Centre de médias

 

La décennie des  personnes d’ascendance africaine

Lors de son Assemblée générale de 2016, l’Organisation de États Américains (OEA) a adopté le Plan d’action pour la Décennie des personnes d’ascendance africaine dans les Amériques (2016-2025), reconnaissant que les personnes d’ascendance africaine dans les Amériques sont les descendants de millions d’Africains qui ont été, de force, réduits à l’esclavage et transportés dans le cadre de l’inhumaine traite transatlantique des esclaves entre le XVe et le XIXe siècle.

Le Plan d’action présente une série d’activités essentielles destinées à promouvoir la conscientisation de la population relativement à la situation des personnes d’ascendance africaine dans les Amériques et à assurer leur pleine participation à la vie sociale, économique et politique et établit la tenue d’une commémoration annuelle de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

En février 2018, les États membres ont adopté une résolution établissant la Semaine interaméricaine des personnes d’ascendance africaine dans les Amériques pour commémorer l’héritage de l’esclavage et de la traite des esclaves, ainsi que leurs conséquences sur la vie des personnes d’ascendance africaine, tout en favorisant une plus grande conscientisation et un plus grand respect pour la diversité de l’héritage et de la culture des personnes d’ascendance africaine ainsi que leur contribution au développement de la société.

Pour célébrer la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine dans les Amériques, et conformément à l’esprit de la résolution, l’OEA souligne l’influence des personnes d’ascendance africaine dans l’évolution de nos sociétés en dressant le portrait de personnages historiques qui ont excellé dans leur contribution à l’échelle nationale ou continentale dans les arts, la culture, la politique, les droits de la personne ou la science ou qui, par leur travail, ont apporté une contribution importante à leur pays ou à leur région.

La célébration s’insère dans le cadre de la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui proclamait 2015-2024 la Décennie des personnes d’ascendance africaine, citant "la nécessité de renforcer la coopération aux niveaux national, régional et international en ce qui concerne la pleine jouissance par les personnes d’ascendance africaine de leurs droits civils, culturels, sociaux et économiques et leur pleine participation, dans des conditions d’égalité, à toutes les facettes de la société".


Luis Almagro Lemes
Secrétaire général de l’OEA


Nestor Mendez
Secrétaire général adjoint de l’OEA

 

Documentaire “Afro Paraguay Testimony”

Documentaire “Afro Paraguay Testimony”

Paraguay

Le documentaire "Afro Paraguay Testimony" compile des témoignages sur la présence des Afro-descendants au Paraguay et aborde leur origine, leurs coutumes, leurs traditions, leur destin et leur situation actuelle.

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Court-métrage Así Suena Capote

Court-métrage "Así Suena Capote"

Pérou

Dans le court-métrage péruvien Así suena Capote, les habitants de Capote racontent comment la musique et la danse afro font partie des traditions et des racines de la communauté. Les enfants et les jeunes expriment également qu'ils souhaitent conserver ce patrimoine.

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Lázaro Medina

Lázaro Medina

Lieu de naissance : Fernando de la Mora (Paraguay)
Date de naissance :
9 novembre 1962

M. Lázaro Medina est celui qui, de son vivant, a travaillé dur pour maintenir en vie les traditions et les coutumes des personnes d'ascendance africaine au Paraguay. Il a été l'un des fondateurs et le directeur de l'Asociación Grupo Tradicional Kamba Cua (Ballet Kamba Cua depuis 1991), qui est reconnu internationalement et a remporté d'importants prix et distinctions.

Lázaro Medina a lutté toute sa vie pour que les cultures afro du Paraguay soient reconnues et que les descendants soient fiers de leurs racines.

Il a été honoré pour sa participation en tant que panéliste à la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée à Durban (Afrique du Sud) en 2001, et a donné des conférences dans plusieurs autres pays. Au niveau local, il s'est impliqué dans la visite de toutes les communautés afro du pays, rencontrant les gens, se mettant à l’écoute de leurs besoins et les soutenant dans leur lutte contre la discrimination et la perte de leurs terres. Medina était le seul groupe communautaire qui a toujours cherché à défendre la culture des personnes d’ascendance africaine au Paraguay.

Lázaro Medina était connu pour son travail inlassable en faveur des coutumes de ses ancêtres, une tradition héritée de son père, Don Santiago Medina, et qu'il a transmise à ses enfants, neveux et nièces, et à tous les membres de sa communauté. En plus d'être un danseur hors pair, Lázaro Medina a été un grand combattant pour la survie de la tradition afro au Paraguay et a été considéré comme l'épine dorsale du Ballet Kamba Cua.

 

Santiago Medina

Santiago Medina

Lieu de naissance : San Lorenzo (Paraguay)
Date de naissance :
25 juillet 1917

Le danseur, professeur et batteur Santiago Medina, créateur et promoteur du groupe de tambour et de ballet afro-paraguayen Kamba Cua.

Il s'est battu pour maintenir la culture afro dans le pays. Grâce à lui, les traditions de la communauté ont été transmises de génération en génération, et il est la pierre angulaire du Kamba Cua.

