci-joint comme Annexe IV) et du Mexique.

c. Observations et recommandations

Il a été fait, sur ce point de l'Ordre du jour, des observations et des recommandations qui devraient être considérées au cours des activités du Groupe de travail correspondant.

En ce qui concerne le domaine du travail du processus d'intégration économique:

1. Il est nécessaire de protéger les droits fondamentaux des travailleurs contenus dans les conventions internationales de l'OIT.

2. Il est important que les Ministres du travail et les travailleurs assument décidément un rôle actif dans les discussions régionales sur politique économique, commerciale et financière afin d'assurer l'incorporation du domaine du travail dans un processus d'intégration continentale.

3. Il a été souligné que les économies des petits Etats peuvent se voir affectées et être vulnérables à la concurrence extérieure, raison pour laquelle, il est requis une plus grande coopération solidaire pour le développement.

4. Il est accepté qu'il existe de différences économiques et sociales entre les pays, manifestées par de grands déséquilibres dans les salaires d'une même sous-région. Ceci devrait être l'objet d'une attention spéciale afin d'éviter des concurrences pour attirer des investissements et le commerce, ce qui augmenterait ces différences. Il faudrait développer une base sociale minimale consensuelle entre les pays afin d'établir un profil plus homogène du développement sociale régional. Il faudrait explorer la possibilité de l'établissement par les pays d'une telle base sociale minimale afin de garantir un profil plus homogène du développement.

En ce qui concerne l'emploi, les salaires, les avantages sociaux et les systèmes de relations de travail:

1. Renforcement du rôle des Ministres du travail de sorte qu'ils puissent participer à la coordination des politiques macro-économiques qui affectent l'emploi et des revenus du travail à niveau national.

2. Accorder de la priorité au renforcement et à la modernisation des réseaux de protection sociale de base afin que ceux-ci puissent soutenir et réintroduire les chômeurs au travail. Cela signifie mettre en liaison de l'information sur les marchés du travail, les demandes de capacités et les voies d'accès pour acquérir ces capacités. Il est également important le développement des mécanismes transparents et accessibles faisant la recherche et l'obtention d'un emploi plus facile.

3. Il est accepté que le travail informel est un phénomène croissant dans la région, lié à l'introduction de technologies dans le secteur plus dynamique de l'économie. Il est également accepté l'importance de trouver des mécanismes compensatoires visant à diriger ce secteur vers des activités plus productives.

4. Il faut développer un système réaliste et juste de fixation du salaire minimum, de façon tripartite, qui considère les besoins minimaux de la famille du travailleur, sans pousser le processus inflationniste. Ceci est devenu un besoin politique, dû aux bas niveaux du salaire minimum existant dans quelques pays.

5. Il a été signalé que la croissance économique dans les pays de la région ne s'accompagne pas par l'amélioration du niveau de vie de la population, et par ces motifs, il faut chercher les mécanismes qui harmonisent, de façon graduelle mais efficace, les développements politique et social.

6. Il est important de remarquer l'amélioration de l'éducation comme base pour le travail et l'apprentissage continu et flexible pendant toute la vie de travail de l'individu.

7. Il faut renforcer le mouvement syndical pour que celui-ci acquière une orientation constructive de coopération et de collaboration afin de résoudre les conflits.

8. Renforcement de l'organisation syndicale visée à l'amélioration de la productivité et à une plus grande participation aux bénéfices obtenus par la croissance de l'économie.

En ce qui concerne les activités spécifiques du Groupe de travail par rapport à ces sujets:

1. Considérer généralement les observations et recommandations ci-dessus mentionnées et

2. Particulièrement les suivantes:

a. Critères à établir pour la définition du domaine social de base d'un processus d'intégration économique;

b. Principes pour l'établissement d'un programme continental commun dans le domaine social et du travail;

c. Elaborer une étude comparative (modèle régional) ayant information sur des politiques, des législations du travail, des programmes, des structures institutionnelles, des formes de financement, des systèmes d'information, des résultats et des expériences réussies par rapport aux problèmes sociaux et du travail spécifiques , ainsi que sur d'autres éléments concernant le secteur du travail, afin de les mettre à disposition des pays.

 

3. Troisième séance plénière

a. Sujets

Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum régimentaire pour siéger, a déclaré ouverte la Troisième séance plénière. Toute de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Il a été considéré le deuxième point de l'Ordre du jour: Les réformes du travail dans la région. Modernisation des systèmes de relations de travail et son impact sur l'emploi. Les Droits fondamentaux de l'homme dans le domaine du travail et l'emploi. (TRABAJO/doc.27/95).

 b. Développement des travaux

Ce sujet a été présenté par les Représentants de la Colombie, du Panama, d'El Salvador et du Suriname.

 c. Observations et recommandations

Il a été fait, sur ce point de l'Ordre du jour, les suivantes observations et recommandations qui devraient être considérées au cours des activités du Groupe de travail correspondant.

1. Les réformes du travail ont été envisagées pour adapter la législation aux nouvelles modalités de l'économie et de l'intégration. Ces réformes ne peuvent entraîner le manque de protection des travailleurs et l'augmentation du travail informel. Il s'agit d'assurer la croissance avec équité sociale. Les réformes du travail signifient l'opportunité de perfectionner les droits actuelles des travailleurs, d'élargir la protection du droit de travail, d'améliorer le fonctionnement des marchés du travail, la surveillance de l'accomplissement de la loi du travail et le renfoncement et la modernisation des procédures de la justice du travail.

2. L'expérience des pays qui ont avancé sur la reforme du travail, montre que celle-ci est possible par l'entremise des mécanismes de concertation sociale tripartite. Il est donc nécessaire, de renforcer la capacité de négociation des acteurs intervenants (syndicats, chefs d'entreprise et gouvernement) et de développer de nouveaux moyens de formation y comprises les universités, des systèmes d'information transparents et appropriés et d'autres mécanismes. Il a été souligné l'importance que pour quelques pas a eu l'institutionnalisation du dialogue et la concertation sociales au moyen des Conseils supérieurs du travail et autres semblables.

3. Il a été signalé que l'Amérique centrale se trouve dans un processus avancé d'harmonisation de la législation du travail, ce qui constitue un apport précieux pour les processus d'intégration dans cette région.

4. Il est accepté le besoin de développer des mécanismes légaux pour incorporer les travailleurs informels à la protection et aux avantages sociaux.

5. Il est possible de considérer des instruments de protection du travailleur, tels que les fonds spécifiques pour la protection de l'emploi (assurance et la formation professionnelle, de nouvelles formes d'engagement de travail qui facilitent l'accès aux marchés du travail, notamment pour les jeunes, les travailleurs plus âgés, les femmes et les handicapés.

6. Le Groupe de travail devrait considérer spécialement la réalisation des travaux tels que: l'analyse comparative des législations du travail, des formes d'évaluer la productivité, des systèmes de négociation collective, des plans d'emploi et leurs ormes de base, des mécanismes de mise v`a jour de la législation du travail afin que les changements soient graduels et n'aient pas des effets traumatiques, ainsi que les effets des réformes du travail sur l'emploi. En plus, il serait important de définir quels sont les droits fondamentaux de l'homme dans le domaine du travail, ainsi que l'influence du travail informel sur les réformes du travail et analyser l'arrêt transitoire des droits du travail lorsqu'il existe une situation d'urgence dans l'entreprise.

 

4. Quatrième séance plénière

a. Sujets

Il a été considéré dans cette séance les points de l'Ordre du jour suivants: c) Les accords ou pactes sociaux comme un nouveau modèle du tripartisme dans la mise au point des systèmes de relations de travail et leur influence sur la lutte contre le chômage; d) Les nouvelles modalités et technique pour la modernisation de la négociation collective. Leur influence sur l'emploi; e) Les nouvelles tendances dans la formation professionnelle et leur influence sur la productivité et l'emploi.

 b. Développement des travaux

Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Quatrième séance plénière. Tout de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Ces sujets ont été présentés par les Représentants de la Bolivie, des Etats-Unis et du Chili.

Afin de Considérer le sujet assigné à cette Quatrième séance, les Représentants ont eu à leur disposition des documents distribués dans la salle, désignés sous les sigles TRABAJO/doc.10/95, 11/95, 12/95, et 27/95.

 c. Observations et recommandations

En ce qui concerne les accords ou pactes sociaux comme un nouveau modèle du tripartisme dans la mise au point des systèmes de relations de travail et leur effet sur la lutte contre le chômage:

1. Il est accepté que les pactes sociaux sont nécessaires. Mais il faut analyser la capacité résolutive de ces instances tripartites. Dans les dernières années, ces instances ont perdu son importance. Il faut chercher, donc, une nouvelle concertation entre des acteurs bien qualifiés. Il est, également, accepté le besoin d'un nouvel agenda dans le pacte social comprenant des sujets tels que l'organisation syndicale, les limites à la flexibilité, les définitions de la productivité, l'amélioration de la distribution des revenus et autres. Cet agenda devrait être établi de façon tripartite pour qu'il soit possible sa mise en état et son accomplissement. On attend, à Cet égard, qu'il y ait de la volonté politique dans les acteurs du pacte pour faire honneur aux engagements.

2. Il faut chercher une nouvelle culture du travail qui considère une vision intégrée des principaux acteurs des unités économiques et des relations ouvrières-patronales. Il faut atteindre ce but moyennant de nouveaux mécanismes visés à la création d'une mentalité de collaboration et de solidarité. Il faut penser à formation, divulgation, assistance technique spécialisée, etc.

3. Il peut être demandé au Groupe de travail de considérer la réalisation des études comparatives des expériences sur des pactes sociaux et faire le suivi des défis, des difficultés et des solutions. Il faut également analyser les modalités de participation des entreprises et des travailleurs et non seulement dans les cas des pactes, mais aussi dans d'autres instances tripartites comme celles référant à la productivité, la compétitivité, la formation et autres.

Il est important que travailleurs et chefs d'entreprise soient invités à participer aux séminaires, ateliers et groupes d'étude afin de créer des ponts par la voie de la connaissance partagée.

4. Il est important de considérer les effets du dialogue social sur les processus d'intégration.

En ce qui concerne les nouvelles modalités et techniques pour la modernisation de la négociation collective. Leur influence sur l'emploi:

1. Il a été connu le modèle américain de négociation collective. Il a été recommandé au Groupe de travail la considération de ce document (TRABAJO/doc.38/95)

2. Il est important que le Groupe de travail analyse la négociation collective à niveau supranational en considérant les caractéristiques et les besoins des processus d'intégration.

3. Il est important d'analyser le changement de la législation du travail à partir de la dynamique de la négociation collective.

4. Il est accepté le développement de nouvelles modalités de négociation tels que les commissions d'entreprise qui sont bipartites. Des chefs d'entreprise et des travailleurs ont des facultés les plus amples pour discuter des affaires telles que la production, la productivité, la sécurité industrielle, les problèmes personnels dans le travail et autres. Ceci permet les acteurs principaux de créer un haut dégrée de conscience sur l'unité économique, étant responsables de son succès et participant aux bénéfices.

En ce qui concerne les nouvelles tendances dans la formation professionnelle et leur influence sur la productivité et l'emploi

1. Il a été signé de façon coïncidente, le lien existant entre la formation professionnelle et la création de l'emploi productif et que ce phénomène s'intègre à son tour, dans des politiques générales de développement visées à atteindre les objectifs d'équité sociale récemment accordés au Sommet du développement social à Copenhague.

2. Il est accepté que l'éducation de base générale est une condition importante pour habiliter la jeune pour le travail productif, et qu'elle est essentielle pour pouvoir réussir à accorder la formation professionnelle. Il faut considérer toutes alternatives pour optimiser l'utilisation des ressources dans l'enseignement technique public même considérant sa possible privatisation.

3. La formation professionnelle l'emporte comme élément de constitution d'un modèle social et comme instrument fondamental de la compétitive et l'emploi. Il a été signalé que la formation pour le travail doit être un processus de formation continu où les acteurs sociaux doivent être engagés. Il faut donner, quand même, une attention spéciale à la formation dans la petite et la moyenne entreprise. Par rapport à cet dernière, il sera nécessaire de compter avec des crédits et des financements spéciaux.

4. Il a été manifesté que, même si les gouvernements ont la fonction inéluctable d'établir des politiques de formation professionnelle et d'emploi, les entreprises doivent être responsables de la réalisation de cette formation et, à ces effets, des stimulations fiscales et de crédit devront être créées pour encourager les chefs d'entreprise à prendre à leur charge les responsabilités liées à cette formation.

5. Il faut considérer la région comme un marché de services de formation. Il faudrait adapter le fonctionnement et l'exécution desdits services aux capacités et qualifications réellement requises. Egalement, à niveau régional, il faut avancer sur le nivellement, la complémentarité et la certification des ces services.

6. Il a été accepté que la coopération horizontale et l'échange des expériences et d'information sont les instruments appropriés pour la transformation en voie d'être exécutée dans le domaine de la formation professionnelle et que, dans ce sens, il est fondamental le soutien des organismes internationaux spécialisés (OIT, CINTERFOR et BID).

7. Il a été reçu la proposition d'une Délégation d'organiser une réunion spéciale sur la formation professionnelle où les responsables des Ministères du travail et de l'éducation — s'il y a lieu — seront réunis afin de définir des politiques et des programmes dans ce domaine.

8. Le Groupe de travail devrait considérer le rapport existant entre la formation professionnelle, les divers aspects de la politique du travail et de la production des pays et l'amélioration dans les niveaux de productivité et de compétitivité. Egalement, il devrait analyser les problèmes de déploiement de cette formation puisque généralement celle-ci n'atteint que les populations urbaines. Les petits villages et les secteurs agricoles résultent exclus de ces programmes.

9. Un autre domaine prioritaire est constitué par la connaissance des mécanismes qui facilitent l'accès à la formation professionnelle aux jeunes sans expérience de travail et aux femmes, ainsi qu'aux secteurs de la population ayant des difficultés plus grandes pour s'intégrer au marché du travail et que, par conséquent, registrent les indices plus élevés de chômage. Dans ce sens, il faudrait créer des programmes de formation professionnelle spécifiques visés à ces groupes de la population, de façon à améliorer leurs conditions d'entrée au marché du travail.

5. Cinquième séance plénière

a. Sujets

Cette séance a considéré les suivants points de l'Ordre du jour: les migrations des travailleurs et les processus sous-régionaux d'intégration économique; de nouveaux rôles, renforcement et modernisation des Ministères du travail de la région; renforcement de la coopération interaméricaine en matière de travail.

Sujets présentés par le Guatemala et le Venezuela.

 b. Développement des travaux

Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Cinquième séance plénière. Tout de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations. Ces sujets ont été présentés par les Représentants du Guatemala, du Venezuela et par le Secrétariat exécutif pour les Affaires économiques et sociaux de l'OEA.

c. Observations et recommandations

En ce qui concerne les migrations des travailleurs:

1. Il est accepté que l'intégration économique et sociale promeut des processus de migration plus actifs dans les sous-régions. Il est recommandé que les Ministres du travail aient une participation active dans la définition et l'administration des politiques nationales et internationales des migration des travailleurs. Cette fonction faciliterait les processus pour l'harmonisation des politiques migratoires dans la région, particulièrement celles réfèrent à la protection sociale des migrants et aux migrations illégales.

2. Aux pays des Caraïbes il existe la préoccupation concernant le rythme de croissance économique qui ne paraît être suffisant pour absorber la croissance de la population à l'égard du travail. Ce phénomène donne lieu à des migrations intra et extra-régionales et jusqu'à ce moment-là les problèmes qu'elles engendrent n'ont pu pas être contrôlés. Dans ces circonstances, il a été constaté que les migrants sont des travailleurs qualifiés, tandis que les travailleurs non qualifiés restent en place et ils requièrent plus d'aide. Ceci fait que le processus de libre circulation des personnes devienne plus difficultueux dans le CARICOM. Il faut remarquer les migrations des Caraïbes vers les Bahamas.

3. Il a été souligné qu'il est nécessaire que les pays adoptent des politiques migratoires préventives face a fait constaté de ce que les processus d'intégration donnent lieu à une pression dans ce sens. A ces effets, il est déclaré que le Gouvernement du Panama a créé des Comités de migrations où participent plusieurs institutions ayant rapport avec ce sujet et que ces comités ont eu de bons résultats.

