ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TRENTIÈME SESSION ORDINAIRE

WINDSOR, CANADA

Du 4 au 6 juin 2000

 

 

 

 

 

ACTES ET DOCUMENTS

VOLUME I

 

 

AG/DEC. 22 à AG/DEC. 24 (XXX-O/00)

AG/RES. 1698 à AG/RES. 1764 (XXX-O/00)

 

TEXTES CERTIFIÉS DES DÉCLARATIONS ET RÉSOLUTIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

WASHINGTON, D.C. 20006

 

AG


 

ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                              

                                                                                                                        OEA/Ser.P/XXX-O.2

                                                                                                                        8 août 2000

                                                                                                                        Volume 1

 

 

 

 

 

TRENTIÈME SESSION ORDINAIRE

WINDSOR, CANADA

Du 4 au 6 juin 2000

 

 

 

ACTES ET DOCUMENTS

VOLUME I

 

 

AG/DEC. 23 à AG/DEC. 24 (XXX-O/00)

AG/RES. 1698 à AG/RES. 1764 (XXX-O/00)

 

TEXTES CERTIFIÉS DES DÉCLARATIONS ET RÉSOLUTIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

WASHINGTON, D.C. 20006

2000

AG

 


OEA/Ser.P/XXX-O.2            ACTES ET DOCUMENTS    VOLUME I                              AG/DEC. 23 à 24 (XXX-O/00)                AG/RES. 1698 à 1764 (XXX-O/00)                AG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

            JE CERTIFIE que le présent volume contient les textes officiels des résolutions adoptées par l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains lors de sa trentième Session ordiniare tenue à Windsor (Canada) du 4 au 6 juin 2000.

 

 

 

 

                                                                                                  César Gaviria

                                                                                               Secrétaire général

                                                                                   Organisation des États Américains

 


TABLES DES MATIÈRES

 

Pages

 

AG/DEC. 23 (XXX-O/00)         Déclaration sur la question des îles Malouines............................... 1

 

AG/DEC. 24 (XXX-O/00           Déclaration de Windsor renforcement de l’Organisation des États Américains      3

 

AG/RES. 1698 (XXX-O/00)       Réunion des ministres de la justice des Amériques......................... 5

 

AG/RES. 1699 (XXX-O/00)       Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI)       7

 

AG/RES. 1700 (XXX-O/00)       Liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain      9

 

AG/RES. 1701 (XXX-O/00)       Évaluation du fonctionnement du Système interaméricain de protection et de promotion des droits de la personne en vue de son perfectionnement et de son renforcement                                                    11

 

AG/RES. 1702 (XXX-O/00)       Appui à la tâche qu’accomplit l’Institut interaméricain des droits de l’homme        17

 

AG/RES. 1703 (XXX-O/00)       Programme spécial d’appui au Guatemala................................... 19

 

AG/RES. 1704 (XXX-O/00)       Rapport annuel du Comité juridique interaméricain....................... 21

 

AG/RES. 1705 (XXX-O/00)       Programme interaméricain de développement du droit international 25

 

AG/RES. 1706 (XXX-O/00)       Promotion et respect du droit international humanitaire................. 29

 

AG/RES. 1707 (XXX-O/00)       L’Organisation des États Américains et la société civile............... 33

 

AG/RES. 1708 (XXX-O/00)       Projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones   35

 

AG/RES. 1709 (XXX-O/00)       Enfants et conflits armés............................................................ 37

 

AG/RES. 1710 (XXX-O/00)       Coopération de l’Organisation des États Américains avec le Système des Nations Unies    39

 


AG/RES. 1711 (XXX-O/00)       “Défenseurs des droits de la personne dans les Amériques”:  Appui à la tâche accomplie par les particuliers, les groupes et les organisations de la société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits de la personne dans les Amériques................................................................................ 41

 

AG/RES. 1712 (XXX-O/00)       Élaboration d’un projet de Convention interaméricaine contre le racisme et toutes les formes de discrimination et d’intolérance..................................... 43

 

AG/RES. 1713 (XXX-O/00)       Coopération du Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et du Secrétariat général du Système d’intégration centraméricaine....... 45

 

AG/RES. 1714 (XXX-O/00)       Coopération des Secrétariats généraux de l’Organisation des États Américains et de la Communauté des Caraïbes                             47

 

AG/RES. 1715 (XXX-O/00)       Observations et recommandations formulées sur le rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme......................................... 49

 

AG/RES. 1716 (XXX-O/00)       Observations et recommandations formulées par les États membres au sujet du rapport annuel de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.. 51

 

AG/RES. 1717 (XXX-O/00)       Les droits humains de tous les travailleurs migrants et de leurs familles     53

 

AG/RES. 1718 (XXX-O/00)       Réforme de l’Institut interaméricain des affaires indigènes........... 57

 

AG/RES. 1719 (XXX-O/00)       Considération du statut des Observateurs permanents et de leur participation aux activités et programmes de coopération de l’Organisation des États Américains    59

 

AG/RES. 1720 (XXX-O/00)       Commerce et intégration dans les Amériques.............................. 61

 

AG/RES. 1721 (XXX-O/00)       Promotion de la démocratie........................................................ 65

 

AG/RES. 1722 (XXX-O/00)       Réseau des parlementaires des Amériques.................................. 69

 

AG/RES. 1723 (XXX-O/00)       Renforcement de la probité dans le Continent américain et suivi du programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption..... 71

 

AG/RES. 1724 (XXX-O/00)       Renforcement de la démocratie: Fonds spécial............................. 75

 

AG/RES. 1725 (XXX-O/00)       Réforme de la politique du personnel........................................... 77

 

AG/RES. 1726 (XXX-O/00)       Participation continue au Conseil interaméricain pour le développement intégré des États membres qui n’ont pas ratifié le Protocole de Managua....... 89

 

AG/RES. 1727 (XXX-O/00)       Transfert des responsabilités conférées par les résolutions AG/RES. 1628 (XXIX-O/00) et AG/RES. 1653 (XXIX-O/00) à l’Agence interaméricaine pour la coopération et le développement................................................. 91

 

AG/RES.1 728 (XXX-O/00)       Renforcement et revitalisation des liens de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture avec d’autres organes de l’Organisation des États Américains en vue d’envisager des questions d’intérêt continental relatives à l’agriculture            93

 

AG/RES. 1729 (XXX-O/00)       Septième rapport biennal du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 829 (XVI-O/86) “Participation totale et égale de la femme d’ici à l’an 2000”                                                                                         .................................................................................... 95

 

AG/RES. 1730 (XXX-O/00)       Observations et recommandations formulées sur le rapport annuel de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues........................ 97

 

AG/RES. 1731 (XXX-O/00)       Appui à la Convention des Nations Unis contre la criminalité transnationale organisée................................................................................. 101

 

AG/RES. 1732 (XXX-O/00)       Approbation et mise en œuvre du Programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme et de l’équité ainsi que de la parité hommes-femmes                        103

 

AG/RES. 1733 (XXX-O/00)       Année interaméricaine de l’enfance et de l’adolescence............. 113

 

AG/RES. 1734 (XXX-O/00)       Observations et recommandations formulées sur le rapport annuel du Comité interaméricain contre le terrorisme............................................ 115

 

AG/RES. 1735 (XXX-O/00)       Observations et recommandations formulées sur les rapports annuels des organes, organismes et entités de l’Organisation...................................... 117

 

AG/RES. 1736 (XXX-O/00)       L’impact socio-économique et environnemental des changements climatiques sur les pays du Continent américain..................................................... 119

 

AG/RES. 1737 (XXX-O/00)       Modification au Règlement de l’Assemblée générale.................. 121

 

AG/RES. 1738 (XXX-O/00)       Modernisation de l’OEA et rénovation du Système interaméricain 145

 

AG/RES. 1739 (XXX-O/00)       Réponse de la Commission interaméricaine des télécommunications au mandat émané du Sommet des Amériques............................................ 149

 

AG/RES. 1740 (XXX-O/00)       Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme, Convention de Belém do Pará............ 151

 

AG/RES. 1741 (XXX-O/00)       Incorporation de la perspective de la parité hommes-femmes dans les Sommets des Amériques............................................................................... 153

 

AG/RES. 1742 (XXX-O/00)       Le rapt international des mineurs par l’un de leurs parents.......... 155

 

AG/RES. 1743 (XXX-O/00)       Déclaration de l’Organisation des États Américains sur les transferts d’armes individuelles et d’armes légères................................................. 157

 

AG/RES. 1744 (XXX-O/00)       Coopération pour la sécurité dans le Continent américain............ 159

 

AG/RES. 1745 (XXX-O/00)       Appui à l’action contre les mines au Pérou et en Équateur.......... 165

 

AG/RES. 1746 (XXX-O/00)       Barème des quotes-parts versées au Fonds ordinaire.................. 167

 

AG/RES. 1747 (XXX-O/00)       Appui interaméricain au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires            169

 

AG/RES. 1748 (XXX-O/00)       Consolidation du régime établi dans le Traité visant l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (Traité de Tlatelolco)  171

 

AG/RES. 1749 (XXX-O/00)       Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques            173

 

AG/RES. 1750 (XXX-O/00)       Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes.................. 175

 

AG/RES. 1751 (XXX-O/00)       Appui au programme d’action intégrale contre les mines antipersonnel en Amérique centrale                                                                                    177

 

AG/RES. 1752 (XXX-O/00)       Soutien et suivi du processus des Sommets des Amériques......... 181

 

AG/RES. 1753 (XXX-O/00)       Mission du président de l’Assemblée générale et du Secrétaire général de l’OEA au Pérou   185

 

AG/RES. 1754 (XXX-O/00)       Programme-budget de l’Organisation des États Américains pour 2001      187

 

AG/RES. 1755 (XXX-O/00)       Mécanismes prévus par l’Organisation des États Américains en réponse aux catastrophes naturelles............................................................. 189

 

AG/RES. 1756 (XXX-O/00)       Fonds pour la paix:  Règlement pacifique des différends territoriaux 191

 

AG/RES. 1757 (XXX-O/00)       Mesures appelées à encourager le versement ponctuel des quotes-parts   193

 

AG/RES. 1758 (XXX-O/00)       Programme spécial d’appui aux pays affectés par le phénomène “El Niño            203

 

AG/RES. 1759 (XXX-O/00)       Désignation de l’administrateur du Centre d’études de la justice des Amériques            205

 

AG/RES. 1760 (XXX-O/00)       Appui aux mandats émanés du Sommet des Amériques au sujet du Renforcement des administrations municipales et régionales et de la société civile 207

 

AG/RES. 1761 (XXX-O/00)       Le programme de simulation de l’Assemblée générale................ 209

 

AG/RES. 1762 (XXX-O/00)       La situation des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées dans les Amériques............................................................................... 211

 

AG/RES. 1763 (XXX-O/00)       Suivi des recommandations et des conclusions de la Réunion des ministres de la justice du Continent américain                            213

 

AG/RES. 1764 (XXX-O/00)       Hommage au Secrétaire général adjoint, à l’Ambaasadeur Christopher R. Thomas            215

 

 

 


AG/DEC. 23 (XXX-O/00)

 

DÉCLARATION SUR LA QUESTION DES ÎLES MALOUINES

 

(Adoptée à la quatrième séance plénière

tenue le 6 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

CONSIDÉRANT qu’à plusieurs reprises elle a déclaré que la question des îles Malouines constitue une question d’intérêt permanent pour le Continent américain;

 

RAPPELANT sa résolution AG/RES. 928 (XVIII-O/88) adoptée par consensus le 19 novembre 1988, par laquelle elle demande aux Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de reprendre les négociations en vue d’arriver, dans les plus brefs délais, à un règlement pacifique du conflit de souveraineté;

 

TENANT COMPTE de sa résolution AG/RES. 1049 (XX-O/90) par laquelle elle exprime sa satisfaction pour la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, et de sa Déclaration AG/DEC. 5 (XXIII-O/93) par laquelle elle met en relief les excellentes relations bilatérales auxquelles ceux-ci sont parvenus;

 

RECONNAISSANT que l’adhésion du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à l’Organisation des États Américains en qualité d’Observateur permanent, conformément aux dispositions de la résolution CP/RES. 655 (1041/95), reflète des valeurs et des principes partagés par ce pays et les États membres de l’Organisation, lesquels favorisent une plus grande entente mutuelle;

 

CONSTATANT avec satisfaction que les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord continuent de consolider leurs relations politiques, commerciales et culturelles, et développent en outre une étroite coopération tant dans leurs rapports bilatéraux que dans les forums internationaux;

 

AYANT ÉCOUTÉ l’exposé du chef de la Délégation de la République argentine;

 

EXPRIME sa satisfaction pour la réaffirmation par le Gouvernement argentin de sa volonté de continuer à explorer toutes les voies possibles de règlement pacifique du différend, ainsi que pour ses observations constructives sur les habitants des îles Malouines;

 

RÉAFFIRME la nécessité que les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord entament, dans les plus brefs délais, des négociations sur le conflit de souveraineté, en vue de trouver un règlement pacifique à cette controverse prolongée,

 

DÉCIDE de continuer à examiner la question des îles Malouines lors des prochaines Sessions ordinaires de l’Assemblée générale jusqu’au règlement définitif de cette question.


AG/DEC. 24 (XXX-O/00)

 

DÉCLARATION DE WINDSOR

RENFORCEMENT DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

 

(Adoptée à la quatrième séance plénière

tenue le 6 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

RAPPELANT que les chefs d’État et de gouvernement des Amériques, réunis lors du Deuxième Sommet des Amériques (Santiago du Chili, 1998), ont reconnu que les institutions continentales, particulièrement l’Organisation des États Américains (OEA), remplissent un rôle important et constructif, et qu’ils ont chargé leurs ministres d’étudier la manière de renforcer et de moderniser ces institutions;

 

TENANT COMPTE de la situation financière difficile de l’Organisation;

 

VU le rapport présenté par le Groupe de travail spécial mixte Conseil permanent/Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA (GETC), ainsi que les rapports présentés par le Secrétariat général sur la situation financière de l’Organisation;

 

            AYANT ÉCOUTÉ les exposés des ministres des affaires étrangères et des chefs de délégations concernant le processus de renforcement de l’Organisation, sa situation financière et les priorités arrêtées pour son programme de travail;

 

RAPPELLE l’importance pour l’Organisation de disposer des ressources financières nécessaires pour qu’elle s’acquitte avec efficacité de sa mission essentielle qui est de servir de forum pour le dialogue politique et la coopération dans le Continent américain;

 

CHARGE le Secrétaire général de présenter aux États membres, dans les meilleurs délais, un plan d’action conçu pour résoudre la crise financière que traverse actuellement l’Organisation, et la doter d’une structure budgétaire qui lui permette d’éviter la récurrence d’une telle situation et de donner suite aux mandats qui lui ont été confiés,

 

EXHORTE les États membres qui sont en retard du versement de leur quote-part de convenir d’un échéancier avec le Secrétariat général pour se mettre à jour dans les meilleurs délais possible.

 


AG/RES. 1698 (XXX-O/00)

 

RÉUNION DES MINISTRES DE LA JUSTICE DES AMÉRIQUES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU le Rapport final de la troisième Réunion des ministres de la justice des Amériques (REMJA-III/doc.14/00 rev.2), qui a eu lieu à San José (Costa Rica) du 1er au 3 mars 2000;

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que le Plan d’action émané du Deuxième Sommet des Amériques appuie “la tenue périodique de réunions des ministres de la justice des Amériques, dans le cadre de l’Organisation des États Américains”;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1615 (XXIX-O/99), elle a convoqué la troisième Réunion des ministres de la justice des Amériques;

 

            Que, conformément à cette résolution AG/RES. 1615 (XXIX-O/99), elle a remercié le Gouvernement de la Trinité-et-Tobago et a accepté son aimable invitation d’accueillir la quatrième Réunion des ministres de la justice des Amériques;

 

            Qu’à sa séance du 5 avril 2000, le Conseil permanent a pris note du Rapport final de la troisième Réunion des ministres de la justice des Amériques,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         De remercier le Gouvernement de la République du Costa Rica d’avoir accueilli la troisième Réunion des ministres de la justice des Amériques et pour sa maîtrise de la conduite des travaux.

 

2.         De faire parvenir les conclusions et recommandations de la troisième Réunion des ministres de la Justice des Amériques, (REMJA-III/doc.14/00 rev.2) selon les besoins, aux organes, organismes et entités du Système interaméricain concernés, pour que les suites pertinentes leur soient données.

 

3.         De charger le Conseil permanent d’assurer le suivi de l’application de ces conclusions et recommandations en s’attachant plus particulièrement à celles qui devront être mises en œuvre dans le cadre de l’OEA.

 

4.         De charger le Conseil permanent d’adresser un rapport à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire sur la mise en œuvre de cette résolution, en vue de la convocation de la quatrième Réunion des ministres de la justice des Amériques qui aura lieu à la Trinité-et-Tobago, conformément aux dispositions de la résolution AG/RES. 1615 (XXIX-O/99) et en fonction des ressources inscrites au Programme-budget et d’autres ressources.

 


AG/RES. 1699 (XXX-O/00)

 

SIXIÈME CONFÉRENCE SPÉCIALISÉE INTERAMÉRICAINE DE DROIT

INTERNATIONAL PRIVÉ (CIDIP-VI)

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI) (CP/doc.3291/00);

 

            GARDANT PRÉSENT À L’ESPRIT que par sa résolution AG/RES. 1393 (XXVI-O/96), elle a convoqué la CIDIP-VI;

 

            PRENANT EN COMPTE que le Conseil permanent a approuvé l’ordre du jour de la CIDIP-VI par sa résolution CP/RES.744 (1185/99), et a convoqué deux réunions d’experts préalablement à la tenue de cette Conférence spécialisée;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1613 (XXIX-O/99), elle a demandé au Conseil permanent de déterminer, avec la collaboration du Secrétariat général, la date et le lieu des deux Réunions d’experts gouvernementaux convoquées selon le vœu de la résolution CP/RES. 744 (1185/99) pour analyser les documents et établir les études sur des thèmes précisés dans cette résolution;

 

            Que par la même résolution AG/RES. 1613 (XXIX-O/99), elle a demandé au Conseil permanent de fixer la date de la tenue de la CIDIP-VI;

 

            CONSIDÉRANT EN OUTRE que la Réunion d’experts gouvernementaux préparatoire à la CIDIP-VI a eu lieu du 14 au 18 février 2000 au siège de l’Organisation;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport de la Réunion d’experts gouvernementaux préparatoire à la CIDIP-VI (REG/CIDIP-VI/doc.6/00 corr.2),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exprimer sa satisfaction pour les résultats de la Réunion préparatoire d’experts gouvernementaux et pour les progrès réalisés dans les préparatifs de la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI).

 

            2.         De charger le Conseil permanent de continuer à réaliser, à la lumière des conclusions et recommandations de la Réunion préparatoire d’experts gouvernementaux, les travaux qu’il estime nécessaires pour la préparation de la CIDIP-VI.

 

            3.         De demander au Conseil permanent de fixer la date de la tenue en 2001 de la CIDIP-VI, en fonction des crédits ouverts à ce titre dans le Programme-budget et d’autres ressources, et en tenant compte du déroulement des travaux préparatoires et de l’offre d’accueil émanée du Gouvernement du Guatemala.

 

            4.         De prier le Conseil permanent de lui faire rapport lors de sa trente et unième Session ordinaire sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 


AG/RES. 1700 (XXX-O/00)

 

LIBERTÉ DE COMMERCE ET D’INVESTISSEMENT

DANS LE CONTINENT AMÉRICAIN

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

RAPPELANT:

 

            La résolution AG/RES. 1364 (XXVI-O/96) intitulée: “Liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain” par laquelle elle a chargé le Comité juridique interaméricain d’examiner la question de la validité, au regard du droit international, de la loi Helms-Burton et de statuer sur cette question;

 

            RECONNAISSANT l’avis du Comité juridique interaméricain (RES/CJI/II-14/96), par lequel cette entité affirme la conclusion à laquelle elle est parvenue à l’unanimité de ses membres, à savoir que “les fondements et l’application éventuelle de la loi faisant l’objet de cet avis juridique, dans les domaines décrits antérieurement, ne sont pas conformes au droit international”;

 

            TENANT COMPTE des résolutions AG/RES. 1447 (XXVII-O/97), AG/RES. 1532 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 1614 (XXIX-O/99);

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur la liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain (CP/doc.3297/00 corr.1),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Conseil permanent sur la liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain, présenté en application de la résolution AG/RES. 1614 (XXIX-O/99).

 

2.         De demander au Conseil permanent de soumettre un rapport à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire sur le développement des aspects de cette question.

 

 


AG/RES. 1701 (XXX-O/00)

 

ÉVALUATION DU FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME INTERAMÉRICAIN

DE PROTECTION ET DE PROMOTION DES DROITS DE LA PERSONNE

EN VUE DE SON PERFECTIONNEMENT ET DE SON RENFORCEMENT

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU:

 

            Le rapport du Conseil permanent sur l’évaluation et le perfectionnement du Système interaméricain de protection et de promotion des droits de la personne, établi en vertu des dispositions de la résolution AG/RES. 1633 (XXIX-O/99) (CP/doc.3302/00);

 

            Le rapport du Président de la Commission des questions juridiques et politiques relatif au Dialogue sur le Système interaméricain de protection et de promotion des droits de la personne (CP/CAJP-1610/00 rev.2) qui s’est déroulé dans le cadre de cette Commission, et qui a identifié les diverses questions abordées ainsi que les consensus et les points de divergence existant à cet égard;

 

           AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que les États membres de l’Organisation des États Américains ont proclamé, à l’article 3 de la Charte de l’OEA, au nombre des principes de cette Organisation, le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, sans distinction de race, de nationalité, de religion ou de sexe;

 

           CONSCIENTE que la promotion et la protection internationales des droits de l’homme sont tributaires de l’entraide et de l’action complémentaire de celles qu’offre le droit interne des États membres, et ont pour fondement la liberté et la dignité de la personne humaine;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que les chefs d’État et de gouvernement ont proclamé, dans le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques (Santiago du Chili, 1998), la nécessité de renforcer et de perfectionner le Système interaméricain des droits de la personne au moyen d’initiatives concrètes;

 

            Que, dans cette perspective, la Commission des questions juridiques et politiques a entamé un dialogue sur le Système interaméricain de protection et de promotion des droits de la personne auquel ont participé, outre les États membres de l’Organisation, la Cour et la Commission interaméricaines des droits de l’homme, l’Institut interaméricain des droits de l’homme ainsi que des représentants d’organisations non gouvernementales se consacrant à la protection des droits de la personne;

 

            Qu’en novembre 1998, dans une lettre adressée aux ministres des affaires étrangères des États membres de l’OEA, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a demandé à toutes les parties intéressées au sein du Système interaméricain des droits de la personne, de lui soumettre des idées et des suggestions sur le processus de réforme, et que lors d’un séminaire convoqué à San José (Costa Rica) en novembre 1999, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a également demandé que des propositions soient faites concernant le réaménagement de ses procédures;

 

            Que les importants progrès réalisés durant le dialogue précité se sont matérialisés entre autres raisons, grâce à l’ouverture, la transparence et la participation constructive des États, et à la décision d’incorporer à ce dialogue les organes du Système, ainsi que l’Institut interaméricain des droits de l’homme et des représentants d’organisations non gouvernementales, dont la participation s’est distinguée également en raison de leur objectivité, leur pondération  et leur esprit de coopération;

 

            Que les 10 et 11 février 2000 s’est réuni à San José (Costa Rica) le Groupe de travail ad hoc sur les droits de la personne, créé par les ministres des affaires étrangères qui ont participé aux cérémonies commémoratives de l’anniversaire de la Convention américaine relative aux droits de l’homme et de l’établissement de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, et tenant compte des conclusions se dégageant de cette réunion;

 

            Que la consolidation d’un système des droits de la personne solide, efficace et capable d’affronter les défis futurs dépend, entre autres, de la mise en œuvre des décisions des organes interaméricains de protection des droits de la personne, conformément à la Convention américaine, ainsi que de l’instauration d’un climat politique de confiance mutuelle entre les divers acteurs, propre à faciliter un dialogue permanent, continu et franc, visant à l’identification et la mise en œuvre des mesures et interventions nécessaires pour perfectionner et renforcer le Système interaméricain de protection et de promotion des droits de la personne;

 

            Qu’il est indispensable par conséquent que le Dialogue sur le Système interaméricain des droits de la personne se poursuive entre les États membres de l’Organisation avec la participation de la Cour et de la Commission interaméricaines des droits de l’homme ainsi que des organisations non gouvernementales intéressées, en vue de poursuivre les efforts dans la perspective de la réunion d’un consensus graduel au sujet du perfectionnement et du renforcement du Système interaméricain des droits de la personne;

 

            Que les efforts gouvernementaux déployés au plan continental en vue du perfectionnement et du renforcement du Système interaméricain des droits de la personne, notamment ceux qui portent sur la possibilité d’évaluer les instruments juridiques pertinents ainsi que les méthodes et procédures de travail de la Cour et de la Commission interaméricaines des droits de l’homme, doivent viser au renforcement du respect et de la protection des droits de la personne dans le Continent américain;

 

            Qu’à cet effet, il est indispensable que tous les États membres signent et ratifient la Convention américaine relative aux droits de l’homme, le Protocole additionnel à la Convention américaine relative aux droits de l’homme traitant des droits économiques, sociaux et culturels, et le Protocole additionnel à cette Convention, relatif à l’abolition de la peine de mort, ainsi que les instruments interaméricains suivants traitant des droits de l’homme:  la Convention interaméricaine pour la prévention et la répression de la torture, la Convention interaméricaine sur la disparition forcée des personnes; la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme; et la Convention interaméricaine pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées, ou adhèrent à ces Conventions et Protocoles selon le cas,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De poursuivre le processus de perfectionnement et de renforcement du Système interaméricain, à travers un dialogue systématique et permanent entre les États, les organes du Système et les autres acteurs pertinents, en vue de la réunion graduelle d’un consensus au sujet de l’état actuel du Système ainsi que des obstacles à surmonter et des lacunes à combler en vue de garantir le respect et la protection des droits de la personne dans le Continent américain.