Il a beaucoup fait pour la culture afro-paraguayenne, en tant que danseur, batteur, enseignant et combattant.

À l'âge de 16 ans, il s'est rendu compte que les coutumes, les traditions, les rythmes de tambour et les danses se perdaient dans la communauté. Suite à cette situation, il a recréé, pratiqué et mémorisé les rythmes qu'il perdait, s'exerçant chaque jour avec une caisse à savon. Jusqu'au jour où il a enfin réussi à se rappeler tous les rythmes musicaux.

Il a ensuite transmis son savoir en matière de tambour à ses cousins et voisins de la communauté de Kamba Cua. C'est là que la communauté a pu retrouver son identité culturelle et ancestrale jusqu'à aujourd'hui. Merci à ce jeune homme qui a eu la vision de retrouver ses origines au son des tambours et des danses Kamba Cua.

Le dénommé grand-père des Kamba Cua ; il était également joueur de football. Il a servi son pays dans la cavalerie et a reçu la distinction de meilleur cavalier, et il a été l'un des fondateurs du groupe de tambour et de ballet Kamba Cua.

 

Sofía Carrillo

Sofía Carrillo

Lieu de naissance : Lima (Pérou)
Date de naissance :
25 février 1979

Sofía Carrillo est une militante afro-péruvienne et une défenseure des droits de la personne. Diplômée en journalisme et titulaire d'une maitrise en gestion sociale de la PUCP, elle est experte en matière de droits sexuels et reproductifs, de genre et d'intersectionnalité. Elle a travaillé dans le secteur public et privé.

En 2018, elle a été reconnue par le Ministère de la justice et des droits de l’homme pour sa défense des droits de la population afro-péruvienne, des femmes et des communautés exclues et discriminées. En 2019, Amnesty International la reconnaît comme défenseure des droits humains dans le cadre de la campagne mondiale « Brave ».

Animatrice de l'émission « A la Cuenta de Tres » sur TV Perú (2017). Elle anime actuellement les émissions de radio et de télévision de l'IRTP. Elle a participé en tant que déléguée officielle et/ou représentante de la société civile à des événements internationaux sur la population et le développement au Mexique, en Angleterre, au Kenya et aux États-Unis, pour n'en citer que quelques-uns.

 

Court métrage “Cimarrones”

Court métrage “Cimarrones”

Pérou

Cimarrones Considéré comme l'un des premiers films sociaux péruviens, le court métrage Cimarrones raconte l'épisode dans lequel un groupe d'esclaves rebelles qui menaient une vie de liberté loin des villes, assaillent une caravane et libèrent deux esclaves que les colons espagnols emmenaient pour être exécutés.

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Elza Soares

Elza Soares

Lieu de naissance : Rio de Janeiro (Brésil)
Date de naissance :
23 juin 1930

Elza Soares, nom d’artiste d'Elza Gomes da Conceição, était une chanteuse, compositrice et chanteuse de samba-enredo brésilienne, qui s’est adonnée à divers genres musicaux tels que la samba, le jazz, la samba-jazz, le sambalanço, la bossa nova, le mpb, la soul, le rock et la musique électronique. Au cours d'une carrière de plus de 60 ans, un nombre considérable de ses chansons ont figuré en tête des hit-parades au Brésil. Ses plus grands succès sont « Se Acaso Você Chegasse » (1960), « Boato » (1961), « Cadeira Vazia » (1961), « Só Danço Samba » (1963), « Mulata Assanhada » (1965) et « Aquarela Brasileira » (1974). Élue par la BBC Londres « Voix du millénaire » au tournant des années 1999 à 2000, la chanteuse sera toujours une forte représentante de l'activisme noir dans le pays, connue pour avoir toujours soutenu les artistes noires et lutté contre toute forme de préjugés.

 

Januário Garcia Filho

Januário Garcia Filho

Lieu de naissance : Belo Horizonte (Brésil)
Date de naissance :
16 novembre 1943

C'était un photographe brésilien. Avec un travail important dans les domaines de la publicité, de la musique et de la documentation des personnes d'ascendance africaine dans les sphères sociale, politique, culturelle et économique, Januário a participé à d'importants espaces de mémoire, d'art et de culture du peuple noir au-delà de la sphère professionnelle. Il est l'auteur des photos des couvertures d'albums emblématiques d'artistes tels que Gilberto Gil, Tim Maia, Belchior, Chico Buarque et Leci Brandão. Januário a vu ses œuvres exposées dans plusieurs pays. Il a reçu une formation en communication visuelle à International Camaramen School, a effectué un stage au Studio Gamma, sous la direction du photographe George Racz, et suivi des cours de perfectionnement en art visuel, histoire de l'art et Videomaker. Il a été président de l’Instut de recherches sur les cultures noires et membre du Conselho Memorial Zumbi. Il est l'auteur de plus de 100 000 photos prises au cours de sa carrière.

