ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VINGT-NEUVIÈME SESSION ORDINAIRE

GUATEMALA, GUATEMALA

Du 6 au 8 juin 1999

 

 

 

 

 

ACTES ET DOCUMENTS

VOLUME I

 

 

AG/DEC. 20 à AG/DEC. 22 (XXIX-O/99)

AG/RES. 1607 à AG/RES. 1697 (XXIX-O/99)

 

TEXTES CERTIFIÉS DES DÉCLARATIONS ET RÉSOLUTIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

WASHINGTON, D.C. 20006

 

AG

ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                              

                                                                                                                        OEA/Ser.P/XXIX-O.2

                                                                                                                        7 décembre 1999

                                                                                                                        Volume 1

 

 

 

 

 

 

VINGT-NEUVIÈME SESSION ORDINAIRE

GUATEMALA, GUATEMALA

Du 6 au 8 juin 1999

 

 

 

ACTES ET DOCUMENTS

VOLUME I

 

 

AG/DEC. 20 à AG/DEC. 22 (XXIX-O/99)

AG/RES. 1607 à AG/RES. 1697 (XXIX-O/99)

 

TEXTES CERTIFIÉS DES DÉCLARATIONS ET RÉSOLUTIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

WASHINGTON, D.C. 20006

1999

AG

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            JE CERTIFIE que le présent volume contient les textes officiels des résolutions adoptées par l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains lors de sa vingt-neuvième Session ordinaire tenue au Guatemala (Guatemala) du 6 au 8 juin 1999.

 

 

 

 

                                                                                                              César Gaviria

                                                                                                           Secrétaire général

                                                                                               Organisation des États Américains

 

s


TABLE DES MATIÈRES

Pages

 

 

AG/DEC. 20 (XXIX-O/99)        Soutien à la démocratie paraguayenne et au processus de renforcement et de normalisation de ses institutions.................................................... 1

 

AG/DEC. 21 (XXIX-O/99)        Déclaration sur la question des îles Malouines............................... 2

 

AG/DEC. 22 (XXIX-O/99)        Soutien au processus de paix en Colombie..................................... 4

 

AG/RES. 1607 (XXIX-O/99)     Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques................................................................................... 5

 

AG/RES. 1608 (XXIX-O/99)     Convention interaméricaine pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées.......................... 19

 

AG/RES. 1609 (XXIX-O/99)     Déclaration interaméricaine sur la liberté d’expression................. 26

 

AG/RES. 1610 (XXIX-O/99)     Déclaration Américaine des droits des populations autochtones..... 28

 

AG/RES. 1611 (XXIX-O/99)     Les droits humains de tous les travailleurs migrants et de leurs familles     30

 

AG/RES. 1612 (XXIX-O/99)     Réunion des représentants gouvernementaux sur les contributions apportées aux campagnes électorales............................................................... 32

 

AG/RES. 1613 (XXIX-O/99)     Sixième conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI)............................................................................... 33

 

AG/RES. 1614 (XXIX-O/99)     Liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain      35

 

AG/RES. 1615 (XXIX-O/99)     Réunion des Ministres de la justice des Amériques....................... 36

 

AG/RES. 1616 (XXIX-O/99)     Rapport annuel du Comité juridique interaméricain....................... 38

 

AG/RES. 1617 (XXIX-O/99)     Programme interaméricain de développement du droit international 41

 

AG/RES. 1618 (XXIX-O/99)     Développement juridique de l’intégration..................................... 43

 

AG/RES. 1619 (XXIX-O/99)     Promotion et respect du droit international humanitaire................. 44


Pages

 

 

AG/RES. 1620 (XXIX-O/99)     Programme d’éducation pour la paix dans le Continent américain.. 46

 

AG/RES. 1621 (XXIX-O/99)     Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes............... 48

 

AG/RES. 1622 (XXIX-O/99)     Consolidation du régime établi dans le traité visant l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes ..................... 50

 

AG/RES. 1623 (XXIX-O/99)     Encouragement de la confiance et de la sécurité dans les Amériques 52