4. Il a été signalé que l'une des politiques migratoires à être considérée par les pays, est celle destinée à enraciner ses ressortissants à ses propres pays. Les migrations sans contrôles produisent, dans le pays récepteur, des problèmes économiques, sociaux, culturels et politiques. Un de ces problèmes est celui de la croissance du travail informel et du sous-emploi. Le Ministère de travail de Costa Rica a mentionné que l'une des mesures en train d'être adoptées afin d'éviter l'exploitation du migrant est celle de son inscription à un registre national et la réception d'une carte de travail qui le permet de contribuer à la sécurité sociale et de recevoir des avantages dans des conditions égales aux citoyens.

5. Il est recommandé que les pays avancent dans le processus d'harmonisation de la législation du travail et de la sécurité sociale et dans la coordination des politiques dans ce secteur. Dans ce sens, il faudrait créer un mécanisme permanent et efficace d'échange d'information entre les Ministères du travail. Ceci rendrait plus facile la réalisation de conventions concernant les droits des travailleurs migrants.

En ce qui concerne la modernisation des Ministères du travail:

6. Il a été signalé qu'il faudrait reformuler les fonctions et les compétences des Ministères du travail. Dans ce sens, les suivantes observations ont été faites: 1) Il faudrait faire sortir du domaine des responsabilités des Ministères, ou bien les diminuer, toute une série des fonctions qui empêchent les fonctionnaires de se dévouer à ces affaires prioritaires. 2) Les compétences et priorités des Ministères devraient être orientées à la formulation, le suivi et l'évaluation des politiques de travail, à l'élargissement du déploiement de l'action des Ministères du travail, à mettre à jour les normes de travail, à développer les statistiques et indicateurs du travail afin d'améliorer la prise des décisions dans ce secteur, à évaluer le marché du travail, à promouvoir l'emploi, la formation professionnelle, à améliorer les services prévus pour travailleurs et employeurs, à améliorer la gestion administrative, à la réalisation d'études, 3) Ces fonctions devraient complémenter les fonctions accomplies pour les Ministères qui formulent les politiques économiques 4) Pérou a signalé qu'une affaire à être réduite substantiellement est celle de résoudre les conflits du travail. Cette faculté, dans le cas du Pérou, a été déléguée aux parties intéressées, exception faite du cas des conflits majeurs pouvant affecter les services de base. Il faudrait considère la possibilité d'établir des Tribunaux d'arbitrage à charge de l'Etat. 5) Les fonctions de médiation, conciliation et résolution de conflits en général, devraient faire part des Ministères, soit pour que ceux-ci agissent de façon directe, soit qu'ils le fassent par délégation supervisée.

7. En ce qui concerne les fonctions d'emploi il a été proposé que les Ministères du travail promeuvent le suivant: 1) renforcer les capacités des Ministères pour la formulation, l'exécution, le suivi et l'évaluation des politiques d'emploi; 2) Chercher les moyens pour que les Ministres du travail participent aux cabinets économiques de façon active, notamment dans les décisions concernant l'emploi et les salaires. Essayer d'inclure la variable emploi dans les discussions sur la politique économique de façon à faire possible l'inclusion de la fonction de création de postes de travail dans d'autres activités gouvernementales; 3) Développer des systèmes d'information transparents et d'accès facile sur le marché du travail, les résultats des négociations collectives, les indicateurs du travail, les systèmes d'évaluation existantes; 4) Améliorer les services d'emploi disponible pour les travailleurs par l'entremise des Agences publiques. Considérer la possibilité de développer des agences privées de travail; 5) Considère la réorganisation des programmes d'emploi, compte tenu des éléments tels que les assurances du chômage, la formation professionnelle et l'obtention du travail pour les chômeurs.

8. En ce qui concerne le dialogue social, il a été signalé que les Ministères devraient promouvoir et faire des activités visées à: 1) renforcer la représentativité des acteurs dans le dialogue social de façon à ce que leurs négociations aient un impact plus grand; 2) Renseigner les travailleurs et les chefs d'entreprise sur les sujets du travail afin de faciliter le dialogue; 3) Renforcer l'action tripartite moyennant le développement des mécanismes institutionnels permettant une coordination interne à tous niveaux gouvernemtnaux et régionaux tels que les Conseils nationaux de travail et les Chambres de travail pour la résolution des affaires spécifiques; 4) Il faudrait considérer les alternatives afin de renforcer la concertation sociale entre les acteurs du secteur du travail.

9. En ce qui concerne les fonctions de surveillance, il a été proposé que les Ministères du travail considérant le suivant: 1) redéfinir le rôle de la surveillance du travail, compte tenu de l'importance du rôle de la surveillance du travail, compte tenu de l'importance du rôle préventif des conflits correspondant aux inspecteurs de travail, moyennant des actions permanentes et systématiques d'assessorat du travail aux entreprises, transfert d'information mise à jour, développement des unités d'évaluation efficaces et réalisation de diagnostics sur ce qui ce passe aux entreprises et la possibilité de considérer l'octroi des fonctions de sanction administrative aux inspecteurs de travail comme une façon d'accélérer la solution des conflits; 2) développer des programmes de formation des inspecteurs de travail; 3) fixer des stratégies et des propositions pour le financement de l'augmentation du nombre d'inspecteurs et des ressources dont ils ont besoin pour leur gestion; 4) incorporer des services d'informatique électronique adaptés aux besoins de la surveillance moderne; 5) renforcer la surveillance régionale.

10. En ce qui concerne la capacité de gestion des Ministères, les suivantes observations ont été faites: 1) la modernisation des Ministères devrait être partie de la modernisation de l'Etat dans l'ensemble. A Cet égard, il faudrait considérer que ces Ministères devraient participer au Comité interministériel économique afin de rendre plus efficace la gestion de l'Etat; 2) d'après les objectifs de modernisation de l'Etat, les ministères devraient:

i. Focaliser son action à l'obtention de résultats au lieu d'améliorer les procédés existants.

ii. Améliorer les temps de réponse des services requis. Débureaucratiser et simplifier les démarches. Décentraliser les fonctions.

iii. Orienter l'action conformément aux services effectivement requis par la clientèle des Ministères. Accroître le déploiement.

iv. Augmenter la transparence de l'action des Ministères afin que la clientèle connaisse amplement et profondément les services disponibles.

v. Optimiser l'utilisation des ressources budgétaires, humaines, physiques et techniques dont disposent les Ministères. Etablir les critères et les indicateurs d'efficacité économique et rentabilité sociale. Incorporer l'utilisation efficace des services d'informatique.

vi. Former les ressources humaines disponibles dans les Ministères. Professionnaliser le service. Augmenter la capacité analytique des fonctionnaires.

11. Il a été proposé que le Groupe de travail à chargé de ce sujet réalisé des études comparatives sur les méthodes de gestion existantes dans les Ministères du travail de la région.

Les Présidents du COSATE et de la CEATAL ont présenté à la plénière un rapport concernant les conclusions et les recommandations produites aux réunions que ces institutions ont célébré pendant la Dixième Conférence. Ces conclusions sont jointes comme Annexe V de ce rapport.

En ce qui concerne le renforcement de la coopération interaméricaine en matière du travail, il a été décidé, après avoir écouté le discours du Secrétaire exécutif par intérim pour les Affaires économiques et sociales de l'OEA, qu'il soit analysé ce sujet à l'occasion de la dernière séance plénière, lorsqu'il sera connue la résolution préparée à cet égard.

6. Sixième séance plénière

Le Président de la Conférence, une fois vérifié le quorum réglementaire pour siéger, a déclaré ouverte la Sixième séance plénière. Tout de suite après, il a soumis l'Ordre du jour à la considération des délégations, étant approuvé sans observations.

a. Sujets

Les suivants documents finaux, présentés ci-après, ont été approuvés dans cette séance:

1. Déclaration de Buenos Aires et Plan d'action.

2. Résolution TRABAJO/doc.31/95 rev. 1; Renforcement du Système interaméricain du travail.

3. Résolution TRABAJO/doc.47/95; Voix de remerciement au peuple et au Gouvernement argentins.

7. Séance de clôture

La Séance de clôture a eu lieu le 3 octobre 1995 à 17 heures. Ont pris la parole le Ministère de l'économie de l'Argentines, M. Domingo Felipe Cavallo, le Ministre du travail du Pérou, Monsieur Sandro Fuentes Acurio, qui, au nom des participant, a remercié au Gouvernement argentin pour le succès résultant de la Dixième conférence interaméricaine des Ministres de travail, et le Ministre de travail de l'Argentine, Monsieur José Armando Caro Figueroa, qui a déclaré clôturée cette Conférence. Les discours figurent comme annexes à ce Rapport (voir Annexe VI).


ANNEXE I

LISTE DES PARTICIPANTS


ESTADOS MIEMBROS/MEMBERS STATES

 ARGENTINA
Jefe de Delegación
José Armando Caro Figueroa
Ministro de Trabajo y Seguridad Social
Leandro N. Alem 650, Piso 13
Buenos Aires
Tel: (541) 311-2010/0719/343-3321/342-3637
FAX: (541) 312-7870

Delegados
Carlos Alberto Etala
Secretario de Trabajo
Ministerio de Trabajo y Seguridad Social
Leandro N. Alem 650, Piso 12
Buenos Aires
Tel: (541) 315-1510 y 315-4764
FAX: (541) 312-8062

Osvaldo Giordano
Secretario de Empleo y Formación Profesional
Ministerio de Trabajo y Seguridad Social
Leandro N. Alem 650, Piso 12
Tel: (541) 315-4761
FAX: (541) 313-4801

Marcelo Austerlitz
Jefe de Gabinete del Ministro de Trabajo
Ministerio de Trabajo y Seguridad Social
Leandro N. Alem 650, Piso 13
Buenos Aires
Tel: (541) 312-4628
FAX: (541)

BAHAMAS
Head of Delegation
Orville A.T. Turnquest
Minister of State for Labour
Department Public Service and Labour
P.O. Box N-10114
Nassau
Tel: (809) 322-2801
FAX: (809) 326-6269

Delegates
Leslie M. Dean
Assistant Director of Labour
Department of Labour
P. O. Box N-1586
Nassau, Bahamas
Tel:(809) 322-2801
FAX:(809) 326-6269


BOLIVIA
Jefe de Delegación
Víctor Alberto Vargas Covarrubias
Subsecretario de Trabajo
Ministerio de Trabajo
Mercado esq. Yanacocha
La Paz - Bolivia
Tel: (591) 37-4351
FAX: (591) 37-1387

Delegados
Abel Elías Sainz
Asesor General
Ministerio de Trabajo
Mercado esq. Yanacocha
La Paz - Bolivia
Tel.: (591) 35-9741
Fax : (591) 37-1387


BRASIL

Chefe da Delegação
Paulo de Tarso Almeida Paiva
Ministro do Trabalho
Ministério do Trabalho
Brasilia - Brasil
Tel: (5561) 211-6411
FAX: (5561) 211-6412

Delegados
Sebastião Jorge Jatobá Bezerra dos Santos
Diretor de Projeto do Gabinete do Ministro do Trabalho
Ministério do Trabalho
Brasilia - Brasil
Tel: (5561) 211-6411
FAX: (5561) 211-6412

Eduardo de Mattos Hosannah
Chefe do Gabinete do Ministro do Trabalho
Ministério do Trabalho
Brasilia - Brasil
Tel.: (5561) 211-6411
Fax: (5561) 211-6412

Santiago Luis Benito Fernandez Alcazar
Misión Permanente de Brasil
ante la OEA
Secretário
Brasilia - Brasil
Tel: (5521) 43344
FAX: (5521) 34455

ASESORES
Francisco Pessanha Cannabrava
Ministério de Relacoes Exteriores
Brasilia - Brasil
Tel.: (5561) 211-6414
Fax: (5561) 211-6414

Marco Antonio Nakatta
Secretário Embajada de Brasil en Buenos Aires
Cerrito y Alvear
Tel.: (541) 815-8737
Fax.: (541) 815-8737

Geraldo Pinto Rodrigues Da Fonseca
Vicepresidente Comisao Permanente
de Relacoes Internacionais do Trabalho,
da Confederacao Nacional da Indústria (CNI-COPRINT)
Av. Nilo Pecanha 50 P 33
Rio de Janeiro 125 - Brasil
Tel: (5521) 534-8129
Fax: (5521)

Renato de Oliveira Rodrigues
Chefe do Departamento Sindical
da Confederação Nacional do Comércio
Avda. Gral Justo 307 P 5
Sao Paulo - Brasil
CEATAL
Tel: (5511) 262558
FAX: (5511) 2627702

Nestor Fernando Hein
Assessor da Confederação Nacional da Agricultura
Praca das Taburcio s/n
Brasilia - Brasil
CEATAL
Tel: (5561) 223-9868
FAX: (5561) 221-4100

Lucimar Silva Lopes Coutinho
Diretora Executiva da Confederação Nacional do Transporte
SAS Quadra 6 Bloco J Edifício Camilo Cola 1 Andar
Brasilia - Brasil
CEATAL
Tel: (5561) 223-2300
FAX: (5561) 225-3416

Antônio Francisco
Presidente da Confederação Geral dos Trabalhadores
Rua Kokura 132 Jardinia
Amazonas - Brasil
COSATE
Tel: (5592) 33128
FAX: (5592) 347133

José Ibrahim
Secretário de Relações Internacionais da
Força Sindical
Rua Lisboa 78
Sao Paulo - Brasil
COSATE
Tel: (5511) 881-7100
FAX: (5511) 852-9402

Kjeld Aagaard Jakobsen
Central Unica de Trabalhadores
Brasilia - Brasil

CANADÁ
Head of Delegation
Lucille Caron
Directora Ejecutiva, Oficina Relaciones Internacionales
División del Trabajo
Ministerio del Desarrollo de Recursos Humanos
Place du Portage Phase II
Ottawa - Canadá
Tel: (819) 9971334
FAX: (819) 9970126

Delegates
Luoise Guertin
Directora de Cooperación Externa
Ministerio de Desarrollo de Recursos Humanos
Place du Portage Phase II
Quebec - Canadá
Tel: (819) 953-2274
FAX: (819) 9997-0126

Rick Jackson
Director Nacional
Dirección de Asuntos Internacionales
Confederación Canadiense del Trabajo
2841 Riverside Drive
Ottawa - Canadá
COSATE
Tel: (613) 521-3400
FAX: (613) 521-8949

Rhoda Caldwell
Tercer Secretario
Embajada de Canadá
Tel: (541) 805-3032
FAX: (541)806-1209

 

CHILE
Jefe de Delegación
Jorge Arrate Mac Niven
Ministro de Trabajo y Previsión Social
Ministerio de Trabajo y Previsión Social
Huérfanos 1273 P 6
Santiago de Chile - Chile
Tel: (562)
FAX: (562) 671-6539

Delegados
Juan Carlos Palma Torres
Jefe del Gabinete del Subsecretario del Trabajo
Ministerio del Trabajo y Previsión Social
Huérfanos 1273 P 3
Santiago de Chile - Chile
Tel: (562) 671-8184
FAX: (562)

Sergio Mejia Viedman
Subsecretario de Trabajo
Ministerio del Trabajo y Previsión Social
Agustinas 1253
Santiago de Chile - Chile
Tel: (562) 671-3309
FAX: (562)

Roberto Fantuzzi Hernández
Presidente de la Asociación de Exportadores
de Productos Manufacturados
Representante Empleador ante la Comisión Empresarial
de Asesoramiento Técnico de Asuntos Laborales (CEATAL)
Las Hortensias 2710
Santiago de Chile - Chile
Tel:(562) 231-5823
FAX: (562) 557-1397

Asesores
Manuel Bustos Huerta
Presidente Central de Trabajadores
Representante ante el Consejo Sindical
de Asesoramiento Técnico (COSATE)
Tel: (562) 698-5586

Guillermo Farías Garate
Agregado Laboral de la Embajada de
Chile en Buenos Aires
Tagle 2762
Capital - Argentina
Tel.: (541) 802-7020
Fax: (541)

Julio Bravo Yubini
Segundo Secretario Embajada de
Chile en Buenos Aires
Tagle 2762
Capital - Argentina
Tel.: (541) 802-7020
Fax: (541)