 

Elizabeth Forbes Brooks (Miss Lizzie Nelson)

Elizabeth Forbes Brooks (Miss Lizzie Nelson)

Lieu de naissance : Punta Fría, Bluefields (Nicaragua)
Date de naissance :
11 décembre 1922

Elizabeth Forbes Brooks (Miss Lizzie Nelson), enseignante dans le primaire et le secondaire au Moravian College de Bluefields pendant plus de trois décennies, promotrice infatigable de la culture créole, en particulier de la danse caribéenne et de la célébration du May Pole Festival.

Elle a été reconnue par le conseil régional autonome de la RACCS comme Mère de l’autonomie. Elle est la première personne à avoir été reconnue comme Trésor humain de la culture nicaraguayenne en 2011. Elle est décédée le 2 mai 2021.

 

Francisco Sambola

Francisco Sambola

Lieu de naissance : Communauté de l'Orénoque, Lagune des Perles (Nicaragua)
Date de naissance :
11 octobre 1949

Leader du peuple Garífuna, petit-fils du fondateur de la Communauté de l'Orénoque (John Sambola) et principal promoteur du Processus de revitalisation de la culture Garífuna au Nicaragua, notamment de la langue du peuple Garífuna. Il a participé activement à la consultation et à l'approbation de la loi 28, Statut d'autonomie de la côte caraïbe du Nicaragua. Il a été enseignant à l’école primaire pendant plus de vingt ans dans différentes communautés du bassin de la Lagune des Perles. Il est décédé le 24 juin 2001.

 

Eintou Pearl Springer

Eintou Pearl Springer

Lieu de naissance : Santa Cruz (Trinité-et-Tobago)
Date de naissance :
24 novembre 1944

Eintou Pearl Springer, née le 24 novembre 1944 à Santa Cruz, à Trinité-et-Tobago, est une poète, dramaturge, actrice primée et conteuse traditionnelle de renommée internationale. Elle est lauréate d'un prix national, le Humming Bird Silver, pour sa contribution au développement de l'art et de la culture. Par l'intermédiaire de sa compagnie culturelle familiale IDAKEDA et de son ONG, l'Indigenous Creative Arts Network (ICAN), elle a créé des initiatives pour les populations vulnérables en utilisant une combinaison de littérature, d'histoire et de théâtre pour autonomiser les jeunes des communautés en difficulté.

Elle a occupé le poste de poète lauréate de Port of Spain de 2000 à 2009 et a publié quatre volumes de poésie pour adultes, deux volumes de poésie et de contes pour enfants, un livre sur les sites du patrimoine africain à Trinité-et-Tobago, un texte d'études sociales sur les Caraïbes et Survivor (actuellement une lecture recommandée pour les étudiants en art dramatique), une collection de treize (13) pièces pour enfants et jeunes adultes (2017). Ses articles universitaires et sa poésie ont fait l'objet de nombreuses anthologies.

 

Court film La Ligue Oubliée

Court film «La Ligue Oubliée»

Canada

La Ligue Oubliée est un court film qui révèle l'histoire enfouie d'une ligue de hockey noire pionnière du Canada atlantique.

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Film “The Colour of Beauty”

Court documentaire «La couleur de la beauté»

Canada

«La couleur de la beauté», produit par l'Office National du film du Canada, est un court documentaire bouleversant qui examine le racisme dans l'industrie de la mode.

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Short film “Black Soul”

Court métrage «Âme noire»

Canada

«Âme noire» est un court métrage d'animation canadien qui plonge au cœur de la culture noire avec un voyage exaltant à travers l'histoire. Accompagnez un jeune garçon pendant qu´il retrace ses racines à travers les récits de sa grand-mère qui ont façonné leur héritage culturel.

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film “Crafting Our Indigenous Memory”

Film " Elaboration de notre mémoire natif " d'Akley Olton

Saint Vincent and the Grenadines

Le film " Elaboration de notre mémoire natif " d'Akley Olton est une exploration de la production artisanale et de l'histoire native de la nation caribéenne de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

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Primitivo Efrén Mayren Santos

Primitivo Efrén Mayren Santos

Lieu de naissance : Oaxaca (Mexique)
Date de naissance :
19 juin 1937

Homme fièrement afro-mexicain, plus connu sous le nom de don Efrén, originaire de la communauté de Ciruelo, Santiago Pinotepa Nacional, dans l’Oaxaca.

En 1963, il a été proposé de promouvoir le Son de Artesa, qui a été présenté à la communauté lors de la fête patronale d'El Ciruelo. De même, à travers la musique et, vu la nécessité d'incorporer des éléments identitaires, il a composé plusieurs chansons : « Evento de negros », suivie de « El vagabundo », « Amor de pobre », « El pescador », « El mocosito » et « El chile suelto ».

Pour Primitivo Efrén Mayren Santos, l'importance de préserver et de partager avec les jeunes réside dans l'héritage culturel et historique qu'il peut donner ; en outre, il souhaite que le Son de Artesa redevienne un élément central des festivités du village, étant la seule communauté afro-mexicaine de El Ciruelo, à Pinotepa Nacional, dans l’Oaxaca, qui chante et danse le Son de Artesa.