 

AG/RES. 1624 (XXIX-O/99)     Appui interaméricain à la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction................................................................................................ 56

 

AG/RES. 1625 (XXIX-O/99)     Condition de la femme dans les Amériques et renforcement et modernisation de la Commission interaméricaine des femmes.................................... 58

 

AG/RES. 1626 (XXIX-O/99)     Premier rapport biennal sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1456 (Xxvii-O/97), “Promotion de la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme “Convention de Belém do Pará’”...................................................................................... 61

 

AG/RES. 1627 (XXIX-O/99)     Nomination de femmes à des postes de direction à l’Organisation des États Américains................................................................................ 63

 

AG/RES. 1628 (XXIX-O/99)     Programme de bourses d’études et de perfectionnement.............. 65

 

AG/RES. 1629 (XXIX-O/99)     Coopération de l’Organisation des États Américains et du Secrétariat général du système d’intégration centraméricaine......................................... 67

 

AG/RES. 1630 (XXIX-O/99)     Étude du barème des quotes-parts.............................................. 68

 

AG/RES. 1631 (XXIX-O/99)     Versement des quotes-parts....................................................... 69

 

AG/RES. 1632 (XXIX-O/99)     Renforcement des systèmes nationaux et de la coopération internationale en matière d’adoption internationale................................................. 70


Pages

 

 

AG/RES. 1633 (XXIX-O/99)     Évaluation du fonctionnement du système interaméricain de promotion et de protection des droits de la personne en vue de son renforcement et de son perfectionnement....................................................................... 76

 

AG/RES. 1634 (XXIX-O/99)     Procédures d’élaboration et d’adoption d’instruments juridiques interaméricains au sein de l’Organisation des États Américains................................ 78

 

AG/RES. 1635 (XXIX-O/99)     Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme.............. 82

 

AG/RES. 1636 (XXIX-O/99)     Programme interaméricain de la culture...................................... 83

 

AG/RES. 1637 (XXIX-O/99)     Fonds spécial permanent appelé à financer les activités liées aux missions d’observation des élections détachées par l’OEA......................... 84

 

AG/RES. 1638 (XXIX-O/99)     Le Canal du Panama................................................................. 88

 

AG/RES. 1639 (XXIX-O/99)     Coopération de l’Organisation des États Américains avec le Système des Nations Unies........................................................................................ 90

 

AG/RES. 1640 (XXIX-O/99)     Préoccupations spéciales des petits États insulaires en matière de sécurité................................................................................................ 91

 

AG/RES. 1641 (XXIX-O/99)     Appui au programme de déminage en Amérique centrale............. 95

 

AG/RES. 1642 (XXIX-O/99)     Prolifération et trafic illicite des armes individuelles et des armes légères   100

 

AG/RES. 1643 (XXIX-O/99)     Programme de travail de la Commission sur la sécurité continentale établi dans la perspective des préparatifs de la Conférence spéciale sur la sécurité 104

 

AG/RES. 1644 (XXIX-O/99)     Le Continent américain:  zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel............................................................................................... 107

 

AG/RES. 1645 (XXIX-O/99)     Appui à la Commission sur la sécurité continentale..................... 113

 

AG/RES. 1646 (XXIX-O/99)     Rapport de la Commission des vérificateurs extérieurs............... 116

 

AG/RES. 1647 (XXIX-O/99)     Réforme de la politique du personnel......................................... 117

 

AG/RES. 1648 (XXIX-O/99)     Promotion de la démocratie représentative................................. 119


Pages

 

 

AG/RES. 1649 (XXIX-O/99)     Renforcement de la probité dans le Continent américain et suivi du programme interaméricain de coopération pour la lutte contre la corruption.... 122

 

AG/RES. 1650 (XXIX-O/99)     Coopération continentale pour prévenir, combattre et éliminer le terrorisme............................................................................................... 125

 

AG/RES. 1651 (XXIX-O/99)     Lutte contre le crime et prévention de la délinquance.................. 135