 

            2.         De charger le Conseil permanent de continuer à tenir ce dialogue sur le Système interaméricain des droits de la personne en vue de le perfectionner et de le renforcer, en assurant la participation de la Cour et de la Commission interaméricaines des droits de l’homme, et d’inviter également d’autres entités telles que l’Institut interaméricain des droits de l’homme ainsi que les représentants d’organisations non gouvernementales intéressées à continuer à contribuer à ce processus.

 

            3.         De charger le Conseil permanent d’encourager, dans le cadre du dialogue sur le Système interaméricain, la participation des institutions nationales œuvrant en faveur de la promotion des droits de l’homme, telles les défenseurs du peuple, les protecteurs des citoyens, les procureurs ou les commissaires aux droits de la personne (Ombudsmen) ainsi que d’autres personnalités équivalentes.

 

            4.         De demander au Conseil permanent de rechercher un accroissement substantiel dans les prochains exercices financiers, des ressources affectées à la Cour et la Commission interaméricaines, sur la base de la reconnaissance que la protection et la promotion des droits de la personne constituent une priorité essentielle pour l’Organisation.

 

            5.         De prier instamment les États membres de l’Organisation:

 

a.                   D’accorder la plus haute priorité politique à l’universalisation du Système interaméricain au moyen de la signature et de la ratification par tous les États membres de l’Organisation, de la Convention américaine relative aux droits de l’homme et de tous les autres instruments interaméricains des droits de la personne, ou l’adhésion à ceux-ci, en envisageant la pleine reconnaissance de la compétence obligatoire de la Cour interaméricaine, et d’encourager les États qui ne l’ont pas encore fait à prendre les mesures internes nécessaires pour permettre la signature et la ratification de ces instruments ou l’adhésion à ceux-ci;

 

b.                   D’adopter les mesures d’ordre législatif ou autre qui, le cas échéant, s’avèrent nécessaires à la mise en application des normes interaméricaines relatives aux droits de la personne dans le cadre interne des États;

 

c.                   D’adopter les mesures qui s’imposent pour respecter les décisions ou jugements émanés de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, conformément aux dispositions de l’article 68 de la Convention américaine, pour les États qui ont reconnu la compétence obligatoire de la Cour;

 

d.                    De déployer tous leurs efforts pour appliquer les recommandations émises par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, dans le respect du principe de bonne foi;

 

e.                   D’examiner, selon les modalités appropriées, les rapports annuels de la Cour et de la Commission interaméricaines des droits de l’homme dans le cadre du Conseil permanent et de l’Assemblée générale de l’Organisation, en vue de respecter le devoir qui est fait aux États de garantir la mise en œuvre des obligations émanées des instruments du Système.

 

6.                   De recommander à la Commission interaméricaine des droits de l’homme qu’en réponse à sa demande concernant des idées et des suggestions relatives au processus de réforme, dans le cadre des normes qui régissent ses attributions et étant donné son autonomie réglementaire établie par la Convention américaine relative aux droits de l’homme en ce qui concerne les procédures suivies pour l’examen des affaires individuelles, elle envisage la possibilité de prendre les mesures ci-après:

 

a.                   Définir les critères à suivre en vue de l’ouverture des affaires.

 

b.                   Résoudre les questions de recevabilité des pétitions individuelles en établissant l’ouverture d’une phase de procédure indépendante et nécessaire, en émettant l’avis pertinent au moyen de résolutions par lesquelles elle exprime succinctement sa détermination, sans que la publication de cet avis ne préjuge de la responsabilité des États.

 

c.                   Déployer tous les efforts requis pour que l’instruction des affaires individuelles se fasse le plus rapidement possible et pour que chacune des étapes de la procédure, notamment la phase de recevabilité, soit assujettie à des délais fixés en fonction de critères raisonnables.  Envisager également la définition de critères pour déterminer la clôture d’affaires en raison de l’inactivité du pétitionnaire.

 

d.                   Continuer à promouvoir les règlements à l’amiable en tant que mécanisme pertinent pour aboutir à une conclusion favorable des affaires individuelles.

 

e.                   Établir les critères minimums que doit obligatoirement respecter un pétitionnaire pour que la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) soit en mesure de demander à un État d’adopter des mesures conservatoires en tenant compte des circonstances et des caractéristiques afférentes à l’affaire en question.

 

f.                    Définir les critères que suit la Commission pour décider de la soumission d’une affaire à la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

 

g.                   Établir un cadre de référence qui permette à la Commission de décider la création de nouveaux bureaux de rapporteurs, de définir leur mandat avec clarté et de désigner le rapporteur pertinent.

 

            7.         De recommander à la Cour interaméricaine des droits de l’homme qu’en réponse à sa demande concernant des idées et des suggestions relatives au processus de réforme, dans le cadre des normes qui régissent ses attributions et étant donné son autonomie réglementaire établie par la Convention américaine relative aux droits de l’homme en ce qui concerne les procédures suivies pour l’examen des affaires individuelles, elle envisage la possibilité de prendre les mesures ci-après:

 

a.                   Permettre la participation directe des victimes, en qualité de partie, aux procédures suivies par la Cour, à partir du moment où celle-ci a été saisie d’une l’affaire, en tenant compte de la nécessité tant de préserver l’impartialité de la procédure que de redéfinir le rôle de la Commission interaméricaine des droits de l’homme dans ces procédures (locus standi).

 

b.                   Mettre au point les dispositions réglementaires qui permettent d’éviter le double emploi en matière de procédures dans les affaires dont elle a été saisie, notamment la production des éléments de preuve, compte tenu de la nature différente de la Cour et de la Commission.

 

            8.         De faire parvenir à la Cour et à la Commission interaméricaines des droits de l’homme la présente résolution.

 

9.                   De demander au Conseil permanent de soumettre un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1702 (XXX-O/00)

 

APPPUI À LA TÂCHE QU’ACCOMPLIT L’INSTITUT

INTERAMÉRICAIN DES DROITS DE L’HOMME

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent concernant l’appui à la tâche qu’accomplit l’Institut interaméricain des droits de l’homme  (CP/doc.3303/00);

 

            CONSIDÉRANT ses résolutions AG/RES. 1334 (XXV-O/95), AG/RES. 1405 (XXVI-O/96) et AG/RES. 1665 (XXIX-O/99) sur l’appui à la tâche qu’accomplit l’Institut interaméricain des droits de l’homme;

 

            NOTANT la tâche remarquable qu’accomplit l’Institut interaméricain des droits de l’homme en faveur de la promotion des droits de la personne, en créant des programmes éducatifs destinés à informer la population au sujet des droits universellement reconnus par les États;

 

            RENDANT HOMMAGE aux efforts déployés par l’Institut interaméricain des droits de l’homme pour la formation spécialisée et l’assistance technique à l’intention tant des juges, des tribunaux électoraux, des ministres de l’éducation, des bureaux nationaux des droits de l’homme, des forces de l’ordre et des forces armées, que des organisations de la société civile, des éducateurs, des juristes et des partis politiques;

 

            RECONNAISSANT la participation de l’Institut interaméricain des droits de l’homme au Dialogue sur le Système interaméricain de promotion et de protection des droits de la personne qui s’est déroulé dans le cadre de la Commission des questions juridiques et politiques,

 

            RENDANT HOMMAGE aux travaux réalisés par l’Institut interaméricain des droits de l’homme dans les pays du Continent américain tout au long de ses vingt années d’existence en matière de démocratisation et de respect des droits de la personne ainsi qu’à son assistance technique dans l’élaboration de législations modernes et dans l’incorporation des normes internationales à la législation interne des pays,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’appuyer l’Institut interaméricain des droits de l’homme pour qu’il continue à mener les activités de promotion, d’éducation et de formation spécialisée dans le domaine des droits de la personne aux niveaux national, régional et continental, afin de renforcer le plein respect de ces droits.

 

            2.         D’encourager les États ainsi que les institutions financières internationales et régionales à soutenir les différents programmes de l’Institut interaméricain des droits de l’homme et à contribuer au financement institutionnel.

 

            3.         De rendre hommage à l’Institut interaméricain des droits de l’homme à l’occasion du vingtième anniversaire de sa fondation en 1980, et de le féliciter pour le chemin qu’il a parcouru au long de deux décennies d’activités constantes en matière de promotion et d’éducation dans le domaine des droits de la personne.

 

4.         De charger le Conseil permanent d’inviter l’Institut interaméricain des droits de l’homme à continuer à participer au Dialogue sur le Système interaméricain de promotion et de protection des droits de la personne.

 

 


AG/RES. 1703 (XXX-O/00)

 

PROGRAMME SPÉCIAL D’APPUI AU GUATEMALA

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU le rapport du Secrétaire général sur le Programme spécial d’appui au Guatemala (CP/doc.3298/00);

 

CONSIDÉRANT:

 

Que les Accords de paix souscrits à Ciudad Guatemala le 29 décembre 1996 ont mis fin à plus de trente ans de conflits armés intérieurs;

 

Que le Gouvernement du Guatemala est résolument engagé à appliquer les accords dans le cadre de sa politique nationale afin de continuer à progresser dans la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et le renforcement de la démocratie au Guatemala;

 

AYANT PRÉSENTE À L’ESPRIT la solidarité manifestée par la communauté internationale qui s’est engagée à continuer à appuyer les efforts du Guatemala pour appliquer pleinement ces accords;

 

PRENANT EN COMPTE les progrès réalisés dans l’application des accords, surtout en ce qui concerne les droits de la personne qui sont un aspect fondamental de la consolidation de la paix et de la démocratie, et dans d’autres domaines d’importance particulière, en application des décisions prises par l’Assemblée générale dans sa résolution AG/RES. 1672 (XXIX-O/99),

 

 

DÉCIDE:

 

1.         De rendre hommage aux efforts du Gouvernement du Guatemala pour les progrès qu’il a accomplis dans l’application des engagements souscrits dans les Accords de paix, et qui se sont concrétisés par des projets orientés vers l’ouverture d’espaces de dialogue et de concertation; la promotion des valeurs démocratiques et du leadership politique; le renforcement de la gestion législative de l’État, la promotion de la participation citoyenne au niveau national, et la diminution de la menace et du danger que représentent les engins explosifs et les mines antipersonnel, rendant ainsi à la culture et à l’élevage les terres situées dans les zones affectées.

 

2.         D’exprimer sa satisfaction au Gouvernement du Guatemala pour les résultats qu’il a obtenus en matière des droits de la personne, et qui sont reconnus par les organes du Système interaméricain et universel.

 

3.         De prier le Secrétariat général de continuer à appuyer les efforts de consolidation de la démocratie, les efforts de paix, de reconstruction et de réconciliation au Guatemala au moyen du Programme spécial d’appui au Guatemala, créé par l’Assemblée générale dans sa résolution AG/RES. 1378 (XXVI-O/96), et au moyen des composantes du Programme, en fonction des ressources prévues dans le Programme-budget et d’autres ressources.

 

4.         De rendre un hommage particulier aux Gouvernements des États-Unis d’Amérique, du Danemark, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni et de la Suède, ainsi qu’à la Banque interaméricaine de développement (BID), et à la Fondation Soros-Guatemala pour leurs contributions financières aux diverses composantes du Programme spécial d’appui au Guatemala.

 

5.         De demander de nouveau au Secrétariat général de poursuivre le processus de coordination avec le Secrétariat des Nations Unies et d’autres organisations internationales, aux fins de la présente résolution.

 

6.         De prier la communauté internationale de continuer à apporter une aide financière aux projets s’inscrivant dans le cadre du Programme spécial d’appui au Guatemala.

 

7.         De prier le Secrétariat général de faire rapport sur l’application de la présente résolution lors de la trente et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale.

 

 


AG/RES. 1704 (XXX-O/00)

 

RAPPORT ANNUEL DU COMITÉ JURIDIQUE INTERAMÉRICAIN

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU les observations et recommandations du Conseil permanent sur le Rapport annuel du Comité juridique interaméricain (CP/doc.3312/00), et la présentation qu’en a faite son Président,

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que selon l’article 54 f de la Charte de l’Organisation des États Américains, l’une des attributions de l’Assemblée générale est d’examiner, entre autres, les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent  conformément aux dispositions de l’article 91 f de la Charte, sur les rapports que doivent présenter les organes, organismes et entités de l’Organisation;

 

            Que selon l’article 53 de la Charte de l’OEA, le Comité juridique interaméricain est l’un des organes de l’Organisation;

 

            Que le Comité juridique interaméricain a présenté son Rapport annuel au Conseil permanent et que celui-ci a transmis à l’Assemblée générale les observations et recommandations le concernant,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’accueillir et de transmettre au Comité juridique interaméricain (CJI) les observations et recommandations que le Conseil permanent de l’Organisation a formulées au sujet de son Rapport annuel.

 

2.         D’exprimer sa satisfaction pour les efforts déployés par le CJI pour traiter les priorités juridiques de l’Organisation; de reconnaître tout particulièrement l’appui qu’il apporte à l’Assemblée générale, au Conseil permanent et à sa Commission des questions juridiques et politiques dans l’élaboration des projets de conventions, de lois-types et d’autres études qui lui sont demandées.

 

3.         De remercier le Comité juridique interaméricain pour l’établissement du document CJI/doc.21/99, qui consolide avec ses annexes les rapports finals concernant l’enrichissement illicite et la corruption transnationale.

 

4.         De demander au CJI de poursuivre l’étude des divers aspects relatifs au perfectionnement de l’administration de la justice dans les Amériques, en maintenant la coordination nécessaire et la plus grande coopération possible avec les autres organes de l’Organisation qui étudient cette question, et notamment avec le Centre d’études de la justice dans les Amériques.

 

5.         De demander au CJI de poursuivre ses études sur la coopération interaméricaine contre le terrorisme, particulièrement en ce qui concerne le renforcement des mécanismes de coopération juridique et judiciaire, en insistant plus spécialement sur l’extradition, et de collaborer avec le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) lorsque celui-ci lui en fera la demande.

 

6.         De prendre note de l’inscription à l’ordre du jour des travaux du CJI de la question des droits de la personne et la biomédecine, en lui demandant de poursuivre ses études et de se concentrer, dans une première phase, sur la situation actuelle du droit international et les principales tendances de la doctrine en la matière, en coordination avec l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

 

7.         De prendre note de l’inscription à l’ordre du jour des travaux du CJI de la question de l’application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer par les États du Continent américain, en lui demandant de poursuivre ses études et de transmettre le document CJI/doc.48/99 “Droits et devoirs des États conformément à la Convention de 1982 des Nations Unies sur le droit de la mer” à la Division du droit de la mer des Nations Unies, pour recevoir ses commentaires.

 

8.         De prendre note de l’inscription à l’ordre du jour des travaux du CJI de la question des aspects juridiques de la sécurité continentale, en lui demandant de poursuivre ses études en se focalisant sur l’analyse de l’état actuel de la Charte de l’OEA, du Traité interaméricain d’assistance mutuelle (TIAR) et du Traité américain de règlement pacifique (Pacte de Bogota).

 

9.         De demander au Comité juridique interaméricain d’émettre l’avis qui lui a été demandé par l’Assemblée générale aux termes de sa résolution AG/RES. 1691 (XXIX-O/99) “Rapt international de mineurs par l’un de leurs parents.”

 

10.        De noter avec satisfaction la décision du CJI de tenir sa LVIe session ordinaire au siège de l’Organisation du 20 au 31 mars 2000, et d’envisager la tenue d’autres sessions ordinaires, dans des cas particuliers, dans les autres États membres, conformément aux dispositions de l’article 105 de la Charte, afin d’assurer la plus large diffusion et une plus vaste connaissance des travaux accomplis, en prenant en compte le fait que les sessions ordinaires que le Comité juridique interaméricain décidera de tenir hors siège devront être financées sur le budget ordinaire de ce Comité.

 

11.        De réitérer la nécessité de renforcer les liens du CJI avec les autres organes politiques de l’Organisation, notamment la Commission des questions juridiques et politiques du Conseil permanent.

 

12.        De remercier le CJI d’avoir tenu la IVe Réunion conjointe avec les Conseillers juridiques des ministères des affaires étrangères des États membres de l’OEA, les 23 et 24 mars 2000, dans le cadre de sa LVIe session ordinaire, au siège de l’Organisation, et de l’encourager à tenir d’autres réunions de ce genre.

 

13.        De souligner de nouveau l’importance du Cours de droit international qu’organisent chaque année le CJI et le Secrétariat général de l’OEA pour assurer une meilleure compréhension et une plus large diffusion des travaux du Système interaméricain dans le domaine juridique, et pour appuyer tous les efforts réalisés pour favoriser la participation à ce cours d’un plus grand nombre de professeurs et de boursiers, en demandant instamment aux États membres d’adopter des mesures encourageant la coopération horizontale dans ce domaine.

 

14.        De prendre note de l’ordre du jour adopté par le CJI pour sa prochaine session ordinaire, et de lui recommander de supprimer ou de ne pas inscrire des points qui peuvent ne pas refléter les priorités de l’Organisation.

 

15.        De souligner la nécessité d’octroyer au CJI l’appui administratif et budgétaire nécessaire pour qu’il puisse adéquatement examiner le présent agenda juridique interaméricain et formuler les recommandations pertinentes.

 

 


AG/RES. 1705 (XXX-O/00)

 

PROGRAMME INTERAMÉRICAIN DE DÉVELOPPEMENT

DU DROIT INTERNATIONAL

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1617 (XXIX-O/99), “Programme interaméricain de développement du droit international” (CP/doc.3313/00);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES.1471 (XXVII-O/97), elle a adopté le Programme interaméricain de développement du droit international qui requiert la mise en œuvre par l’Organisation de mesures permettant de continuer d’avancer sur la voie de la formation, de la diffusion, de l’application et du renforcement du droit international dans le cadre du Système interaméricain;

 

            Que lors sa dernière Session, elle a adopté la résolution AG/RES.1617 (XXIX-O/99) par laquelle elle a réaffirmé “la nécessité de poursuivre l’application des diverses mesures préconisées dans le Programme interaméricain de développement du droit international, instrument indispensable au renforcement du droit international”;

 

            Qu’à sa séance du 23 juillet 1999, le Conseil permanent a confié à la Commission des questions juridiques et politiques l’étude et le suivi des activités menées par le Secrétariat général en application du Programme interaméricain de développement du droit international;

 

            Que les traités multilatéraux adoptés dans le cadre de l’Organisation des États Américains constituent un riche patrimoine juridique qu’il est nécessaire de préserver et de diffuser largement;

 

            Que la diffusion de la thématique actuelle dans le cadre des organes politiques de l’OEA facilite l’étude, la discussion, la négociation et l’élaboration de nouveaux instruments juridiques au sein du Système interaméricain;

 

Que la promotion d’une action concertée visant à impulser le développement, la diffusion et l’enseignement des questions juridiques qui constituent le Système interaméricain est une tâche indispensable à l’enrichissement de l’important patrimoine juridique de l’Organisation et de la coopération solidaire;

 

TENANT COMPTE des travaux que mène le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains en application de ce Programme interaméricain;

 

DÉCIDE:

 

1.         De réaffirmer l’importance du Programme interaméricain de développement du droit international pour la diffusion, l’application et le renforcement du droit international dans le cadre du Système interaméricain.

 

2.         D’appuyer les activités que mènent le Conseil permanent de l’Organisation et le Secrétariat général en application du Programme interaméricain de développement du droit international.

 

3.         De charger le Secrétariat général de poursuivre, par le truchement de son Sous-secrétariat aux questions juridiques, la mise en œuvre de ce Programme en accordant la priorité aux projets et activités portant sur l’enseignement du droit international interaméricain, la diffusion du Système juridique interaméricain et le programme de publications juridiques, et de faire rapport périodiquement au Conseil permanent.

 

4.         D’encourager, aux termes des paragraphes a et c du Programme interaméricain de développement du droit international, un programme intégral de diffusion juridique orienté vers la consolidation et le perfectionnement du Système interaméricain d’information juridique, notamment en ce qui concerne la diffusion des connaissances et des données d’expériences par les moyens électroniques; à la création et à l’élargissement des réseaux électroniques en matière juridique.

 

            5.         D’encourager le renforcement du programme de publications juridiques, tout spécialement la publication de l’Annuaire juridique interaméricain et l’impression des traités qui n’ont pas encore été publiés, comme le prescrivent les paragraphes k, l et m du Programme interaméricain de développement du droit international, et de demander particulièrement que toutes les mesures budgétaires soient prises pour que cet objectif soit réalisé.

 

6.         De stimuler, conformément aux dispositions des paragraphes f, g, j et q du Programme interaméricain de développement du droit international, l’élaboration de programmes et projets axés sur la formation des ressources humaines, grâce à la mise en œuvre d’une stratégie incorporant un système d’octroi de bourses, la participation d’universités et d’instituts de formation, ainsi que le développement de programmes-pilotes traitant de questions spécialisées, en renforçant l’établissement de conditions institutionnelles qui assurent la pérennité des résultats.

 

            7.         De poursuivre les cours régionaux de recyclage en matière de droit international, selon les paragraphes f, g et j du Programme interaméricain de développement du droit international, et particulièrement d’organiser au cours de l’année prochaine un cours à l’intention de la région des Caraïbes.