 

Juliana Acevedo Avila

Juliana Acevedo Avila

Lieu de naissance : Oaxaca, México
Date de naissance :
19 de junho de 1979

Elle a contribué dans différents domaines (poésie, peinture et militantisme) à la visibilité des communautés noires ou d’ascendance africaine au Mexique, ainsi qu'au respect des droits de la personne individuels et collectifs, notamment pour éradiquer le racisme et la discrimination raciale.

Elle a été porte-parole devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme sur la reconnaissance statistique et juridique des Afro-Mexicains. Elle a participé à des tables de travail et a dialogué avec diverses organismes gouvernementaux. Elle s'efforce actuellement d'autonomiser les femmes noires en promouvant des processus visant à renforcer le leadership des femmes afro-mexicaines et est donc membre du Réseau des Afro-Latinoaméricaines, des Afro-Caribéennes et des femmes de la diaspora pour le Mexique.

En 2018, elle a publié « Los Pueblos Negros de México : Su lucha Por la sobrevivencia cultural y el reconocimiento jurídico. Costa Chica de Oaxaca y Guerrero ».

 

Walter Rodney

Walter Rodney

Lieu de naissance : Georgetown (Guyana)
Date de naissance :
23 mars 1942

Walter Anthony Rodney a fréquenté le Queen's College (lycée établi par les Britanniques) et a été diplômé comme premier de sa classe en 1960. Il a obtenu une bourse d'études ouverte à l'Université des Antilles, au campus de Mona en Jamaïque, où il a obtenu en 1963 une licence en histoire avec mention. Il a poursuivi ses études à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l'Université de Londres, où il a obtenu en 1966, à l'âge de 24 ans, un doctorat avec mention en histoire africaine.

En 1966, il a accepté son premier poste d'enseignant à l'Université de Dar es Salaam en Tanzanie. Là-bas, il a élargi ses perspectives panafricaines en suivant les lignes marxistes. En 1968, de retour en Jamaïque à l'Université des Antilles, il a enseigné un cours d'histoire africaine. Walter Rodney a continué à utiliser l'histoire pour élucider l'oppression exercée par les Européens et s'est impliqué dans les luttes de libération de l'Afrique. S'inspirant des luttes contre l'apartheid et pour la décolonisation, il a publié en 1972 un ouvrage fondamental intitulé "How Europe Underdeveloped Africa".

En 1974, de retour au Guyana, il a occupé un poste de professeur d'histoire à l'Université du Guyana. La nomination a été annulée par le gouvernement. Il s'associe ensuite à divers mouvements de protestation et devient l'un des fondateurs de la Working People's Alliance. Il est une figure clé du mouvement de protestation grandissant contre le régime antidémocratique de M. Burnham et du Peoples' National Congress (PNC). Apparaissant comme une menace pour ces derniers, Walter Rodney a subi à partir de ce moment un harcèlement continu de la part de la police et des menaces, jusqu'à son assassinat le 13 juin 1980 au moyen d’une bombe.

 

Cuffy

Cuffy

Lieu de naissance : Ghana, amené au Guyana par la traite transatlantique des esclaves
Date de naissance :
Inconnue

Cuffy était un Akan qui a été capturé en Afrique de l'Ouest, où il est né, et a travaillé dans les plantations de la colonie hollandaise de Berbice au Guyana. Il est devenu un symbole national de résistance, car en 1763, il a mené une révolte de plus de 2 500 esclaves contre les colons.

Cuffy vivait à Lilienburg, une plantation sur la rivière Berbice, en tant qu'esclave domestique. Le 23 février (aujourd'hui fête nationale du Guyana) de l’année 1763, les esclaves de la plantation Magdalenenberg, sur la rivière Canje, se sont rebellés contre un traitement dur et inhumain.

Cuffy a été rapidement accepté par les rebelles comme leur chef et s’est déclaré gouverneur de Berbice. Ce faisant, il a nommé le capitaine Accara comme son adjoint chargé des affaires militaires. Le 2 avril 1763, Cuffy a écrit au gouverneur Van Hoogenheim qu'il ne voulait pas la guerre contre les colons et proposé une partition de Berbice, les colons occupant les zones côtières et les anciens esclaves l'intérieur.

Le gouverneur Van Hoogenheim a retardé sa décision et a répondu que la Société de Berbice à Amsterdam devait prendre cette décision et que cela prendrait trois à quatre mois. En réalité, le gouverneur attendait le renfort de colonies voisines, le Suriname et la Barbade.

Cuffy a ordonné à ses forces d'attaquer les colons en mai 1763, mais il a subi de ce fait de lourdes pertes. Cette défaite a ouvert une division parmi les rebelles et affaibli la rébellion. Accara est devenu le chef d'une nouvelle faction opposée à Cuffy et cela a conduit à une guerre civile entre eux. Découragé et, faisant face aux nombreuses difficultés qui se multipliaient, Cuffy s'est suicidé.