 

AG/RES. 1652 (XXIX-O/99)     Observations et recommandations formulées sur le rapport annuel de la Cour interaméricaine des droits de l’homme....................................... 137

 

AG/RES. 1653 (XXIX-O/99)     Plan de travail du Secrétariat général visant l’élargissement du programme spécial de bourses pour la Caraïbe à d’autres États............................... 139

 

AG/RES. 1654 (XXIX-O/99)     Rapport annuel de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues................................................................................... 140

 

AG/RES. 1655 (XXIX-O/99)     Analyse technique de l’étude concernant l’opportunité de l’élaboration d’un projet de convention interaméricaine sur la lutte contre le blanchiment de l’argent par la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues... 142

 

AG/RES. 1656 (XXIX-O/99)     Modifications au règlement-type de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues sur les délits de blanchiment de l’argent liés au trafic illicite des drogues et aux délits connexes.................................................. 144

 

AG/RES. 1657 (XXIX-O/99)     Recommandations visant à encourager les programmes de formes optionnelles de développement dans les États membres de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues......................................................... 146

 

AG/RES. 1658 (XXIX-O/99)     Modification du règlement-type de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues sur le contrôle des précurseurs chimiques et des substances chimiques, des machines et matériels......................................... 148

 

AG/RES. 1659 (XXIX-O/99)     Soutien et suivi des initiatives des sommets des Amériques......... 150

 

 

Pages

 

 

AG/RES. 1660 (XXIX-O/99)     Observations et recommandations formulées sur le rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.................... 153

 

AG/RES. 1661 (XXIX-O/99)     L’Organisation des États Américains et la société civile............. 156

 

AG/RES. 1662 (XXIX-O/99)     Considération du statut des observateurs permanents et de leur participation aux activités et programmes de coopération de l’Organisation des États Américains............................................................................................... 158

 

AG/RES. 1663 (XXIX-O/99)     Programme interaméricain de promotion des droits de la personne 160

 

AG/RES. 1664 (XXIX-O/99)     Célébration du trentième anniversaire de la Convention américaine relative aux droits de l’homme “Pacte de San José de Costa Rica” et du vingtième anniversaire de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.... 197

 

AG/RES. 1665 (XXIX-O/99)     Appui à la tâche qu’accomplit l’Institut interaméricain des droits de l’homme............................................................................................... 199

 

AG/RES. 1666 (XXIX-O/99)     Création du Comité de coordination des programmes de coopération du Système interaméricain.......................................................................... 201

 

AG/RES. 1667 (XXIX-O/99)     Incorporation des questions relatives à l’enfance à l’Agenda continental   203

 

AG/RES. 1668 (XXIX-O/99)     Renforcement de la coopération entre les gouvernements et la société civile............................................................................................... 205

 

AG/RES. 1669 (XXIX-O/99)     Observations et recommandations sur les rapports annuels des organes, organismes et entités de l’Organisation...................................... 208

 

AG/RES. 1670 (XXIX-O/99)     Appui à la tâche des défenseurs du peuple, des protecteurs du citoyen, des procureurs ou des commissaires des droits de l’homme (Ombudsmen) dans le cadre du renforcement de la démocratie dans le Continent américain 210

 

 

 


Pages

 

 

AG/RES. 1671 (XXIX-O/99)     Défenseurs des droits de la personne dans les Amériques — Appui à la tâche accomplie par les particuliers,  les groupes et les organisations de la société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits de la personne dans les Amériques .............................................................................. 212

 

AG/RES. 1672 (XXIX-O/99)     Programme spécial d’appui au Guatemala................................. 215

 

AG/RES. 1673 (XXIX-O/99)     Réseau des parlementaires des Amériques................................ 217

 

AG/RES. 1674 (XXIX-O/99)     Les changements climatiques dans le Continent américain.......... 219

 

AG/RES. 1675 (XXIX-O/99)     Coopération du Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et du Secrétariat général de la communauté des Caraïbes................... 221