COLOMBIA
Jefe de Delegación
Dra. María Sol Navia Velasco
Ministro de Trabajo y Seguridad Social
Ministerio del Trabajo y Previsión Social
Carrera 7a. y 38-5 D
Santa Fe de Bogotá - Colombia
Tel: (571) 287-3434
FAX: (571) 287-3861

Asesores
María Lucía Moreno Fajardo
Asesora Ministro de Trabajo
K7 #38-50
Santa Fe de Bogota - Colombia
Tel.: (571) 287-3408
Fax: (571) 287-3861

COSTA RICA
Jefe de Delegación
Farid Ayales Esna
Ministro de Trabajo y Seguridad Social
Ministerio de Trabajo y Seguridad Social
Apdo. 10133-1000
San José - Costa Rica
Tel: (506) 221-0238
FAX: (506) 222-8085

Delegados
María Esther Castro Cascante
Directora del Despacho del señor Ministro y
Encargada de Asuntos Internacionales
Ministerio de Trabajo y Seguridad Social
Apdo 10133-1000,San José, Costa Rica
Tel: (506) 257-3483
FAX: (506) 222-8085

Tomás Soley Soler
Embajador de Costa Rica en Argentina
Av. Callao 1103, Piso 9 I
Tel: (541)814-1660
FAX: (541)814-1660

Gioconda Ubeda Rivera
Ministro Consejero y Cónsul General
Callao 2036
Tel: (541) 814-1660
FAX:(541) 804-3165

Danilo Jiménez Veiga
Asesor del Ministro de Trabajo
1600 Noak St.
Arlington - VA USA
Tel.: (202) 234-9280
Fax.: (202)

ECUADOR
Jefe de Delegación
Alfredo Corral Borrero
Ministro de Trabajo
Ministerio de Trabajo
Calle Ponce 255 y Piedrahita
Quito - Ecuador
Tel: (593) 54-9611
FAX: (593) 50-3122

Delegados
Horacio Sevilla Borja
Embajador de Ecuador en Argentina
Avda.Quintana 585
Tel.: (541) 804-0074
Fax: (541) 804-0073

Roberto Ponce
Ministro de la Embajada en Argentina
Avda.Quintana 585
Tel.: (541) 804-0074
Fax: (541) 804-0073

EL SALVADOR
Jefe de Delegación
José Armando Zepeda Valle
Vice-Ministro de Trabajo
Ministerio de Trabajo
Avda. Juan Pablo II y 2a. Av. Norte
San Salvador - El Salvador
Tel: (503) 222-3864
FAX: (503) 279-0877

GUATEMALA
Jefe de Delegación
Gladys Annabella Morfin Mansilla
Ministro de Trabajo y Previsión Social
Ministerio de Trabajo y Previsión Social
14 Calle 5-49 zona 1 2º nivel
Guatemala - Guatemala
Tel: (502) 82522
FAX: (502) 513559

Delegados
Roberto Rodríguez
Segundo Nivel Edificio Nasa 14
Calle 5-49, Zona 1
Guatemala
Tel: (502) 533953
FAX: (502) 513559

Asesores
Roberto Rene Ardon Quiñones
Director Ejecutivo CACIF Edif.Cámara de Industria
Guatemala - Guatemala
Tel.: (502) 31 0651
Fax : (502) 34-7025

Eduardo Sperisen Yurt
Coordinador General CACIF
Ruta 6, 9 - 21 Zona 4
Guatemala - Guatemala
Tel.: (502) 231-6042
Fax: (502)319485

HONDURAS
Jefe de Delegación
Rolando Romero Zapata
Vice Ministro de Trabajo y Previsión Social
Comayagüela, Municipio del Pía Biti Central
Tegucigalpa - Honduras
Tel: (504) 22-8526
FAX: (504) 22-3220

MÉXICO
Jefe de Delegación
Luis Miguel Díaz
Coordinador General de Asuntos Internacionales
Secretaría de Trabajo y Previsión Social
Periférico Sur 4271, Edif. A
Colonia del Pedregal
México DF - México
Tel: (525) 645-2841
FAX: (525) 645-4218

Delegados
Claudia Franco Hijuelos
Directora General de Política Laboral Internacional
Secretaría de Trabajo y Previsión Social
Periférico Sur 4271, Edif. A
Colonia del Pedregal
México DF - México
Tel: (525) 645-4218
FAX: (525) 645-4218

Ernesto Navarro Becerra
Funcionario de la Embajada de
México en la Argentina
Larrea 1230
Capital Federal - Argentina
Tel: (541) 812-7172
Fax: (541) 812-7251

Asesor
Octavio Carbajal Bustamante
Presidente de la Comisión de Trabajo
y Previsión Social de la Confederación de
Cámaras Industriales (CONCAMIN)
Pestalozzi 1204 - 403 - México
Tel.: (525) 661-0467
Fax: (525) 604-6504

José I.Cuauhtémoc Paleta
Diputado
Palacio Legislativo
San Lázaro s/n
México
Tel.: (525) 512-1479
Fax: (525) 521-1134

Amado Jesús Cruz Malpica
Palacio Legislativo
San Lázaro s/n
México
Tel.: (525)420-1722
Fax: (525) 420-1700
Jorge Urdapilleta Núñez
Diputado Federal
Palacio Legislativo
México
Tel.: (525) 785-0837

PANAMÁ
Jefe de Delegación
Antonio Ducreux Sánchez
Viceministro de Trabajo y Bienestar Social
Ministerio de Trabajo y Bienestar Social
Avda.Balboa y Calle 47 Zona 3
Panamá - Panamá
Tel: (507) 225-7401
FAX: (507) 225-7693

Delegados
Mauro Murillo
Asesor del Despacho Superior
Ministerio de Trabajo y Bienestar Social
Edif.de Diego - Av. Balboa
Tel: (507) 225-5098
FAX: (507) 225-4529

Ricardo Aguilar
Asesor de Asuntos Internacionales
Ministerio de Trabajo y Bienestar Social
Edif.de Diego - Av. Balboa
Tel: (507) 225-5025
FAX: (507) 225-8160

Asesores
Felipe Rodríguez
Director Consejo Nacional de la
Empresa Privada
Director del Consejo Nacional de la Empresa Privada (CONEP)
Calle 65 San Francisco N 12
Panamá
Tel: (507) 260-4200
FAX: (507) 260-4971

Elberto Cobos
Delegado Trabajador Consejo Nacional de
Trabajadores Organizados CONATO
Panamá 3 - Panamá
Tel.: (507) 221-4022
Fax: (507) 224-0840

PARAGUAY
Jefe de Delegación
Juan Manuel Morales
Ministro de Justicia y Trabajo
Ministerio de Justicia y Trabajo
Avenida G.R. de Francia y Estados Unidos
Asunción - Paraguay
Tel: (5952) 49-6515
FAX: (5952) 20-8624

Delegados
Roque Elizardo Bobadilla Cataldi
Vice Ministro de Trabajo
Ministerio de Justicia y Trabajo
Avenida G.R. de Francia y Estados Unidos
Asunción - Paraguay
Tel: (5952) 49-6515
FAX: (5952) 20-8469

Gladys Julia Santacruz de Villalba
Directora de Servicio Nacional de Empleo
Ministerio de Justicia y Trabajo
Gelly 785
Asunción - Paraguay
Tel: (5952) 49-6515
FAX: (5952) 20-8469

PERÚ
Jefe de Delegación
Sandro Fuentes Acurio
Ministro de Trabajo
Ministerio de Trabajo y Promoción Social
Avenida Salaverry Cdra. 6 s/n, Jesús María
Lima 11 - Perú
Tel: (511) 424-3175
FAX: (511) 433-7814

Delegados
Armida Murguía Sánchez
Vice Ministra de Trabajo
Ministerio de Trabajo y Promoción Social
Avenida Salaverry - Cuadra 6
Lima - Perú
Tel: (511) 331-177
FAX: (511) 314-906

Luis Leyva Guardia
Director Nacional de Empleo y Formación Profesional
Ministerio de Trabajo
Avenida Salaverry - Cuadra 6
Lima - Perú
Tel: (511) 424-3175
FAX: (511) 433- 7814

REPÚBLICA DOMINICANA
Jefe de Delegación
Juan Manuel Taveras
Subsecretario de Estado de Trabajo
Santo Domingo - República Dominicana
Tel: (809) 535-4404
FAX: (809) 535-4590

Delegado
Nelson Reyes Ureña
Director de Asuntos Internacionales
Secretaría de Estado de Trabajo
Santo Domingo - República Dominicana
Tel: (809) 535-4404
FAX: (809) 535-4590

ST. KITTS AND NEVIS
Head of Delegation
Rupert Herbert
Minister of Education, Labour and Social Security
Government Headquarters
Basseterre - St. Kitts
Tel: (809) 465-9262/2878/2521
FAX: (809) 465- 9069

SURINAME
Head of Delegation
Jacques R.C. Kross
Minister of Labour
Ministry of Labour
22 Wagenwegstraat - Paramaribo
Tel: (597) 477-045
FAX: (597) 410-465

Delegates
Marica Clifford
Ministry of Labour
22 Wagenwegstraat - Paramaribo
Tel: (597) 470-122
FAX: (597)

UNITED STATES
Head of Delegation
Robert B. Reich
Secretary of Labor
Department of Labor, S-2018
Washington, D.C., 20210
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 202-7971

Delegates
Joaquin Otero
Deputy Under Secretary for International Affairs
U.S. Department of Labor
Washington, D.C.
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 202-7971

James Cheek
US Ambassador to Argentina
Colombia 4300
Capital Federal - Argentina
Tel.: (541) 777-4533
Fax: (541) 777-4322

Nancy Coffey
Press Secretary
200 Constitution Ave.
Washington DC
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 219-7971

John Bowen
Consejero Misión de los
Estados Unidos ante la OEA
US Department of Labor
Washington D.C.
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 219-7971Tel:

Ollie Anderson
Labor Adviser, State Department
Washington DC
Tel: (202) 647-6374
Fax: (202) 736-7450

Randolph Marcus
Labor Attache
US Embassy in Argentina
Colombia 4300
Capital Federal - Argentina
Tel.: (541) 777-4533
Fax.: (541) 777-4533

Steven Diminuco
Special Assistant to the
Secretary of Labor
200 Constitution Ave.
Washington DC
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 219-7971

Jorge Pérez-López
Special Assistant Ilab
US Department of Labor
Washington D.C.
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 219-7971

Michael Canaris
Inspector General
Department of Labor
200 Constitution Ave.
Washington DC
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 219-7971Tel:

Arnold Dailey
Inspector General
Department of Labor
200 Constitution Ave.
Washington DC
Tel: (202) 219-8271
FAX: (202) 219-7971

Robert Wholey
Area Advisor Latin America - Caribe
Dapartment of Labour
Washington DC
Tel: (202) 219-8538

William Doherty
Director Ejecutivo AIFLD
1925 K St. NW
Washington DC
Tel: (202) 778-6350
FAX: (202) 778-6344

Jesse Friedman
Deputy Executive Director AIFLD
1925 K St. NW
Washington DC
Tel: (202) 778-6350
FAX: (202) 778-6344Tel:

URUGUAY
Jefe de Delegación
Analía Piñeyrúa
Ministro de Trabajo y Seguridad Social
Ministerio de Trabajo y Seguridad Social
Juncal 1511
Montevideo - Uruguay
Tel: (598) 295-7140/963703/963767
FAX: (598) 296-3767

Delegados
Beatriz Cozzano
Directora de Negociación Salarial
Juncal 1511
Montevideo - Uruguay
Tel: (598) 96-3535
FAX: (598)

VENEZUELA
Jefe de Delegación
Juan Nepomuceno Garrido Mendoza
Ministro de Trabajo y Desarrollo Social
Ministerio de Trabajo
Edificio Sur, P5, Despacho del Ministro
El Silencio, Caracas - Venezuela
Tel: (582) 481-3082/3981
FAX: (582) 483-5940

Delegados
Carmen Jiménez
Ministro Consejero
Embajada de Venezuela en Argentina
Virrey Loreto 2035
Capital Federal - Argentina
Tel: (541) 788-4944
Fax: (541) 788-4314

Igor S. Medina B.
Agregado Laboral
Embajada de Venezuela en Argentina
Virrey Loreto 2035
Capital Federal - Argentina
Tel: (541) 788-4944
Fax: (541) 788-4314

 

MIEMBROS PERMANENTES ANTE LA OEA/PERMANENT OBSERVERS TO THE OAS

BELGICA
Mac Calcoen
Cónsul General
Embajada de Bélgica en Argentina
Defensa 113 8 P
Tel.: (541) 311-0066
Fax: (541) 331-0814

ANNEXE II

LISTE DES DOCUMENTS


 LISTA DE DOCUMENTOS REGISTRADOS POR LA SECRETARÍA
HASTA EL 3 DE OCTUBRE DE 1995

 

Documento No.

Título

Idioma

TRABAJO/doc.1/95

Lista de documentos registrados por la Secretaría hasta el 3 de octubre de 1995

Textual
TRABAJO/doc.2/95

Proyecto de Reglamento de la Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E I F P
TRABAJO/doc.2/95
corr. 1

Proyecto de Reglamento de la Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E
TRABAJO/doc.2/95
rev. 1

Proyecto de Reglamento de la Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E I F P
TRABAJO/doc.3/95

Régimen de la Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E I F P
TRABAJO/doc.4/95

Proyecto de temario

E I F P
TRABAJO/doc.5/95

Proyecto de agenda propuesto por el Gobierno de la República Argentina

E I F P
TRABAJO/doc.6/95

Proyecto de calendario

E I F P
TRABAJO/doc.7/95

Acta Final de la Novena Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E I F P
TRABAJO/doc.8/95

Informe Final - Reunión de la Junta Directiva del Consejo Sindical de Asesoramiento Técnico (CEPCOSATE)

E I F P
TRABAJO/doc.9/95

Informe Final - Grupo Coordinador Interinstitucional en Asistencia Externa en el Campo Laboral

E I
TRABAJO/doc.10/95

Programa Interamericano de Capacitación y Empleo de Jóvenes

E I
TRABAJO/doc.11/95

Guidelines: Innovative Collective Bargaining Contract Provisions

E I
TRABAJO/doc.12/95

El Desafío del Empleo en América Latina y el Caribe

E I
TRABAJO/doc.13/95

Las Dimensiones Laborales de la Integración Económica en América Latina y el Caribe

E I
TRABAJO/doc.14/95

Informe Final - Reunión de la Junta Directiva del Comité Técnico Permanente en Asuntos Laborales (COTPAL)

E I
TRABAJO/doc.15/95

Informe de la Secretaría General sobre la Ejecución de las Resoluciones de la Novena Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E I F P
TRABAJO/doc.16/95

El Sistema Interamericano de Trabajo (RES/TRABAJO-IV/21)

E I
TRABAJO/doc.17/95

Régimen de la Comisión Empresarial de Asesoramiento Técnico en Asuntos Laborales (CEATAL) (Aprobado por la Quinta Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo, celebrada en Guatemala, Guatemala, del 21 al 28 de noviembre de 1975)

E I F P
TRABAJO/doc.18/95

Régimen Reformado del Consejo Sindical de Asesoramiento Técnico (COSATE) (Aprobado por la Cuarta Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo, celebrada en Buenos Aires, Argentina, del 17 al 27 de noviembre de 1972)

E I P
TRABAJO/doc.19/95

Reglamento del Comité Técnico Permanente sobre Asuntos Laborales (COTPAL)

E I F P
TRABAJO/doc.20/95

Informe Final de la Novena Reunión del Comité Técnico Permanente para Asuntos Laborales (COTPAL)

E I F P
TRABAJO/doc.21/95

Resultados de la Discusión de la Propuesta de Programa Interamericano de Capacitación y Empleo Juvenil

E I
TRABAJO/doc.22/95

Draft resolution regarding an Economic and Social Development Institute for Latin America and the Caribbean (Draft resolution presented by the Delegation of the United States)

E I F P
TRABAJO/doc.23/95

Situación del empleo, los salarios y los beneficios sociales (Documento preparado por la Delegación de Argentina)

E I
TRABAJO/doc.24/95

Las Migraciones Laborales y los Procesos de Integración Económica Subregionales (Documento preparado por la Organización Internacional para las Migraciones)