 

Mgr Randolph George

Mgr Randolph George

Lieu de naissance : Berbice (Guyana)
Date de naissance :
15 juillet 1924

Randolph Oswald George, ancien évêque du Guyana, était un dirigeant astucieux et discret du diocèse anglican. Mgr George a reçu son éducation et sa formation à la prêtrise au Codrington Theological College de la Barbade. Après son vicariat à St. Peter à la Barbade, il a passé une décennie en Angleterre et un temps considérable à Trinité-et-Tobago.

Mgr George est retourné au Guyana où il est devenu le recteur de la cathédrale St. George et le doyen de Georgetown. En octobre 1976, Mgr George a été promu deuxième évêque suffragant de Georgetown. Quelques années plus tard, en 1980, Mgr George a commencé à servir en tant qu'évêque de la prestigieuse cathédrale St. George située à Georgetown. Il a occupé ce poste jusqu'à sa retraite en 2008.

Dans la période troublée des années 1980, Mgr George est devenu un défenseur des droits de la personne, de la justice sociale et du changement du système politique qui s'était développé lorsque le Guyana est devenu indépendant en 1966.

Après le changement de gouvernement en 1992, il a été choisi pour diriger la Commission gouvernementale des relations raciales en 1993. Un an plus tard, il a reçu l'une des récompenses nationales du Guyana, la Couronne d'honneur du Cacique (CCH).

On se souviendra de lui comme d'une personne dont « l'influence est jugée comme étant de nature unificatrice en raison de son travail pour combler les nombreux fossés de notre société ».

 

Sherman Thomas Jackson

Sherman Thomas Jackson

Lieu de naissance : San José (Costa Rica)
Date de naissance :
24 janvier 1939

Fils d'un père jamaïcain et d'une mère costaricienne, il s'est distingué par ses nombreuses luttes dans le pays et est devenu une référence pour toute la communauté d’ascendance africaine du Costa Rica.

Titulaire d'un doctorat en chimie et au sein de l'université du Costa Rica, Sherman Thomas a occupé divers postes depuis son arrivée à l'université en 1958.

Il a consacré sa vie au monde universitaire, a été recteur par intérim de l'Université d’État à distance et a également été le premier Afro-Costaricien à être candidat à la présidence avec le Parti pour le renouvellement costaricien lors des élections de 1998.

En outre, il a été le premier Afro-Costaricien à être président du Collège fédéré de chimistes et d’ingénieurs chimistes du Costa Rica.

 

Epsy Campbell Barr

Epsy Campbell Barr

Lieu de naissance : San José (Costa Rica)
Date de naissance :
4 juillet 1963

Vice-présidente de la République du Costa Rica (2018-2022), première femme afro-costaricienne et deuxième femme d’ascendance africaine à occuper cette haute fonction dans le continent américain.

Elle a plaidé au Costa Rica pour l'adoption de la Convention interaméricaine contre le racisme, la discrimination raciale et les formes connexes d’intolérance (2016) ; elle a promu la commémoration de la Journée internationale des personnes d'ascendance africaine (2021) et le Forum permanent des personnes d'ascendance africaine à l’Organisation des Nations Unies (2021). En outre, elle a été membre du comité qui a préparé le « Rapport régional sur le développement humain pour l'Amérique latine et les Caraïbes : Progrès multidimensionnels » (2016) du Programme des Nations Unies pour le développement, elle a dirigé plus de quinze projets de recherche internationaux et rédigé 20 ouvrages publiés sur l'inclusion sociale.

Elle assure le suivi des engagements nationaux et internationaux du pays pour la mise en œuvre de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine et de ses plans d'action, et elle promeut une série d'initiatives et de stratégies en faveur de cette population.

 

Carmen Platero

Carmen Platero

Lieu de naissance : Ciudad de La Plata, province de Buenos Aires (Argentine)
Date de naissance :
3 aout 1934

Carmen Platero a été une dramaturge d’ascendance africaine fondatrice de la Comédie noire de Buenos Aires. Sa contribution a été fondamentale pour la visibilisation de la culture afro-argentine. Son premier spectacle a été unipersonnel et s’est intitulé « Tango para solo de mujer » (Tango pour un solo de femme).

Avec sa sœur Susana, elle a créé l’œuvre emblématique appelée « Calunga Andumba », dont les textes étaient d’auteurs afro-argentins et afro-latino-américains, et a été jouée pour la première fois en 1975.

Les représentations ont été interrompues en 1976 avec le Coup civico-militaire, et madame Platero a dû s’exiler jusqu’au retour de la démocratie en Argentine. Une décennie plus tard, en 1987, sa sœur Susana et elle ont fondé la Comédie noire susmentionnée de Buenos Aires.

Nous soulignons sa participation à la Troisième Conférence mondiale contre le racisme, la xénophobie et les formes connexes d’intolérance (Durban, 2001), qui a transformé l’histoire du mouvement afro international. En Argentine, elle a eu une incidence, en renforçant la voix des organisations du mouvement afro-argentin et des personnes d’ascendance africaine, contribuant à son développement en tant que mouvement social.