 

8.         De continuer, avec l’appui de sources externes de financement, à encourager le programme d’éducation régionale sur les instruments juridiques interaméricains de coopération juridique et judiciaire avec la participation de juges, de procureurs, de professeurs de droit, d’avocats et de spécialistes internationaux, en application des directives émises aux paragraphes  f, g et j du Programme interaméricain de droit international.

 

9.         De charger le Conseil permanent d’assurer le suivi de la présente résolution qui sera mise en œuvre en fonction des ressources allouées dans le Programme-budget et d’autres ressources, et de lui demander de soumettre un rapport sur la question à l’Assemblée générale lors de sa trente-deuxième Session ordinaire.

 

 


AG/RES.1706 (XXX-O/00)

 

PromoTION ET RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1270 (XXIV-O/94), AG/RES. 1335 (XXV-O/95), AG/RES. 1408 (XXVI-O/96), AG/RES. 1503 (XXVII-O/97), AG/RES. 1565 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 1619 (XXIX-O/99);

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport du Secrétaire général présenté conformément à la résolution AG/RES. 1619 (XXIX-O/99) (CP/CAJP-1649 /00) et le rapport du Conseil permanent relatif à la promotion et au respect du droit international humanitaire (CP/doc. 3314/00);

 

            ProfONDÉMENT PRÉOCCUPÉE par la persistance des violations du droit international humanitaire qui ont lieu dans le monde et, en particulier, par le sort de la population civile qui est de plus en plus souvent victime d’attaques contraires aux normes fondamentales applicables;

 

            RAPPELANT l’obligation qui incombe à tous les États de respecter et de faire respecter, en toute circonstance, les normes établies dans les Conventions de Genève de 1949 et, dans les cas applicables, aux États qui en sont parties, de respecter et de faire respecter les normes consacrées dans leurs Protocoles additionnels de 1977;

 

            SOULIGNANT la nécessité de renforcer les normes du droit international humanitaire grâce à leur acceptation universelle, leur plus large diffusion et leur application;

 

            Consciente de la nécessité de sanctionner les responsables des crimes de guerre et des crimes de lèse-humanité, ainsi que d’autres violations graves du droit international humanitaire;

 

            TENANT COMPTE dans ce contexte de la portée historique de l’adoption à Rome, du Statut de la Cour pénale internationale;

 

            ReNDANT HOMMAGE UNE NOUVELLE FOIS aux efforts constants déployés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour promouvoir et diffuser la connaissance du droit international humanitaire, et les activités menées par cet organisme en tant qu’organisation impartiale, neutre et indépendante et ce, en toutes circonstances;

 

            PRENANT EN CONSIDÉRATION les recommandations formulées en 1995 par le Groupe d’experts chargé de déterminer les moyens pratiques pour promouvoir le respect intégral du droit international humanitaire et l’application de ses normes, notamment celle qui a trait à la création de commissions ou de comités nationaux pour conseiller et aider les gouvernements à assurer la diffusion et l’application du droit international humanitaire;

            RECONNAISSANT le rôle important rempli par ces commissions ou comités nationaux pour faire en sorte que les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels ainsi que les autres instruments du droit international humanitaire soient incorporés dans la législation interne des États membres, afin d’en assurer la mise en œuvre et la diffusion adéquates;

 

            ExprIMANT sa satisfaction pour la coopération croissante du Secrétariat général de l’Organisation avec le CICR, suite à l’accord signé le 10 mai 1996 qui a contribué aux efforts de diffusion du droit international humanitaire dans les Amériques,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exprimer sa satisfaction pour le nombre croissant d’États membres qui, au cours de l’année écoulée, ont ratifié divers instruments de droit international humanitaire, en particulier la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (1997), ou y ont adhéré.

 

            2.         D’exhorter les États membres qui ne l’auraient pas encore fait à envisager la ratification des Protocoles additionnels I et II (1997) aux Conventions de Genève de 1949 ou, le cas échéant, l’adhésion à ces instruments.

 

            3.         D’exhorter également les États membres qui ne l’auraient pas encore fait à envisager la signature et la ratification, selon le cas, du Statut de la Cour pénale internationale.

 

            4.         D’exhorter aussi les États membres qui ne l’auraient pas encore fait à envisager la ratification des instruments suivants relatifs à certaines armes considérées comme pouvant produire des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, et, le cas échéant, l’adhésion à ces instruments:

 

a.                   La Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (1980) et ses Protocoles;

 

b.         La Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (1997);

 

c.         La Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954).

 

            5.         De souligner qu’il est important qu’en mettant en œuvre l’ensemble des normes du droit international humanitaire les États membres prêtent une attention particulière aux facteurs suivants:

 

a.         La plus large diffusion possible du droit international humanitaire au sein des forces armées et des forces de sécurité au moyen de son incorporation dans les programmes officiels d’enseignement et par la formation de cadres permanents des forces armées en la matière (article 83 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève);

 

b.          La promulgation de la législation pénale nécessaire pour sanctionner les responsables de crimes de guerre et d’autres violations graves du droit international humanitaire (article 86 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève);

 

c.         La promulgation de la législation nécessaire pour réglementer l’utilisation des emblèmes faisant l’objet d’une protection en vertu du droit international humanitaire, et pour sanctionner les abus (article 38 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, et règlement joint en annexe);

 

d.         L’obligation, au moment d’examiner, de mettre au point, d’acquérir puis d’adopter une arme nouvelle, de déterminer si son emploi serait contraire aux normes du droit international humanitaire; et si tel est le cas, de ne pas l’intégrer à l’arsenal des forces armées et des forces de sécurité, et de ne pas la fabriquer à d’autres fins (article 36 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève).

 

6.         De prier instamment les États membres qui ne l’auraient pas encore fait d’examiner avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge, l’opportunité de créer des commissions ou des comités nationaux chargés de l’application et de la diffusion du droit international humanitaire.

 

            7.         De prier instamment les États membres et toutes les parties en conflit de respecter l’impartialité, la neutralité et l’indépendance de l’action humanitaire, conformément aux principes directeurs adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en vertu de sa résolution 46/182 du 19 décembre 1991, et d’assurer la protection du personnel des organisations humanitaires.

 

            8.         D’inviter les États membres à continuer à collaborer avec le Comité international de la Croix-Rouge dans ses sphères de compétence et à faciliter ses travaux, en faisant appel en particulier à ses services consultatifs pour appuyer les efforts des États désireux d’appliquer le droit international humanitaire.

 

9.         De demander au Secrétaire général de présenter un rapport au Conseil permanent sur l’application de cette résolution avant la trente et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale.

 

 


AG/RES. 1707 (XXX-O/00)

 

L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS ET LA SOCIÉTÉ CIVILE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent établi en application des résolutions de l’Assemblée générale “L’Organisation des États Américains et la société civile” [AG/RES.1661 (XXIX-O/99)] et “Renforcement de la coopération entre les gouvernements et la société civile” [AG/RES.1668 (XXIX-O/99)] (CP/doc.3318/00);

 

RAPPELANT:

 

            La création, en 1999, dans le cadre du Conseil permanent, de la Commission sur la participation des institutions de la société civile aux activités de l’OEA;

 

Le mandat confié au Conseil permanent aux termes de la résolution AG/RES. 1661 (XXIX-O/99)précitée concernant l’élaboration et l’adoption, avant le 31 décembre 1999, des Directives pour la participation des institutions de la société civile aux activités de l’OEA;

 

            NOTANT avec satisfaction que, le 15 décembre 1999, le Conseil permanent a adopté la résolution CP/RES.759 (1217/99) sur les Directives pour la participation des institutions de la société civile aux activités de l’OEA;

 

RecoNNAISSANT:

 

Le rôle de plus en plus significatif que jouent les institutions de la société civile dans les affaires publiques de tous les États membres de l’Organisation des États Américains;

 

La contribution importante des institutions de la société civile aux activités de l’Organisation des États Américains, des organes, organismes et entités connexes à travers le Système interaméricain,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’adopter les Directives pour la participation des institutions de la société civile aux activités de l’OEA adoptées par le Conseil permanent le 15 décembre 1999 [CP/RES. 759 (1217/99)], en notant plus particulièrement les attributions confiées à la Commission sur la participation de la société civile aux activités de l’OEA et au Secrétariat général.

 

2.                   De prendre note du répertoire des institutions de la société civile (OSC) conformément aux procédures établies dans les Directives.

 

3.         De charger le Secrétariat général de continuer à prendre les mesures nécessaires visant la mise en œuvre et la diffusion des Directives.

 

4.         De renouveler l’importance de la coopération entre les gouvernements et les OSC et, dans ce contexte, de les exhorter une fois de plus à établir ou à continuer de renforcer les mécanismes de coopération sur les plans national, des États, des provinces et municipal.

 

5.         De réitérer les mandats confiés au Secrétariat général en vertu de la résolution AG/RES. 1668 (XXIX-O/99), et de lui demander en outre, si besoin est, de soumettre un rapport au Conseil permanent par le truchement de la Commission sur la participation de la société civile aux activités de l’OEA au sujet de l’application de la présente résolution.

 

6.         De charger le Conseil permanent de soumettre à la trente et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale un rapport sur la participation des institutions de la société civile conformément aux Directives, et sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1708 (XXX-O/00)

 

PROJET DE DÉCLARATION AMÉRICAINE DES DROITS

DES POPULATIONS AUTOCHTONES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES 1022 (XIX-O/89), AG/RES. 1479 (XXVII-O/97), AG/RES. 1549 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 1610 (XXIX-O/99);

 

            NOTANT les directives pour la participation des institutions de la société civile aux activités de l’OEA, adoptées par le Conseil permanent dans sa résolution CP/RES. 759 (1217/99);

 

            CONVAINCUE que l’adoption d’une Déclaration des droits des populations autochtones renforcera la reconnaissance, la promotion et la protection des droits de ces populations, et contribuera au développement d’activités pertinentes de l’Organisation des États Américains dans ce domaine;

 

            CONSIDÉRANT qu’en application des dispositions de la résolution AG/RES.1610 (XXIX-O/99), le Groupe de travail chargé de l’élaboration du Projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones s’est réuni du 8 au 12 novembre 1999;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport du Président du Groupe de travail chargé d’élaborer le Projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones (GT/DADIN/doc.5/99),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prier le Conseil permanent de reconduire le mandat du Groupe de travail pour que celui-ci poursuive l’examen du Projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones, et tienne au moins une deuxième réunion avant la trentième et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale, conformément aux ressources affectées dans le Programme-budget et d’autres ressources.

 

            2.         De recommander au Groupe de travail de maintenir les modalités convenues pour assurer une participation adéquate des représentants des communautés autochtones à ses travaux afin que leurs observations et suggestions puissent être prises en compte.

 

            3.         De prier l’Institut interaméricain des affaires indigènes et le Comité juridique interaméricain de continuer à fournir l’appui consultatif nécessaire au Groupe de travail.

 

            4.         De prier également le Secrétariat général d’assurer une diffusion appropriée des travaux du Groupe de travail, et d’envisager les mesures nécessaires pour promouvoir une participation plus représentative des organisations des collectivités autochtones du Continent américain aux travaux du Groupe.

 

5.         De prier le Conseil permanent de lui présenter un rapport sur l’application de la présente résolution lors de sa trentième et unième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1709 (XXX-O/00)

 

ENFANTS ET CONFLITS ARMÉS

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT sa résolution AG/RES.1667 (XXIX-O/99) par laquelle elle a chargé l’Institut interaméricain de l’enfance de traiter de manière systématique le problème de la participation des enfants aux conflits armés;

 

            ALARMÉE par le recrutement, la participation et l’utilisation des enfants dans des conflits armés, et notant qu’à l’heure actuelle, plus de 300 000 enfants de moins de 18 ans sont engagés dans des conflits armés à travers le monde;

 

            PROFONDÉMENT PRÉOCCUPÉE par le fait que les enfants sont trop souvent l’objet délibéré et les victimes connexes des hostilités dans le contexte des conflits armés et qu’ils souffrent de traumatismes durables, tant physiques qu’émotionnels et psychologiques;

 

            RECONNAISSANT que dans de telles situations, les enfants se voient privés, entre autres d’une protection adéquate;

 

            PRENANT NOTE des recommandations contenues dans la Déclaration adoptée par la Conférence latino-américaine et des Caraïbes sur l’utilisation des enfants comme soldats qui s’est tenue à Montevideo du 5 au 8 juillet 1999;

 

            ACCUEILLANT AVEC SATISFACTION les efforts récemment déployés à l’échelle internationale pour aborder la question du recrutement forcé des enfants, notamment l’approbation, en 1998, du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, la signature en 1999 de la Convention 182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants, notamment le recrutement forcé ou obligatoire d’enfants en vue de les utiliser dans des conflits armés, et l’adoption en 2000 du Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, concernant la participation des enfants aux conflits armés;

 

            RAPPELANT les règles du droit international humanitaire qui protègent les enfants dans des situations de conflit armé;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport annuel de l’Institut interaméricain de l’enfance (CP/doc.3278/00) et en particulier les résolutions adoptées par son Conseil directeur à ce sujet,

 

 


DÉCIDE:

 

            1.         D’exhorter les États membres à envisager de signer et de ratifier le Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, concernant la participation des enfants aux conflits armés.

 

            2.         D’exhorter également les États membres qui ne l’auraient pas encore fait à signer et ratifier dans les plus brefs délais la Convention 182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les pires formes de travail des enfants.

 

            3.         De lancer un appel, compte tenu de l’urgence de cette question, à toutes les parties en situation de conflit armé pour qu’elles respectent les règles du droit international humanitaire qui protègent les enfants.

 

            4.         D’appuyer les efforts déployés par les pays concernés en faveur de la démobilisation des enfants soldats, de la rééducation et de la réinsertion sociales des enfants affectés par les conflits armés.

 

5.         De demander à l’Institut interaméricain de l’enfance de continuer à s’occuper activement de ce dossier et d’identifier un organe chargé d’assurer le suivi de la présente résolution.

 


AG/RES. 1710 (XXX-O/00)

 

COOPÉRATION DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

AVEC LE SYSTÈME DES NATIONS UNIES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Secrétariat général sur la mise en application de la résolution AG/RES.1639 (XXIX-O/99) “Coopération de l’Organisation des États Américains avec le Système des Nations Unies”, (CP/doc.3304/00),

 

 

DÉCIDE:

 

1.         De rendre hommage aux activités qu’ont menées conjointement les deux Organisations selon les termes de l’Accord de coopération intervenu entre l’OEA et l’ONU.

 

2.                   De demander au Secrétaire général de poursuivre et de renforcer les activités de coopération entre les deux organisations; de faciliter des contacts plus étroits entre les personnes chargées des secteurs techniques des deux organisations, selon les termes de l’Accord de coopération intervenu entre l’OEA et l’ONU, de faire rapport sur les suites données à ces directives à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire.

 


AG/RES. 1711 (XXX-O/00)

 

“DÉFENSEURS DES DROITS DE LA PERSONNE DANS LES AMÉRIQUES”:

APPUI À LA TÂCHE ACCOMPLIE PAR LES PARTICULIERS,

LES GROUPES ET LES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

EN FAVEUR DE LA PROMOTION ET DE LA PROTECTION

DES DROITS DE LA PERSONNE DANS LES AMÉRIQUES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU la résolution AG/RES.1671 (XXIX-O/99) “Défenseurs des droits de la personne dans les Amériques”:  Appui à la tâche accomplie par les particuliers, les groupes et les organisations de la société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits de la personne dans les Amériques, par laquelle elle charge le Conseil permanent de poursuivre, en coordination avec la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), l’examen de la question faisant l’objet de ladite résolution;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport du Conseil permanent sur cette question;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que pendant la présentation du Rapport annuel pour 1999 de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, la Commission et les États membres ont échangé des points de vue et des opinions sur la situation des Défenseurs des droits de la personne dans la région;

 

            Que dans son Rapport annuel, la CIDH a souligné, avec une profonde préoccupation, qu’“en 1999 les actes d’intimidation, les disparitions et les attentats, parfois mortels, se sont poursuivis à l’encontre des personnes et organisations qui se consacrent à la défense des droits de la personne”, et “qu’elle considère que les États membres doivent prendre les mesures nécessaires pour protéger la vie, l’intégrité physique et la liberté d’expression de ceux qui ont entrepris d’œuvrer en faveur du respect des droits fondamentaux, conformément à l’engagement collectif exprimé dans la résolution AG/RES.1671 (XXIX-O/99)”;

 

            Que la CIDH œuvre et adopte des mesures en faveur de la protection des droits fondamentaux des Défenseurs des droits de la personne;

 

RAPPELANT:

 

            Que lors des Sommets des Amériques, les chefs d’État et de gouvernement ont indiqué que “le respect et la promotion des droits de la personne et des libertés fondamentales de tous les individus constituent une préoccupation primordiale pour nos gouvernements”;

 

            Que l’Assemblée générale de l’Organisation s’est déjà prononcée dans ce sens sur cette question en “demandant de nouveau aux États membres, d’accorder les garanties et les moyens nécessaires aux organisations non gouvernementales non pertinentes afin qu’elles continuent à appuyer la promotion et la défense des droits de la personne, et de respecter la liberté et l’intégrité physique des membres de ces organisations” [AG/RES.1044-O/90)];

 

            ReconNAISSANT l’importante tâche qu’accomplissent les Défenseurs des droits de la personne dans les Amériques, aux plans national et international, ainsi que leur précieuse contribution en faveur de la promotion et de la protection des libertés et droits fondamentaux;

 

            PRÉOCCUPÉE par le fait que dans le Continent américain, persistent des situations qui, directement ou indirectement, empêchent ou entravent la tâche des personnes, groupes ou organisations qui œuvrent en faveur de la promotion et de la protection des droits fondamentaux;

 

            CONSCIENTE de l’importance de la  promotion du respect des normes fondamentales, buts et principes énoncés dans les instruments du Système interaméricain et du Système international en la matière,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De réitérer son appui à la tâche qu’accomplissent les Défenseurs des droits de la personne, sur les plans national et international, et de reconnaître leur précieuse contribution en faveur de la promotion, de la protection et du respect des droits de la personne et des libertés fondamentales dans les Amériques.

 

2.         De déplorer les actes qui, directement ou indirectement, empêchent ou entravent la tâche des Défenseurs des droits de la personne, et d’exhorter les États membres à intensifier, conformément à leur législation nationale, les efforts visant à adopter les mesures nécessaires pour garantir la vie, l’intégrité physique et la liberté d’expression de ces défenseurs, selon les principes et accords reconnus à l’échelle internationale.

 

            3.         D’inviter la Commission interaméricaine des droits de l’homme à continuer à prêter l’attention voulue à la situation des Défenseurs des droits de la personne dans le Continent américain, et de prier le Conseil permanent d’encourager l’analyse de cette question dans le cadre du dialogue sur le renforcement et le perfectionnement du Système interaméricain des droits de la personne.

 

            4.         D’exhorter les États membres, les organes et organismes du Système interaméricain des droits de la personne à intensifier les efforts pour la diffusion des instruments interaméricains et des résolutions de l’Organisation qui protègent et garantissent les tâches des Défenseurs des droits de la personne, ainsi que de la Déclaration des Nations Unies sur “le droit et la responsabilités des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus”.

 

5.                   De charger le Conseil permanent d’assurer le suivi de la présente résolution et de présenter un rapport sur son exécution à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire


AG/RES. 1712 (XXX-O/00)

 

ÉLABORATION D’UN PROJET DE CONVENTION INTERAMÉRICAINE

CONTRE LE RACISME ET TOUTES LES FORMES

DE DISCRIMINATION ET D’INTOLÉRANCE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            CONSIDÉRANT que la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme signée à Bogota en 1948, proclame en son article II que toutes les personnes, sans distinction de race, de sexe, de langue, de religion ou autre, sont égales devant la loi et ont les droits et les devoirs consacrés dans ladite Déclaration;

 

VU que la Convention américaine relative aux droits de l’homme souscrite à San José (Costa Rica) en 1969, en ses articles 1 et 2, interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, ou toute autre condition sociale;

 

PRENANT EN COMPTE que le paragraphe 3 du dispositif de la résolution AG/RES.1271 (XXIV-O/94) invite les différents organes, organismes et entités de l’OEA à prendre des mesures concrètes et opportunes pour encourager la tolérance et éliminer les comportements racistes et discriminatoires;

 

RAPPELANT que dans le cadre des Nations Unies, a été adoptée en 1965 la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, et que les préparatifs sont en cours pour la tenue en Afrique du sud, en 2001 d’une Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, et que des rencontres régionales et sous-régionales préparatoires à la Conférence susmentionnée seront également organisées;

 

TENANT COMPTE EN OUTRE de la résolution AG/RES.1695 (XXIX-O/99) par laquelle elle a invité les États membres à épauler les activités entamées dans le cadre de l’organisation de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée;

 

CONSIDÉRANT qu’il est impératif d’élargir la structure juridique internationale et de renforcer les législations nationales en vue d’éliminer toutes les formes de discrimination qui subsistent encore dans le Continent américain;

 

AYANT PRÉSENTE À L’ESPRIT la diversité d’ethnies et de cultures qui viennent enrichir les sociétés du Continent américain, ainsi que l’utilité de promouvoir des relations harmonieuses entre elles;

CONSIDÉRANT que l’Organisation doit adopter une position politique sans équivoque en faveur de l’élimination de toutes les formes de discrimination,

 

 

DÉCIDE:

 

1.                   De charger le Conseil permanent d’étudier la nécessité d’élaborer un projet de Convention interaméricaine pour prévenir, sanctionner et éliminer le racisme et toutes les formes de discrimination et d’intolérance en vue de soumettre cette question à la trente et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale.  À ces fins, le Conseil pourra consulter les organes du Système interaméricain et tenir compte des apports de la société civile ainsi que des travaux préparatoires de la Conférence mondiale pour la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.

 

            2.         De prier instamment les États membres de fournir leur appui aux activités entreprises dans le cadre des préparatifs de la Conférence mondiale pour la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, laquelle aura lieu en Afrique du sud en 2001.

 

            3.         De recommander à la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) de continuer à prêter une attention particulière à cette question dans le cadre des instruments juridiques interaméricains en vigueur.

 

            4.         De demander au Conseil permanent de lui soumettre un rapport à sa trente et unième Session ordinaire sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1713 (XXX-O/00)

 

COOPÉRATION DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’ORGANISATION

DES ÉTATS AMÉRICAINS ET DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DU SYSTÈME D’INTÉGRATION CENTRAMÉRICAINE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Secrétaire général sur l’application de la résolution AG/RES. 1629 (XXIX-O/99) “Coopération de l’Organisation des États Américains et du Système d’intégration centraméricaine” (CP/doc.3310/00),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Secrétaire général sur les suites données à la résolution AG/RES. 1629 (XXIX-O/99),

 

            2.         De demander au Secrétaire général de poursuivre et de développer les activités orientées vers la poursuite des interventions conjointes du Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et du Secrétariat général du Système d’intégration centraméricaine (SICA).

 

            3.         D’exprimer au Secrétaire général sa satisfaction pour les différentes activités que coordonnent les secteurs techniques de l’OEA avec le SICA, et qui ont permis de conjuguer leurs efforts en vue de la réalisation de leurs objectifs communs.

 

            4.         De demander au Secrétaire général de présenter à l’Assemblée générale, lors de sa trente et unième Session ordinaire, un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1714 (XXX-O/00)

 

COOPÉRATION DES SECRÉTARIATS GÉNÉRAUX DE

L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS ET DE

LA COMMUNAUTÉ DES CARAÏBES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport sur les suites données à la résolution AG/RES. 1675 (XXIX-O/99) “Coopération du Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et du Secrétariat général de la Communauté des Caraïbes” (CP/doc.3309/00),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Secrétaire général sur l’application de la résolution AG/RES. 1675 (XXIX-O/99).