 

AG/RES. 1676 (XXIX-O/99)     Programme spécial d’appui aux pays affectés par le phénomène “El Niño”............................................................................................... 223

 

AG/RES. 1677 (XXIX-O/99)     Rapport annuel du Conseil interaméricain pour le développement intégré   225

 

AG/RES. 1678 (XXIX-O/99)     Mécanisme de mise en œuvre du dialogue interaméricain en matière de partenariat............................................................................................... 226

 

AG/RES. 1679 (XXIX-O/99)     Programme interaméricain sur  l’éducation................................ 231

 

AG/RES. 1680 (XXIX-O/99)     Programme interaméricain de science et de technologie............. 233

 

AG/RES. 1681 (XXIX-O/99)     Conférences spécialisées.......................................................... 234

 

AG/RES. 1682 (XXIX-O/99)     Mécanismes prévus par l’Organisation des États Américains en réponse aux catastrophes naturelles............................................................. 235

 

AG/RES. 1683 (XXIX-O/99)     Félicitations à l’Équateur et au Pérou pour la signature des accords de paix............................................................................................... 239

 

AG/RES. 1684 (XXIX-O/99)     Démocratie représentative........................................................ 241

 

AG/RES. 1685 (XXIX-O/99)     Modernisation de l’OEA et rénovation du Système interaméricain 243


Pages

 

 

AG/RES. 1686 (XXIX-O/99)     Organisme interaméricain pour la coopération et le développement 245

 

AG/RES. 1687 (XXIX-O/99)     Lieu et date de la trente-troisième Session ordinaire de l’Assemblée générale............................................................................................... 247

 

AG/RES. 1688 (XXIX-O/99)     Lieu et date de la trente-quatrième Session ordinaire de l’Assemblée générale............................................................................................... 248

 

AG/RES. 1689 (XXIX-O/99)     Commerce et intégration dans les Amériques............................. 249

 

AG/RES. 1690 (XXIX-O/99)     Le Musée d’art des Amériques et les installations destinées aux conférences de l’Organisation des États Américains.......................................... 252

 

AG/RES. 1691 (XXIX-O/99)     Rapt international des mineurs par l’un de leurs parents.............. 254

 

AG/RES. 1692 (XXIX-O/99)     Situation financière et budgétaire de l’Organisation..................... 256

 

AG/RES. 1693 (XXIX-O/99)     La situation des réfugiés et des rapatriés dans les Amériques...... 257

 

AG/RES. 1694 (XXIX-O/99)     Dividendes de la paix............................................................... 259

 

AG/RES. 1695 (XXIX-O/99)     Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.................................................. 261

 

AG/RES. 1696 (XXIX-O/99)     Renforcement de la démocratie représentative........................... 263

 

AG/RES. 1697 (XXIX-O/99)     Programme-budget de l’Organisation pour l’an 2000, quotes-parts et contributions au fonds volontaire pour l’an 2000............................................. 265

 

 



AG/DEC. 20 (XXIX-O/99)

 

 

SOUTIEN À LA DÉMOCRATIE PARAGUAYENNE ET AU PROCESSUS

DE RENFORCEMENT ET DE NORMALISATION DE SES INSTITUTIONS

 

(Adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 8 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            AYANT PRÉSENT A L’ESPRIT que la démocratie représentative est une condition indispensable à la stabilité, à la paix et au développement de la région;

 

            AYANT EU CONNAISSANCE des événements survenus au Paraguay du 23 au 28 mars 1999, par suite de la crise institutionnelle provoquée par des actes qui ont porté atteinte à l’exercice effectif de l’État de droit, et menacé la stabilité politique et le processus d’institutionnalisation du Paraguay;

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que le 23 mars 1999, un odieux attentat a coûté la vie au Vice-Président de la République du Paraguay, M. Luis María Argaña;

 

            AFFIRMANT que ce crime constitue un attentat contre les institutions démocratiques, la stabilité politique et l’État de droit au Paraguay;