Elle est décédée le 16 mars 2020.

 

Isabel Ramírez Lino de Arana “Doña Catatu”

Isabel Ramírez Lino de Arana “Doña Catatu”

Lieu de naissance : Livingston (Guatemala)
Date de naissance :
8 novembre 1927

Isabel Ramírez Lino De Arana, plus connue sous le nom de “Doña Catatu” au centre-ville de Labuga Livingston (Guatemala), est une femme garifuna de 94 ans qui, au cours de sa vie, s’est mariée avec Eusebio Arana Arzú et a eu 10 enfants.

Cette femme combative a travaillé pendant plus de sept décennies comme sage-femme, aidant à mettre au monde les enfants de nombreuses familles appartenant aux diverses cultures qui vivent à Livingston Izabal.

 Il n’existe pas de données exactes sur le nombre d’enfants, mais ce nombre est estimé entre 1400 et 1600 enfants du peuple garifuna, de même que du peuple Q’eqchi, de la communauté hindoue et de la communauté métisse du village de Livingston.

Des phrases typiques de Doña Catatu comme “Je remercie monsieur de Esquipulas de me permettre de ne perdre aucun enfant lors de l’accouchement” montrent l’humilité de cette belle femme qui, pendant toutes ces années, a travaillé sans recevoir de paiement de ses patientes.

Doña Catatu est une icône dans le village de Livingston pour son humilité et son dévouement envers les personnes qui ont eu besoin d’elle à un moment ou à un autre.

 

Viola Desmond

Viola Desmond

Lieu de naissance : Halifax, Nouvelle-Écosse, Canada
Date de naissance :
6 juillet 1914

Viola Desmond était une femme d'affaires canadienne noire et militante des droits civils née à Halifax, en Nouvelle-Écosse. En 1946, neuf ans avant la célèbre manifestation de l'Américaine Rosa Parks, Viola a résisté à la ségrégation raciale en refusant de quitter la section « blancs seulement » d'une salle de cinéma. Elle a été arrêtée, emprisonnée et condamnée sans représentation légale, sur la base d’une accusation d'évasion fiscale obscure (un montant de 1 cent). Viola et la communauté noire ont fait appel à la Cour suprême de la province mais sans succès. Par contre, sa résistance courageuse a galvanisé la communauté noire en Nouvelle-Écosse et a inspiré en partie le mouvement des droits civils au Canada.

En 2010, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a officiellement présenté ses excuses pour cette injustice et la première lieutenante-gouverneure noire de la province a accordé un pardon posthume à Viola. En 2018, le gouvernement du Canada l’a nommée une personne d’importance historique nationale et elle est devenue la première femme canadienne à apparaître seule sur un billet de banque – le billet de 10 $. 36 / 5000. Viola Desmond est décédée le 7 février 1965.

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Barbarita Lara Calderón

Barbarita Lara Calderón

Lieu de naissance : Mascarilla – Mira, province du Carchi (Équateur)
Date de naissance :
1956

Depuis son tout jeune âge, la femme afro-équatorienne Barbarita Lara Calderón devient un leader dans les communautés de la vallée du Chota et Mira. À 28 ans, elle est entrée dans le Mouvement jeunesse en action et progrès, travaillant à l’élaboration d’une infrastructure pour les services de base dans la communauté de Mascarilla. Ses actions ont reflété un processus de transition et de transformation politique, sociale et économique qui se produisait en Équateur –la réforme agraire et le premier boom du pétrole– et qui affecte directement ces communautés.

Dans les années quatre-vingts, elle a pris part au Mouvement afro-équatorien Conscience (MAEC), d’où elle a élaboré, partagé et diffusé des renseignements sur l’identité ethnique culturelle afro-équatorienne, de même que sur l’histoire du mouvement afro en Équateur, dans des quartiers urbains de la périphérie de Quito qui compte une population migrante d’ascendance africaine de la vallée de Chota et d’Esmeraldas. Cette étape lui a permis de mieux connaitre ses racines et de partager ses connaissances.

En 2006, elle est élue présidente de la Coordination nationale des femmes noires de l’Équateur, CONAMUNE; ce mouvement social, dont elle est membre fondatrice, est orienté vers la lutte pour les droits et les revendications des femmes d’ascendance africaine du pays.

À partir du travail d’éducation ethnique de Barbarita, une série de textes ethno-éducatifs portant sur l’histoire de l’Afro-équatorien ont été publiés en 2012 dans le but de les incorporer au programme éducatif des collèges et des institutions d’enseignement de la vallée de Chota et de Carchi. Les textes sont appelés “Orígenes. Módulos de etno-educación afroecuatoriana” (Origines. Modules d’ethno-éducation afro-équatorienne).

Elle est détentrice d’une licence en pédagogie, avec spécialisation en histoire et géographie, de l’Université centrale de l’Équateur, de même qu’un diplôme d’études supérieures en études de la culture, avec une mention en diaspora afro-andine de l’Université andine Simon Bolivar.