 

            2.         De renouveler au Secrétaire général la requête qui lui a été adressée de poursuivre et de renforcer les activités de coopération technique entre le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et le Secrétariat général de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).

 

            3.         D’exprimer sa satisfaction pour les démarches menées dans le sens de la coordination par le Secrétaire général adjoint dans la promotion et le suivi des activités conjointes entreprises par les deux Organisations.

 

            4.         De demander au Secrétariat général de continuer à mettre en œuvre les recommandations émanées de la Réunion générale de coopération tenue par l’OEA et la CARICOM, qui a eu lieu au siège de l’Organisation des États Américains en 1998.

 

5.         De demander au Secrétaire général de soumettre un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution à l’Assemblée générale à l’occasion de sa trente et unième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1715 (XXX-O/00)

 

OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS FORMULÉES SUR LE RAPPORT ANNUEL DE LA COMMISSION INTERAMÉRICAINE DES DROITS DE L’HOMME

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) et sa présentation par le Président de la Commission, ainsi que les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur ce rapport (CP/doc.3325/00);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que les États membres de l’Organisation des États Américains ont proclamé dans la Charte, au nombre des principes de l’OEA, le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, sans distinction de race, de nationalité, de religion ou de sexe;

 

            Que la Commission interaméricaine des droits de l’homme a pour principale attribution, conformément à la Charte de l’OEA et à la Convention américaine relative aux droits de l’homme, de promouvoir l’application et la défense des droits de la personne;

 

            Que les chefs d’État et de gouvernement ont exprimé dans la Déclaration et le Plan d’action émanés du Deuxième Sommet des Amériques (Santiago du Chili, 1998), que “le respect et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales de toutes les personnes constituent une préoccupation primordiale de nos gouvernements”;

 

            Que les États membres ont réaffirmé le lien indissoluble existant entre les droits de l’homme, la démocratie et le développement;

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) et de remercier cette institution pour la présentation de ce document.

 

            2.         D’accueillir avec satisfaction le rapport du Conseil permanent relatif aux observations et recommandations formulées par les États membres sur le Rapport annuel de la CIDH et de les faire parvenir à cette institution.

 

            3.         De prier instamment  la Commission interaméricaine des droits de l’homme de continuer à œuvrer en faveur du respect et de la protection des droits de la personne, conformément à la Convention américaine relative aux droits de l’homme.

            4.         De rendre hommage aux travaux réalisés par la Commission dans ce domaine, et d’exhorter les États membres à continuer de lui fournir leur collaboration et leur appui pour la réalisation de cette tâche.

 

            5.         De prier instamment les États membres de l’OEA qui ne l’ont pas encore fait d’accorder la plus haute priorité politique à la considération de la signature, de la ratification, de la Convention américaine relative aux droits de l’homme ou de l’adhésion à cet instrument, selon le cas, tout en envisageant la possibilité de reconnaître la compétence obligatoire de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

 

            6.         De demander au Conseil permanent de promouvoir pour les prochains exercices budgétaires, une augmentation substantielle des ressources allouées à la Commission, en se fondant sur la reconnaissance du fait que la promotion et la protection des droits de la personne constituent une priorité fondamentale pour l’Organisation.

 

            7.         De demander au Conseil permanent de soumettre en temps opportun à l’Assemblée générale un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1716 (XXX-O/00)

 

OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS FORMULÉES

PAR LES ÉTATS MEMBRES AU SUJET DU RAPPORT ANNUEL

DE LA COUR INTERAMÉRICAINE DES DROITS DE L’HOMME 1/

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent au sujet du  rapport annuel de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CP/doc.3326/00) et la présentation qu’en a faite le Président de la Cour;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Qu’en vertu de l’alinéa f de l’article 54 de la Charte de l’Organisation des États Américains, l’Assemblée générale est appelée, entre autres, à examiner les observations et recommandations que formule le Conseil permanent, conformément  à l’alinéa f de l’article 91 de la Charte, sur les rapports des organes, organismes et entités de l’Organisation;

 

            Que l’article 65 de la Convention américaine relative aux droits de l’homme “Pacte de San José de Costa Rica” prescrit que la Cour soumettra à l’examen de l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains un rapport sur les activités qu’elle a menées durant l’année précédente, et qu’elle soulignera tout spécialement, en formulant les recommandations pertinentes, les cas où un État n’aura pas donné suite à ses arrêts;

 

            Que la Cour interaméricaine des droits de l’homme a présenté son rapport annuel au Conseil permanent qui a acheminé à l’Assemblée générale ses observations et recommandations y afférentes;

 

TenANT COMPTE du fait que, de par leur nature, la dénonciation des instruments juridiques interaméricains des droits de la personne, et le désaveu de la compétence obligatoire de la Cour ont des répercussions sur le système régional dans son ensemble,

 

ConsidÉRANT que l’acceptation de la compétence obligatoire de la Cour ne peut être donnée que de manière inconditionnelle, ou sous condition de réciprocité, pour une durée déterminée ou à l’occasion d’espèces données, conformément à l’article 62.2 de la Convention américaine,

 

 


DÉCIDE:

 

1.         D’accueillir et de faire parvenir à la Cour interaméricaine des droits de l’homme les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent de l’Organisation sur son rapport annuel.

 

2.                   De réitérer que les arrêts de la Cour sont définitifs et sans appel, et que les États parties à la Convention s’engagent à respecter les décisions de la Cour dans toutes les espèces où ils sont parties.

 

3.         D’exhorter les États qui ont dénoncé la Convention américaine relative aux droits de l’homme ou qui ont désavoué la compétence obligatoire de la Cour, à réexaminer leur décision.

 

4.         De prier instamment les États membres de l’OEA qui ne l’auraient pas encore fait à accorder la première priorité politique à la signature ou à la ratification de la Convention américaine relative aux droits de l’homme “Pacte de San José de Costa Rica”, ou à leur adhésion, selon le cas, tout en reconnaissant la compétence obligatoire de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

 

5.         De demander au Conseil permanent que lors des prochains exercices financiers, il se prononce en faveur d’une augmentation substantielle des ressources affectées à la Cour en se fondant sur la reconnaissance que la promotion et la protection des droits de l’homme constituent une priorité fondamentale de l’Organisation.

 

6.         De rendre hommage à la Cour interaméricaine des droits de l’homme pour la tâche qu’elle a accomplie pendant la période couverte par son rapport.

 

 


AG/RES.1717 (XXX-O/00)

 

LES DROITS HUMAINS DE TOUS LES TRAVAILLEURS MIGRANTS

ET DE LEURS FAMILLES2/

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU:

            Le rapport annuel du Conseil permanent sur les droits humains de tous les travailleurs migrants et de leurs familles (CP/doc.3327/00), établi en application de la résolution AG/RES. 1611 (XXIX-O/99);

 

Le rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme proclame que toutes les personnes sont égales devant la loi, jouissent des droits et ont les devoirs consacrés dans cette Déclaration, sans distinction de race, de sexe, de langue, de religion ou autre;

 

            Que la Convention américaine relative aux droits de l’homme reconnaît que les droits fondamentaux de la personne ne naissent pas du fait qu’un individu est un national d’un État donné, mais reposent plutôt sur les attributs de la personne humaine, ce qui justifie une protection internationale;

 

            Que la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille [PB1] consacre le devoir des États de garantir les droits que confère cette Convention aux travailleurs migrants et aux membres de leurs familles qui se trouvent sur leur territoire ou relevant de leur juridiction sans distinction aucune, notamment de sexe, de race, de couleur, de langue, de religion ou de conviction, d’opinion politique, d’origine nationale ethnique ou sociale, de nationalité, d’âge, de situation économique, de fortune, de situation matrimoniale, de naissance ou de toute autre situation;

 

            Que de nombreux travailleurs migrants et leurs familles se voient forcés d’abandonner leur pays d’origine en quête de meilleures conditions de vie;

 

            Que la Cour interaméricaine des droits de l’homme a émis l’avis consultatif OC-16 au sujet du droit à l’information sur l’assistance consulaire, au titre des garanties judiciaires, dans les cas d’étrangers détenus par les autorités de l’État de résidence;

            CONSCIENTE de la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent souvent les travailleurs migrants et leurs familles du fait, entre autres, qu’ils ne vivent pas dans leur pays d’origine, et des difficultés auxquelles ils sont confrontés en raison des différences culturelles, particulièrement de langues et de coutumes, ainsi que de la fréquente désintégration de la famille découlant de leur situation;

 

            NOTANT la Déclaration et le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De réaffirmer que les principes et normes consacrés dans la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme et la Convention américaine relative aux droits de l’homme, s’appliquent à toutes les personnes, y compris les travailleurs migrants et leurs familles.

 

            2.         De prier instamment les États membres qui ne l’ont pas encore fait d’envisager, à titre d’une haute priorité politique, la signature, la ratification de la Convention américaine relative aux droits de l’homme, et de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles ou, le cas échéant, leur adhésion à ces instruments.

 

            3.         De prier instamment les États membres de prendre les mesures nécessaires pour garantir les droits humains de tous les migrants, y compris les travailleurs migrants et leurs familles, comme ceux qui sont prescrits dans les instruments susmentionnés.

 

            4.         De mettre de nouveau l’accent sur le devoir des États de veiller au plein respect et à l’application intégrale de la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires, particulièrement en ce qui a trait au droit dont jouit un étranger, quel que soit son statut d’immigré, de communiquer avec un fonctionnaire consulaire de son pays d’origine, s’il est en état de détention; et à l’obligation de l’État sur le territoire duquel cet étranger est détenu, d’informer ce dernier de son droit de recevoir cette assistance.

 

            5.         De recommander à la Commission interaméricaine des droits de l’homme de continuer à prêter la plus vive attention aux affaires dans lesquelles les droits humains des travailleurs migrants ou de leurs familles sont menacés.

 

            6.         De demander à la Commission interaméricaine des droits de l’homme de présenter, en raison des importantes avancées notées jusqu’à présent, un rapport sur l’état des droits de tous les travailleurs migrants et de leurs familles, avant la trente et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale, et, à cet effet, d’inviter les États membres à continuer à apporter leur collaboration à la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

 

            7.         De demander à la Commission interaméricaine des droits de l’homme de mettre à la disposition du rapporteur spécial chargé du dossier des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles tous les moyens nécessaires et appropriés pour l’accomplissement de ses fonctions.

 

            8.         D’inviter les États membres, les Observateurs permanents, les organes, organismes et entités du Système interaméricain, et d’autres sources, à apporter une contribution au Fonds volontaire du bureau du rapporteur spécial chargé du dossier des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

 

9.         De recommander au Conseil interaméricain pour le développement intégré d’apporter son appui aux projets et activités menés en faveur de tous les travailleurs migrants et leurs familles au titre d’une expression de la solidarité interaméricaine, élément indispensable au développement intégral des États membres.

 

            10.        De demander aux Conseils de l’Organisation de faire rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trente et unième Session ordinaire, sur la mise en œuvre de la présente résolution dans les domaines de leur compétence.

 

 


AG/RES. 1718 (XXX-O/00)

 

RÉFORME DE L’INSTITUT INTERAMÉRICAIN DES AFFAIRES INDIGÈNES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RENDANT HOMMAGE aux progrès accomplis par le Groupe de travail chargé d’élaborer le projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones, particulièrement la précieuse contribution des représentants des populations autochtones;

 

            CONVAINCUE que la coopération interaméricaine peut contribuer à la recherche de solutions aux problèmes confrontés par les populations autochtones à travers le Continent américain;

 

            CONSIDÉRANT la solidité croissante des liens des populations autochtones entre elles et l’importance de relations harmonieuses entre ces populations et leurs gouvernements respectifs;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport annuel adressé par l’Institut interaméricain des affaires indigènes à l'Assemblée générale (CP doc.3281/00),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’appuyer la tâche accomplie par l’Institut interaméricain des affaires indigènes (III), et de prier instamment les États membres de cet Institut de participer au processus de sa réforme, en menant des consultations avec les organes du Système interaméricain, y compris le Secrétariat général, les États membres de l’OEA, et les représentants des collectivités autochtones à travers le Continent américain.

 

            2.         De demander à l’Institut interaméricain des affaires indigènes de soumettre un rapport à l'Assemblée générale, lors de sa trente et unième Session ordinaire, sur les progrès accomplis dans le processus de réforme de cette institution.

 


AG/RES. 1719 (XXX-O/00)

 

CONSIDÉRATION DU STATUT DES OBSERVATEURS PERMANENTS

ET DE LEUR PARTICIPATION AUX ACTIVITÉS ET PROGRAMMES

DE COOPÉRATION DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT sa résolution AG/RES. 50 (I-O/71) par laquelle elle a créé le statut d’Observateur permanent ainsi que les autres résolutions qu’elle a adoptées sur ce sujet, notamment la résolution AG/RES.1491 (XXVII-O/97) dans laquelle elle a indiqué qu’il convient d’établir des critères qui tiennent compte des différents degrés de participation des Observateurs permanents aux activités et programmes de l’Organisation;

 

            TENANT COMPTE des résolutions pertinentes adoptées par le Conseil permanent, notamment la résolution CP/RES.407 (573/84);

 

            VU le rapport du Secrétariat général de l’Organisation (CP/CAJP-1641/00), présenté en application des résolutions AG/RES. 1555 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 1662 (XXIX-O/99);

 

CONSIDÉRANT que, parmi les États qui bénéficient du statut d’Observateur permanent il faut reconnaître ceux qui maintiennent avec l’Organisation des rapports de collaboration étroits et constants pour la mise en œuvre de ses activités et programmes, manifestant ainsi qu’ils sont particulièrement intéressés à renforcer leurs liens avec la communauté interaméricaine;

 

CONVAINCUE de la nécessité d’encourager tous les États bénéficiant du statut d’Observateur permanent à renforcer leur participation aux activités et programmes de coopération de l’Organisation,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exprimer ses remerciements à tous les Observateurs permanents qui contribuent aux activités et programmes de coopération de l’Organisation.

 

            2.         De rendre un hommage spécial au Royaume d’Espagne et à la République française en tant qu’États qui, par l’intermédiaire de leur Mission d’observation permanente dirigée par un ambassadeur accrédité exclusivement auprès de l’Organisation, ont démontré leur engagement résolu en sa faveur.

 

            3.         De demander au Secrétariat général de prendre des mesures administratives additionnelles qui s’avèrent nécessaires pour faciliter encore davantage la participation des Observateurs permanents aux activités et programmes de coopération de l’Organisation.

 

 


AG/RES. 1720 (XXX-O/00)

 

COMMERCE ET INTÉGRATION DANS LES AMÉRIQUES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU le rapport du Conseil permanent et de la Commission exécutive permanente du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CEPCIDI), relatif à la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1689 (XXIX-O/99);

 

RAPPELANT les résolutions AG/RES. 1689 (XXIX-O/99), AG/RES. 1581 (XXVIII-O/98), AG/RES. 1516 (XXVII-O/97), AG/RES. 1430 (XXVI-O/96), CIDI/RES.99 (V-O/00), CIDI/RES.63 (IV-O/99) et CIDI/RES.46 (III-O/98), intitulées “Commerce et intégration dans les Amériques”; AG/RES. 1534 (XXVIII-O/98), “Soutien et suivi des initiatives des Sommets des Amériques”; AG/RES. 1438 (XXVI-O/96), “Liens entre la Commission spéciale sur le commerce et le Conseil interaméricain pour le développement intégré”; AG/RES. 1349 (XXV-O/95), “Gestion des Sommets interaméricains”; et la résolution AG/RES. 1220 (XXIII-O/93), “Constitution de la Commission spéciale sur le commerce (CEC)”, par laquelle les États membres ont noté que l’Organisation est une tribune continentale appropriée à un dialogue sur les questions relatives au commerce international;

 

GARDANT PRÉSENTS À L’ESPRIT la Déclaration et le Plan d’action émanés du Deuxième Sommet des Amériques (Santiago, 1998) dans lesquels les chefs d’État et de gouvernement du Continent américain ont demandé à leurs ministres chargés du commerce international d’entamer les négociations en vue de la création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA); réaffirmé leur détermination de conclure les négociations au plus tard en l’an 2005; réaffirmé également leur détermination à accomplir des progrès concrets d’ici à la fin du XXe siècle, et exprimé leur reconnaissance pour la contribution importante de la Commission tripartite;

 

PRENANT NOTE avec satisfaction de la Déclaration ministérielle de San José émise par les Ministres du commerce à leur quatrième Réunion ministérielle à San José (Costa Rica, mars 1998), dans laquelle ils recommandent à leurs chefs d’État et de gouvernement d’entamer les négociations de la ZLEA, dans la ligne de leurs objectifs, de leurs principes, de leur structure, de leur lieu de réunion et d’autres décisions exposées dans leur Déclaration; dans laquelle ils ont aussi exprimé de nouveau leurs remerciements à la Commission tripartite pour l’appui technique et logistique qu’elle a accordé au cours de la phase préparatoire des négociations de la ZLEA, et ils ont demandé que les institutions respectives de la Commission tripartite continuent de fournir les ressources appropriées nécessaires pour répondre aux demandes d’assistance technique des entités de la ZLEA, y compris la réaffectation des fonds à cette fin, le cas échéant;

 

            PRENANT NOTE de la Déclaration ministérielle de Toronto, émise par les Ministres du commerce à leur cinquième Réunion ministérielle, tenue à Toronto (Canada, 1999), dans laquelle ils “rendent hommage et expriment leur reconnaissance aux institutions faisant partie de la Commission tripartite pour le soutien analytique, technique et financier qu’elles continuent à apporter à la ZLEA.  … Cet appui s’est révélé crucial, jusqu’à présent, pour la conduite des négociations et nous demandons aux institutions de la Commission tripartite de continuer à fournir cette assistance technique pour tout ce qui a trait à la ZLEA”;

 

            CONSIDÉRANT que la diversification et l’intégration économiques, la libéralisation du commerce et l’accès aux marchés constituent l’une des priorités établies dans le Plan stratégique de partenariat pour le développement 1997-2001 et que, dans ce contexte, le processus de création de la ZLEA est un élément fondamental; 

 

            RÉAFFIRMANT l’engagement de l’Organisation des États Américains d’appuyer le processus de libre-échange et d’intégration économique dans le Continent américain, et réitérant l’importance de la contribution du Secrétariat général, spécialement de l’Unité sur le commerce, à ce processus,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         De prendre note du rapport du Conseil permanent et de la Commission exécutive permanente du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CEPCIDI) sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1689 (XXIX-O/99), “Commerce et intégration dans les Amériques”.

 

2.         De faire sienne la recommandation du Président de la Commission spéciale sur le commerce (CEC), basée sur les consultations qu’il a menées avec les États membres de la CEC, de maintenir le statu quo, c’est-à-dire de maintenir l’existence de la CEC, sans convoquer ladite Commission.

 

3.         De demander au Secrétariat général de continuer à fournir, par l’intermédiaire de l’Unité sur le commerce, un soutien analytique et une assistance technique, et de continuer à mener des études connexes, dans le cadre de la Commission tripartite ou en réponse à la demande des entités créées en vertu de la Déclaration ministérielle de San José de Costa Rica, dans le cadre du processus de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).

 

4.         De charger le Secrétariat général de continuer à fournir une assistance technique pour tout ce qui concerne la ZLEA, aux États membres, sur leur demande, particulièrement aux petites économies, conformément aux décisions arrêtées par les Ministres du commerce dans la Déclaration ministérielle de San José.

 

5.         De réitérer son appui aux activités de collaboration en matière de commerce et d’intégration de la Commission tripartite, et de reconnaître les contributions apportées à ces activités par les autres organisations spécialisées régionales, sous-régionales et multilatérales ainsi que celles des institutions régionales et sous-régionales.

 

6.         De charger le Conseil permanent de continuer à fournir les ressources appropriées nécessaires pour donner suite aux demandes de soutien technique formulées par les organes de la ZLEA, notamment au moyen de la réaffectation de fonds à ces fins, le cas échéant.

 

7.         De charger le Secrétariat général de soumettre à la CEPCIDI, pour examen et approbation, avant le 15 novembre 2000, le Programme annuel de travail de l’Unité sur le commerce pour l’an 2001.

 

8.         De charger le Secrétariat général de continuer à soumettre au Conseil permanent et à la CEPCIDI, pour examen, des rapports d’activités écrits sur une base semestrielle relatifs aux progrès de la tâche de l’Unité sur le commerce, y compris des informations sur le niveau d’exécution budgétaire.

 

9.         De charger le Système d’information sur le commerce extérieur (SICE) de poursuivre ses travaux visant à fournir au Continent américain des informations sur le commerce et sur les questions connexes, par le biais de son site sur l’Internet; de poursuivre ses travaux d’appui au processus de la ZLEA en assurant la mise à jour, en sa qualité de membre de la Commission tripartite, du site officiel de la ZLEA sur le réseau Internet; de tenir à jour, en sa qualité de membre de la Commission tripartite, de manière permanente, un échéancier des délais fixés par les groupes de négociation pour la présentation des données que doivent fournir les délégations; et de gérer, en sa qualité de membre de la Commission tripartite, le Service de distribution des documents (SDD), qui est un système de distribution sûr, confidentiel, instantané et fiable ainsi que les archives des documents concernant le processus de négociation de la ZLEA.

 

10.        De reconnaître les importantes réalisations du Système d’information sur le commerce extérieur (SICE), et en particulier les mesures adoptées en vue d’augmenter ses données sur le commerce et les questions connexes, ainsi que sa base de clients, et d’appuyer la poursuite de ses opérations.

 

11.        D’arrêter que les mandats définis dans les paragraphes ci-dessus seront mis en œuvre en fonction des ressources allouées dans le Programme-budget ainsi que d’autres ressources.

 

12.        De demander au Conseil permanent et à la CEPCIDI de soumettre un rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trente et unième Session ordinaire, sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 

 


AG/RES. 1721 (XXX-O/00)

 

PROMOTION DE LA DÉMOCRATIE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            GARDANT PRÉSENT À L’ESPRIT que selon le préambule de la Charte de l’Organisation des États Américains “la démocratie représentative constitue une condition indispensable à la stabilité, à la paix et au développement de la région”, et que l’un de ses buts fondamentaux est “d’encourager et de consolider la démocratie représentative dans le respect du principe de non-intervention”;

 

            VU le rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3848/00) et le rapport de la Commission des questions juridiques et politiques portant sur la promotion de la démocratie représentative (CP/CAJP-1664/00 rev.2);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par la résolution AG/RES. 1063 (XX-O/90), elle a demandé au Secrétaire général de “créer une unité pour la promotion de la démocratie au sein du Secrétariat général”, et que par la résolution CP/RES.572 (882/91) le Conseil permanent a adopté le Programme de soutien pour la promotion de la démocratie;

 

            Que conformément à la résolution CP/RES.572 (882/91), l’Unité “sera disponible pour s’acquitter des tâches que les organes compétents pourront lui confier pour appuyer la démocratie dans le Continent américain”;

 

            TENANT COMPTE des résolutions sur la démocratie représentative AG/RES. 1080 (XXI-O/91), AG/RES. 1402 (XXVI-O/96), AG/RES. 1475 (XXVII-O/97), AG/RES. 1551 (XXVIII-O/98); AG/RES. 1648 (XXIX-O/99) et AG/RES. 1696 (XXIX-O/99);

 

            PRENANT NOTE du rapport du Groupe de travail sur la démocratie représentative et du compte rendu du Rapporteur des Journées d’analyse et de réflexion sur la démocratie participative (CP/CAJP-1638/00 corr.1) qui se sont déroulées les 10 et 11 avril 2000 au siège de l’OEA, en application de la résolution AG/RES. 1684 (XXIX-O/99), “Démocratie participative”;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport de la Présidente du Groupe de travail sur la démocratie représentative relatif à la tenue des Journées d’analyse et de réflexion sur la démocratie participative,

 

 


DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Conseil permanent sur la promotion de la démocratie représentative.