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que l’éclaircissement des crimes à connotation politique est fondamental pour la préservation des institutions démocratiques et l’État de droit;

 

            RECONNAISSANT les valeurs et la conscience démocratiques de la société civile paraguayenne et en particulier des jeunes qui, face à cette grave crise institutionnelle, ont fait preuve d’une unanimité exemplaire, dans tout le pays, quant à la nécessité de préserver le processus démocratique, en défendant l’exercice de l’État de droit et des institutions, y compris par le sacrifice de leur propre vie;

 

            RÉAFFIRMANT que la démocratie et l’État de droit sont des conditions indispensables à l’exercice effectif et au respect des droits de l’homme dans une société,

 

DÉCLARE:

 

            1.         Sa condamnation énergique et sa répudiation de l’assassinat du Vice-Président de la République du Paraguay, M. Luis María Agaña.

 

            2.         Son soutien au système démocratique paraguayen et au processus de renforcement et de normalisation de ses institutions.


AG/DEC. 21 (XXIX-O/99)

 

 

DÉCLARATION SUR LA QUESTION DES ÎLES MALOUINES

 

(Adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 8 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            CONSIDÉRANT qu’à plusieurs reprises elle a déclaré que la question des îles Malouines constitue une question d’intérêt permanent pour le Continent américain;

 

            RAPPELANT sa résolution AG/RES. 928 (XVIII-O/88) adoptée par consensus le 19 novembre 1988, par laquelle elle demande aux Gouvernements de la République Argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de reprendre les négociations en vue d’arriver, dans les plus brefs délais, à un règlement pacifique du conflit de souveraineté;

 

            TENANT COMPTE de sa résolution AG/RES. 1049 (XX-O/90) par laquelle elle exprime sa satisfaction pour la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, et de sa Déclaration AG/DEC. 5 (XXIII-O/93) par laquelle elle met en relief les excellentes relations bilatérales auxquelles ceux-ci sont parvenus;

 

            RECONNAISSANT que l’incorporation du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à l’Organisation des États Américains en qualité d’Observateur permanent, conformément aux dispositions de la résolution CP/RES. 655 (1041/95), reflète des valeurs et des principes partagés par ce pays et les États membres de l’Organisation, lesquels favorisent une plus grande entente mutuelle;

 

            CONSTATANT avec satisfaction que les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord continuent de consolider leurs relations politiques, commerciales et culturelles, et développent en outre une étroite coopération tant dans leurs rapports bilatéraux que dans les fora internationaux;

 

            AYANT ECOUTÉ l’exposé du chef de la Délégation de la République Argentine;

 

            EXPRIME sa satisfaction pour la réaffirmation par le Gouvernement argentin de sa volonté de continuer à explorer toutes les voies possibles de règlement pacifique du différend, ainsi que pour ses observations constructives sur les habitants des îles Malouines;

 

            RÉAFFIRME la nécessité que les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord entament, dans les plus brefs délais, des négociations sur le conflit de souveraineté, en vue de trouver un règlement pacifique à cette controverse prolongée,

 

            DÉCIDE de continuer à examiner la question des îles Malouines lors des prochaines sessions ordinaires de l’Assemblée générale jusqu’au règlement définitif de cette question.


AG/DEC. 22 (XXIX-O/99)

 

 

SOUTIEN AU PROCESSUS DE PAIX EN COLOMBIE

 

(Adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 8 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            COMPTE TENU des récents événements survenus dans notre pays frère, la Colombie, et en particulier des interventions par le gouvernement visant à favoriser un règlement négocié du conflit interne,

 

            AYANT PRÉSENTE À L’ESPRIT l’apparition de nouvelles conditions qui permettent d’avancer vers un règlement pacifique de la situation en Colombie, sur des bases durables et avec une vaste participation nationale,

 

            CONSIDÉRANT  la nécessité de soutenir résolument tous les efforts déployés en faveur de la noble cause de la paix et de la démocratie dans ce pays frère,

 

DÉCLARE:

 

            1.         Son soutien ferme et inconditionnel au processus de construction de la paix entamé par le Gouvernement colombien, conformément à la volonté exprimée par la majorité de la population de ce pays qui souhaite parvenir à un règlement définitif du conflit armé, grâce à un programme de pacification et de réconciliation nationale.