 

Haydee Massoni Cano

Haydee Massoni Cano

Lieu de naissance : Lima (Pérou)
Date de naissance :
5 novembre 1942

Fondatrice de soupes populaires autogérées, actrice de théâtre, communicatrice, avocate et activiste afro-péruvienne. Depuis son tout jeune âge, elle a senti la discrimination raciale et les barrières que celle-ci impliquait pour son développement. Malgré cela, elle a participé activement au travail communautaire, vu sa vocation de service. En plus de s’occuper de sa famille, elle a été déléguée à la santé communautaire. En 1978, elle a participé à la fondation de soupes communautaires autogérées. Vers 1992, elle est invitée à faire partie du monde du théâtre, où elle sent que commence son activisme en faveur des personnes d’ascendance africaine, ce qui lui a permis de renforcer son estime de soi et son identité. À partir de cette expérience, elle entre en contact avec des organisations de personnes d’ascendance africaine, arrivant même à fonder la Pastorale afro-péruvienne de Comas puis la Pastorale afro-péruvienne du Callao. En 2016, elle est reçue avocate et elle continue toujours à travailler comme activiste afro-péruvienne, actrice de théâtre et promotrice sociale.

 

Thelma King Harrison

Thelma King Harrison

Lieu de naissance : Ville de Panama, République du Panama
Date de naissance :
31 janvier 1921

Thelma King Harrison, d’ascendance jamaïcaine (sa mère) et anglaise (son père), a été enseignante, avocate, journaliste et défenseure des luttes des dépossédés, en faveur de l’égalité des droits et de la souveraineté panaméenne.

Les conditions de pauvreté dans lesquelles elle vivait l’ont amenée à s’instruire. Elle apprend l’anglais par elle-même pour pouvoir communiquer avec sa grand-mère jamaïcaine.

Première femme vice-consule (Liverpool-1957) et députée représentant la province de Colón (1960), noyau de la communauté afrodescendante. Elle a orienté des projets présentant un intérêt social et patriotique, comme le nom de “Puente de las Américas” (pont des Amériques) au pont qui surplombe le canal. Elle appuie les ouvriers lors de la grande grève de la banane (1962) et a été à l’origine de la campagne internationale pour la souveraineté dans le cadre de sa participation au mouvement populaire du 9 janvier 1964, en faveur de l’abrogation du traité de 1903 entre le Panama et les États-Unis. Détenue lors du coup militaire de 1969, elle fut exilée jusqu’en 1978.

Elle est décédée le 7 novembre 1993.

 

Lindberg Oswaldo Valencia Zamora

Lindberg Oswaldo Valencia Zamora

Lieu de naissance : Esmeraldas, Équateur
Date de naissance :
5 aout 1966

Lindberg Oswaldo Valencia Zamora est né à Esmeraldas (Équateur) le 5 aout 1966.  Il est un joueur de marimba reconnu, interprète, éducateur et chercheur. Il enseigne actuellement le marimba à la Faculté des arts de l’Université centrale et il est également instructeur de musique afro à la Casa de las Bandas, à Quito (Équateur).

Monsieur Valencia Zamora a étudié la pédagogie de la musique à l’Université de Manabí; l’anthropologie à l’Université polytechnique salésienne; enfin, l’éducation physique à l’Université Luis Vargas Torres.

Il a excellé dans de nombreuses activités artistiques et a joué avec plusieurs groupes musicaux, dont les suivants : “Tierra Caliente”, “La Katanga”, “Z-Mar”, “Chigualeros”, “Azuquito”, “Manglar”, “Azúcar Negra”, “La Grupa”, “Ecuatoriales Juyungo” et “Ubuntu”.  

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Walter Ferguson

Walter Ferguson

Lieu de naissance : Guabito (Panama)
Date de naissance :
7 mai 1919

Walter Ferguson est né à Guabito (Panama) le 7 mai 1919, mais il a adopté tôt la nationalité costaricaine.

Remarquable auteur-compositeur-interprète du Limon, créateur du Calypso au Costa Rica, Walter Ferguson aura, le 7 mai, 102 ans. Avec plus de 150 composées, bien que seules 40 aient été enregistrées, monsieur Ferguson a créé tout au long de sa vie un patrimoine de l’expression authentique de la culture afro-caribéenne.

Le jour de son anniversaire coïncide avec la célébration de la Journée nationale du Calypso costaricain, après la reconnaissance, en 2018, du genre musical du Calypso en tant que patrimoine culturel immatériel du Costa Rica.

Dans la Caraïbe exubérante, le petit Walter a grandi entouré de la nature et de la mer, qui lui ont donné l’inspiration parfaite pour créer des dizaines de chansons qui l’ont catapulté, un siècle plus tard, comme un incontournable de la culture caribéenne du Costa Rica.

De par sa contribution culturelle et pour tout un siècle de sa vie qu’il a dédié à la musique caribéenne, Walter Ferguson est le plus grand représentant du Calypso au Costa Rica.