E I
TRABAJO/doc.25/95

Los Acuerdos o Pactos Sociales como Nuevo Paradigma del Tripartismo en la Configuración de los Sistemas de Relaciones Laborales y su Efecto en la Lucha contra el Desempleo (Documento preparado por la Delegación de Argentina)

E I
TRABAJO/doc.26/95

Protocolo Adicional a la Convención Americana sobre Derechos Humanos en Materia de Derechos Económicos, Sociales y Culturales, "Protocolo de San Salvador" (Documento de Referencia)

E I
TRABAJO/doc.27/95

Las Reformas Laborales en la Región y Modernización de los Sistemas de Relaciones Laborales (Sesión de trabajo plenaria - Punto d) (Documento preparado por la Delegación de Argentina)

E I F P
TRABAJO/doc.28/95

Marco de Política General y Prioridades de la Cooperación Solidaria para el Desarrollo y Compromiso para Impulsar la Cooperación Solidaria y la Superación de la Pobreza (Resoluciones aprobadas por la Asamblea General en su vigésimo período extraordinario de sesiones) (Documento de Referencia)

E I
TRABAJO/doc.29/95

Propuesta de Ajuste a los Criterios y al Mecanismo Operativo para la Prestación de Servicios de Cooperación Horizontal a los Estados Miembros (Documento de Referencia)

E I P
TRABAJO/doc.30/95

Financiamiento de las Actividades del Sistema Interamericana de Trabajo

E I P
TRABAJO/doc.31/95

Fortalecimiento del Sistema Interamericana del Trabajo (Proyecto de Resolución)

E I F P
TRABAJO/doc.31/95
rev. 1

Fortalecimiento del Sistema Interamericana del Trabajo (Resolución aprobada en la quinta sesión plenaria, celebrada el 3 de octubre de 1995)

E I F P
TRABAJO/doc.32/95

Proceso de Transición para la Puesta en Práctica de la Nueva Cooperación Solidaria para el Desarrollo

E I
TRABAJO/doc.33/95

Acta Resumida de la Sesión Preparatoria

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TRABAJO/doc.34/95

Orden de Precedencia de las Delegaciones

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TRABAJO/doc.35/95

Mensaje del Secretario General de la Organización de los Estados Americanos, Doctor César Gaviria, a la Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo

E
TRABAJO/doc.36/95

Discurso del Doctor Carlos Frederico Ruckauf, Vicepresidente de la República Argentina, en Ejercicio de la Presidencia

E
TRABAJO/doc.37/95

Acta Resumida de la Primera Sesión Plenaria

E I F P
TRABAJO/doc.38/95

La Nuevas Modalidades y Técnicas para la Modernización de la Negociación Colectiva (Sesiones de Trabajo Plenarias - Punto h)

E I
TRABAJO/doc.39/95

Proyecto de Declaración de Buenos Aires y Plan de Acción

E I F P
TRABAJO/doc.39/95
rev. 1

Declaración de Buenos Aires y Plan de Acción (Aprobada en la Quinta Sesión Plenaria, celebrada el 3 de octubre de 1995)

E I F P
TRABAJO/doc.40/95

Lista de Participantes (Lista Provisional/Draft List)

Textual
TRABAJO/doc.40/95
rev. 1

Lista de Participantes

Textual
TRABAJO/doc.41/95

Informe de la Comisión de Credenciales

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TRABAJO/doc.42/95

Discurso del Presidente del COSATE a la Décima Conferencia de Ministros del Trabajo

E
TRABAJO/doc.43/95

Acta Resumida de la Segunda Sesión Plenaria

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TRABAJO/doc.44/95

Acta Resumida de la Cuarta Sesión Plenaria

E I F P
TRABAJO/doc.45/95

Acta Resumida de la Tercera Sesión Plenaria

E I F P
TRABAJO/doc.45/95
corr. 1

Acta Resumida de la Tercera Sesión Plenaria

P
TRABAJO/doc.46/95

Intervención del Señor Ministro de Trabajo y Seguridad Social de la República Argentina, D. José Armando Caro Figueroa, en la Clausura de la Décima Conferencia Interamericana de Ministros de Trabajo

E
TRABAJO/doc.47/95

Voto de Agradecimiento al Pueblo y al Gobierno de Argentina (Resolución aprobada en la quinta sesión plenaria, celebrada el 3 de octubre de 1995)

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ANNEXE III

RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS

La Commission de vérification des pouvoirs, constituée pendant la séance plénière, est composée des Délégations du Paraguay, du Pérou et de St. Kittes et Nevis. Elle s'est réunie le 3 octobre 1995 et a élu Paraguay à sa présidence.

Au cours de cette séance, la Commission a examiné les pouvoirs des délégations, des observateurs ainsi que ceux des organisations internationales accréditées conformément aux dispositions du règlement du Conférence, et les a trouvés en bonne et due forme.

Paraguay
Juan Manuel Morales
Président

St Kitts et Nevis
Rupert Herbert Armida

Pérou
Murguía Sánchez

 

ANNEXE IV

DISCURSO DEL SECRETARIO DEL TRABAJO DE EE.UU

Address be the U.S. Labor Secretary:

Thank you very much. First I want to express enormous thanks to Minister Caro Figueroa of Argentina for his leadership in putting this conference together, and also for the intellectual leadership that he has shown in developing the plan for this Conference and for the Declaration. It is enormously impressive and we are very thankful, all of us. I've been asked to talk about the state of employment, wages, social benefits and labor relations systems, and also the consequences for all of these with regard to hemispheric integration. And as a result of our slight amendment yesterday, I thought last night how I could be most helpful. This is obviously an extremely large topic. We could talk about this for several days, weeks... I remember at Harvard University I used to teach entire courses about this issue, so I will try to be brief. But perhaps we could have enough time for a little discussion, because I find that discussion about these issues is really enormously valuable and I would welcome it.

Let me begin by stating what I think is something of a paradox for all of our nations with regard to the forces that are shaping our economies -the structural forces that are shaping our economies. Now I am not talking about the short-term liquidity crises which we are dealing with, many of us. I am focusing on the structural forces. And there are two, they are interrelated, but they are both having enormous consequences on our economies and on our work forces. One obviously is the force of technology, specifically information technology; and the second is the force of global trade and global investment, both direct investment and portfolio investment.

Now, what is the political response to these overwhelming forces. These forces have gathered momentum, gathered speed over the last fifteen years. Unfortunately, there are two primary responses in all of our nations (and I speak for the United States as well), neither of which is, in my view, perfectly appropriate to the challenge created by these two forces. One response is to seek to preserve jobs, preserve industrial structures as they exist and as they have existed. The understandable natural political response in the light of all these changes is to keep labor markets and capital markets, as they are; to seek to protect indigenous industries; to thicken the social safety net, to basically preserve as much as possible.

The second response, at the opposite extreme, I find equally worrisome. That second response is to essentially remove all safety nets, to allow financial capitalism to dominate all else, to generate very high levels of insecurity among the population, to permit employers to lay off workers very easily, to allow, in fact, the economy to function more or less as if it were a kind of social Darwinist state.

The problem with these two extremes I think should be fairly obvious: neither is sustainable over time -politically or socially. Neither of them will lead to prosperity. The preservationist extreme (that is, trying to hold things as they are, maintain all jobs, maintain all industry structures), will result, I believe -and there is quite an amount of empirical research on this- in far lower levels of living standards, if not absolute poverty. There are few -if any- benefits from doing away with the pressures of competition; international capital markets tend to shun nations or industries or segments and sectors of industries that try to simply put up barriers to change.

At the opposite extreme, extreme "laissez-faire" has its own problems. It has caused -given the forces of technology and globalization- a widening wage gap between the educated professional elites of our societies and ordinary workers who don't have the education and skills they need to deal with the forces of technology and globalization. It has in some cases generated structural unemployment, because again people lack the skills they need to rapidly adjust. Ultimately it may lead to instability; it may lead to political coalitions to move in the opposite directions and seek to preserve old jobs and old industries. In the United States today, although we have a very strong coalition in favor of international trade, I must be very candid with you, there is also a growing set of voices, on both the Republican and Democratic sides of the aisle, calling for more trade protectionism. We even have the specter of one Republican candidate for president who has made trade protection one of the center pieces of his entire campaign, and I am disturbed that he is receiving, at least in some quarters, a very positive response from the public. Why is he receiving a positive response? Again, because of the inability of the system so far to spread the gains of trade and the gains of technological change broadly enough so that everyone feels that they have a stake in it. I believe there is a third way between these two extremes, and that Labor Ministers, my colleagues here, are uniquely positioned to lead the charge in this third direction. Many of you already have. This third way can be described very simply as public investments which ease the social costs of technological and global change which help ensure that the benefits of technological change and global markets are enjoyed broadly in the population and that there are rising real wages, rising levels of living standards and working standards as a consequence.

The next question, of course, is what do we do specifically, and I am going to offer very briefly six points. They are roughly correlated with the Working Groups that have already been formulated, but no precisely correlated. Bear with me, I will go through the six points rapidly:

One, of course, is protecting basic human rights, and by basic human rights I am talking about the kind of core values codified by the International Labor Organization such as no forced labor, no employment of the very young, the right of freedom of association and so forth.

Number two would be a very great emphasis upon education and upon job training. High-quality basic education, school to work apprenticeships and skilled training so that young people who leave formal education are prepared for a lifetime of continuous learning. I might add here that unlike old views of vocational education in which we assumed that someone could be trained for a lifetime in a particular skill, what we are talking about today is the ability to continuously learn on the job, the basic skills necessary to read the manuals, to upgrade one's own skills. Because there are simply no jobs any longer in which we can assume the same skills that one learned at the age of fifteen, or sixteen or eighteen, will be applicable five, or ten of fifteen years later.

Number three, turning social safety nets into springboards -springboards toward new jobs; reemployment systems, for example, instead of unemployment insurance systems; systems in which workers can very quickly get access to good information about new jobs or other jobs available, the kind of skills that are necessary for those jobs and access to training*plZh6Kfokills. I want to emphasize the importance of labor market information here because, in a very tumultuous changing labor market, good information about what jobs are opening up and what skills are necessary for those jobs is becoming more and more important. Job search and job placement is also critically important. In many of our countries we have two separate bureaucracies: one providing unemployment insurance and the other providing training and we need to think about how to merge those two different bureaucracies so that there really is one central focus and purpose that is rapidly getting people into new jobs when they have lost their old ones or are unemployed.

Number four, a strong union movement with a focus on increasing productivity as well as gaining a large share of the economic pie. Unions that are focused upon profit sharing, gain sharing, productivity improvements which result in benefits to all parties to the productive relationship. This may not be in every case the same form of unionism we have seen in the past. In fact, in the United States I have been very struck by new forms of collective bargaining and new contracts in which labor unions have bargained for additional skill training from employers. They have bargained for, and received, employer assurances that in exchange for giving up rigid job classifications, work rules and cost of living adjustments, employers give them a greater share in the profits and more job security.

Number five, for the working poor, for people at the very bottom, not only minimum wages but also refundable tax credits, that is wage supplements that decline as someone earns more and more money. We have tried this in the United States with some success. We call it an earned income tax credit, that is provided to the very poor people who are working but who could not possibly live off of their earnings. The wage supplement gradually decreases as earnings increase to the point where at some level it becomes simply a tax cut relative to what tax it would be and then eventually at a higher level of income resumes the normal progressive system of taxation.

And finally, number six, I believe that labor minister do have a role to play and that they should have a very strong voice in macro-economic coordination, in the avoidance of liquidity crises, in all of the economic and financial discussions which are normally limited to the purview of economics and finance ministers but which have enormous consequences for the work forces. If Labor Ministers are not engaged in these conversations, I fear that although Economics Ministers and Finance Ministers may be well intentioned, they may not have all the data and perspectives they need to have in order to balance all of the interests that need to be balanced. Our role here, it seems to me, with regard to the next unfolding stages of hemispheric integration, is to ensure that Labor Ministers and the working people of our countries are well represented in the deliberations. I did have an opportunity to talk with Trade Ministers in Denver just months ago and also met with Economics Ministers from nations of the hemisphere and they seemed quite eager for the inputs of Labor Ministers. I will not say they were overly eager, but they seemed quite eager and I think that the purpose of this meeting and the Declaration and the Plan of Action that we adopt should be to ensure that our voices and the voices of average working people and the working poor in our nations are well-represented in these deliberations. Again, if the benefits of trade are going to be widely enjoyed, it seems to me that the only way that we can assure this is to have a very strong voice in the years ahead.

Let me say finally that the Declaration of Buenos Aires to me is a very important document. It represents the first instance that Labor Ministers from the hemisphere express their views on economic integration to Trade Ministers who are building the free-trade area of the Americas and to the publics of their nations. And free trade and economic integration are desirable, it seems to me, not because of themselves. They are means to ends. They are desirable because ultimately they bring benefits to workers and societies. We have to keep that in mind. Free trade is not an end; it is a means to an end. The end is higher worker standards, higher standards of living, a broader prosperity for all our nations.

And let me say just finally, it is difficult perhaps for some of our citizens to understand, but free trade is not as mathematicians would say a zero-sum game in which one side gains to the extent that the other loses. There is not a limited number of good jobs to be parcelled out among the nations of this hemisphere. In fact, what we have learned, particularly in the years following the Second World War, is that free trade can be an enormously positive force for economic justice, for broadening prosperity, for a greater degree of innovation, and improved economic performance. But it will not happen automatically. It will happen only if our domestic policies ensure that everyone gains from the prosperity generated by free trade.

Again I want to thank everyone here for attending. I want to thank you for your leadership on these matters in your own countries. I look forward to many other occasions on which we will have an opportunity to talk about these issues.

ANNEXE V

INFORME DE LOS PRESIDENTES DE COSATE Y CEATAL
A LA DECIMA CONFERENCIA

 

INFORME DEL PRESIDENTE DEL COSATE, GERARDO MARTINEZ,
A LA DECIMA CONFERENCIA

El tema que se ha elegido para esta Conferencia Hemisférica de Ministros de Trabajo, El Empleo y la Integración en el Continente, revela la preocupación que existe en todos los países por las condiciones imperantes en el mercado de trabajo en una época de ajuste y las posibilidades que podría brindar la integración para alcanzar el bienestar para toda la sociedad.

EL saneamiento de las economías del continente y una clara conciencia de que tales síntomas de salud deben ser preservados a mediano y largo plazo, son factores positivos de la evolución reciente de la región. En términos mensurables, sabemos hoy que en la década de los noventa el grueso de las economías han recuperado el crecimiento económico, las exportaciones crecen a tasas importantes y el flujo de capitales externos ingresó en cantidades considerables en algunos países. Dichos capitales no necesariamente generaron empleos productivos.

Pero también debemos tener una clara conciencia que mantener a mediano y largo plazo esos equilibrios va a requerir algo más de parte de todos los actores sociales en su conjunto. Hay que comenzar a actuar no sólo en la economía, no solo sobre las cuentas macroeconómicas, sino también en el entramado de relaciones que existen entre los actores sociales en los distintos niveles en que ellas se dan.

La estabilidad económica precisa algo más que esos equilibrios, es decir ellos son una condición previa pero no suficiente. Casi todos estamos de acuerdo que gran parte de esas condiciones de estabilidad serán duraderas, si logramos que el mercado laboral se comporte de manera óptima. Para ello se deben acometer reformas institucionales y llevar a cabo políticas con la mayor prontitud, sin perder la perspectiva de la dinámica económica y social en la que se desenvuelve el entorno del trabajo.

Es innegable que coexisten con estos equilibrios macroeconómicos, lentitud en la generación de empleos -en especial de empleos productivos- y retrasos en los niveles de ingresos. Estos no han alcanzado, por ejemplo, niveles similares a los de otras décadas cuando hubo crecimiento económico. El ambiente del trabajo no puede continuar siendo una variable de ajuste para mantener los equilibrios macroeconómicos de la región.