 

            2.         De prendre également note avec satisfaction de la tenue des Journées d’analyse et de réflexion sur la démocratie participative qui se sont déroulées les 10 et 11 avril 2000 au siège de l’OEA.

 

            3.         De prendre note de la présentation au Groupe de travail de la version révisée du Manuel sur l’organisation des Missions d’observation des élections détachées par l’OEA, qui a pris en compte les observations formulées par le Groupe de travail sur la démocratie représentative.

 

            4.         De charger le Secrétariat général de poursuivre, par l’intermédiaire de l’Unité pour la promotion de la démocratie (UPD) et en tenant compte des ressources affectées dans le Programme-budget et d’autres ressources, les études et les séminaires, la promotion et le parrainage des travaux liés aux thèmes adoptés par les Sommets des Amériques en matière de démocratie.

 

            5.         De charger le Conseil permanent de ce qui suit, par l’intermédiaire du Groupe de travail sur la démocratie représentative:

 

a.         D’examiner l’inventaire annuel actualisé des activités liées à la promotion de la démocratie.

 

b.         De considérer la présentation du rapport sur les activités liées à l’exécution des mandats émanés des Sommets des Amériques dans le domaine de la démocratie.

 

c.         D’examiner les rapports sur le progrès des activités de l’Unité pour la promotion de la démocratie, notamment l’information relative au niveau d’exécution budgétaire, dont les projets seront présentés au Groupe de travail par le Secrétariat général dans les 45 jours qui suivent la fin de chaque trimestre et d’émettre ses commentaires et ses observations dans son rapport annuel.

 

d.         D’envisager la possibilité d’inviter périodiquement des experts à faire des exposés sur des questions indiquées par le Groupe de travail, notamment, celles liées à la participation aux élections, aux partis politiques, à la décentralisation, à la faiblesse des institutions et à l’accès à l’information.

 

e.         D’étudier et d’approuver, avant la fin de l’an 2000, le plan de travail de l’UPD pour 2001, et de s’assurer que ce plan comporte des activités appuyant les mandats concernant la promotion et la défense de la démocratie émanés des plans d’action des Sommets des Amériques assignés à l’OEA.

 


6.         De demander au Secrétariat général:

 

a.         De tenir à jour, par le biais de l’UPD, l’inventaire annuel des activités liées à la promotion de la démocratie représentative qui se déroulent au sein de l’Organisation, avec la collaboration des différents organes, organismes et entités qui apportent leur contribution à cette tâche.

 

b.         De stimuler une collaboration plus étroite entre l’UPD et les différents organes, organismes et entités de l’Organisation qui apportent leur contribution aux tâches liées à la promotion et à la défense de la démocratie.

 

c.         De faire des exposés semestriels au Conseil permanent sur ses activités liées aux mandats des Sommets des Amériques en matière de démocratie.

 

7.         De charger le Conseil permanent de soumettre un rapport à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire sur la mise en œuvre de cette résolution.

 

 


AG/RES. 1722 (XXX-O/00)

 

RÉSEAU DES PARLEMENTAIRES DES AMÉRIQUES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent relatif au thème: “Réseau des parlementaires des Amériques” établi en application de la résolution AG/RES. 1673 (XXIX-O/99), (CP/doc.3332/00);

 

RAPPELANT:

 

La Déclaration de Santiago émanée du Deuxième Sommet des Amériques, laquelle réitère l’engagement des chefs d’État et de gouvernement d’approfondir le dialogue et la coopération interaméricaine dans un esprit de collaboration et de solidarité;

 

            Les mandats énoncés dans ses résolutions AG/RES. 1599 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 1673 (XXIX-O/99) intitulées:  “Réseau des parlementaires des Amériques”;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1673 (XXIX-O/99) et ses annexes;

 

            CONSIDÉRANT que le dialogue interparlementaire remplit au sein du Système interaméricain  une fonction importante car il encourage, notamment, la connaissance mutuelle et la coopération à travers l’échange de données d’expériences sur des questions d’intérêt commun,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’exprimer sa satisfaction pour la tenue au siège de l’Organisation, du 29 au 30 mars 2000, de la Réunion des présidents des commissions des affaires étrangères, ou de l’organe équivalent, des congrès ou parlements nationaux des États membres de l’OEA.

 

2.         De prendre note du Rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1673 (XXIX-O/99) et de ses annexes.

 

3.         De prendre note avec satisfaction de la décision des législateurs de tenir, au Canada, la réunion intitulée: “Forum interparlementaire des Amériques” avant le Sommet des Amériques qui se tiendra dans la ville de Québec (Canada) en avril 2001.

 


4.         De demander au Secrétariat général d’offrir, compte tenu des contraintes budgétaires et des priorités que fixera le Conseil permanent, ses services de conseil technique pour les préparatifs de la réunion mentionnée au paragraphe précédent, en tenant présent à l’esprit que les législateurs examineront à cette occasion, notamment, la question d’une relation éventuelle avec l’Organisation.

 

5.         De charger le Secrétaire général d’informer le Conseil permanent sur la mise en œuvre de la présente résolution et d’en faire rapport à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1723 (XXX-O/00)

 

RENFORCEMENT DE LA PROBITÉ DANS LE CONTINENT AMÉRICAIN

ET SUIVI DU PROGRAMME INTERAMÉRICAIN DE COOPÉRATION

POUR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur le renforcement de la probité dans le Continent américain et le suivi du Programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption (CP/doc.3333/00);

 

            SOULIGNANT que la Charte de l’Organisation des États Américains précise dans son préambule que “la démocratie représentative constitue une condition indispensable à la stabilité, à la paix et au développement de la région” et que “l’organisation juridique est nécessaire à la sécurité et à la paix fondées sur l’ordre moral et la justice”;

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que la Convention interaméricaine contre la corruption a pour but non seulement de promouvoir et de renforcer la mise en place, par chacun des États parties, des dispositifs qui permettront de prévenir, de dépister, de sanctionner et d’éliminer la corruption, mais aussi de favoriser, de faciliter et de réglementer la coopération entre les États parties afin d’assurer l’efficacité des mesures et des actions visant à combattre les actes de corruption commis dans l’exercice des fonctions publiques, et ceux qui y sont spécifiquement liés;

 

            RAPPELANT que, par sa résolution AG/RES. 1649 (XXIX-O/99), “Renforcement de la probité dans le Continent américain et suivi du Programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption”, elle a chargé le Conseil permanent, d’une part, d’encourager la mise en commun des expériences et l’échange des informations entre les institutions publiques et les organismes internationaux, et d’autre part, en assurant le suivi du Programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption approuvé par l’Assemblée générale en vertu de sa résolution AG/RES. 1477 (XXVII-O/97), “d’envisager l’adoption de mesures spécifiques visant à renforcer la ratification et la mise en œuvre de la Convention, à renforcer la coopération et à fournir l’assistance technique aux États membres qui la demandent, et à encourager l’échange de données d’expériences et d’informations sur l’application de la Convention, en tenant compte des conclusions et recommandations formulées lors du Symposium sur le renforcement de la probité dans le Continent américain”;

 

            CONSIDÉRANT que la Convention interaméricaine contre la corruption a été souscrite par 26 États membres  dont 19 l’ont ratifiée;

 

            RECONNAISSANT AVEC SATISFACTION les travaux du Groupe de travail sur la probité et l’éthique civique, en particulier la Réunion spéciale sur le renforcement de la probité et la lutte contre la corruption dans les Amériques qui a eu lieu le 31 mars 2000, et à laquelle ont participé des représentants d’organismes internationaux et régionaux, du secteur privé et de la société civile;

 

            TENANT COMPTE de l’importante tâche qu’accomplissent dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption la Banque interaméricaine de développement, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les organismes des Nations Unies, l’Organisation de coopération et de développement économiques, le Conseil de l’Europe, entre autres, ainsi que les institutions bilatérales de coopération et d’autres entités du secteur privé et de la société civile;

 

            RECONNAISSANT qu’à l’échelle mondiale une attention accrue est accordée au concept de “Responsabilité sociale de l’entreprise”, et que des questions liées à ce thème, notamment le rôle que peut remplir l’entreprise dans l’adoption des mesures et la lutte contre la corruption, sont traitées dans divers forums multilatéraux tels que les Nations Unies, l’Organisation internationale du travail et l’Organisation pour la coopération et le développement économiques, dans le cadre de leurs mandats respectifs;

 

            TENANT COMPTE du fait que le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques a apporté un appui résolu au Programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption et à son exécution, ainsi qu’à l’application, dans le cadre de l’OEA, d’un suivi approprié des progrès réalisés dans le contexte de la Convention interaméricaine contre la corruption;

 

            TENANT ÉGALEMENT COMPTE du fait que la IIIe Réunion des ministres des finances du Continent américain a appelé tous les États membres à ratifier et mettre en œuvre la Convention interaméricaine contre la corruption, et à appuyer la création d’un mécanisme mutuel et multilatéral permettant de suivre les progrès accomplis dans la prévention et la sanction effectives de la corruption,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exhorter les États membres de l’OEA qui ne l’auraient pas encore fait à signer et à ratifier la Convention interaméricaine contre la corruption.

 

            2.         De prier instamment les États parties à la Convention d’adopter les mesures qu’ils jugent pertinentes pour adapter leur législation interne aux engagements qu’ils assument en ratifiant la Convention.

 

            3.         D’inviter les États qui ne sont pas membres de l’Organisation, notamment les Observateurs permanents auprès de l’OEA, à adhérer à la Convention interaméricaine contre la corruption, conformément aux dispositions de l’article XXIII de ladite Convention.

 

            4.         De demander aux pays qui ne l’ont pas encore fait d’envoyer leurs réponses au “Questionnaire sur la ratification et la mise en œuvre de la Convention interaméricaine contre la corruption” (CP/GT/PEC-68/00 rev.3) afin que le Conseil permanent poursuive l’examen des réponses soumises par les États membres en vue de perfectionner la mise en œuvre de la Convention, de renforcer la coopération et de prêter une assistance technique à ceux qui en font la demande.

 

            5.         De charger le Conseil permanent de continuer à promouvoir l’échange des données d’expériences et des informations entre l’OEA et les organismes internationaux, le secteur privé et les organisations de la société civile, entre autres entités pertinentes, en vue de coordonner, de renforcer et d’identifier des activités de coopération dans ce domaine entre les États membres.

 

            6.         De demander au Conseil permanent d’étudier la possibilité de créer un fonds spécifique volontaire pour financer les activités destinées à fournir aux États parties l’appui institutionnel nécessaire à la mise en œuvre de la Convention interaméricaine contre la corruption.

 

            7.         De charger le Conseil permanent, lorsqu’il assurera le suivi du Programme interaméricain contre la corruption, d’étudier le dossier de la responsabilité sociale de l’entreprise, en vue d’en déterminer la portée et le contenu dans le contexte interaméricain, de connaître et de diffuser les enseignements tirés aux niveaux national et international pour aborder ce thème, et encourager l’échange des informations et des données d’expériences entre les États membres et les institutions financières internationales, d’autres organisations internationales, le secteur privé et des organisations de la société civile.

 

            8.         De demander au Conseil permanent, lorsqu’il assurera le suivi du Programme interaméricain contre la corruption, d’aborder notamment les thèmes suivants: formation, expériences des institutions nationales, marchés publics, incompatibilités entre fonction publique et secteur privé, analyse des législations pénales en matière de corruption et délits connexes.

 

            9.         De demander au Conseil permanent d’analyser les mécanismes de suivi en vigueur aux niveaux régional et international, afin de formuler une recommandation avant la fin de l’année sur le modèle le plus apte à être utilisé par les États parties, s’ils le jugent pertinent, pour le suivi de l’application de la Convention interaméricaine contre la corruption. D’arrêter également que cette recommandation sera transmise aux États parties à la Convention qui décideront de l’action la plus appropriée.

 

            10.        D’inviter le Comité juridique interaméricain à continuer à appuyer le Conseil permanent dans la mise en œuvre des mandats dont il a été chargé dans la présente résolution.

 

            11.        De demander au Secrétariat général de poursuivre, par l’intermédiaire du Sous-secrétariat aux questions juridiques, les activités de coopération technique conçues pour fournir une assistance en vue de la signature ou la ratification de la Convention interaméricaine contre la corruption ou l’adhésion à cette Convention; à renforcer l’échange des informations et des données d’expériences, notamment du réseau interaméricain contre la corruption, ainsi qu’à soutenir l’application du Programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption, les conclusions et les recommandations formulées par le Symposium sur le renforcement de la probité dans le Continent américain, adoptées à Santiago du Chili en novembre 1998, et les mesures prévues dans la présente résolution, en fonction des ressources inscrites au Programme-budget de l’Organisation et d’autres ressources.

 

            12.        De demander au Conseil permanent de présenter un rapport sur l’application de la présente résolution à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1724 (XXX-O/00)

 

RENFORCEMENT DE LA DÉMOCRATIE:  FONDS SPÉCIAL

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT:

 

Que le renforcement et la consolidation de la démocratie représentative figurent au nombre des buts fondamentaux de l’Organisation des États Américains;

 

Que de graves menaces de nature politique, sociale et économique persistent encore dans la région, et qu’elles peuvent saper la stabilité des gouvernements démocratiques des États membres;

 

Que la promotion et la consolidation de la démocratie représentative, dans le respect du principe de non-intervention, est l’un des buts fondamentaux de l’Organisation;

 

Qu’il convient d’intensifier la coopération et la solidarité continentales, en reconnaissant que le système démocratique se développe et s’affermit en fonction des caractéristiques spécifiques à chaque État membre;

 

Que l’élimination de la pauvreté absolue fait partie intégrante de la promotion et de la consolidation de la démocratie représentative, et que cette tâche constitue une responsabilité commune et que cette responsabilité est partagée par tous les États américains;

 

RAPPELANT:

 

La résolution AG/RES. 1696 (XXIX/O/99), “Renforcement de la démocratie représentative” qui charge le Conseil permanent “de continuer à examiner, à la lumière des principes de la Charte, du droit international, y compris la Charte des Nations Unies, et des déclarations et résolutions pertinentes de l’Organisation, les mesures visant à consolider et à renforcer la démocratie représentative”;

 

L’adoption, au cours de ces dernières années, de toute une gamme de résolutions telles que: AG/RES. 1080 (XXI-O/91) “Démocratie représentative”; AG/RES. 1352 (XXV-O/95) “Mécanisme de mise en œuvre et de financement des activités spéciales découlant de l’application de la résolution AG/RES. 1080 (XXI-O/91)”, et AG/RES. 1476 (XXVII-O/97) “Règlement appelé à régir l'emploi des ressources du mécanisme de mise en œuvre et de financement des activités spéciales découlant de l'application de la résolution AG/RES. 1080 (XXI-O/91)”, conformément aux buts et principes précités;

 

Que l’Engagement de Santiago, “Engagement envers la démocratie et la rénovation du Système interaméricain”, souligne que l’OEA est la tribune politique pour le dialogue, la concertation, et la coopération entre tous les pays du Continent américain;

 

Que selon la Déclaration de Managua [(AG/DEC.4 (XXIII-O/93)] “la mission de l’Organisation ne doit pas se limiter à la protection de la démocratie lorsque ses valeurs sont bafouées et que ses principes fondamentaux sont violés, mais qu’elle doit en outre agir constamment et créativement pour la consolider et déployer des efforts incessants en vue d’anticiper et de prévenir les causes des problèmes qui portent atteinte au régime démocratique de gouvernement”;

 

CONSIDÉRANT:

 

La nécessité de mener des activités pour préserver, renforcer et consolider le système démocratique dans le contexte d’un effort continental solidaire;

 

Qu’il est indispensable de disposer des ressources financières nécessaires pour promouvoir ces activités;

 

 

DÉCIDE:

 

1.         De créer un fonds spécifique permanent  qui sera dénommé “Fonds spécial de renforcement de la démocratie”, alimenté par des contributions volontaires, dont l’objectif sera d’appuyer des activités de préservation, de renforcement et de consolidation de la démocratie représentative dans le Continent américain.

 

2.         De charger le Secrétaire général de disposer des ressources du Fonds spécial, après consultation du Conseil permanent, pour répondre de façon opportune et dans le strict respect du principe de non-intervention consacré dans la Charte de l’Organisation, aux demandes d’assistance émanées des États membres affectés par des situations qui, de l’avis de ces États, entravent le développement du processus démocratique ou l’exercice du pouvoir par un gouvernement démocratiquement élu.

 

3.         De demander au Secrétaire général d’assurer la gestion du Fonds spécial conformément aux Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général et d’autres dispositions et règlements de l’Organisation.

 

4.         D’inviter tous les États membres, les Observateurs permanents et d’autres donneurs, comme le définissent l’article 68 des Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général et d’autres  dispositions et règlements de l’Organisation, à contribuer au Fonds spécial de renforcement de la démocratie

 


AG/RES. 1725 (XXX-O/00)

 

RÉFORME DE LA POLITIQUE DU PERSONNEL

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            CONSIDÉRANT le rapport présenté par le Groupe spécial de travail mixte du Conseil permanent et du Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA (CP/doc.3334/00);

 

RAPPELANT:

 

Que par sa résolution “Modernisation de la OEA et rénovation du Système interaméricain” [AG/RES. 1603 (XXVIII-O/98)], elle a créé le Groupe spécial de travail mixte du Conseil permanent et du Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA (GETC), “chargé d’identifier les aspects qui requièrent une étude approfondie et une stimulation du processus de rénovation et de modernisation de l’OEA, en définissant des stratégies, des procédures et des actions concrètes en vue de promouvoir une rénovation intégrale du Système interaméricain sur la base du dialogue des ministres des affaires étrangères et des chefs de délégation pendant l’Assemblée générale”;

 

Que l’Assemblée générale, par la résolution AG/RES. 1603 (XXVIII-O/98) précitée, a habilité le Conseil permanent à adopter les mesures d’organisation et la structure qu’il juge pertinentes pour réaliser les objectifs énoncés dans la résolution, notamment l’adoption, ad referendum, des décisions qui requièrent l’autorisation de l’Assemblée générale, et à tenir cet  organe au courant de tous les travaux réalisés;

 

Que, par la résolution AG/RES. 1685 (XXIX-O/99), l’Assemblée générale a reconduit les mandats énoncés dans la résolution AG/RES. 1603 (XXVIII-O/98);

 

            Qu’avant l’adoption des résolutions susvisées, l’Assemblée générale avait chargé le Secrétaire général, par sa résolution AG/RES.1596 (XXVIII-O/98), d’améliorer, le cas échéant, les mécanismes d’emploi actuellement en vigueur au sein de l’Organisation, en se focalisant particulièrement sur une transparence et une rationalisation accrues des différents mécanismes de recrutement de l’Organisation, et de présenter au GETC une proposition sur les besoins administratifs et budgétaires, ainsi qu’en matière de ressources humaines et de gestion de l’Organisation;

 

            Que, par sa résolution AG/RES.1596 (XXVIII-O/98), elle a aussi demandé au Conseil permanent d’élaborer, avec l’assistance du Secrétariat général, une étude assortie de recommandations sur la politique de la fonction publique internationale au sein du Secrétariat général, aux fins d’examen par l’Assemblée générale lors de sa vingt-neuvième Session ordinaire, et que par sa résolution AG/RES.1647 (XXIX-O/99), elle a confié au Conseil permanent le soin de poursuivre son étude de la politique du personnel appartenant à la fonction publique internationale ainsi que d’autres politiques afférentes au personnel, et d’adopter les mesures qui seront jugées appropriées ad referendum de l’Assemblée générale;

 

PRENANT EN CONSIDÉRATION:

 

            Que le Conseil permanent a confié l’examen de la question liée à la “Réforme de la politique du personnel” [AG/RES.1647 (XXIX-O/99)] à son Groupe de travail spécial mixte du Conseil permanent et du Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA;

 

Que conformément aux résolutions précitées, le Secrétaire général a présenté les documents GETC/FORMOEA-29/98, GETC/FORMOEA-52/98 et GETC/FORMOEA-131/99 rev.4 sur des propositions de réformes à la politique du personnel de l’Organisation, ainsi que les documents CP/doc.3187/99; CP/doc.3198/99, et GETC/FORMOEA-150/00 traitant de la fonction publique internationale;

 

Que selon la Règle 113.4 du Règlement du personnel le Secrétaire général peut modifier le présent Règlement, pourvu que ces modifications soient compatibles avec les Normes générales, que selon cette règle également le Secrétaire général doit cependant informer le Conseil permanent de tout changement ou modification apporté au Règlement du personnel, et que tout changement ou modification ayant des incidences budgétaires n’entrera en vigueur qu’avec l’approbation du Conseil permanent;

 

            Qu’à sa séance tenue le 15 décembre 1999, le Conseil permanent a approuvé, par sa résolution CP/RES. 761 (1217/99), ad referendum  de l’Assemblée générale, les modifications aux Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général et que, à la même séance, il a adopté les modifications au Règlement du personnel ayant des incidences budgétaires;

 

            NOTANT que le Secrétaire général a entamé un processus de consultation avec les représentants du personnel du Secrétariat général dans le but d’explorer la possibilité de présenter une position commune sur le dossier de la question de la fonction publique internationale,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’adopter les modifications apportées aux Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général approuvées par le Conseil permanent, le 15 décembre 1999, ad referendum de l’Assemblée générale, en vertu de la résolution CP/RES. 761 (1217/99) qui est annexée à la présente résolution.

 

2.         D’épauler l’initiative prise par le Secrétariat général et les représentants de son personnel de rechercher une position commune sur le dossier de la fonction publique internationale à l’Organisation, et de demander au Secrétaire général de veiller à ce qu’une proposition à ce sujet soit soumise dans les meilleurs délais.

 

3.         De charger le Conseil permanent d’achever l’étude des changements qui devront éventuellement être introduits dans la fonction publique internationale et d’autres questions liées à la politique du personnel, et d’adopter, ad referendum de l’Assemblée générale, les modifications qu’il faudra introduire aux Normes générales et au Règlement du personnel pour mettre en œuvre un système de fonction publique internationale et une politique du personnel qui soient plus en harmonie avec les besoins et les intérêts de l’Organisation et les principes de la Charte.

 

4.                   De demander au Secrétaire général de maintenir, sans préjudice de l’avenir de la fonction publique internationale, le gel de tous les postes vacants appartenant à la fonction publique internationale jusqu’à ce que l’Assemblée générale statue définitivement sur la question.