 

Lucía Asué Mbomío Rubio

Lucía Asué Mbomío Rubio

Lieu de naissance : Madrid (Espagne)
Date de naissance :
1981

Lucía Asué Mbomío Rubio est une journaliste et écrivaine née à Madrid, d’une mère de Ségovie (Espagne) et un père de Niefang (Guinée équatoriale).

Elle travaille comme journaliste à des programmes comme « Españoles en el Mundo » (Tve1), « Madrid Directo » (Telemadrid), « el Método Gonzo » (Antena 3) ou, actuellement, à « Aquí la Tierra » (Tve1). Pour la télévision publique de la Guinée équatoriale (TVGE), elle a fait des reportages sur le VIH, la grossesse précoce ou l’habilitation de personnes handicapées, et, en collaboration avec des organismes comme l’UNICEF, le FNUAP o l’ONG locale Biriaelat.

Par ailleurs, elle a écrit et dirigé des documentaires pour la série de Movistar TV « En Tierra de los Nadie », faisant connaitre les travaux d’organisations de l’envergure de Médecins du monde, International Justice Mission ou l’Organisation internationale des migrations, et traitant de questions comme la reconstruction d’Haïti ou l’exploitation sexuelle des enfants au Cambodge.

Elle fait aussi de l’enseignement et de l’activisme, donnant des cours de journalisme dans des écoles de maîtrise, des ateliers sur les moyens de communication et l’ascendance africaine et écrivant pour la revue numérique Afroféminas.

 

Vicente Guerrero

Vicente Guerrero

Lieu de naissance : Tixtla, État de Guerrero, Mexique
Date de naissance :
9 août 1782

Vicente Guerrero est né le 9 août 1782 à Tixtla, dans l’État de Guererro. Premier Président du Mexique d’ascendance africaine, il se battit pour mettre fin à l’esclavage, tissant des liens avec les communautés autochtones.

En raison de préjugés raciaux, il fit l’objet d’insultes ciblant ses capacités intellectuelles mais se servit de la discrimination pour se faire entendre, pour parvenir à la dignité et à la liberté des Mexicains sous le thème « Ma patrie vient en premier ».

Son travail à multiples facettes marqua le climat social, militaire et politique de la première moitié du XIXe siècle ; il fut une figure de la résistance et du soulèvement, parachevant l’indépendance du Mexique en 1821, tout en demeurant en faveur d’un régime républicain plus juste et libre.

En 1829, il publia le Décret pour l’abolition de l’esclavage et présida à la suppression du système des castes dans la loi. En 1833, il reçut la distinction d’Éminent héros de la Nation.

 

Eulalia Bernard Little

Eulalia Bernard Little

Lieu de naissance : Puerto Limón (Costa Rica)
Date de naissance :
1935

Eulalia Bernard Little a été la première femme costaricaine d’ascendance africaine à publier au Costa Rica. Par ses écrits, elle a contribué à préserver et à transmettre le patrimoine culturel d’origine africaine. Elle a également reçu de nombreuses marques de reconnaissance pour son travail en défense des droits de la femme et des minorités. Elle est fondatrice de la Chaire d’études de la culture afro-américaine de l’Université du Costa Rica. Elle est professeure de littérature afro-caribéenne dans des universités des États-Unis et du Canada.

Madame Bernard a été agrégée culturelle en Jamaïque et elle a aussi travaillé à l’ONU, faisant des recherches sur les travaux créatifs des personnes d’ascendance africaine en Amérique.

Eulalia Bernard a publié ses œuvres en espagnol, en anglais et en mekatelyu (créole limonais). Dans ses œuvres, elle redonne vie aux richesses de son Limon natal, percevant sa province comme un espace dépositaire de la mémoire ancestrale du peuple d’ascendance africaine. Son œuvre a une vision afro-centrique, portant principalement sur les relations qui existent actuellement entre l’Amérique et l’Afrique.  

 

Marielba Herrera Reina

Marielba Herrera Reina

Lieu de naissance : San Salvador (El Salvador)
Date de naissance :
15 décembre 1976

Marielba Herrera Reina est une anthropologue afro-salvadorienne, professeur d'université et consultante culturelle. Elle a effectué des recherches et publié des livres et des articles sur la religiosité populaire ainsi que les identités des peuples autochtones et des personnes d’ascendance africaine à El Salvador dans différents espaces latino-américains.

En 2019, elle a été sélectionnée pour participer au programme de visiteurs internationaux (IVLP) : « Participation des minorités et des ONG au processus démocratique », qui a été parrainé par le Département d'État des États-Unis par l’intermédiaire de la Section des affaires publiques de l’ambassade des États-Unis.

Membre du Réseau des femmes afro-latino-américaines, afro-caribéennes et de la diaspora, elle est actuellement présidente et fondatrice du Réseau d’études afro-centraméricaines, une organisation qui vise à aider le monde universitaire et la population afro-centraméricaine à diffuser l'héritage africain dans la diaspora et à reconnaître les produits des travaux de recherche des intellectuels organiques afro-centraméricains.