Las políticas que se han venido llevando a cabo en esta materia, se centran en reformas de las legislaciones laborales que persiguen, en términos generales, una disminución de los costos de los despidos y la reducción de los costos indirectos del trabajo. Sus resultados han sido claramente insuficientes. De hecho, allí donde han sido más profundas las reformas, es decir donde se han hecho más inestables los puestos de trabajo y menores los costos laborales, las tasas de empleo han disminuido, y su recuperación durante la etapa de crecimiento ha sido tímida o ha continuado su descenso. Se produjo, además, definanciamientos de los sistemas públicos de seguridad social.

A lo largo de la presente década, los puestos de trabajo que se han generado se ubican en el denominado sector informal (o desestructurado), el cual emplea cerca de la mitad de la población activa de la región.

Algunos pensaron que la economía informal constituía un potencial de crecimiento y de superación de la pobreza y, por consiguiente, protegía a los trabajadores de escasa formación de las contingencias propias de la etapa de transición. Esta dinámica presuponía, por otra parte, la existencia de pequeñas unidades de producción que lograban eludir con éxito las costosas regulaciones públicas, mejoraban los conocimientos de los trabajadores, acumulaban capital, y competían de manera eficiente con las grandes empresas o se enganchaban al crecimiento de ellas.

Hoy sabemos que la informalidad productiva es precaria en sus medios de producción, de formación de trabajadores y en sus vinculaciones con el resto de la economía. Es en realidad, un refugio contra los vaivenes del mercado de trabajo. Debido a la cantidad de trabajadores que ella emplea, se requiere la modernización y articulación con las estructuras productivas nacionales competitivas y con las empresas que tienen potencial de exportación, para evitar su debilitamiento y marginación.

El sector estructurado, exportador o no, ha seguido la estrategia de la reducción de los costos laborales, que en ausencia de inversiones productivas directas, han impedido el crecimiento de la productividad en la región. Las cifras de la OIT y del Banco Mundial a este respecto son elocuentes. Lo que ha ocurrido es que los costos laborales por unidad de producto han disminuido, pero el valor agregado no ha crecido lo suficiente para alentar ganancias netas de productividad. Lo que tenemos en la región es una huelga de inversiones productivas en los últimos quince años.

La compresión de costos laborales y la disminución de las inversiones productivas pueden ser una medicina mortal, en un comercio globalizado. La flexibilidad -ese término que proviene del uso de nuevas tecnologías más flexibles- se restringe a la eliminación de costos laborales indirectos ya apuntados, y no a una mayor adaptación en conocimientos, información, modernización en la gestión de las empresas y en la sociedad. En realidad, el trayecto que hemos recorrido en esta materia debería denominarse con mayor propiedad precarización y desregulación del mercado de trabajo.

La competencia en los mercados internacionales, para que sea sustentable de manera dinámica, debe basarse en conocimientos, una gerencia eficiente y vinculaciones con el resto de los sectores de la economía. Ventajas competitivas, basadas en la reducción de costos laborales, bien pueden disolverse y desaparecer en un mundo globalizado, en el que todos los días entran nuevos competidores a los mercados que pueden rebajar aun más sus costos laborales, ya sea por razones culturales o históricas. Es socialmente viable reducir aún más el nivel de vida de nuestra población?

Con ello no estamos tomando partido por opciones proteccionistas, como se ha querido hacer ver en algunos medios. Reafirmamos que las políticas de apertura económica y de integración pueden ser una oportunidad para mejorar la calidad de vida en el Continente. Para ello es preciso vincular el respeto de los derechos sindicales y laborales básicos con los acuerdos de integración. Estos derechos fundamentales, consagrados en los convenios de la OIT, se refieren a la libertad de sindicalización y de negociación colectiva, la prohibición del trabajo infantil y forzoso y la discriminación por sexo, edad, afiliación política e identidad étnica. Son en esencia derechos humanos en sentido extendido, a los que todas las sociedades democráticas y sociales adhieren.

Los efectos benéficos de los sindicatos en la competencia internacional dependen enteramente de que tales derechos sean respetados. En un informe reciente del Banco Mundial, Los Trabajadores en un mundo integrado (Banco Mundial, 1995), al comparar diversas experiencias de países exportadores, se concluye que hay mayor competitividad, productividad y mejores condiciones, allí donde estos derechos existen, allí donde los sindicatos son fuertes y la negociación colectiva es práctica habitual.

Pero en los actuales momentos, en los acuerdos de integración sólo se han debatido y fijado el respeto de derechos y ventajas legales para las empresas, así como regulaciones de los derechos intelectuales y de propiedad tanto nacionales, como internacionales. Se han garantizado las condiciones en las que operan las inversiones extranjeras en los países receptores, el ingreso y egreso de capitales especulativos a los mercados financieros, se otorgan beneficios tributarios y comerciales para las empresas exportadoras. No nos oponemos a algunos de estos beneficios conferidos a los inversionistas en los acuerdos de integración. Pero queremos que se le dé el mismo tratamiento, que consideren en pie de igualdad, los derechos sindicales y laborales, como instrumentos para fortalecer la integración. Como los señalábamos antes, los derechos sindicales y laborales consagrados en los convenios fundamentales de la OIT, deben formar parte de los acuerdos de las áreas integradas junto a los derechos y exenciones otorgados a las empresas.

Además, se deben decidir los mecanismos que resulten idóneos para vigilar y lograr su cumplimiento. La participación de los trabajadores en los cambios que sea preciso introducir, junto a las organizaciones empresariales puede ser clave en estos procesos, desde los niveles de la empresa hasta los acuerdos del área integrada, para garantizar que los derechos laborales y sindicales así como las regulaciones que fortalecen a las empresas se cumplan. Ambos constituirán ni más ni menos el marco regulatorio integral de los acuerdos de integración en curso.

No constituyen los sindicatos de nuestro Continente la defensa de un mercado protegido, ni un obstáculo al desarrollo económico y social de los pueblos. Los estudios que se han realizado, muestran que el sesgo anti-empleo y el rezago de las remuneraciones se deben en muchas industrias, a la falta de conocimientos y destrezas adecuadas, pues no se cuenta en la región con programas específicos de formación y de capacitación. De allí que los salarios de los estratos de menor nivel empujen a la baja a los demás salarios. La disminución de la participación del trabajo en el patrimonio y la polarización de las rentas son evidentes a todo lo largo del continente.

Si decíamos que la inversión productiva directa se ha estancado, la inversión en capacitación, adiestramiento, calificación y educación ha decaído también. Esto ha ocurrido justamente en momentos en que los requisitos educativos para insertarse en sectores de alta productividad son altos, incluso los necesarios para escapar de la pobreza.

Otro asunto de crucial importancia ha sido la discusión durante esos años de los sistemas de seguridad social, que en el fondo reflejan la preocupación general por el ahorro de largo plazo de nuestras economías. Existe una relación entre ingresos permanentes y los sistemas de seguridad social, que debe ser abordado a través de distintos instrumentos, que intenten conciliar las necesidades presentes de una sana gestión de los recursos con la protección a futuro de la población.

La modificación de los sistemas de relaciones laborales y del marco institucional en que opera el mercado de trabajo, no puede prescindir de esta discusión. La población activa para el trabajo ha venido madurando y la esperanza de vida se ha alargado a través de las décadas. Existen experiencias suficientes sobre una gestión eficiente de sistemas de seguridad social, que conjugan protección a la población en edad de retiro y financiamiento balanceado, según las características y posibilidades de cada país.

Debemos crear condiciones para reavivar la demanda de trabajo y mejorar la capacitación de la mano de obra, por el lado de la oferta, y resolver la situación de la estructura económica por el lado de la demanda. No debe desestimarse, además, el efecto de confianza que se genera en torno a las reformas que se emprendan para alcanzar estos objetivos de integración económica, liberalización del comercio e inversiones de capital productivo y de acontecimientos y destrezas para el trabajador.

Nosotros, los trabajadores del Continente, reunidos en el COSATE, proponemos a los Ministros de Trabajo para su Décima Conferencia Interamericana,

Que declaren:

1. Adoptar estrategias de integración económica y de liberalización del comercio, solamente serán positivas si estas generan mayores inversiones productivas, para erradicar la pobreza en el continente, con especial énfasis en la generación de empleos productivos y la justa distribución de la riqueza generada.

2. La integración y los tratados de libre comercio deben incluir instituciones laborales que promuevan la armonización progresiva de los sistemas de relaciones laborales y la promoción del estricto cumplimiento de los derechos laborales, inspirados en los principios internacionalmente reconocidos por la OIT.

3. Las democracias son sólidas en la medida en que se apoyan en fuertes organizaciones representativas de empresarios y trabajadores en los países. En las instituciones socio-laborales de la integración, se deben promover las negociaciones tripartitas lo que permitirá que las metas económicas y sociales cuenten con el decidido apoyo de los actores sociales. Para ello se deben estimular y fortalecer la sindicalización y las instituciones representativas de los empresarios.

4. Comprometerse con políticas de apoyo, a las microempresas, que frenen su debilitamiento y marginación, y favorezcan su modernización y articulación con el resto de la economía.

5. Apoyo a la universalización de la negociación colectiva, como instrumento fundamental de concertación y acuerdo entre actores productivos. Permite además la armonización de las condiciones de trabajo en los distintos países de la región.

6. Fomentar el respeto de los derechos sindicales y laborales básicos previsto en los convenios de la OIT, en los acuerdos de integración y en los países.

7. Dar anticipación en los Grupos de Trabajo temáticos que surjan de esta reunión, al COSATE y el CEATAL, como órganos de consulta.

Que adopten las acciones siguientes:

1. Los Ministerios del Trabajo deben ser modernizados, garantizando y ampliando la práctica de las negociaciones colectivas.

2. Promover la concertación entre los trabajadores y empresarios en los temas de empleo, formación, negociación colectiva y la creación de instituciones capaces de vehicular dicha concertación. Los Ministerios del Trabajo promoverán la participación de empresarios y trabajadores en los grupos que se creen para analizar los mecanismos idóneos de concertación, en los distintos niveles.

3. Promover los programas de capacitación y formación para el trabajo, y sus formas de financiamiento con la participación de los actores sociales. Asimismo, que se conviertan los Ministerios del Trabajo en órganos de presión para impedir que decaiga la inversión pública en educación formal.

4. Garantizar el estricto apego a las normas laborales y sindicales establecidas en los Convenios de la OIT, en los acuerdos de integración.

5. Con la participación del CEATAL y el COSATE, se realicen reuniones periódicas de evaluación de los resultados de la reunión de Ministros.

6. La experiencia de la OIT en materia de mercado y relaciones laborales puede ser muy valiosa para dar un apoyo técnico a los acuerdos de la integración y el empleo tratados por esta reunión.

7. Que apoya la recomendación de la creación de un Instituto de Desarrollo Económico y Social para América Latina y el Caribe, destinado a respaldar los objetivos de la Declaración de Buenos Aires reuniendo a los líderes de las comunidades empresariales, laborales, gubernamentales, y académicas con el fin de promover la comprensión de la forma en que las naciones del Hemisferio pueden enfrentar de manera más adecuada los desafíos que presenta y aprovechar las oportunidades ofrecidas por la integración económica y el libre comercio, ello en le medida en que la representación sindical y empresarial tengan participación en la Dirección del referido Instituto.

 

INFORME DEL PRESIDENTE DE LA CEATAL, DANIEL FUNES DE RIOJA, A LA DÉCIMA CONFERENCIA

En nombre de los empresarios de América representados en la presente Conferencia por la CEATAL, venimos a efectuar reflexiones y consideraciones tanto en lo que hace al temario en sí como al Proyecto de Declaración y de Plan de Acción.

Sean nuestras primeras palabras para congratularnos por el realismo en el enfoque general de la problemática laboral y su vinculación con el contexto económico de nuestros países, en el marco de una creciente integración y competitividad, con que tanto el Secretario General de la Organización de los Estados Americanos, D. César Gaviria como el Presidente del Banco Interamericano de Desarrollo, D. Enrique Iglesias se dirigieran a la Conferencia en el acto inaugural de la misma.

Allí creemos que debe ubicarse el presente debate. No hay sistema de relaciones laborales justo y eficiente sino en el marco de un sistema económico que respete la iniciativa privada, que promueva el crecimiento y la inversión. En tal contexto, se generará empleo productivo.

Las fórmulas que en las últimas décadas alentaron el empleo formal y no el real, estuvieron íntimamente vinculadas con modelos de economía cerrada o autosuficiente. Las mismas son incompatibles con los requerimientos propios de la liberalización del comercio exterior, emanados de los compromisos internacionales ampliamente conocidos en la materia.

Detrás de los acuerdos de integración y libre comercio se halla la intención de los gobiernos de aumentar la calidad de vida de sus pueblos.

El efecto de esos acuerdos en el empleo, los salarios y los beneficios sociales es directamente proporcional a la competitividad de las empresas para colocar sus productos ya no sólo en el mercado local sino también en el mercado expandido. Los niveles salariales, como componentes del costo, deben adaptarse a la posición de la empresa en el mercado competitivo.

Los beneficios sociales deberán atender principalmente la contingencia del desempleo coyuntural que se produce cuando las empresas rediseñan sus procesos y mecanismos de producción o cuando desaparecen las ventajas obtenidas bajo el régimen de sustitución de importaciones en el pasaje a una economía abierta.

El sistema de relaciones laborales debe acompañar todos esos cambios y no quedar en el pasado para no transformarse en un mecanismo de fricción que retrase la adaptación a las nuevas exigencias, la celeridad con que los cambios deben producirse y los beneficios que es dable esperar del proceso de integración.

Tomando en consideración los diferentes grados de desarrollo económico y social de las naciones, no es dable pensar en un "sistema americano de relaciones laborales". La unificación es una meta inalcanzable y no aconsejable.

Por el contrario, respetando las particularidades de los diferentes países, se puede pensar en una armonización de los sistemas poniendo énfasis en aquello que tengan en común y dejando de lado temas como la uniformidad salarial, la negociación colectiva comunitaria y otras condiciones de trabajo particulares a cada sociedad y que se encuentran en diferentes etapas de desarrollo.

Así, algunas asimetrías persistirán sin que por ello se saque en conclusión que la integración no se ha alcanzado.

Es en este plano donde se incorpora, adicionalmente, el debate sobre la conveniencia de cartas o documentos comunitarios de derechos sociales. Sobre el particular, cabe consignar que nuestra posición es la de no abogar por tales instrumentos que terminan siendo o meramente declamativos o, por el contrario, de una amplitud tal que resulta incompatible con las particularidades de todos los países de la región, especialmente en el campo de los salarios y condiciones particulares de labor haciendo -como consecuencia- que la norma sea utópica y por ende impracticable.

Creemos en la existencia de derechos laborales fundamentales que derivan su condición de tal por el hecho de ser parte del plexo de los derechos humanos básicos en esta materia, a saber:

- Abolición del trabajo forzoso (convenio OIT Nro. 29)

- Libertad de asociación (convenio OIT Nro. 87)

- Libertad de negociación (convenio OIT Nro. 98)

- No discriminación (convenio OIT Nro. 111)

El ejercicio de tales derechos en el contexto de una sociedad plural donde el diálogo social y la armonización sean el instrumento para resolver los conflictos que la dinámica de las relaciones laborales normalmente produce, en un marco de cooperación y no de confrontación, son las premisas inexcusables para conciliar en el mundo moderno los legítimos intereses de empleadores y trabajadores.

Los rápidos procesos de transformación que exige la mundialización de la economía, no son ajenos al quehacer laboral. Muy por el contrario, la modernización de las relaciones laborales y su flexibilización para adaptarla a los requerimientos de productividad y competitividad, aparecen como políticas impostergables para promover el empleo productivo y el mejoramiento de las condiciones de trabajo y de vida.

Estamos absolutamente convencidos de que esta modernización y flexibilización no es causa del desempleo. Lejos de ello, la experiencia internacional en la materia demuestra que la excesiva rigidez de los sistemas laborales retarda el proceso de adaptación de las estructuras productivas y con ello, agudiza la reducción de los niveles de ocupación.

Hay que ser sumamente claro en esto: las reformas estructurales fueron y son la vía necesaria para modernizar la estructura económica, equilibrar los presupuestos nacionales reduciendo el gasto público y principalmente el empleo meramente formal en dicho sector, a la vez que exigen al sector privado incorporación tecnológica, reorganización de métodos de trabajo y eficiencia productiva, como único camino viable para el desarrollo y crecimiento sostenible.