 

 


ANNEXE I

 

OEA/Ser.G

CP/RES. 761 (1217/99)

15 décembre 1999

Original:  espagnol

 

 

CP/RES. 761 (1217/99)

 

REFORME DE LA POLITIQUE DU PERSONNEL

 

 

            LE CONSEIL PERMANENT DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS,

 

            CONSIDÉRANT le rapport sur la Réforme de la politique du personnel présenté par le Président du Groupe spécial de travail mixte Conseil permanent/Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA;

 

RAPPELANT:

 

Que l’Assemblée générale a créé, par sa résolution “Modernisation de la OEA et Rénovation du Système interaméricain” [AG/RES. 1603 (XXVIII-O/98)], le Groupe spécial de travail mixte Conseil permanent/Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA (GETC), “chargé d’identifier les aspects qui requièrent une étude approfondie et une stimulation du processus de rénovation et de modernisation de l’OEA, en définissant des stratégies, des procédures et des actions concrètes en vue de promouvoir une rénovation intégrale du Système interaméricain sur la base du dialogue des ministres des affaires étrangères et des chefs de délégation pendant l’Assemblée générale”;

 

Que l’Assemblée générale, par ladite résolution AG/RES. 1603 (XXVIII-O/98), a habilité le Conseil permanent à adopter les mesures d’organisation et la structure qu’il juge pertinentes pour réaliser les objectifs énoncés dans la résolution, notamment l’adoption, ad referendum, des décisions qui requièrent l’autorisation de l’Assemblée générale et à tenir ledit organe au courant de tous les travaux réalisés;

 

Que par la résolution AG/RES. 1685 (XXIX-O/99) l’Assemblée générale a reconduit les mandats énoncés dans la résolution AG/RES. 1603 (XXVIII-O/98);

 

            Qu’avant l’adoption des résolutions susvisées, l’Assemblée générale avait chargé le Secrétaire général, par sa résolution AG/RES. 1596 (XXVIII-O/98), d’améliorer, le cas échéant, les mécanismes d’emploi actuellement en vigueur au sein de l’Organisation, en se focalisant particulièrement sur une transparence et une rationalisation accrues des différents mécanismes de recrutement de l’Organisation, et de présenter au GETC une proposition sur les besoins administratifs et budgétaires, ainsi qu’en matière de ressources humaines et de gestion de l’Organisation;

 


PRENANT EN CONSIDÉRATION:

 

Que conformément aux résolutions citées, le Secrétaire général a présenté les documents GETC/FORMOEA-29/98 et GETC/FORMOEA-52/98 sur des propositions de réformes à la politique du personnel de l’Organisation en vue de moderniser les systèmes actuels et de faciliter le recrutement de personnel selon des modalités et conditions compétitives;

 

            Que le GETC a minutieusement examiné et révisé les propositions présentées par le Secrétaire général, et a adopté les recommandations énoncées à l’annexe de la présente résolution;

 

Que selon la Règle 113.4 du Règlement du personnel, le Secrétaire général peut modifier le présent Règlement, pourvu que ces modifications soient compatibles avec les Normes générales, mais qu’il doit informer le Conseil permanent de tout changement ou modification apporté au Règlement du personnel et que tout changement ou modification ayant des incidences budgétaires n’entrera en vigueur qu’avec l’approbation du Conseil permanent;

 

Que les propositions du GETC ci-annexées entraînent des modifications aux Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général et au Règlement du personnel, et que ces modifications doivent être adoptées par le Conseil permanent,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’adopter ad referendum de l’Assemblée générale les modifications aux Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général qui sont proposées à l’annexe à la présente résolution.

 

2.         D’adopter les modifications proposées au Règlement du personnel qui ont des incidences budgétaires.

 

3.         De demander au Secrétaire général d’adopter les mesures nécessaires pour faire en sorte que les réformes aux Normes générales et au Règlement du personnel entrent en vigueur à partir du premier janvier de l’an 2000.

 

4.         De souligner l’intérêt manifesté à plusieurs reprises par les États membres au sujet de la nécessité de disposer d’une politique transparente d’engagement du personnel qui reflète les mandats émis à l’article 120 de la Charte de l’Organisation et qui garantisse l’application des normes et règlements régissant le fonctionnement du Secrétariat général.

 

5.         De prier le Secrétaire général de présenter au Conseil permanent un rapport trimestriel sur l’engagement du personnel, y compris les nominations aux postes de confiance.

 

6.         De reconnaître les travaux accomplis par le GETC et de l’en remercier.


ANNEXE II

 

 

RÉFORMES À LA POLITIQUE DU PERSONNEL

 

 

I.          DURÉE DES CONTRATS

 

 

A.        Modifier l’article 40 des Normes générales comme suit:

 

Article 40.         Sélection en vue de combler les postes vacants.  La sélection du personnel en vue de combler les postes vacants est effectuée par voie de concours conformément aux articles 113 et 120 de la Charte de l’Organisation et est régie par les dispositions suivantes:

 

a.         Sauf dans le cas prévu à l’alinéa b, il appartient au Secrétaire général de choisir et de désigner par voie de concours le personnel appelé à combler les postes vacants, en consultation avec le Comité consultatif de sélection et de promotion visé à l’article 18.

 

b.         Aucun concours ne sera requis pour pourvoir les postes suivants:

 

(i)         Postes de confiance;

 

(ii)                Postes à pourvoir au moyen d’un personnel sous contrat pour un temps limité d’une durée de trois ans au maximum;

 

(iii)       Postes qui ne sont pas financés au moyen de ressources du Fonds ordinaire pour le personnel recruté pour un temps limité ne dépassant pas trois ans, lorsqu’un concours ne serait pas approprié.

 

            Les personnes qui auraient travaillé pendant un total de trois ans aux termes de contrats à temps limité financés sur le Fonds ordinaire ne pourront pas continuer à travailler pour le Secrétariat général selon les mêmes modalités contractuelles, sans être recrutées par concours.

 

 

II.         INDEMNITÉS

 

A.        Modifier les articles 56 et 57 des Normes générales comme suit:

 

Article 56.         Indemnité de licenciement.  Sous réserve des dispositions de l’article 57, le Secrétariat général verse une indemnité à tout membre du personnel de la fonction publique internationale et à tous les autres membres du personnel qui auraient été employés pendant plus de trois ans aux termes de contrats à durée limitée lorsqu’il y a une suppression de leurs services.  Cette indemnité sera calculée et payée conformément aux Règles pertinentes du Règlement du personnel.

 

Articles 57.       Non-versement de l’indemnité    Aucune indemnité n’est accordée à un membre du personnel dans les cas suivants:

 

a.         Lorsqu’il est mis fin à ses services durant la période du stage probatoire prévu à l’article 42;

 

b.         En cas de démission;

 

c.         Lorsque le poste est obtenu aux termes d’un contrat à durée limitée et que l’intéressé quitte le service par révocation ou expiration du contrat, avant d’accumuler plus de trois ans de services;

 

d.         Lorsqu’il est mis fin à sa nomination à un poste de confiance ou que cette nomination expire conformément à l’article 20;

 

e.         Lorsque la cessation de ses services ou sa révocation est due à une faute grave de conduite, y compris et sans s’y limiter, dans les cas suivants:

 

i.                     pour abandon du poste;

 

ii.                   Pour avoir fait des déclarations fausses et graves liées à son emploi;

 

f.          Lorsqu’il est mis à la retraite conformément aux dispositions du régime des retraites et pensions régissant la retraite obligatoire.

 

 

B.         Modifier  la Règle 110.7 du Règlement du personnel comme suit:

 

a.                   Sous réserve des dispositions du paragraphe (d) de la présente Règle, les membres de la fonction publique internationale et les membres du personnel recrutés sous contrat pour une durée limitée qui comptent plus de trois années de services continus, reçoivent une indemnité lors de la cessation de leurs services, conformément aux dispositions suivantes:

 

i.                     Les fonctionnaires de carrière reçoivent une indemnité égale à un mois de la rémunération de base pour chaque année de services, jusqu’à un maximum de neuf mois;

 

ii.                   L’indemnité maximale payable à un membre du personnel recruté aux termes d’un contrat à durée limitée représentera l’équivalent de six mois de la rémunération de base, et devra être calculée comme suit:

           

a.         Si le contrat expire sans être renouvelé, l’indemnité sera égale à une semaine de la rémunération de base pour chaque année de service;

 

b.         S’il est mis fin au contrat avant la date d’expiration qui y est prévue, l’indemnité sera égale à un mois de la rémunération de base pour chaque année qui reste dans le contrat, et à une semaine de la rémunération de base pour chaque année de service.

 

iii.                  Les fonctionnaires qui, au 1er janvier de l’an 2000, auront des contrats à long terme qui auront été renouvelés sans qu’il y ait eu interruption de leurs services, auront l’option de choisir entre l’indemnité prévue à la Règle 110.7 du Règlement du personnel et l’article 53 (d) des Normes générales en vigueur au 31 décembre 1999 et l’indemnité prévue dans la présente Règle.

 

           

 

d.                   Aucune indemnité n’est versée à un fonctionnaire si les Normes générales en disposent ainsi et, en particulier, dans les cas suivants:

 

i.                     Si le Secrétaire général met fin à son engagement à un poste de confiance ou si cet engagement arrive à expiration, conformément aux dispositions de la Règle 104.1(a)(iii) du Règlement du personnel.

 

ii.                   S’il est mis fin à son contrat à durée limitée, ou si son contrat expire avant que le fonctionnaire fournisse trois ans de services continus aux termes d’un contrat à durée limitée.[3]/

 

 

III.       PERSONNEL D’APPUI ADMINISTRATIF HORS SIÈGE

 

A.        Ajouter un nouvel alinéa e à l’article 17 des Normes générales, lequel sera conçu comme suit:

 

e.         D’un personnel d’appui administratif temporaire recruté uniquement pour prêter des services d’appui aux projets temporaires, aux missions d’observation et aux autres activités de nature temporaire menées par le Secrétariat général dans les États membres. Ce personnel sera recruté localement  et dans la mesure du possible, en tenant compte des conditions locales  dans lesquelles il doit s’acquitter de ses fonctions.

 

 

B.         Insérer un nouvel article 22 aux Normes générales, lequel sera conçu comme suit:

 

Article 22.         Personnel d’appui administratif temporaire. Les dispositions suivantes régissent la désignation du personnel d’appui temporaire (PAT):

 

a.         Le PAT n’est pas financé par les ressources du Fonds ordinaire. Cependant, dans des circonstances exceptionnelles déterminées par le Secrétaire général, le recrutement des membres du PAT peut être financé dans le cadre d’un projet temporaire spécifique appuyé partiellement par le Fonds ordinaire. Le Secrétariat inclura dans les montants inscrits au budget pour chaque membre de ce personnel les réserves nécessaires pour couvrir tous les avantages requis par la législation locale du lieu d’affectation, qui sans être limitatifs, incluent les indemnités découlant de la cessation de services, les congés accumulés et le préavis de cessation de service.

 

b.         La durée de service en qualité de personnel temporaire ne sera pas considérée pour déterminer l’éligibilité de l’admission à la fonction publique internationale, ni à aucune autre fin.

 

c.         Les membres du PAT ne sont pas admis à participer au Régime de retraites et pensions de l’OEA, cependant ils participent au système de sécurité sociale prévu par la législation du lieu d’affectation. Au cas où une telle participation n’est pas viable, les membres du PAT reçoivent un paiement mensuel unique égal à la valeur des contributions requises par le système national de sécurité sociale; à titre d’option, aux termes d’une décision du Secrétaire général, il participera au Plan de prévoyance ou d’autres plans d’épargne de retraite établis par le Secrétariat général à  l’intention des fonctionnaires temporaire, ainsi qu’aux régimes d’assurance prévus par le Secrétariat général pour ces employés.

 

d.         Les traitements des membres du PAT sont fixés selon les conditions prévalant sur le marché, à un niveau qui ne soit pas inférieur au traitement versé pour des fonctions similaires, conformément à la législation nationale du lieu d’affectation. Le traitement ne sera pas non plus supérieur aux salaires versés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour des fonctions similaires.

 

e.         Sauf disposition contraire expresse figurant dans le contrat d’engagement pertinent, les articles suivants des Normes générales ne s’appliquent pas  aux membres du PAT: Article 18 (“Fonction publique internationale”); Article 35 (“Classement des postes ); Article 37 (“Traitements”), Article 40 (“Examen médical”); Article 41 (“Sélection en vue de pourvoir les postes vacants”); Article 43 (“Stage probatoire”); Article 45 (“Congé annuel”); Article 46 (“Congés spéciaux”); Article 47 (“Sécurité sociale”); Article 48 (“Frais de voyage, de déménagement et de rapatriement”); Article 54 (“Cessation de services”), dernier paragraphe (relatif au préavis de cessation de services) et Article 57 (“Indemnité de licenciement”).[4]/

 

f.          Le Règlement du personnel ne sera pas applicable aux membres du PAT, à moins d’une disposition contraire émise dans une Instruction ou d’une condition expresse établie dans le contrat de travail.

 

 

IV.       PRÉAVIS

 

A.        Modifier comme suit l’article 53  des Normes générales:

 

            Les membres du personnel dont il est mis fin aux services aux termes de cet article ont droit à une notification préalablement à la date de la cessation de leurs services. Pour les membres de la fonction publique internationale, le délai de notification est de soixante jours. Pour les autres membres du personnel, le délai de notification est d’au moins sept jours et pas plus de soixante jours, selon la décision du Secrétariat général. Cette condition est précisée dans le contrat de nomination.

 

 


B.         Modifier comme suit la Règle 110.4:

 

Les membres du personnel dont il a été mis fin aux services conformément à la présente Règle, ont le droit de recevoir une notification préalablement à la date effective de la cessation de service, en vertu des dispositions suivantes:

 

i.          Pour les membres de la fonction publique internationale, le délai de notification est de soixante jours précédant la date effective de cessation de services.

 

            ii.          Pour les autres membres du personnel, le délai de notification est d’au moins sept jours, et ne doit pas être supérieur à soixante jours préalablement à la date de prise d’effet de la cessation de services, selon la décision du Secrétariat général. Cette condition est  précisée dans le contrat de nomination.

 

iii.         En aucun cas ne peut être envisagée une interruption du délai de notification préalable.

 

iv.         En lieu et place du délai de notification préalable, le Secrétariat général peut verser au membre du personnel le salaire et les indemnités correspondant aux jours de notification non couverts.

 

v.         Le délai de notification préalable aux fonctionnaires qui, au 31 décembre 1999, seront toujours liés par contrat à long terme, sera égal au délai prévu pour les membres de la fonction publique internationale.

 

 


AG/RES. 1726 (XXX-O/00)

 

PARTICIPATION CONTINUE AU CONSEIL INTERAMÉRICAIN POUR LE

DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ DES ÉTATS MEMBRES QUI N’ONT PAS RATIFIÉ

LE PROTOCOLE DE MANAGUA

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU la résolution AG/RES. 2 (XXII-E/96), “Participation au Conseil interaméricain pour le développement intégré des États membres qui n’auront pas encore ratifié le Protocole de Managua lors de son entrée en vigueur”, et les résolutions AG/RES. 1442 (XXVI-O/96, AG/RES. 1507 (XXVII-O/97), AG/RES. 1575 (XXVIII-O/98); CIDI/RES 42 (III-O/98); CIDI/RES.83 (IV-O/99, et CIDI/RES.94 (V-O/00) traitant de cette participation continue;

 

            SOULIGNANT les réformes introduites dans la Charte de l’Organisation des États Américains pour y inclure la lutte en vue de l’élimination de la pauvreté absolue comme objectif essentiel du développement intégral (Protocole de Washington), et créer le Conseil interaméricain pour le développement intégré; soulignant également que ce Conseil était appelé à promouvoir la coopération entre les États américains en vue de leur développement intégral et en particulier pour contribuer à l’élimination de la pauvreté absolue (Protocole de Managua);

 

            CONSIDÉRANT que jusqu’à l’élaboration de la présente résolution, certains États membres n’ont toujours pas ratifié le Protocole de Managua,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exhorter les États membres qui ont signé, mais n’ont pas ratifié le Protocole de Washington, lequel inscrit l’élimination de la pauvreté absolue au nombre des objectifs essentiels du développement, et le Protocole de Managua qui crée le Conseil interaméricain pour le développement intégré, à envisager de le faire dans les meilleurs délais.

 

2.         De reconduire la validité des dispositions de la résolution AG/RES.2 (XXVII-E/96), “Participation au Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI) des États membres qui n’auront pas ratifié le Protocole de Managua lors de son entrée en vigueur” jusqu’à la prochaine Session ordinaire de l’Assemblée générale au cours de laquelle sera révisée la situation si à ce moment-là certains États membres n’avaient toujours pas ratifié ce Protocole.

 

 


AG/RES. 1727 (XXX-O/00)

 

TRANSFERT DES RESPONSABILITÉS CONFÉRÉES PAR LES RÉSOLUTIONS

AG/RES. 1628 (XXIX-O/99) ET AG/RES. 1653 (XXIX-O/99),

À L’AGENCE INTERAMÉRICAINE POUR LA COOPÉRATION

ET LE DÉVELOPPEMENT

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU:

            La résolution AG/RES. 3 (XXVI-E/99): “Agence interaméricaine pour la coopération et le développement (AICD)”;

 

            La résolution AG/RES.1628 (XXIX-O/99): “Programmes de bourses d’études et de perfectionnement”;

 

            La résolution AG/RES.1653 (XXIX-O/99): “Plan de travail du Secrétariat général visant l’élargissement du Programme spécial de bourses pour la Caraïbe à d’autres États”;

 

            La résolution CIDI/RES.91 (V-O/00): “Transfert des responsabilités conférées par les résolutions AG/RES. 1628 (XXIX-O/99) et AG/RES. 1653 (XXIX-O/99), à l’Agence interaméricaine pour la coopération et le développement”;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1628 (XXIX-O/99), l’Assemblée générale a demandé au Conseil permanent:  i) d’élaborer et d’adopter le Statut du Fonds d’investissement pour le financement des Programmes de bourses d’études et de perfectionnement avant le 1er octobre 1999;  ii) d’envisager l’opportunité et, au besoin, la convocation d’une réunion extraordinaire des autorités compétentes des États membres en matière de formation et de bourses d’études pendant le second semestre de l’an 2000;  iii) de présenter un rapport à l’Assemblée générale sur la mise en œuvre de cette résolution, lors de sa trentième Session ordinaire;

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1653 (XXIX-O/99), l’Assemblée générale a demandé au Secrétariat général:  i) de présenter au Conseil permanent, au plus tard le 31 octobre 1999, un plan d’action détaillé permettant d’identifier des ressources externes en vue de l’élargissement du Programme spécial de bourses pour la Caraïbe à d’autres États membres, conformément à la résolution AG/RES. 1387 (XXVI-O/96); ii) de présenter au Conseil permanent, à partir d’avril de l’an 2000, des rapports d’activités sur l’application du plan d’action susvisé, qui feront état, dans le menu, des ressources externes obtenues et des actions entreprises pour donner suite à la résolution AG/RES. 1387 (XXVI-O/96); et iii) de présenter un rapport sur la mise en œuvre de cette résolution à l’Assemblée générale lors de sa trentième Session ordinaire;

GARDANT À L’ESPRIT:

 

            Que selon le Statut de l’AICD, cette agence est chargée d’administrer, par l’intermédiaire du Secrétariat exécutif du Conseil interaméricain pour le développement intégré, le Programme de bourses d’études et de perfectionnement, dans le respect des normes qui régissent ce programme et en conformité avec les politiques et priorités arrêtées par la Commission exécutive permanente du CIDI (CEPCIDI) et avec les règles pertinentes, pour en faire ensuite rapport à la CEPCIDI;

 

            Que certains mandats émanés des résolutions AG/RES. 1628 (XXIX-O/99) et AG/RES. 1653 (XXIX-O/99) imposent des délais d’exécution qui ne sont plus valides,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         De transférer à l’Agence interaméricaine pour la coopération et le développement (AICD) la responsabilité de la mise en œuvre des mandats suivants:

 

i.          Émettre des recommandations relatives au Statut du Fonds d’investissement pour le financement des bourses et programmes de formation, ainsi qu’à d’autres instruments, en vue de mobiliser des ressources pour les programmes d’étude et de perfectionnement, et de les soumettre à l’approbation de la Commission exécutive permanente du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CEPCIDI) au plus tard le 1er octobre 2000;

 

ii.          Élaborer, d’ici au 1er octobre 2000, un plan d’action permettant d’identifier des ressources externes destinées à faciliter l’élargissement du Programme spécial de bourses pour la Caraïbe à d’autres États membres;

 

iii.         Mettre en œuvre, au plus tard à partir de novembre 2000, le mandat énoncé au paragraphe 5 du dispositif de la résolution AG/RES. 1628 (XXIX-O/99) concernant les activités de mobilisation de fonds.

 

2.         De demander à la CEPCIDI d’envisager l’opportunité et, au besoin, la convocation en 2001, d’une réunion extraordinaire des autorités compétentes des États membres en matière de formation et de bourses d’études, en vue de proposer un plan d’action permettant d’employer plus rationnellement les ressources des programmes de bourses d’études et de perfectionnement de l’OEA, et d’augmenter leur impact sur la formation des ressources humaines dans la région pendant le XXIe siècle, en tenant compte du Plan stratégique de coopération et de partenariat pour le développement et des programmes.

 

            3.         De demander à l’Agence interaméricaine pour la coopération et le développement et à la CEPCIDI de présenter à l’Assemblée générale lors de sa trente et unième Session ordinaire, un rapport sur l’application de la présente résolution.

 


AG/RES. 1728 (XXX-O/00)

 

RENFORCEMENT ET REVITALISATION DES LIENS DE  L’INSTITUT

INTERAMÉRICAIN DE COOPÉRATION POUR L’AGRICULTURE AVEC

D’AUTRES ORGANES DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

EN VUE D’ENVISAGER DES QUESTIONS D’INTÉRÊT CONTINENTAL

RELATIVES À L’AGRICULTURE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU le “Rapport annuel de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture”, (CP/doc.3282/00);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que, préalablement à la transformation de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA), en vertu de la Convention interaméricaine sur l’agriculture (1979), a été établie la Conférence interaméricaine des ministres de l’agriculture (CIMA) appelée à servir de forum pour la conduite des débats sur les questions et politiques agricoles dans le Continent américain;

 

            Que la Convention précitée de 1979 a créé le Conseil interaméricain de l’agriculture (JIA), organe suprême de l’IICA, appelé entre autres à servir de forum “pour des échanges d’opinions, de renseignements et des confrontations d’expériences liées à l’amélioration de l’agriculture et de la vie rurale”;

 

            Que les dernières CIMA réunies en 1987 et 1991 respectivement ont été tenues concurremment avec les réunions ordinaires du JIA et avec la participation des mêmes délégations;

 

            Que par sa résolution IICA/JIA/RES.341 (X-O/99) le JIA a demandé à l’Assemblée générale d’adopter une résolution mettant fin à la CIMA, et reconnaissant le JIA comme forum principal de niveau ministériel au sein de l’OEA chargé d’analyser et de chercher à réunir un consensus sur les politiques et priorités stratégiques pour l’amélioration de l’agriculture et de la vie en milieu rural dans le Continent américain, ainsi que d’encourager la coopération de l’IICA avec d’autres organes, organismes et entités du Système interaméricain dans le cadre des activités du Système interaméricain et du processus des Sommets des Amériques;

 

            Que les priorités établies par les Sommets des Amériques - particulièrement le développement durable et l’environnement; l’éducation; l’élimination de la pauvreté absolue et le commerce - attirent l’attention sur des questions qui sont étroitement liées à l’amélioration de l’agriculture et de la vie en milieu rural;

 

            Qu’il est nécessaire d’intégrer les connaissances spécialisées de l’IICA et l’expérience qu’elle a acquises en sa qualité d’organisation spécialisée interaméricaine sur l’agriculture, au chapitre des activités et des questions relatives à la formulation de politiques et l’établissement de programmes en matière d’agriculture, dans le cadre du Système interaméricain et de l’ordre du jour des travaux des Sommets des Amériques;

 

            Que lors de sa vingt-neuvième Session ordinaire, l’Assemblée générale a reconnu ce besoin en désignant le Directeur général de l’IICA pour faire partie, en qualité de membre, du Comité de coordination des programmes de coopération du Système interaméricain créé par la résolution AG/RES. 1666 (XXIX-O/99),

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’abolir la Conférence interaméricaine des ministres de l’agriculture (CIMA) et de reconnaître le Conseil interaméricain de l’agriculture (JIA) comme forum principal de niveau ministériel au sein de l’OEA chargé d’analyser et de rechercher un consensus sur les politiques et priorités stratégiques pour l’amélioration de l’agriculture et de la vie en milieu rural dans le Continent américain.

