José Miguel Insulza
Secrétaire général
« L’enjeu crucial de nos démocraties ne réside plus dans leur capacité à organiser des élections libres ou à maintenir la stabilité de leurs gouvernements. Il consiste plutôt à démontrer que les gouvernements démocratiques sont à même de résoudre les problèmes liés à la pauvreté, l'exclusion, l'environnement et la sécurité publique qui affectent la majorité de leurs populations. Le défi que doivent relever les démocraties consiste à démontrer qu’elles sont capables d'améliorer la qualité de vie de leurs citoyens ; que la démocratie est une bonne chose, car elle gouverne mieux ».
José Miguel Insulza a été élu Secrétaire général de l’OEA le 2 mai 2005 et a pris ses fonctions le 26 mai de la même année. Homme politique chilien, il a mené une brillante carrière dans la fonction publique de son pays. En assumant le poste de Secrétaire général pour un mandat de cinq ans, Insulza s’est engagé à « renforcer la pertinence de l’Organisation et à accroître sa capacité d’action ».
Avocat de profession, Insulza détient une licence en droit de l’Université du Chili. Il poursuit également des études supérieures à la Faculté latino-américaine des sciences sociales (FLACSO) et obtient une maîtrise en sciences politiques de l’Université du Michigan. Jusqu’en 1973, il est professeur de théorie politique à l’Université du Chili et de sciences politiques à l’Université catholique du Chili e occupe le poste de Conseiller politique au ministère des Affaires étrangères, ainsi que celui de Directeur à l’Académie diplomatique de son pays.
Il se lance dans la politique durant ses années d’étudiant et parvient à occuper les fonctions de Vice-président de la Fédération des étudiants du Chili, Président du Centre d’étudiants en droit de l’Université du Chili et Président de l’Union des fédérations universitaires du Chili.
Au début des années 70, Insulza participe activement au gouvernement d’Unité populaire de Salvador Allende et, suite au coup d’État qui porte au pouvoir le Général Augusto Pinochet, il s’exile pendant 15 ans, tout d’abord à Rome (1974-1980) et par la suite au Mexique (1981-1988). À Mexico, il est chercheur et, plus tard, il devient Directeur de l’Institut d’études sur les Etats-Unis au Centre de recherches et d’enseignement économique (CIDE). Par ailleurs, il enseigne à l’Université autonome du Mexique, à l’Université ibéro-américaine et à l’Institut d’études diplomatiques.
Insulza peut rentrer au Chili au début de 1988 où il rejoint la Concertation des partis pour la démocratie, coalition qui remporte le plébiscite contre le régime de Pinochet en octobre de cette année, ainsi que toutes les élections démocratiques organisées dans le pays depuis 1990. Membre du Parti socialiste, il occupe un grand nombre de postes à haut niveau dans les gouvernements de la Concertation.
Au sein du gouvernement du Président Patricio Aylwin, Insulza exerce successivement les fonctions d’Ambassadeur du Chili pour la coopération internationale, de Directeur des questions économiques multilatérales au ministère des Affaires étrangères et de Vice-président de l’Agence pour la coopération internationale.
En mars 1994, dans le gouvernement du Président Eduardo Frei, Insulza occupe le poste de Sous-ministre des Affaires étrangères et en septembre de la même année, il est nommé Ministre des Affaires étrangères. En 1999, il assume les fonctions de Ministre Secrétaire général à la présidence. L’année suivante, le Président Ricardo Lagos le nomme Ministre de l’Intérieur et Vice-président de la République. Lorsqu’il quitte son poste en mai 2005, Insulza a exercé des fonctions en qualité de ministre depuis plus d’une décennie, un fait sans précédent dans l’histoire du Chili.
Né le 2 juin 1943, Insulza est marié à Georgina Núñez et est père de trois enfants : Fancisca, Javier et Daniel.