Sólo la perseverancia e integralidad de tales procesos ha de permitir pasar del círculo vicioso a un nuevo orden virtuoso, creador de empleo productivo en un contexto de inversión y crecimiento económico.

Reivindicamos, a estos efectos, el diálogo social como mecanismo adecuado para viabilizar dichas transformaciones en un clima de paz social, de reflexión y aceptación de los cambios necesarios y de asunción de las respectivas responsabilidades, tanto de los gobiernos como de los partícipes sociales.

Insistimos: creemos en el diálogo como medio, no como fin en si mismo. No nos inspiran concepciones corporatistas o meramente pactistas, sino la conciencia y convicción en torno a su eficacia para la prevención y solución de los conflictos y controversias.

Creemos que dicho diálogo social debe producirse al nivel que corresponda. La concertación social podrá ser global, pero la discusión en torno a la organización del trabajo en la empresa debe tratarse en su propio nivel. Con ello, nos definimos también respecto a otro de los grandes temas incluidos en vuestra agenda: la negociación colectiva.

Asumimos la importancia y trascendencia de dicho mecanismo, afirmando que el nivel de la misma debe ser libremente elegido por las partes y que el estado debe respetar tales acuerdos, absteniéndose de injerencias que perturben la concreción de la voluntad de los actores sociales.

No podemos obviar una reflexión al capítulo referido a solución de controversias. Así como no somos partidarios de cartas sociales o instrumentos de carácter general, tampoco creemos en la conveniencia de implementar mecanismos supranacionales de control, más allá de los existentes en el ámbito de la Organización Internacional del Trabajo o de los que nazcan de los acuerdos de integración regional en cada caso celebrados.

En lo que hace a las nuevas tendencias en la formación profesional y su influencia sobre la productividad y el empleo, debemos señalar que es preciso cortar el círculo vicioso que une la baja capacidad de los trabajadores con su bajo rendimiento lo que trae aparejado baja productividad que provoca subempleo y concluye en la pobreza para de allí comenzar otra vez con que la pobreza no permite una mayor calificación de la fuerza de trabajo.

Es sabido que la capacitación en si misma no genera empleo pero también es conocida su vinculación con el desarrollo económico. Las naciones más avanzadas son las que más han invertido en educación y las que han elaborado programas de reconversión laboral llevados adelante por las empresas, con recursos propios o de la comunidad con la intención de fomentar la polivalencia de los trabajadores y su adaptación a los cambios.

Esa polivalencia tiene efectos en el empleo al permitir al trabajador una mayor elección de oportunidades de acceso o reingreso al mercado de trabajo.

Las nuevas tendencias en formación indican que las instituciones encargadas de impartirla deben estar atentas a la elaboración de su currícula, consultando con mayor frecuencia a las empresas para conocer sus reales necesidades de trabajadores calificados. Exigirá también a esas instituciones una descentralización para atender mejor a las regiones y la creación de centros especializados en lugar de escuelas multifacéticas con las que venían funcionando.

Cada vez más se les exigirá evitar las superposiciones, el mal uso de recursos y estar atentas a las señales del mercado.

En suma, su comportamiento se acercará al de una empresa y sus directores se convertirán en empresarios.

Todo este esfuerzo debe estar complementado con planes educativos que formen a los jóvenes no sólo en conocimientos sino también en una ética básica del trabajo. Una población insuficientemente educada hipoteca el éxito de todo plan de formación profesional.

En lo que respecta a las migraciones laborales no son un fenómeno nuevo en la región americana; por lo que es dable pensar que pueden acrecentarse con la firma de acuerdos comerciales.

El tratamiento de las migraciones adquiere así un enfoque diferente del que se mantuvo hasta ahora. Es preciso que los trabajadores migrantes y las empresas que los contraten cuenten con seguridad jurídica aplicable a contratos de esta naturaleza.

En el plano laboral es preciso aplicar la normativa internacional referente a la no discriminación y tratamiento igualitario.

Las empresas, por su parte, necesitarán estar al resguardo de toda sanción que pueda aplicárseles en virtud de la ausencia de una legislación clara y precisa al respecto.

Las administraciones del trabajo deben actuar con equilibrio e independencia. La inspección del trabajo deben ejercerla sin delegarla, con un criterio pedagógico evitando la mera sanción.

Consideramos que el nuevo rol de los Ministerios del Trabajo, frente a los procesos de globalización e integración hemisférica, debe ser la de una participación activa y dinámica en la formulación de políticas laborales que sean compatibles con la política de desarrollo económico, social y comercial.

Estas administraciones fomentarán el tripartismo, buscando la discusión conjunta de temas de interés común a los actores sociales y su tarea de conciliación agotará todos los recursos antes de que los actores recurran a la instancia judicial.

Por último, su cometido de inspección del trabajo debe contemplar no sólo al sector formal de la economía, sino también llegar al sector informal.

Esperamos que las consideraciones antepuestas, fruto del consenso de los empresarios de la región, sean útiles para la consecución de las metas fijadas para nuestra labor.

Muchas gracias.


ANNEXE VI

DISCOURS

 

MENSAJE DEL SECRETARIO GENERAL DE LA ORGANIZACION
DE LOS ESTADOS AMERICANOS, DOCTOR CÉSAR GAVIRIA,
A LA DÉCIMA CONFERENCIA INTERAMERICANA DE
MINISTROS DEL TRABAJO

Quiero agradecer a nombre de la comunidad de las Américas al Gobierno de la Argentina, al Ministro Caro Figueroa y a las demás autoridades laborales de este país, por la hospitalidad que le han brindado a la Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo. Igualmente, agradezco a los organizadores por ofrecernos la oportunidad de superar las barreras de la distancia y poder dirigirnos, en compañía del Presidente del BID a los Señores Ministros del Trabajo.

Esta Conferencia se reúne en una coyuntura histórica. Todos los temas que tienen que ver con el bienestar de los trabajadores, el empleo, la legislación laboral, el mercado de trabajo y la seguridad social han adquirido una importancia estratégica para el futuro de todas nuestras naciones. La íntima relación entre las condiciones laborales y el desarrollo socio-económico ha colocado estos asuntos en el corazón del debate y de la agenda política tanto nacional como internacional.

Un primer reto que atañe a todos es el de encontrar nuevas y creativas modalidades para aproximarnos a la dimensión laboral de la integración. Los países de las Américas se han embarcado en el compromiso de construir un área de libre comercio hemisférica para el año 2005. Y esto no podrá hacerse sin la participación activa de los trabajadores y sin su apoyo político.

Es por ello que sin perder el incuestionable liderazgo que le corresponde a los gobiernos en la construcción de la integración hemisférica es necesario avanzar en la adopción de lineamientos sobre el papel del trabajo en la orientación de dichos esfuerzos. Un vigoroso proceso de consultas con todos los sectores sociales, pero sin entregar capacidad de veto a ninguno, sin duda permitirá una integración económica y comercial más cercana a las aspiraciones de nuestro pueblos.

Es sin duda la participación de los trabajadores y de sus organizaciones lo que ha despertado una nueva conciencia sobre la dimensión laboral de las negociaciones comerciales. Hoy hablar de apertura de mercados y de reducciones arancelarias no puede hacerse de manera divorciada de la discusión sobre el efecto que tienen las diversas legislaciones laborales sobre la competitividad internacional, la productividad, la estructura de costos de las economías en vías de integración. El tema del trabajo ha entrado así en el corazón de la agenda de la integración.

Aquí quisiera detenerme para hacer una reflexión. Hasta ahora la discusión sobre régimen laboral y comercio internacional ha estado caracterizada por un ambiente conflictivo de condicionamientos y de unilateralidad. Se asume, muchas veces equivocadamente, que en los países con condiciones laborales más competitivas se apoyan en una legislación parapléjica incapaz de velar por los derechos fundamentales de los trabajadores. Y no es extraño ver la punta de las orejas del lobo proteccionista asomarse detrás de la piel de oveja de la lucha internacional por el mejoramiento de las condiciones laborales en los países en desarrollo.

De allí, señores Ministros, que los avances que se obtengan en sus deliberaciones para impulsar impulsar un proceso de alcance interamericano para que de manera concertada se promueva la convergencia fundamental de las legislaciones laborales de los países del hemisferio, serán una valiosa contribución a la integración y a la reducción de las tensiones comerciales relacionadas con estos tiempos.

En América Latina muchos países han impulsado un proceso de reforma constitucional, institucional y legal en los temas laborales que ha logrado conciliar la preservación de los derechos fundamentales del trabajador y de sus organizaciones, con la modernización del mercado de trabajo. Después de cerca de dos décadas durante las cuales los regímenes autoritarios desmontaron prácticamente todas las garantías reales a los derechos de los trabajadores, el regreso a la democracia ha traído un robustecimiento de las normas y de las instituciones laborales.

De otra parte, las reformas a la normatividad laboral que tiene que ver con la dinámica económica del mercado de trabajo han contribuido a otorgarle mayor transparencia y más flexibilidad.

Los regímenes laborales heredados de una economía parroquial, estatizada y cerrada a la competencia internacional han demostrado una y otra vez su sesgo negativo contra la creación de empleo y su impacto adverso al crecimiento. Es por ello que los cambios introducidos han abierto el camino para avanzar hacia economías más ágiles, ello sin desmedro de la mayor protección de las garantías y derechos fundamentales de los trabajadores.

Las organizaciones sindicales y la asociación libre de los trabajadores han sufrido un paulatino languidecimiento en la última década en todo el mundo y particularmente en América Latina. Mucho de ello tiene que ver con cambios estructurales en la economía, con el surgimiento de nuevas modalidades de vinculación laboral, con la aparición de nuevos tipos de empleo y con la radical transformación en los lugares de trabajo.

Pero también tiene que ver con la persistencia de un sindicalismo de "viejo tipo", en el que las relaciones con el capital se siguen planteando en el terreno de la confrontación y no en el campo de la cooperación; en el que la preservación de privilegios prima sobre la creación de empleo, en el que la remuneración está de espaldas a la productividad y a las urgencias de participar en el mercado internacional.

Sin duda en muchos de nuestros países las organizaciones sindicales han sido importantes aliados del cambio y socios del futuro. Pero si queremos salvar el sindicalismo es necesario inducir su modernización para que en organizaciones de "nuevo tipo" se interprete mejor las aspiraciones del trabajador de hoy y de mañana, y para que asuman el lugar que les corresponde en la construcción de economías dinámicas, próspera y más igualitarias.

Uno de los aspectos más olvidados de la discusión de la reestructuración y reformas de las economías en desarrollo es la reconversión de la fuerza de trabajo. Nos hemos preocupado por impulsar la competencia, el cambio tecnológico y la transformación de nuestro aparato productivo pero hemos dedicado más bien pocos esfuerzos a lograr una verdadera actualización de las capacidades de los trabajadores.

La clave para profundizar la modernización de la economía está precisamente en la posibilidad de elevar la productividad de la fuerza de trabajo y en poder entregar a nuestros trabajadores los conocimientos necesarios para participar activamente en una economía en vías de transformación. Educación, capacitación y desarrollo humano son hoy en día sinónimos de cambio social, crecimiento y mayor empleo.

A todos debe preocuparnos la brecha creciente que se observa entre el sector moderno y el sector informal de la economía.

Desafortunadamente muchos de los nuevos empleos en América Latina parecen estar surgiendo al margen de la economía formal, donde por lo general la productividad es baja y las condiciones laborales inadecuadas. Es imperativo dedicar crecientes recursos a la modernización de dichos sectores y al mejoramiento de sus condiciones de vida.

Esta apretada enunciación de algunos de los temas que están ante Ustedes, Señores Ministros, demuestra la trascendencia de las deliberaciones que hoy comienzan. No tengo duda que al terminar esta Conferencia la causa de los trabajadores, del progreso económico y de la lucha contra la pobreza en las Américas saldrá fortalecida. Quiero reiterarles el pleno respaldo de la Organización de los Estados Americanos y de su Secretario General al trabajo que hoy inician y a los programas que Ustedes decidan poner en marcha.

Muchas gracias.



DISCURSO DEL DR. CARLOS FEDERICO RUCKAUF,
VICEPRESIDENTE DE LA REPUBLICA ARGENTINA,
EN EJERCICIO DE LA PRESIDENCIA

Señoras y señores:

En nombre del pueblo y gobierno de la República Argentina quiero expresar la más cordial bienvenida a los señores Ministros de Trabajo, Representantes de los países miembros de la Organización de Estados Americanos, y a los distinguidos invitados especiales a esta Décima Conferencia Interamericana de Ministros del Trabajo. Asimismo, deseo manifestar nuestro formal reconocimiento por el privilegio y la responsabilidad con que han distinguido a la República Argentina, al designar a su Ministro de Trabajo y Seguridad Social, para presidir esta Conferencia.

Este es un compromiso que Argentina habrá de honrar en consonancia con las mejores tradiciones de su política exterior. En el nacimiento mismo de la Organización de los Estados Americanos, en 1948, cuando presidía nuestra República el General Juan Domingo Perón, y se discutía la Carta de Bogotá, la Representación Argentina propuso la inclusión en el Pacto Económico de los Derechos Sociales que fueron reconocidos por la Organización posteriormente cuando esta Conferencia se constituyó como órgano permanente y hubo de asumir su naturaleza tripartita, en la Declaración de Caraballeda, Argentina apoyó la creación del COSATE y la CEATAL, órganos representativos de trabajadores y empresarios.

Es, pues, en nombre de esta honrosa tradición que Argentina acepta la distinción de presidir esta Conferencia. Nuestra responsabilidad es proporcional al honor que se nos confiere y no se agota en la anfitrionía de estos dos días de deliberaciones. Tenemos que mantener vivo, por los próximos tres años, este espíritu de Buenos Aires, cumplir los términos de la Declaración que se suscriba y concretar el plan de acción que se apruebe.

En la dirección de unir el espíritu con la letra y la acción, la presente no puede ser una conferencia más. Desde 1948 hemos tenido muchas declaraciones y cartas sociales, sin embargo el paisaje social del continente sigue mostrando rezagos injustificables.

Creo que este distancia entre la retórica de las declaraciones y nuestra realidad social es producto en buena medida, de los cambios a una velocidad superior a la capacidad de procesarlos y convertirlos en fenómenos gobernables. Mi presentación de esta mañana pretende hacer una reflexión sobre la aceleración de los cambios y sus efectos sobre el mundo del trabajo.

Es difícil encontrar otro momento de la historia donde el escenario mundial haya presenciado cambios tan dramáticos y profundos como los ocurridos en el tránsito de la década de los 80` a la década de los 90`. Hay quienes piensan que el siglo XX concluyó en 1989 con el colapso soviético y el fin de la guerra fría. Esta idea se correlaciona con la tesis de algunos historiadores como Paul Johnson que lo dan por iniciado al final de la Primera Gran Guerra, con el Tratado de Versalles, la revolución del pensamiento introducida por las Teorías de Einstein y Freud y el surgimiento de la Unión Soviética. La historia no es pura cronología y, cualquiera sea nuestra valoración de los hechos, pareciera que esta última década del siglo se presenta más como un umbral del siglo XXI que como una proyección de la centuria que acaba.

Si esto es así, se ha operado una ruptura en los equilibrios mundiales del industrialismo y la guerra fría, algo está cambiando en la organización de la producción y el trabajo que los gobiernos y los organismos internacionales no aciertan, aún, a mensurar y entender cabalmente.

Nuestra región vive este tránsito histórico con cierta perplejidad, sin poder definir con clara conciencia qué representa lo viejo y lo nuevo en esta encrucijada de la historia. Existe una necesidad de precisar qué constituye lo "nuevo" en el mundo internacional del trabajo. Si podemos prefigurar el futuro de las relaciones internacionales del trabajo, será mucho más fácil adoptar las resoluciones que adecuen el sistema interamericano a la nueva dinámica mundial.

La OIT nació con el Tratado de Versalles en 1919 luego de concluida la Primera Guerra Mundoa. La OEA surgió luego de terminada la Segunda Gran Guerra. Parecería que las grandes transformaciones institucionales de este siglo estuvieran asociadas a profundos y violentos cataclismos que modificaron el curso de la historia.