 

2.         De charger l’IICA de mettre en place et de renforcer avec les autres organes, organismes et entités du Système interaméricain les mécanismes de coopération et d’échanges, en vue de proposer, de coordonner et de mettre en œuvre des politiques et programmes concernant l’amélioration de l’agriculture et de la vie en milieu rural, dans le cadre du Système interaméricain et du processus des Sommets des Amériques.

 

 


AG/RES. 1729 (XXX-O/00)

 

SEPTIÈME RAPPORT BIENNAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA

MISE EN OEUVRE DE LA RÉSOLUTION AG/RES. 829 (XVI-O/86)

“PARTICIPATION TOTALE ET ÉGALE DE LA FEMME

D’ICI À L’AN 2000”

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur le rapport annuel de la Commission interaméricaine des femmes (CIM) et, en particulier, sur le septième rapport biennal du Secrétaire général concernant la mise en œuvre de la résolution “Participation totale et égale de la femme d’ici à l’an 2000” [AG/RES. 829 (XVI-O/86)] qui fait état des mesures adoptées pour habiliter la femme à participer de plus en plus au processus de développement;

 

RAPPELANT la résolution AG/RES. 829 (XVI-O/86) qui demande que les stratégies et objectifs énoncés dans le Plan d’action de la Commission interaméricaine des femmes (CIM) “Participation totale et égale de la femme d’ici à l’an 2000” soient incorporés dans la programmation future des organes, organismes et entités du Système interaméricain, et que soient mis en place des procédures et des mécanismes performants pour l’examen permanent et l’évaluation de ces programmes, en coordination avec la Commission interaméricaine des femmes (CIM);

 

            AYANT PRIS NOTE des rapports biennaux présentés par le Secrétaire général de l’OEA aux termes des résolutions AG/RES. 933 (XVIII-O/88); AG/RES. 1061 (XX-O/90); AG/RES. 1192 (XXII-O/92); AG/RES. 1303 (XXIV-O/94); AG/RES. 1431 (XXVI-O/96), et AG/RES. 1588 (XXVIII-O/98);

 

            CONSIDÉRANT les résultats reflétés tant dans les rapports antérieurs que dans le présent rapport final qui donne suite à la résolution AG/RES. 829 (XVI-O/86), et couvrant la période 1986-2000,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du Septième rapport biennal du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 829 (XVI-O/86) “Participation totale et égale de la femme d’ici à l’an 2000”.

 

            2.         De rendre hommage aux efforts déployés par les organes, organismes et entités du Système interaméricain qui, depuis l’adoption de la résolution AG/RES. 829 (XVI-O/86), ont incorporé la perspective de la parité hommes-femmes dans leurs stratégies, objectifs, programmes et projets.

3.         D’exhorter les organes, organismes et entités du Système interaméricain à continuer d’œuvrer sur la voie de la participation totale et égale de la femme au développement et au processus décisionnel en coordination avec la Commission interaméricaine des femmes.

 

            4.         De demander au Secrétaire général d’intensifier ses efforts pour garantir aux femmes l’égalité de chances d’accès à des postes de haut niveau à l’OEA en tenant compte du Programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme, de l’équité et de la parité hommes-femmes.

 

 


AG/RES. 1730 (XXX-O/00)

 

OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS FORMULÉES SUR LE RAPPORT

ANNUEL DE LA COMMISSION INTERAMÉRICAINE DE LUTTE

CONTRE L’ABUS DES DROGUES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur le rapport annuel de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues (CICAD) (AG/doc.3848/00 add.2) (CP/ACTA-1228/00), présenté conformément à l’article 91 f de la Charte de l’Organisation;

 

            RECONNAISSANT l’importance de la Stratégie antidrogues dans le Continent américain adoptée à Buenos Aires (Argentine) par la CICAD, lors de sa vingtième session ordinaire, et souscrite à Montevideo (Uruguay) en décembre 1996, à titre de cadre d’orientation de la coopération interaméricaine pour affronter les problèmes découlant de la production, du trafic, de l’usage abusif et de la distribution illicites des drogues et des délits connexes;

 

            PRENANT EN COMPTE que les activités et programmes de la Commission s’inscrivent dans le cadre du Programme interaméricain d’action de Rio de Janeiro contre la consommation, la production et le trafic illicites des stupéfiants et des substances psychotropes, de la Déclaration et du Plan d’action d’Ixtapa, du Programme interaméricain de Quito: Éducation préventive intégrée contre l’usage abusif des drogues, et de la Stratégie antidrogues dans le Continent américain,

 

            TENANT COMPTE EN OUTRE des mandats émanés des Plans d’action adoptés lors des Premier et Deuxième Sommets des Amériques, notamment des passages qui traitent de l’élaboration d’un processus unique et objectif d’évaluation gouvernementale, de portée multilatérale, en vue d’assurer le suivi des progrès individuels et collectifs des efforts déployés à l’échelle continentale contre les drogues,

 

            RECONNAISSANT avec satisfaction que la CICAD, lors de sa vingt-sixième session ordinaire, a donné suite à ce mandat en créant le Mécanisme d’évaluation multilatérale (MEM), à la lumière des principes de respect de la souveraineté et de la juridiction territoriale des États, de réciprocité, de responsabilité partagée, d’intégrité et de traitement équilibré de la question,

 

            CONVAINCUE que le MEM renforcera la confiance mutuelle, le dialogue et la coopération continentale pour remédier de manière plus efficace et plus performante aux divers aspects du problème mondial des drogues,

 

            CONSIDÉRANT que la coopération multilatérale est le seul moyen d’assurer l’évaluation objective des efforts déployés par les États pour affronter le problème des drogues,

            RENDANT HOMMAGE au rôle joué par la CICAD en matière de renforcement de la coopération continentale dans la lutte contre la production, le trafic, l’usage abusif et la distribution illicites de drogues ainsi que les délits connexes,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’exprimer sa satisfaction pour la création du Mécanisme d’évaluation multilatérale (MEM) aux termes de la résolution 1/99 (XXVI-O/99) adoptée par la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues (CICAD) lors de sa vingt-sixième session ordinaire tenue à Montevideo (Uruguay) du 5 au 7 octobre 1999.

 

2.         De déclarer son plein appui à la première phase de mise en œuvre du Mécanisme d’évaluation multilatérale (MEM), dont le Groupe d’experts gouvernementaux (GEG) a tenu sa première réunion du 10 au 14 avril 2000.

 

3.         D’exhorter les États membres à appuyer le financement du Mécanisme d’évaluation multilatérale (MEM) au moyen de contributions volontaires et à fournir leur ferme soutien politique au processus.

 

4.         De prendre note des projets et programmes de coopération, de bourses, de formation, d’échange des informations, et de la recherche, qui ont été menés en 1999 par le Secrétariat exécutif de la CICAD, en application de son plan de travail, et qui sont financés par les contributions volontaires des États membres, des Observateurs permanents auprès de l’OEA, de la Banque interaméricaine de développement, d’autres organisations internationales, et des institutions publiques et privées.

 

5.         De prier instamment le Secrétariat exécutif de redoubler d’efforts pour accroître le montant des contributions et diversifier les sources de financement.

 

6.         De prier aussi les États membres et les Observateurs permanents auprès de l’OEA, la Banque interaméricaine de développement, les autres organisations internationales et les institutions publiques et privées de continuer à appuyer le plan de travail de la CICAD.

 

7.         De reprendre à son compte les conclusions et recommandations contenues dans le rapport du Groupe d’experts de la CICAD sur le contrôle du blanchiment des avoirs (CICAD/doc.1024/99) au sujet de l’utilité d’adopter une convention interaméricaine sur la question, et d’acheminer ces conclusions et recommandations au Conseil permanent.

 

8.         D’accueillir avec satisfaction la création d’un Poste interaméricain d’observation des drogues au sein de la CICAD, qui aura pour objectif principal d’aider les États membres à compiler des données statistiques et encouragera la recherche interdisciplinaire dans ce domaine.

 

9.         D’exhorter les États membres à tenir compte lors de l’élaboration de leur législation nationale, des règlements-types de la Commission sur les délits de blanchiment liés au trafic illicite des drogues et à d’autres délits graves; sur le contrôle des substances chimiques utilisées dans la fabrication illicite des stupéfiants et des substances psychotropes, et sur le contrôle du trafic international des armes à feu, de leurs pièces détachées, composantes et munitions.

 

10.        De prier instamment la communauté internationale et les institutions financières en particulier à apporter leur contribution, sous forme de ressources financières, à la mise en œuvre de programmes complets de réduction de la demande et de formes optionnelles de développement dans les États membres qui en font la demande à la CICAD, compte tenu de l’importance cruciale que revêtent ceux-ci dans le cadre d’une approche intégrale et équilibrée des activités de lutte contre les drogues.

 

            11.        De rendre hommage à la contribution apportée par les systèmes spécialisés en matière de préférences commerciales comme le Pacte relatif aux préférences commerciales pour les pays andins; l’Initiative du Bassin des Caraïbes; les dispositions spéciales du Système généralisé de préférences accordées par l’Union européenne (UE) aux pays andins et centraméricains; et la Convention entre les États de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et la Communauté européenne (Convention de Lomé), et d’exhorter les États membres et les Observateurs permanents à chercher à maintenir les débouchés commerciaux qui appuient les programmes régionaux de formes optionnelles de développement.

 

12.        D’inviter la CICAD à continuer à collaborer avec le Comité consultatif de la Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes, en vue de promouvoir sa mise en œuvre intégrale.

 

13.        De souligner l’importance de la collaboration et de la coordination du Secrétariat exécutif de la CICAD et du Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUFID), du Conseil international des stupéfiants (JIFE), du Groupe d’action sur l’assistance financière (FATF) de l’OCDE et d’autres organisations internationales compétentes en la matière.

 

14.        De reprendre à son compte les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur ce rapport, et de les acheminer à la CICAD pour qu’elles soient dûment examinées (AG/doc.3848/00 add.2) (CP/ACTA-1228/00).

 

 


AG/RES. 1731 (XXX-O/00)

 

APPUI À LA CONVENTION DES NATIONS UNIES CONTRE

LA CRIMINALITÉ TRANSNATIONALE ORGANISÉE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3848/00) et le Rapport annuel de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues (CICAD) (CP/doc.3286/00);

 

AYANT PRÉSENTE À L’ESPRIT la nécessité de renforcer la lutte contre la criminalité transnationale organisée conformément à l’engagement souscrit par les chefs d’État et de gouvernement lors du Deuxième Sommet des Amériques;

 

TENANT COMPTE EN OUTRE du lien qui existe entre le trafic illicite des stupéfiants et des phénomènes comme la corruption, le trafic des armes à feu illicites et la criminalité transnationale organisée;

 

SOULIGNANT que la Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes; la Convention interaméricaine contre la corruption et le Mécanisme d’évaluation multilatérale (MEM) de la CICAD représentent une contribution substantielle à la lutte contre la criminalité transnationale organisée dans le Continent américain;

 

CONSIDÉRANT qu’une Convention contre la criminalité transnationale organisée fait l’objet de négociations aux Nations Unies avec trois Protocoles qui traitent du trafic d’armes à feu, du trafic d’êtres humains (notamment des femmes et des enfants) et de la contrebande de travailleurs migrants;

 

RECONNAISSANT que ladite Convention des Nations Unies et ses trois Protocoles contribueraient à la lutte contre la criminalité transnationale organisée dans le Continent américain;

 

CONSCIENTE du rôle fondamental que remplit l’OEA dans le renforcement de la coopération internationale contre la criminalité transnationale organisée,

 

 


DÉCIDE:

 

            1.         D’exhorter les États membres de l’OEA à soutenir les négociations en cours et à y participer activement en vue de l’achèvement en l’an 2000 de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et de ses trois Protocoles.

 

            2.         De demander au Secrétariat général de faire parvenir la présente résolution au Secrétaire général des Nations Unies.

 

 


AG/RES. 1732 (XXX-O/00)

 

APPROBATION ET MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME

INTERAMÉRICAIN DE PROMOTION DES DROITS HUMAINS

DE LA FEMME, DE L’ÉQUITÉ AINSI QUE DE LA PARITÉ HOMMES-FEMMES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenu le 5 juin 2000)

 

 

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU la résolution AG/RES. 1625 (XXIX-O/99) “Condition de la femme dans les Amériques et renforcement et modernisation de la Commission interaméricaine des femmes (CIM)”, par laquelle a été convoquée une Réunion de ministres ou hauts fonctionnaires chargés des politiques concernant la femme dans les États membres, et qui a demandé à la CIM, en sa qualité de coordinatrice de la réunion susmentionnée, d’élaborer un projet d’ordre du jour comportant entre autres, l’approbation du “Projet de Programme interaméricain pour la promotion des droits de la femme, de l’équité ainsi que de la parité hommes-femmes”;

 

AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que la réunion des Ministres a eu lieu à Washington, D.C. les 27 et 28 avril et que celle-ci a adopté la résolution CIM/MINS/doc.19 rev.1 approuvant le “Programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme, de l’équité ainsi que de la parité hommes-femmes”, et en modifiant le titre;

 

RAPPELANT que l’OEA a impulsé le développement et la mise en œuvre d’initiatives continentales portant sur la promotion des droits humains de la femme, de l’équité ainsi que de la parité hommes-femmes;

 

CONSIDÉRANT que le Programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme, de l’équité ainsi que de la parité hommes-femmes exigera la participation active de l’OEA, notamment celle de la CIM en sa qualité de forum principal générateur de politiques continentales sur l’équité et la parité hommes-femmes, ainsi que l’établissement d’une coopération entre l’OEA et les différentes organisations et entités régionales et sous-régionales,

 

SOULIGNANT que ce Programme réaffirme l’engagement pris par les gouvernements de combattre toutes les formes de discrimination et de promouvoir l’égalité des droits et des chances entre les femmes et les hommes, dans la perspective de la parité hommes-femmes,

 

 

DÉCIDE:

 

1.         D’adopter le “Programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme, de l’équité ainsi que de la parité hommes-femmes” qui est annexé à la présente résolution.

 

2.         De demander à la CIM de servir d’organe de suivi, de coordination et d’évaluation du Programme interaméricain et des mesures qui auront été prises pour sa mise en œuvre.

 

3.         De prier instamment le Secrétariat général de l’OEA de veiller à ce que la perspective de la parité hommes-femmes soit incorporée à tous les travaux, projets et programmes des organes, organismes et entités de l’OEA, en application du programme.

 

            4.         De demander au Conseil permanent de proposer à l’Assemblée générale de l’OEA d’approuver, lors de sa trente et unième Session ordinaire, l’affectation des ressources techniques, humaines et financières nécessaires, dans le cadre du budget de l’Organisation, en vue de la mise en œuvre de ce programme par le Secrétariat général et la CIM.

 

5.         De prier instamment le Secrétariat permanent de la CIM d’inclure dans le projet de Programme-budget pour l’an 2002 une description des activités requises pour assurer la mise en œuvre et le suivi du programme interaméricain.

 

6.         De prier instamment le Secrétariat général d’affecter à la CIM dans le Programme-budget de l’an 2001 des ressources humaines et matérielles suffisantes pour l’application du présent programme en vertu de la résolution AG/RES. 1592 (XXVIII-O/98) “Condition de la femme dans les Amériques et renforcement de la Commission interaméricaine des femmes”.

 

7.         D’exhorter les organes de l’OEA et les organismes spécialisés du Système interaméricain à accorder l’appui nécessaire à la mise en œuvre du Programme interaméricain précité.

 

8.         De demander au Secrétariat général de l’Organisation de lui soumettre des rapports annuels sur l’exécution du Programme interaméricain.

 

9.         D’exprimer sa satisfaction pour la tenue de la Première Réunion des Ministres ou hauts fonctionnaires chargés des politiques concernant la femme dans les États membres.

 

10.        De rendre hommage à la CIM et à son Secrétariat permanent pour les travaux réalisés dans le cadre de l’exécution des mandats qui lui ont été confiés dans la résolution AG/RES. 1625 (XXIX-O/99).

 

 


ANNEXE

 

 

PROGRAMME INTERAMÉRICAIN DE PROMOTION DES DROITS HUMAINS

DE LA FEMME ET DE L’ÉQUITÉ AINSI QUE DE LA PARITÉ HOMMES-FEMMES

 

 

I.          ANTÉCÉDENTS

 

            La Commission interaméricaine des femmes (CIM), créée en 1928 par une résolution de la Sixième Conférence internationale américaine, est le premier organisme intergouvernemental au monde fondé expressément pour lutter en faveur des droits civils et politiques de la femme dans le Continent américain.  Depuis son entrée en activité, la CIM a été guidée, entre autres principes de base, par la défense des droits de la femme dans le Continent américain et par la volonté d’obtenir que les femmes participent, sur un pied d’égalité avec les hommes, à la gestion de toutes les sphères de la vie sociale, et aussi qu’elles jouissent pleinement et équitablement des fruits du développement.

 

Il convient de souligner l’importance des travaux accomplis par la CIM pour l’établissement de normes systématiques en faveur des droits de la femme, tels que les Conventions interaméricaines sur la nationalité de la femme (Uruguay, 1933), l’octroi des droits politiques à la femme (Colombie, 1948), l’octroi des droits civils à la femme (Colombie, 1948), la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’éradication de la violence contre la femme, “Convention de Belém do Pará” (Brésil, 1994).

 

En 1994, l’Assemblée des déléguées de la CIM a adopté le Plan stratégique d’action 1995-2000, qui définit les stratégies à suivre pour assurer et renforcer le rôle de la femme jusqu’à l’an 2000.  En 1994 aussi s’est tenu à Miami le Sommet des Amériques, qui aux termes du Plan d’action qu’il a approuvé, a souligné la nécessité de renforcer les politiques et les programmes aptes à améliorer et à élargir la participation des femmes à toutes les sphères de la société (Point 18, “Renforcement du rôle de la femme dans la société”), et aptes aussi à renforcer la CIM.

 

En vue d’assurer la poursuite des efforts visant à mettre en œuvre les actions émanées du Plan d’action du Premier Sommet des Amériques, le Deuxième Sommet des Amériques (Santiago, 1998) a confié à l’Organisation des États Américains (OEA) des mandats spécifiques qu’elle doit exécuter dans le cadre de ses lignes d’action.  Dans la trajectoire de ces initiatives, l’Assemblée générale de l’OEA, lors de sa vingt-huitième Session ordinaire, a adopté la résolution AG/RES. 1592 (XXVIII-O/98) qui invite la CIM à mener diverses activités parmi lesquelles figurent l’élaboration d’un Programme interaméricain de promotion des droits de la femme et de la parité hommes-femmes

 

La XXIXe Assemblée des déléguées de la CIM, réunie en novembre 1998, a adopté la Déclaration de Saint-Domingue, CIM/RES. 195 (XXIX-O/98), qui proclame que les droits de la femme pendant toute sa vie sont une partie inaliénable, intégrante et indivisible des droits universels de la personne.  En outre, elle réaffirme l’importance de la sauvegarde des droits humains de la femme, de l’élimination de toutes formes de discrimination à son encontre, en s’appuyant sur les stratégies de renforcement de la CIM et sur ses relations avec d’autres instances du Système interaméricain.

 

Par la suite, l’Assemblée des déléguées précitée de la CIM a adopté la résolution CIM/RES. 209 (XXIX-O/98) “Renforcement et modernisation de la Commission interaméricaine des femmes”.  Cette résolution devait servir de base à la vingt-neuvième Session ordinaire de l’Assemblée générale pour l’adoption de la résolution AG/RES. 1625 (XXIX-O/99), “Condition de la femme dans les Amériques, Renforcement et modernisation de la Commission interaméricaine des femmes”, portant convocation d’une réunion des ministres et des plus hauts fonctionnaires chargés des politiques d’avancement de la femme dans les États membres.  La résolution prie aussi la CIM d’élaborer, en sa qualité de coordonatrice de la réunion précitée, l’avant-projet d’ordre du jour qui comprend, entre autres questions, l’adoption du Projet de programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme et de l’équité et de l’égalité entre les sexes, ainsi que l’examen de tous les engagements contractés par les Sommets des Amériques.

 

 

II.        CADRE CONCEPTUEL

 

Vers le milieu des années soixante-dix la question de la parité a commencé à se poser, en réponse aux interrogations théoriques et méthodologiques découlant de la constatation des asymétries évidentes et des disparités existant entre hommes et femmes en raison de leur sexe.

 

L’identité sexuelle peut être définie comme une construction culturelle, sociale et historique qui, sur la base biologique du sexe, détermine la valeur de l’homme et de la femme dans la société, ainsi que les identités subjectives collectives.  En outre l’identité sexuelle conditionne la valorisation sociale asymétrique des hommes et des femmes et les relations de pouvoir qui s’instituent entre eux.

 

Les relations entre les sexes sont en outre interconnectées et impliquées dans d’autres relations sociales de production, d’ethnicité, de nationalité, de religion et dans d’autres de caractère générationnel.  En tant que tel, le système d’identité sexuelle n’est pas isolé mais s’articule avec d’autres systèmes de relations sociales.

 

La parité hommes-femmes signifie que l’homme et la femme jouissent de la même situation et bénéficient des mêmes conditions pour la pleine réalisation de leurs droits humains et de leur potentiel à contribuer au développement politique, économique, social et culturel et à en tirer profit.  La parité est par conséquent la mise en valeur impartiale par la société des similitudes et des différences existant entre l’homme et la femme et des rôles différents que chacun d’eux remplit.

 

Il s’ensuit que pour arriver à la parité, il est nécessaire que soit adopté un ensemble de mesures d’équité  permettant de compenser les préjudices historiques et sociaux qui empêchent aux femmes de jouir, sur un pied d’égalité des fruits du développement, et d’avoir un accès égalitaire aux processus décisionnels sur les plans tant public et privé ainsi qu’au pouvoir.  Par conséquent, l’équité entre les sexes demeure donc la voie à suivre vers l’égalité entre les sexes. Le Programme interaméricain de promotion des droits humains de la femme et de l’équité  ainsi que de la parité hommes-femmes a pour objet de promouvoir ce processus.

 

L’incorporation de la parité hommes-femmes est une “stratégie qui vise à faire en sorte que les préoccupations et les données d’expériences des femmes ainsi que des hommes deviennent partie intégrante du processus d’élaboration, de mise en œuvre, de supervision et d’évaluation des politiques et des programmes dans tous les secteurs politiques, économiques et sociaux, afin que les femmes et les hommes puissent tirer des avantages sur un pied d’égalité et que l’on puisse empêcher que se perpétuent les inégalités”*.

 

 

III.       OBJECTIFS

 

Les objectifs du Programme interaméricain sont énumérés ci-après:

 

OBJECTIFS GÉNÉRAUX

 

1.         Intégrer systématiquement la perspective de la parité hommes-femmes dans tous les organes, organismes et entités du Système interaméricain.

 

2.         Encourager les États membres de l’OEA à définir des politiques publiques, des stratégies et des propositions visant à promouvoir les droits humains de la femme et la parité des sexes dans toutes les sphères de la vie publique et privée, en tenant compte des caractéristiques différentes de la femme et de son cycle de vie.

 

3.         Transformer la coopération internationale et la coopération horizontale entre les États membres en l’un des instruments de mise en œuvre du présent Programme.

 

4.         Raffermir les relations et encourager des activités de partenariat et de coordination avec d’autres organismes régionaux, avec des organisations internationales et avec des entités de la société civile qui opèrent dans les Amériques, pour assurer l’efficacité de la politique et la gestion optimale des ressources.

 

5.         Promouvoir la participation totale et égale de la femme à tous les aspects du développement économique, social, politique et culturel.

 

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

 

Promouvoir l’équité et la parité hommes-femmes ainsi que les droits humains de la femme en renforçant ou en encourageant:

 

1.         L’égalité juridique réelle et formelle de la femme.

 

2.         L’accès intégral de la femme dans des conditions d’égalité aux fruits du développement économique, social, politique et culturel.

 

3.         L’accès total et égal des femmes et des hommes au travail et aux ressources productives.

 

4.         La participation totale et égale de la femme à la vie politique du pays ainsi qu’à la prise de décisions à tous les niveaux.

 

5.         L’accès total et égal de la femme à tous les niveaux du processus éducatif, ainsi qu’aux diverses disciplines.

 

6.         L’accès total de la femme pendant toute sa vie aux soins médicaux qui comprennent, en fonction des besoins, la santé physique, l’équilibre psychique et la santé mentale.

 

7.         Le droit de toute femme à une vie exempte de toutes formes d’abus et de violence, tant dans le cadre public que dans le cadre privé.

 

8.         L’élimination des structures culturelles et des stéréotypes qui déprécient l’image de la femme, en particulier dans les matériels éducatifs et ceux qui sont diffusés à travers les médias.

 

 

IV.       LIGNES D’ACTION

 

Il appartient aux gouvernements des États membres et à l’OEA de mettre en œuvre le présent Programme qui sera également exécuté en  coordination avec les mécanismes nationaux chargés des politiques d’avancement de la femme et avec la contribution de la société civile en fonction des différentes interventions qu’il faudra mener.  Les lignes d’action ci-après contribueront à la mise en œuvre de celles émanées des mandats des Sommets des Amériques, du Plan stratégique d’action de la CIM, du Programme biennal de travail de la CIM, et du Plan d’action de la CIM pour la participation de la femme aux structures du pouvoir et au pouvoir décisionnel, des mandats de l’Assemblée générale de l’OEA, de la Plate-forme d’action de Pékin, et du Programme d’action régionale de la CEPALC pour les femmes de l’Amérique latine et des Caraïbes 1995-2001.

 

 

1.         RECOMMANDER AUX GOUVERNEMENTS DES ÉTATS MEMBRES DE MENER LES ACTIONS SUIVANTES

 

1.1.       Définir les politiques publiques ainsi que les stratégies, et mettre en œuvre des actions visant à promouvoir les droits humains de la femme et la parité hommes-femmes dans toutes les sphères de la vie publique et privée, en tenant compte de sa nature particulière et cyclique, grâce à l’incorporation du principe de la parité hommes-femmes.

 

1.2.       Promouvoir l’étude et, le cas échéant, la révision des législations nationales pour s’assurer qu’elles respectent les obligations assumées dans les conventions et traités internationaux traitant des droits humains de la femme  et adoptés et ratifiés par ces États, conjointement avec la prise de mesures qui garantissent leur mise en œuvre effective.

 

S’efforcer d’instaurer avec une vigueur renouvelée et par tous les moyens possibles l’égalité juridique de l’homme et de la femme et à cette fin promouvoir l’abrogation des lois discriminatoires à l’égard de la femme qui existent encore, et l’application réelle et efficace des lois existantes qui consacrent l’égalité juridique de la femme.  En l’an 2002, les progrès qui auront été accomplis seront analysés.

 

1.3.       Promouvoir également l’étude et, le cas échéant, la révision des législations nationales en vue de garantir le respect d’autres engagements internationaux adoptés par les conférences régionales et mondiales, dans le but d’assurer l’équité et la parité hommes-femmes.

 

1.4.       Créer ou, le cas échéant, renforcer les institutions nationales chargées du développement de la femme, les doter de ressources humaines, financières et matérielles suffisantes et les investir  de pouvoirs conférés à l’échelon le plus élevé de l’administration, pour assurer l’intégration de la perspective de la parité hommes-femmes et de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dans les politiques d’intérêt public touchant toutes les sphères de la société et de gouvernement.

 

1.5.       Faire du principe de la parité hommes-femmes une partie intégrante des programmes, actions, instruments et agendas des manifestations nationales et internationales et en faire une partie intégrante, en particulier dans les réunions au niveau ministériel.

 

1.6.       Renforcer la diffusion massive des droits humains de la femme, notamment de ceux qui figurent dans les Conventions internationales qui les consacrent, afin qu’en connaissance de ces instruments, les femmes soient en mesure d’exiger leur application.  La diffusion sera effectuée dans les formes et dans les langues appropriées, adaptées notamment aux femmes handicapées, aux réalités des femmes de chaque pays de la région, notamment aux femmes des zones urbaines et rurales, aux femmes autochtones, aux femmes d’ethnies et d’âges différents et aux migrantes.

 

1.7.       Renforcer la CIM comme principale tribune génératrice de politiques continentales de promotion des droits de la femme et de la parité hommes-femmes, et la doter des ressources techniques, humaines et financières, en recourant, le cas échéant, à des contributions volontaires, afin qu’elle encourage les initiatives nécessaires à la réalisation des objectifs et au suivi de ce programme.

 

1.8.       Mettre en œuvre le Plan d’action de la CIM pour la participation de la femme aux structures du pouvoir et au processus de prise de décisions.

 

1.9.       Promouvoir l’adoption, au besoin, de mesures d’action positive de portée législative, administrative et judiciaire destinées à aboutir à l’égalité des chances pour les femmes dans toutes les structures de la société.

 

1.10.     Mettre au point des mécanismes qui permettent l’accès facile et opportun de la femme à la justice, particulièrement la femme à faible revenu ou sans revenu, par l’adoption de mesures qui augmentent la transparence, l’efficacité et l’autorité de l’administration de la justice.

 


1.11.     Systématiser et appuyer l’échange des informations sur des questions concernant les droits humains de la femme et la parité hommes-femmes et faciliter le transfert direct des données d’expériences entre les pays, institutions et organisations qui s’occupent de ces dossiers.

 

1.12.     Lancer des campagnes de sensibilisation et de mise en œuvre des programmes de promotion de la parité hommes-femmes et de l’égalité des chances à tous les niveaux des systèmes éducatifs nationaux, classiques et non classiques.

 

1.13.     Appuyer, dans le cadre des objectifs de ce programme, l’organisation d’activités d’éducation et de formation permanente dans le domaine de l’égalité des sexes à l’intention des fonctionnaires judiciaires et législatifs ainsi que des officiels de la police des deux sexes.

 

1.14.     Nouer des liens stratégiques avec des organisations de la société civile pour l’échange des informations et l’échange des données d’expériences réussies se rapportant à l’incorporation de la perspective de la parité hommes-femmes.

 

1.15.     Inclure, au besoin, dans leurs programmes ou plans nationaux sur la condition féminine, les objectifs et lignes d’action indiqués dans le présent programme.

 

1.16.     Assurer l’accès égal de la femme à l’emploi et aux ressources productives, tels que le crédit et la terre.

 

1.17.     Promouvoir des politiques tendant à assurer un salaire égal pour un travail égal entre les hommes et les femmes.

 

1.18.     Encourager la reconnaissance de la valeur économique du travail non rémunéré, notamment dans le cas de la femme au foyer.

 

1.19.     Promouvoir un changement culturel qui implique toutes les strates de la société dans le processus d’habilitation de la femme et dans la recherche de la parité hommes-femmes, en incorporant particulièrement les hommes en tant que partie intégrante et active de ce changement.

 

 

2.         ORGANISMES INTERAMÉRICAINS

 

2.1.       MESURES À PRENDRE PAR LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’OEA:

 

2.1.1.    Diffuser auprès des États membres le présent programme afin d’apporter une aide à l’exécution des mandats énoncés dans la résolution AG/RES. 1625 (XXIX-O/99), adoptée lors de la vingt-neuvième Session ordinaire de l’Assemblée sur la “Condition de la femme dans les Amériques et le Renforcement et la modernisation de la Commission interaméricaine des femmes”.

 

2.1.2.    Assurer l’incorporation systématique de la perspective de la parité hommes-femmes dans l’élaboration et l’application des instruments internationaux, des mécanismes et procédures dans le cadre de l’Organisation, en particulier dans les ordres du jour des  réunions  au niveau ministériel.

 

2.1.3.    Adopter, en coordination avec la CIM, les mesures nécessaires pour que la perspective de la parité soit incorporée dans la mise en œuvre des programmes de tous les organes, organismes spécialisés et entités de l’Organisation sans exception; et promouvoir entre les organismes du Système interaméricain l’incorporation de cette perspective dans leurs travaux.

 

2.1.4.    Fournir à tous les organes, organismes et entités de l’OEA la formation nécessaire à l’incorporation de la perspective de la parité dans leurs travaux, et élaborer les instruments pertinents pour traduire dans les faits le principal objectif du présent programme, en recourant, le cas échéant, à l’expérience d’autres institutions internationales, d’organismes de coopération et des États membres.

 

2.1.5.    Renforcer le Secrétariat permanent de la CIM, en le dotant des ressources humaines et financières nécessaires, et l’aider à capter des fonds d’origine privée.

 

2.1.6.    Appliquer des mesures qui assurent l’accès total et égal des hommes et des femmes aux postes de toutes catégories du Système de l’OEA, en particulier aux postes de prise de décisions [AG/RES. 1627 (XXIX-O/99)].

 

2.1.7.    Appuyer l’incorporation de la perspective de la parité hommes-femmes dans les programmes généraux de l’Organisation et du Système interaméricain, y compris dans la répartition des ressources du budget.

 

 

2.2.       MESURES À PRENDRE PAR LA COMMISSION INTERAMÉRICAINE DES FEMMES

 

2.2.1.    Agir comme tribune principale génératrice des politiques continentales pour la promotion des droits humains de la femme et de l’égalité entre les sexes, jouer un rôle fondamental dans l’exécution du Programme interaméricain, et œuvrer pour le renforcement des relations avec d’autres forums internationaux et avec des organisations de la société civile.

 

2.2.2.    Faire rapport sur le stade de mise en œuvre du Programme interaméricain à l’Assemblée générale de l’OEA et à l’Assemblée des déléguées.

 

2.2.3.    Inviter tous les organes, organismes et entités du Système interaméricain que ne l’ont pas encore fait à partager avec la CIM des informations qui traduisent les résultats obtenus dans l’exercice des activités que chacun d’eux mène pour incorporer la perspective de la parité hommes-femmes, mettre en œuvre ce programme  et promouvoir l’égalité entre les sexes.

 

2.2.4.    Inviter tous les organes, organismes et institutions internationales à partager les informations, notamment celles qui se rapportent aux leçons tirées de la promotion et de la protection des droits humains de la femme et de la parité hommes-femmes, ainsi que celles qui se rapportent aux pratiques couronnées de succès.

 

2.2.5.    Prendre avec les organisations de la société civile des mesures pour:

 

a.         Promouvoir des efforts conjoints avec les organismes gouvernementaux et les organisations de la société civile afin de prendre des dispositions pour l’application effective, le suivi et l’évaluation des politiques, programmes et projets visant à promouvoir les droits humains de la femme et la parité hommes-femmes.

 

b.         Entreprendre des études et des analyses sur l’exercice des droits humains de la femme dans différents pays.

 

 

V.         RESSOURCES HUMAINES ET RESSOURCES FINANCIÈRES

 

Demander au Secrétariat général de l’OEA:

 

a.         De prendre des mesures à court terme pour l’exécution du point 2.1.5 du présent programme.

 

b.         D’encourager les institutions spécialisées à procéder à une analyse de leurs budgets respectifs, pour déterminer s’il existe des crédits qui pourraient être affectés aux activités conduisant à l’exécution du présent Programme interaméricain.

 

 

VI.       SUIVI DU PROGRAMME

 

Il appartiendra à la CIM d’assurer le suivi du présent Programme interaméricain, de coordonner et d’évaluer, en coordination avec les organisations non gouvernementales de femmes,  les actions qui sont menées pour son exécution, y compris l’appui à la définition de politiques tendant à promouvoir les droits humains de la femme et la parité des sexes.

 

Le Secrétaire général de l’OEA soumettra chaque année un rapport à l’Assemblée générale sur la mise en œuvre de ce Programme par les organes et organismes du Système interaméricain.

 

 


AG/RES. 1733 (XXX-O/00)

 

ANNÉE INTERAMÉRICAINE DE L’ENFANCE ET DE L’ADOLESCENCE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel adressé par l’Institut interaméricain de l’enfance (IIN) à l’Assemblée générale (CP/doc.3278/00) qui décrit la tâche accomplie par la 74e Réunion du Conseil directeur de l’IIN et par le XVIIIe Congrès panaméricain de l’enfance tenus à Buenos Aires (Argentine) en septembre 1999;

 

            CONSIDÉRANT la résolution AG/RES. 1667 (XXIX-O/99) sur “l’Incorporation à l’agenda continental des questions relatives à l’enfance”, selon laquelle il est absolument indispensable que la question de l’enfance bénéficie de la plus grande priorité dans les forums politiques interaméricains, notamment au sein de l’Assemblée générale de l’OEA et lors du Troisième Sommet des Amériques;

 

            TENANT COMPTE de l’utilité que l’incorporation des questions relatives à l’enfance dans l’agenda continental se traduise sous forme de nouvelles initiatives qui renforcent la coopération dans le Continent américain dans des domaines liés à l’enfance et à l’adolescence;

 

            NOTANT la résolution CD/RES. 05 (74-R/99) adoptée par la 74e Réunion ordinaire du Conseil directeur de l’IIN a créé un Comité préparatoire interaméricain sur les questions de l’enfance dans la perspective du Sommet des Amériques en 2001, et que ce Comité est présidé par le Directeur général de l’IIN,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De déclarer 2001 “Année interaméricaine de l’enfance et de l’adolescence”.

 

            2.         De prier instamment les États membres de promouvoir des mesures en vue d’établir, de renforcer et de mettre en œuvre des politiques publiques qui visent à assurer le bien-être et le développement intégral des enfants et des adolescents.

 

            3.         De demander au Secrétariat général et à l’Institut interaméricain de l’enfance (IIN) de prêter des services consultatifs aux États membres pour la tenue, tout au long de l’année 2001, de conférences, de séminaires et d’autres activités concernant l’enfance et l’adolescence, en fonction des ressources prévues à cet effet dans le Programmme-budget ainsi que d’autres ressources.

 


            4.         D’inviter les États membres, les Observateurs permanents, les organisations internationales, les institutions financières multilatérales, le Comité préparatoire interaméricain sur les questions de l’enfance dans la perspective du Sommet des Amériques de 2001 ainsi que les organisations de la société civile, à fournir leur collaboration et à apporter leur coopération au déroulement d’activités qui sont organisées en vertu de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1734 (XXX-O/00)

 

OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS FORMULÉES SUR

LE RAPPORT ANNUEL DU COMITÉ INTERAMÉRICAIN

CONTRE LE TERRORISME

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel adressé par le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) à l’Assemblée générale (CP/doc.3268/00) et les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur ce rapport (AG/doc.3848/00 add.2) (CP/ACTA 1224/00);

 

PRENANT EN COMPTE que l’Assemblée générale a créé le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE), par sa résolution AG/RES. 1650 (XXIX-O/99) “Coopération continentale pour prévenir, combattre et éliminer le terrorisme”, a approuvé le Statut de ce Comité et convoqué sa première session ordinaire;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que la première session ordinaire du CICTE s’est tenue à Miami (Floride), les 28 et 29 octobre 1999;

 

            Que lors de sa première session ordinaire, le CICTE a adopté son Programme de travail sur la base des recommandations formulées dans l’Engagement de Mar del Plata émané de la Deuxième Conférence spécialisée interaméricaine sur le terrorisme tenue le 23 et 24 novembre 1998, dans la ville de Mar del Plata (Argentine),

 

 

DÉCIDE:

1.          De demander au Secrétariat général de l’OEA de soumettre un rapport au Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) lors de sa deuxième session ordinaire sur les suites données aux mandats confiés à ce Comité et qui font l’objet de l’annexe C au document CP/doc.3268/00 “Programme de travail du Comité interaméricain contre le terrorisme”.

 

2.          D’exhorter les États membres de l’OEA à donner suite aux recommandations faisant l’objet de l’Annexe C au document CP/doc.3268/00 “Programme de travail du Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE)”.

 

3.                   De demander au CICTE d’informer la trente et unième Session ordinaire de l’Assemblée générale de la mise en œuvre de la présente résolution, lors de l’élaboration de son rapport annuel à cet organe.

 


AG/RES. 1735 (XXX-O/00)

 

OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS FORMULÉES SUR

LES RAPPORTS ANNUELS DES ORGANES, ORGANISMES

ET ENTITÉS DE L’ORGANISATION

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur les rapports annuels établis par l’Organisation panaméricaine de la santé (CP/doc.3275/00), la Commission interaméricaine des télécommunications (CP/doc.3269/00), la Commission interaméricaine des femmes (CP/doc.3276/00), l’Institut interaméricain de l’enfance (CP/doc.3278/00), l’Institut interaméricain des affaires indigènes (CP/doc.3281/00), la Commission  interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues (CP/doc.3286/00), le Comité interaméricain de lutte contre le terrorisme (CP/doc.3268/00), l’Institut panaméricain de géographie et d’histoire (CP/doc.3279/00), l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (CP/doc.3283/00), le Tribunal administratif (CP/doc.3280/00 corr.1 et add.1) et le Secrétaire général (CP/doc.3294/00);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur les rapports annuels des organes, organismes et entités précités sont reproduites dans les procès-verbaux CP/ACTA 1223/00, 1224/00, 1225/00, 1226/00, 1228/00 et 1232/00, (AG/doc.3848/00 add.2);

 

            Que les observations et recommandations du Conseil permanent reconnaissent le succès de la tâche accomplie par les organes, organismes et entités de l’Organisation dans le domaine de la promotion des principes et des objectifs de l’Organisation et du Système interaméricain;

 

            TENANT COMPTE du fait que ces rapports ont été soumis conformément aux dispositions de l’article 91 f de la Charte de l’OEA et aux conditions stipulées dans la résolution AG/RES. 1452 (XXVII-O/97), et que le projet de résolution annexé au Rapport annuel de l’Institut interaméricain de l’enfance a été remplacé par un autre projet que le Conseil permanent a adopté et acheminé à l’Assemblée générale,

 

 


DÉCIDE:

 

1.                   De prendre note des observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur les rapports annuels, et d’acheminer ceux-ci aux organes, organismes et entités de l’Organisation

 

2.         De remercier les organes, organismes et entités de l’Organisation qui ont respecté les délais réglementaires impartis pour la soumission des rapports annuels, et d’exhorter de nouveau tous les organes, organismes et entités à soumettre leurs rapports conformément aux dispositions de l’article 35 du Règlement du Conseil permanent.

 

 


AG/RES. 1736 (XXX-O/00)

 

L’IMPACT SOCIO-ÉCONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL

DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR LES PAYS DU CONTINENT AMÉRICAIN

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU:

 

            La Déclaration de Santa Cruz de la Sierra et le Plan d’action pour le développement durable des Amériques;

 

            La Déclaration de Santiago et le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques;

 

RECONNAISSANT:

 

            Que les changements climatiques sont un motif de préoccupation commun à l’humanité;

 

            Qu’existe la nécessité permanente d’entreprendre des recherches scientifiques sur les causes et les effets des changements climatiques, et leur impact potentiellement préjudiciable, notamment leurs conséquences socio-économiques et environnementales sur les pays du Continent américain;

 

NOTANT:

 

            La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le Protocole de Tokyo et le Plan d’action de Buenos Aires;

 

            La Déclaration et le Programme d’action de la Barbade pour le développement durable des petits États insulaires en développement, notamment l’étude quinquennale qui a été réalisée aux Nations Unies en septembre 1999;

 

PRENANT NOTE:

 

            Du besoin urgent de tous les États membres d’entamer le processus de planification en vue de l’adaptation aux changements climatiques à l’échelle globale, et de mettre en place des mesures pour atténuer les effets potentiels préjudiciables des changements climatiques dans le Continent américain;

 

            De l’active participation des gouvernements des États membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) au projet “Caraïbes: Planification de l’adaptation aux changements climatiques dans le monde”, financé par le Fonds pour la protection de l’environnement à travers la Banque mondiale, et exécuté par le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains en collaboration avec le Centre de l’Université des Antilles pour l’environnement et le développement;

RAPPELANT:

 

            La résolution AG/RES. 1674 (XXIX-O/99) qui a demandé au Conseil interaméricain pour le développement intégré d’examiner les moyens d’aborder la question des changements climatiques dans les Amériques;

 

            La résolution AG/RES. 1682 (XXIX-O/99) par laquelle les États membres ont créé la Commission interaméricaine sur la réduction des catastrophes naturelles et décidé “d’encourager l’échange de personnel technique et scientifique en matière de recherche sur les événements préjudiciables” qui ont des incidences socio-économiques et environnementales nuisibles sur les pays du Continent américain,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De charger le Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI) de poursuivre, par l’intermédiaire de ses organes subsidiaires appropriés, l’examen de cette question, en tenant compte de la nécessité d’éviter le chevauchement des activités qui sont menées dans d’autres forums.

 

            2.         De charger le Secrétariat général de chercher à mobiliser les ressources pour épauler les efforts déployés par les États membres pour s’adapter aux changements climatiques.

 

3.         De charger le CIDI de lui soumettre, à sa trente et unième Session ordinaire, un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1737 (XXX-O/00)

 

MODIFICATIONS AU RÈGLEMENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 5 juin 2000)

 

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT que la résolution AG/RES. 1603 (XXVII-O/98) “Modernisation de l’OEA et rénovation du Système interaméricain”, a créé le Groupe spécial de travail mixte du Conseil permanent et du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI)  ayant pour tâche “d’identifier les aspects qui requièrent une étude approfondie et une stimulation du processus de renforcement et de modernisation de l’OEA, en définissant des stratégies, des procédures et des actions concrètes en vue de promouvoir une rénovation intégrale du Système interaméricain sur la base du dialogue des ministres des affaires étrangères et des chefs de délégation pendant l’Assemblée générale”;

 

RAPPELANT AUSSI que la même résolution a habilité le Conseil permanent à adopter les mesures d’organisation et la structure qu’ils jugent pertinentes pour réaliser les objectifs énoncés dans la présente résolution, y compris l’adoption, ad referendum, des décisions qui requièrent l’autorisation de l’Assemblée générale, et à tenir cet organe au courant de tous les travaux accomplis;

 

            CONSIDÉRANT le rapport présenté par le président du Groupe spécial de travail mixte du Conseil permanent et du Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’OEA (CP/doc.3331/00);

 

            PRENANT EN COMPTE que le Conseil permanent a adopté, en vertu de sa résolution CP/RES. 760 (1217/99), à sa séance du 15 décembre 1999, ad referendum de l’Assemblée générale, les modifications au Règlement de cet organe,

 

DÉCIDE d’approuver le “Règlement de l’Assemblée générale” annexé à la présente résolution.

 


ANNEXE

 

RÈGLEMENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

 

I.  NATURE ET COMPOSITION

 

           Article 1.        L’Assemblée générale est l’autorité suprême de l’Organisation des États Américains.  Elle est composée des délégations accréditées par les gouvernements des États membres.

 

 

II.  PARTICIPANTS

 

Délégations

 

            Article 2.          Les délégations des États membres sont composées des représentants, conseillers et autres membres que les gouvernements accréditent.  Chaque délégation a un chef de délégation, lequel peut déléguer ses fonctions à tout autre membre de sa délégation.

 

Pouvoirs

 

            Article 3.          Les membres de chaque délégation ainsi que les Observateurs permanents auprès de l’Organisation des États Américains sont accrédités près l’Assemblée générale par leurs gouvernements respectifs au moyen d’une communication adressée au Secrétaire général de l’Organisation.

 

Préséance

 

            Article 4.          L’ordre de préséance des délégations est établi pour chaque Session par tirage au sort effectué par la Commission préparatoire de l’Assemblée générale.  La même procédure sera appliquée pour l’établissement de l’ordre de préséance des Observateurs permanents.