Lo "nuevo" en el mundo internacional del trabajo es que se ha operado un cambio no asociado al crimen de la guerra. Muchas de las transformaciones de que es testigo esta última década del siglo han tenido un signo positivo: la expansión de las telecomunicaciones, los avances de la información, la revolución científico-tecnológica, el desarrollo de métodos de producción y organización más eficientes, la mayor apertura comercial y la promoción de nuevos espacios económicos. Estos fenómenos permiten imaginar mercados regionales integrados no solo como espacios económicos y comerciales, sino también como espacios sociales ampliados, en este punto es donde se inserta la temática y el sentido de esta Décima Conferencia: "Empleo e integración económica en el hemisferio".

Sin embargo, esta "transformación pacífica" no ha dejado de cobrar sus propias víctimas bajo las formas despiadadas del desempleo y la marginalidad social. La desocupación es un problema moral de la sociedad contemporánea, al margen de las consecuencias políticas, económicas y sociales que pueda acarrear.

Frente a este flagelo del mundo actual, se levantó la palabra autorizada de Su Santidad Juan Pablo II, en su Carta Encíclica Centesimus Annus, escrita en ocasión del Centenario de la Rerum Novarum, señaló el papel irrenunciable del Estado, como reacción de la conciencia moral ante situaciones que ofenden la dignidad humana. Al abordar el drama del desempleo, menciona como su contrapartida: "El desarrollo de una auténtica cultura del trabajo", y exhorta: "Para concebir esos fines el estado debe participar directa o indirectamente". Indirectamente y según el principio de subsidiariedad creando condiciones favorables el libre ejercicio de la actividad económica, encauzada hacia una oferta abundante de oportunidades de trabajo y de fuentes de riqueza. Directamente y según el principio de la solidaridad, poniendo en defensa de los más débiles, algunos límites básicos en las condiciones de trabajo y asegurando en todo caso un mínimo vital al trabajador en paro".

En suma, el Santo Padre advertía sobre el nuevo círculo vicioso de la pobreza. Si la revolución tecnológica excluye del mercado de trabajo y consiguientemente del consumo a un creciente número de trabajadores, la rueda de la economía comienza a girar perversamente. Menos consumo equivale a disminución de la producción y ésta configura menos empleo, que a su vez se traduce en menos consumo o simplemente subconsumo y creciente marginalidad social.

Hay que romper esta dialéctica hermética de la exclusión social, convirtiendo el círculo vicioso en un círculo virtuoso de crecimiento, integración y empleo productivo.

Uno de los instrumentos para revertir las magnitudes del desempleo y la marginación productiva y social, es la redefinición del rol, el fortalecimiento y la modernización de los ministerios de trabajo en la región.

El mundo institucional del trabajo, al que me unen vínculos tempranos de vocación e historia personal, emerge con fuerza en América Latina, a partir de la última posguerra. Entre 1945 y 1960 se crean la mayoría de los ministerios de trabajo de la región.

Las sucesivas conferencias de la OIT, como las conferencias interamericanas de ministros del trabajo de la OEA, ratificaron la tendencia hacia el fortalecimiento institucional de la administración del trabajo, su estilo tripartito, su función promotora del desarrollo social y laboral y su vinculación con los procesos de reconversión productiva y modernización administrativa.

Los nuevos escenarios que se configuran a partir de los cambios, operados en esta última década del siglo, obligan a reformular las políticas laborales y sociales. El proceso de modernización iniciado en la mayoría de los países de la región exige redefinir el rol de los ministerios que gerencian la política laboral, adecuándola a las transformaciones originadas por la revolución tecnológica y los imperativos de productividad y competitividad.

Los objetivos de la administración el trabajo en nuestros días deben orientarse hacia la promoción de reformas laborales que se correspondan con la reconversión productiva operada en el mundo; la modernización de los sistemas de relaciones laborales; la mejora de la productividad del trabajo; el perfeccionamiento del tripartismo y la participación de los actores sociales; atender los efectos que los flujos migratorios producen sobre el mercado laboral; disminuir la informalidad laboral e incorporar a nuevos segmentos de trabajadores a la actividad productiva.

En suma, nosotros advertimos que los ministerios del trabajo no pueden limitarse a ser órganos jurídicos de la conciliación y el arbitraje, sino protagonistas de la construcción del futuro. Para ello, deben asumirse como los instrumentos centrales de las políticas de empleo y formación profesional con indelegable responsabilidad en la formación, adecuación y reconversión de los recursos humanos necesarios para acompañar y consolidar este proceso de transformación y modernización que singulariza al mundo contemporáneo.

Qué podemos hacer en el nivel regional y en el marco de la OEA para avanzar en esa dirección? Antes que nada: revalorizar la importancia de los ministerios de trabajo, asignarles el papel de organismos coordinadores de la acción del gobierno en el campo del empleo: su protección y promoción, reconociendo su responsabilidad y competencia en la formulación y ejecución de políticas de educación y adaptación de la mano de obra.

Si la política socio/laboral se integra plenamente a las corrientes del crecimiento económico y la modernización institucional, el rol de los ministerios del trabajo se habrá de transformar y se fortalecerá su participación institucional.

Hasta el presente, esta presencia institucional se ha configurado con su bajo perfil organizacional en la propia estructura del estado. Los ministerios de trabajo, al igual que otras áreas vinculadas con lo social, no han tenido una participación equiparable a otros núcleos decisionales vinculados con lo económico-financiero. Por ello, se los ubica -con frecuencia- en el grupo de ministerios "no modernos", con deficiencias que tienen mucho que ver, no solo con la falta de medios presupuestarios y de personal, sino también, con el escaso empleo de técnicas gerenciales modernas, ausencia de carreras profesionales orgánicas, mecanismos burocráticos tradicionales y políticas de personal meramente administrativas.

La Organización Internacional del Trabajo advirtió estos déficits institucionales desde el final de la década de los 70'. Precisamente, el "Convenio Nº 150 sobre administración del trabajo: cometido, funciones y organización" introdujo los conceptos de política nacional de trabajo, sistemas de administración del trabajo, democratización de los órganos de participación y consulta y una concepción dinámica de los servicios de empleo, que estimuló la creación de servicios o direcciones de empleo en casi todos los ministerios de la región.

La República Argentina, bajo la administración del Presidente Menem, ha realizado y realiza esfuerzos importantes para transformar sus estructuras legislativas, institucionales, organizaciones y de participación en la dirección de los cambios que se operan en el mundo y en las Américas

Esta Décima Conferencia, los temas que conforman su agenda y el contexto histórico en que se reúne, son expresiones del interés que tiene la República Argentina, en compartir con los países hermanos de América la promesa de un futuro donde se reconstruya la unidad substancial del continente.

Este proceso tiene nombre propio y horizonte temporal. Tenemos el compromiso de conformar la Asociación de Libre Comercio de las Américas (ALCA) para el año 2005. Este compromiso deriva del pacto para el desarrollo y de la prosperidad, que los Presidentes de las Américas suscribieron en la Cumbre de Miami, a fines de 1994.

Existe, pues, un nuevo marco histórico para la integración regional, que articulará los diferentes acuerdos de libre comercio y las experiencias comunitarias, en un espacio continental que se extenderá desde Alaska a Tierra del Fuego.

Este espacio no será solamente un espacio económico, comercial o aduanero, será también, un espacio social, donde la problemática de las relaciones laborales, el empleo, las migraciones, la formación profesional y la dinámica de los mercados de trabajo tendrán que coexistir y coadyuvar al proceso de integración.

En este nuevo escenario regional, la OEA tiene un importantísimo rol que cumplir en la configuración de las bases políticas de la integración, como el Banco Interamericano de Desarrollo las tiene en el terreno económico y financiero.

La gestión iniciada por el Secretario General D. César Gaviria, ha coincidido con este prometedora etapa de las relaciones interamericanas. Su "nueva visión de la OEA" nos alienta a ser optimistas sobre el futuro de este proceso que hemos iniciado.

En ese marco, esta Décima Conferencia adquiere relieves de gran evento para el futuro de nuestro continente. Nuestros Presidentes fijaron las metas estratégicas y los ministros de comercio -recientemente en Denver- acordaron un cronograma para avanzar por los caminos de la liberalización comercial. Toca ahora a los ministros de trabajo, echar las bases de un sistema interamericano de relaciones laborales, que ayude a construir una integración regional sobre las bases de lealtad comercial y justicia social.

Señores Ministros:

Con la certeza espiritual que nos anima el impulso de alcanzar estas metas, hago votos para que Dios los ilumine y guíe en sus trabajos en estos días. Bajo esta invocación, dejo formalmente inauguradas las deliberaciones de la Décima Conferencia de Ministros de Trabajo de la Organización de los Estados Americanos.

Muchas gracias.

 

INTERVENCIÓN DEL SEÑOR MINISTRO DE TRABAJO Y SEGURIDAD SOCIAL DE
LA REPÚBLICA ARGENTINA, D. JOSÉ ARMANDO CARO FIGUEROA,
EN LA CLAUSURA DE LA DÉCIMA CONFERENCIA INTERAMERICANA DEMINISTROS DE TRABAJO

 

SEÑORES MINISTROS DE TRABAJO DE AMÉRICA

SEÑORES REPRESENTANTES SINDICALES Y EMPRESARIALES DE AMÉRICA

SEÑORAS Y SEÑORES

LA "X CONFERENCIA INTERAMERICANA DE MINISTROS DE TRABAJO" HA LLEGADO A SU FIN, Y ME CORRESPONDE DAR POR CLAUSURADAS SUS DELIBERACIONES.

QUISIERA, ANTES DE AVANZAR ALGUNAS REFLEXIONES SOBRE LOS TEMAS AQUÍ ABORDADOS, REITERAR MI AGRADECIMIENTO POR LA PRESENCIA DE CADA UNO DE USTEDES EN LA REPÚBLICA ARGENTINA, Y POR EL ALTO HONOR QUE ME HAN CONFERIDO ELIGIÉNDOME PARA PRESIDIR ESTA "X CONFERENCIA".

Y AGRADECER TAMBIÉN A TODOS QUIENES LA HAN HECHO POSIBLE. COMENZANDO POR LA "ORGANIZACIÓN DE ESTADOS AMERICANOS", A CUYO SECRETARIO GENERAL ENVÍO DESDE AQUÍ UN ESPECIAL RECONOCIMIENTO POR LA LABOR DE LOS FUNCIONARIOS DE SU EQUIPO.

SIN OLVIDAR A LA ORGANIZACIÓN INTERNACIONAL DEL TRABAJO (OIT), QUE HA CONTRIBUIDO CON UN DOCUMENTO ESPECIALMENTE SIGNIFICATIVO; A LAS ORGANIZACIONES SINDICALES Y EMPRESARIALES QUE HAN REALIZADO APORTES CONSTRUCTIVOS A NUESTRAS DELIBERACIONES; NI A LOS FUNCIONARIOS Y COLABORADORES QUE NOS HAN ASISTIDO DURANTE NUESTROS TRABAJOS.

PERMÍTANME, ASIMISMO, CONGRATULARME POR EL ÉXITO ALCANZADO LUEGO DE TRES DÍAS DE INTENSO TRABAJO.

LA"DECLARACIÓN DE BUENOS AIRES" Y EL "PLAN DE ACCIÓN", APROBADOS UNÁNIMEMENTE HOY, ASÍ COMO LOS ENRIQUECEDORES CONTACTOS BILATERALES QUE HEMOS MANTENIDO, CERTIFICAN AQUEL ÉXITO.

ESTA "X CONFERENCIA INTERAMERICANA DE MINISTROS DE TRABAJO" SE HA CELEBRADO EN UN CONTEXTO INTERNACIONAL CIERTAMENTE SINGULAR, CARACTERIZADO POR LA ACELERACIÓN DE LOS CAMBIOS POLÍTICOS Y ECONÓMICOS, Y POR LOS PROBLEMAS DERIVADOS DEL CRECIENTE DESEMPLEO.

DESDE EL PRIMER ÁNGULO, Y EN EL ESCENARIO AMERICANO, AQUELLOS CAMBIOS NOS HAN PERMITIDO CONSOLIDAR LA DEMOCRACIA; REFUNDAR LA ECONOMÍA A PARTIR DE LAS REGLAS DEL MERCADO; Y ABANDONAR LAS POLÍTICAS AUTÁRQUICAS EN BENEFICIO DE LA CULTURA DE LA INTEGRACIÓN INTERNACIONAL.

EL DESEMPLEO, POR SU PARTE, HA IRRUMPIDO CON SINGULAR FUERZA EN LA MAYORÍA DE LOS PAÍSES DE AMÉRICA.

EN ALGUNOS CASOS, SORPRENDIENDO A SOCIEDADES INSTALADAS EN LA ILUSIÓN DEL PLENO EMPLEO, ALIMENTADA -EN REALIDAD- POR LA PRESENCIA DE BAJÍSIMAS TASAS DE ACTIVIDAD QUE ENCUBRÍAN LA DESOCUPACIÓN EXISTENTE.

SIN EMBARGO, NUESTROS PAÍSES SABEN HOY QUE LA DERROTA DE LA DESOCUPACIÓN ES UN OBJETIVO TAN DESEABLE COMO DIFÍCIL DE ALCANZAR Y, CONSECUENTEMENTE, TIENDEN A RECHAZAR PRESUNTAS SOLUCIONES BASADAS EN VOLUNTARISMOS POLÍTICOS O EN PROPOSICIONES DEMAGÓGICAS.

SI SE ME PERMITE UNA CIERTA DOSIS DE ESQUEMATISMO, DIRÍA QUE, EN LÍNEAS GENERALES, NUESTROS PAÍSES RECHAZAN LAS PROPUESTAS QUE, EN NOMBRE DEL PLENO EMPLEO, PRETENDEN -BIEN QUE SUBREPTICIAMENTE- UN RETORNO A LA INFLACIÓN O AL AISLAMIENTO ECONÓMICO INTERNACIONAL.

Y RECHAZAN TAMBIÉN AQUELLAS OTRAS PROPUESTAS BASADAS EN EL DESARME TOTAL DE NUESTROS SISTEMAS DE RELACIONES LABORALES Y DE SEGURIDAD SOCIAL, O EN EL FRENO AL INEXCUSABLE PROCESO DE REORGANIZACIÓN PRODUCTIVA AL QUE CADA UNO DE NUESTROS PAÍSES -DESDE SU SINGULARIDAD- SE ENCUENTRA ABOCADO.

AMÉRICA HA HECHO UNA APUESTA FIRME EN FAVOR DE LA INTEGRACIÓN DE NUESTRAS ECONOMÍAS EN LOS MERCADOS MUNDIALES.

UNA APUESTA FIRME EN FAVOR DE LA ESTABILIDAD POLÍTICA Y ECONÓMICA.

UNA APUESTA FIRME EN FAVOR DE LA COHESIÓN SOCIAL, QUE IMPLICA UN RECHAZO A LA DUALIZACIÓN DE NUESTRAS SOCIEDADES.

DICHO EN OTROS TÉRMINOS: QUEREMOS COMPETIR -Y ESTAMOS HACIÉNDOLO- SIN DESARTICULAR LOS DERECHOS BÁSICOS DE LOS TRABAJADORES O DE LOS JUBILADOS.

LAS REFLEXIONES DE ESTA "X CONFERENCIA" HAN PUESTO EN EVIDENCIA QUE -AL MENOS DESDE LA ÓPTICA QUE AQUÍ NOS CONVOCA- AMÉRICA ES UN ESPACIO HETEROGÉNEO, PERO INTEGRABLE Y CON UNA SÓLIDA VOCACIÓN DE INTEGRACIÓN.

Y ELLO ES ASÍ PORQUE, POR ENCIMA DE ALGUNOS ELEMENTOS COMUNES QUE EMPARENTAN A NUESTROS SISTEMAS NACIONALES DE RELACIONES DEL TRABAJO Y DE SEGURIDAD SOCIAL DE BASE ANGLOSAJONA CON LOS DE BASE EUROPEA CONTINENTAL, TALES SISTEMAS SON EXTREMADAMENTE DIVERSOS Y HASTA DIVERGENTES.

SIN EMBARGO Y COMO CONSECUENCIA DE LAS TRANSFORMACIONES ANTES RESEÑADAS, AMBOS SISTEMAS SE HALLAN SOMETIDOS A FUERTES TENSIONES:

DE UN LADO, LAS QUE APUESTAN POR SU DESARME.

DE OTRO, LAS QUE ACONSEJAN TRANSITAR EL CAMINO DE LA ARMONIZACIÓN SOCIOLABORAL.

EN CUALQUIER CASO, EL TRIUNFO DE UNA U OTRA DE ESTAS LÍNEAS DE TENDENCIA DEPENDE DE MÚLTIPLES FACTORES.

PERO DEPENDE, ANTES QUE NADA, DE ELECCIONES QUE AFECTAN AL MUNDO DE LOS VALORES, Y DE LAS DEFINICIONES QUE SE ADOPTEN EN MATERIA DE "ESTRATEGIAS COMPETITIVAS".

COMO LO HAN PUESTO DE MANIFIESTO LOS SEÑORES MINISTROS REUNIDOS EN ESTA "X CONFERENCIA", AMÉRICA, PESE A AQUELLA HETEROGENEIDAD, ES -Y DEBE SEGUIR SIENDO- UN ESPACIO DE LIBERTAD, DE SOLIDARIDAD, Y DE IGUALDAD DE OPORTUNIDADES.

SI ESTO ES ASÍ, LAS INEVITABLES Y URGENTES REFORMAS QUE ESTAMOS INTRODUCIENDO EN LOS SISTEMAS LABORALES Y DE SEGURIDAD SOCIAL DE AMÉRICA, HAN DE RECONOCER COMO LÍMITE INFRANQUEABLE EL RESPETO A AQUELLOS PRINCIPIOS QUE FORMAN PARTE DE LAS SEÑAS DE IDENTIDAD DE AMÉRICA.

CONSECUENTEMENTE, LAS ESTRATEGIAS COMPETITIVAS DE NUESTRAS NACIONES NO PUEDE BASARSE EN LA EXPLOTACIÓN DE LOS NIÑOS, NI EN LOS TRABAJOS FORZOSOS, NI EN LA SUPRESIÓN DE LOS DERECHOS LABORALES FUNDAMENTALES, NI EN LA GENERALIZACIÓN DEL TRABAJO CLANDESTINO, NI EN LA EXCLUSIÓN DE LAS PERSONAS CON MAYORES DIFICULTADES DE ACCESO AL EMPLEO.

POR EL CONTRARIO, TALES ESTRATEGIAS COMPETITIVAS HABRÁN DE BASARSE EN EL APROVECHAMIENTO DE NUESTRAS VENTAJAS DIFERENCIALES Y, SEÑALADAMENTE, EN LA CALIDAD DE NUESTROS RECURSOS HUMANOS.

LA OPTIMIZACIÓN DE NUESTROS RECURSOS HUMANOS PRESUPONE, CLARO ESTÁ, UN NOTABLE ESFUERZO DE INVERSIÓN -PRIVADA Y PÚBLICA- EN EDUCACIÓN Y EN FORMACIÓN PROFESIONAL.

UN ESFUERZO QUE, DADO EL ATRASO QUE SE REGISTRA EN LA MAYORÍA DE NUESTROS PAÍSES, HABRÁ DE TENER DIMENSIONES EXTRAORDINARIAS, Y DEBERÁ APUNTAR A REFORZAR LA CULTURA DEL TRABAJO, A FACILITAR LA INTRODUCCIÓN DE LAS NUEVAS TECNOLOGÍAS, A DESARROLLAR LAS HABILIDADES GERENCIALES, Y A INTEGRAR TANTO A LOS JÓVENES COMO A LOS TRABAJADORES DE EDAD AVANZADA, A LAS MUJERES, Y A LOS DISCAPACITADOS.

LOS MINISTROS DE TRABAJO DE AMÉRICA HEMOS COINCIDIDO EN DESTACAR LA IMPORTANCIA QUE PARA EL EMPLEO, LA PRODUCTIVIDAD Y LA EQUIDAD SOCIAL, TIENE LA CAPACITACIÓN DE LOS RECURSOS HUMANOS.

Y HEMOS TRADUCIDO TALES COINCIDENCIAS EN DOS AFIRMACIONES:

LA COOPERACIÓN INTERAMERICANA PARA LA CAPACITACIÓN ESTÁ LLAMADA A CUMPLIR UN PAPEL PROTAGÓNICO.

LOS PAÍSES Y LAS EMPRESAS MAS DESARROLLADAS DEBERÍAN ASUMIR MAYORES RESPONSABILIDADES COOPERATIVAS.

LAS DELIBERACIONES DE ESTA "X CONFERENCIA" HAN SERVIDO, ADEMÁS, PARA PONER DE MANIFIESTO LA COMÚN PREOCUPACIÓN POR HACER COMPATIBLES EL LIBRE COMERCIO Y LA INTEGRACIÓN ECONÓMICA, CON LA PRESERVACIÓN DE LOS DERECHOS SOCIALES FUNDAMENTALES.

LA "DECLARACIÓN DE BUENOS AIRES" RECOGE LOS TÉRMINOS DE TAL COINCIDENCIA, Y ABRE EL CAMINO PARA UN DEBATE MAS PROFUNDO.

FRENTE A LAS AMENAZAS DE DESARME SOCIAL, AMÉRICA DEBE REACCIONAR, CON FIRMEZA, EN UNA DOBLE DIRECCIÓN:

* EN PRIMER LUGAR, DENUNCIANDO Y RECHAZANDO LAS PRÁCTICAS DE "DUMPING SOCIAL" CUYA EXPANSIÓN PARECE CONSOLIDARSE EN CIERTAS ÁREAS DEL PLANETA.

EN CUALQUIER CASO, CONVIENE DEJAR SENTADO QUE ESTE RECHAZO TIENE EL MISMO ÉNFASIS QUE EL RECHAZO A LAS PRÁCTICAS PROTECCIONISTAS, ASÍ COMO A EVENTUALES INTENTOS DE MANIPULAR EL TEMA SOCIAL PARA ENCUBRIRLAS.

DADA LA MAGNITUD DE LA AMENAZA QUE DE TAL SUERTE SE CIERNE SOBRE NUESTRO MODELO DE CONVIVENCIA, TENEMOS QUE AVANZAR -DEJANDO DE LADO PREJUICIOS IDEOLÓGICOS- EN EL DISEÑO DE FORMAS EFICACES Y MULTILATERALES DE SANCIONAR A QUIENES APROVECHAN LA LIBERTAD DE COMERCIAR -QUE NOSOTROS RESPETAMOS COMO UN PILAR DEL NUEVO ORDEN MUNDIAL-, PARA PONER EN JAQUE A NUESTROS SISTEMAS DE EMPLEO, DE RELACIONES LABORALES, Y DE SEGURIDAD SOCIAL.

* EN SEGUNDO LUGAR, AVANZANDO HACIA LA DEFINICIÓN DE LO QUE PODRÍAMOS DENOMINAR UN "ESPACIO SOCIAL AMERICANO" COMO CONJUNTO DE VALORES, PRINCIPIOS Y REGLAS QUE ORGANIZARÁ LAS RELACIONES LABORALES Y DE SEGURIDAD SOCIAL.

DENTRO DE ESTE ORDEN DE IDEAS ES POSIBLE AFIRMAR, SIN EXCESOS TRIUNFALISTAS, QUE ESTA "X CONFERENCIA INTERAMERICANA" CONSTITUYÓ UN PRIMER MOMENTO DE REFLEXIÓN, UN PUNTO DE PARTIDA, EN EL ASENTAMIENTO DE LAS BASES DE LO QUE SERÁ AQUEL "ESPACIO SOCIAL AMERICANO".

UN PUNTO DE PARTIDA SIGNIFICATIVO SI SE RECUERDA QUE EL "PACTO PARA EL DESARROLLO Y LA PROSPERIDAD", SUSCRITO POR NUESTROS JEFES DE ESTADO Y DE GOBIERNO REUNIDOS EN MIAMI EN DICIEMBRE DE 1994, NOS HA MARCADO UN OBJETIVO Y UNA FECHA:

HACIA EL AÑO 2006, AMÉRICA DEBERÁ SER UN ÁREA INTEGRADA DE LIBRE COMERCIO.

A ESTE RESPECTO MI GOBIERNO CREE -Y ESTÁ SEGURO DE SINTONIZAR CON EL PENSAMIENTO DE LA MAYORÍA DE LOS GOBIERNOS DE AMÉRICA- QUE ESA DESEABLE LIBERTAD COMERCIAL TIENE QUE SER COMPATIBLE CON LA PRESERVACIÓN, EN EL ÁREA, DE LOS DERECHOS LABORALES BÁSICOS, Y CON LA COHESIÓN TERRITORIAL Y SOCIAL.

PERMÍTANME AQUÍ UN PARÉNTESIS PARA RECORDAR QUE, MUY RECIENTEMENTE, LOS MINISTROS DE TRABAJO DEL ÁREA IBEROAMERICANA HEMOS DADO LUZ VERDE AL PROYECTO DE "CÓDIGO IBEROAMERICANO DE SEGURIDAD SOCIAL", QUE SEGURAMENTE APROBARÁN LOS JEFES DE ESTADO Y DE GOBIERNO CUANDO SE REÚNAN -DENTRO DE UNOS DÍAS- EN LA CIUDAD DE BARILOCHE.

VOLVIENDO AL ÁMBITO DE ESTA "X CONFERENCIA", QUISIERA DESTACAR QUE UNO DE LOS PRINCIPALES ACUERDOS OPERATIVOS ALCANZADOS CONTEMPLA -PRECISAMENTE- EL FUNCIONAMIENTO DE UN GRUPO DE TRABAJO ESPECIALMENTE ENCARGADO DE ANALIZAR LAS RELACIONES ENTRE LIBRE COMERCIO, INTEGRACIÓN ECONÓMICA, EMPLEO Y CONDICIONES DE TRABAJO.

A LA ESPERA DE LAS CONCLUSIONES DE ESTE COMITÉ, ME ATREVO A SEÑALAR QUE CUALQUIER RESPUESTA A LOS DESAFÍOS QUE PLANTEAN LOS NUEVOS ESCENARIOS -ESTO ES, APROVECHAR LAS OPORTUNIDADES DE LA GLOBALIZACIÓN Y DERROTAR AL DESEMPLEO- REQUIERE ALCANZAR ACIERTOS EN VARIOS CAMPOS.

EN PRIMER LUGAR EN EL DE LAS POLÍTICAS POBLACIONALES, INCLUYENDO EL ORDENAMIENTO DE LAS MIGRACIONES INTERNACIONALES DE TRABAJADORES, TEMA AL QUE HEMOS DEDICADO UN CAPÍTULO ESPECIAL EN ESTA "X CONFERENCIA".

EN SEGUNDO LUGAR EN LA REFORMA DE LOS SISTEMAS DE EMPLEO, DE RELACIONES LABORALES, Y DE SEGURIDAD SOCIAL.

DENTRO DE ESTE APARTADO QUISIERA DESTACAR QUE -EN LO QUE VA DE LA DÉCADA DE LOS NOVENTA- CASI TODOS LOS PAÍSES DE AMÉRICA HAN ENCARADO PROFUNDAS REFORMAS, DE CUYO CONTENIDO Y DIRECCIONALIDAD HEMOS TOMADO DEBIDA NOTA EN ESTA "X CONFERENCIA".

EN LÍNEAS GENERALES, ESTAS REFORMAS HAN APUNTADO A:

* REDUCIR LOS SOBRECOSTOS LABORALES, COMENZANDO POR LOS IMPUESTOS QUE GRAVAN LA CREACIÓN DE EMPLEO;

* GESTIONAR MEJOR LOS RECURSOS DESTINADOS AL GASTO SOCIAL, SUPRIMIENDO INEFICIENCIAS Y PRIVILEGIOS; Y A

* PERMITIR QUE LAS EMPRESAS SE ADAPTEN A LAS EXIGENCIAS, ESENCIALMENTE VARIABLES, DE LOS MERCADOS, DE LAS NUEVAS TECNOLOGÍAS, Y DE LAS NUEVAS FORMAS DE ORGANIZACIÓN DEL TRABAJO.

EN TERCER LUGAR TENEMOS LA RESPONSABILIDAD DE ACELERAR EL DESARROLLO DE SISTEMAS DE INFORMACIÓN SOBRE LOS MERCADOS DE TRABAJO, Y DE INDICADORES SOCIOLABORALES QUE ORIENTAN LA TOMA DE DECISIONES. NO SOLO POR PARTE DE LOS ACTORES SOCIALES, SINO INCLUSO POR PARTE DE LOS TRABAJADORES Y DE LOS EMPLEADORES INDIVIDUALMENTE CONSIDERADOS.

EN CUARTO LUGAR, ES PRECISO ERRADICAR EL FRAUDE LABORAL Y REDUCIR LA INFORMALIDAD EN EL MERCADO DE TRABAJO. EN ESTE SENTIDO, LA "X CONFERENCIA" HA CONSTATADO LA GRAVEDAD QUE ESTE FENÓMENO TIENE EN AMÉRICA, Y LOS ESFUERZOS QUE CADA PAÍS DEDICA A ESTOS OBJETIVOS.

EN QUINTO LUGAR, RESULTA INELUDIBLE LOGRAR QUE LA NEGOCIACIÓN COLECTIVA SE DESARROLLE BAJO PAUTAS DE RESPONSABILIDAD Y TENIENDO EN CUENTA SU IMPACTO MACROECONÓMICO. EN ESPECIAL LOGRAR QUE LOS SALARIOS EVOLUCIONES EN FUNCIÓN DE LA PRODUCTIVIDAD.

VALE LA PENA DESTACAR AQUÍ QUE VARIOS SEÑORES MINISTROS HAN PUESTO ÉNFASIS EN LA NECESIDAD DE DEJAR ATRÁS LA CULTURA DE LA CONFRONTACIÓN PARA DAR PASO A NUEVAS FORMAS DE COOPERACIÓN EN EL SENO DE LA EMPRESA.

Y DE DEJAR IGUALMENTE ATRÁS ACTITUDES AUTORITARIAS EN BENEFICIO DE MODOS PARTICIPATIVOS DE GESTIÓN EMPRESARIAL, QUE HAN DEMOSTRADO TENER INFLUENCIA POSITIVA EN MATERIA DE PRODUCTIVIDAD. TODO LO CUAL IMPLICA UNA REAFIRMACIÓN DE LOS DERECHOS SINDICALES FUNDAMENTALES.

POR ÚLTIMO, LA "X CONFERENCIA" HA SERVIDO PARA PONER DE MANIFIESTO LA NECESIDAD DE PROFUNDIZAR LA REFORMA DE LOS MINISTERIOS DE TRABAJO.

UNA REFORMA QUE ES CULTURAL (PARA PASAR DEL INTERVENCIONISMO A LA AUTONOMÍA); INSTITUCIONAL (PARA ASUMIR LOS DESAFÍOS DEL EMPLEO Y LA CAPACITACIÓN); ORGANIZACIONAL (PARA INTRODUCIR TÉCNICAS DE GERENCIAMIENTO QUE COMPATIBILICEN LA EFICIENCIA SOCIAL CON LA EFICIENCIA ECONÓMICA); Y FUNCIONAL (PARA REEMPLAZAR EL ESTILO BUROCRÁTICO POR EL QUE ES PROPIO DE LAS ORGANIZACIONES DE SERVICIO).

SEÑORES MINISTROS DE TRABAJO DE AMÉRICA,

SEÑORAS Y SEÑORES:

QUISIERA CONCLUIR ESTA EXPOSICIÓN MANIFESTANDO LA FIRME DECISIÓN DEL GOBIERNO DEL PRESIDENTE MENEM DE PARTICIPAR EN LA CONSTRUCCIÓN DE UNA AMÉRICA INTEGRADA Y DOTADA DE UNA DIMENSIÓN SOCIAL.

Y MANIFESTANDO TAMBIÉN MI CONVICCIÓN DE QUE -MERCED A LA VOLUNTAD POLÍTICA DE CADA UNO DE LOS MINISTROS AQUÍ PRESENTES- LOS GRUPOS DE TRABAJO QUE HEMOS CONSTITUIDO CERTIFICARÁN -EN TIEMPO Y FORMA- LA SIGNIFICACIÓN DE ESTA "X CONFERENCIA".

MUCHAS GRACIAS.