 

            2.         Sa satisfaction devant les progrès accomplis en Colombie dans la recherche de la paix et sa reconnaissance au Gouvernement du Président Andrés Pastrana pour sa ferme volonté politique et l’engagement dont il fait preuve à la consolidation de la démocratie et à la recherche de la paix, grâce à une ample participation des différents secteurs de la société.

 

            3.         Son soutien aux marques de volonté de coopération données par la communauté internationale dans le but de compléter et d’appuyer les efforts en faveur du règlement pacifique du conflit interne, déployés par le Gouvernement colombien.

 


AG/RES. 1607 (XXIX-O/99)

 

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE SUR LA TRANSPARENCE

DE L’ACQUISITION DES ARMES CLASSIQUES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT le mandat émis par l’Assemblée générale à l’intention du Conseil permanent par ses résolutions AG/RES. 1500 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1570 (XXVIII-O/98);

 

            RAPPELANT que les Chefs d’État et de gouvernement se sont engagés, dans la Déclaration qu’ils ont émise lors du Sommet des Amériques tenu à Santiago, à continuer à promouvoir la transparence en matière de politique de défense, notamment en relation avec la modernisation des forces armées, la comparaison des dépenses militaires dans la région, et le renforcement du Registre des armes classiques tenu par les Nations Unies;

 

            VU le rapport du Conseil permanent relatif au projet de Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques dans les Amériques (CP/CSH-217/99);

 

            RECONNAISSANT que le renforcement de la paix et de la sécurité dans le Continent américain est un but essentiel de l’Organisation des États Américains (OEA), et que le développement économique et la coopération entre les États membres sont indispensables à la réalisation de cet objectif;

 

            SOULIGNANT que l’application des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité aide à créer un climat propice à une limitation effective des armes classiques, ce qui permet de consacrer un volume plus important de ressources au développement économique et social des États membres, l’un des buts essentiels de l’OEA consacrés dans sa Charte;

 

            RÉAFFIRMANT les Déclarations de Santiago et de San Salvador sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité qui ont recommandé l’application, selon les modalités les plus appropriées, des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité; et qu’il est nécessaire et opportun de continuer à approfondir le dialogue pour édifier la paix, la confiance, et installer la sécurité dans la région;

 

            RAPPELANT sa résolution AG/RES. 1179 (XXII-O/92) par laquelle les États membres ont décidé “d’adhérer au principe directeur du désarmement régional, des politiques de contrôle et de limitation des armements qui sont indispensables à l’accroissement de la sécurité et de la stabilité avec recours, aux niveaux les plus bas possible de forces répondant aux exigences de la défense et aux engagements internationaux;”  “déclarent l’engagement de l’Organisation d’apporter une contribution effective aux efforts accomplis à l’échelle internationale en vue du renforcement de la paix et de la sécurité;  s’engagent à conserver seulement la puissance militaire nécessaire à la légitime défense et à l’exécution des engagements internationaux dans le respect de leurs constitutions de leurs lois et des principes et objectifs des Chartes de l’OEA et de l’ONU;” “de faire montre de modération dans les transferts d’armes classiques pour empêcher la constitution d’arsenaux excessifs ou destabilisants;”

 

            CONVAINCUE que les efforts situés par les pays au niveau de la promotion du désarmement régional en tenant compte des caractéristiques particulières de chaque région et conformément au principe du maintien de la sécurité avec le moins possible d’armements augmenteraient la sécurité des États et contribueraient ainsi à la paix et à la sécurité en réduisant les risques de conflits régionaux;

 

            RAPPELANT l’appel lancé par sa résolution AG/RES. 1500 (XXVII-O/97) à la communauté internationale pour qu’elle contribue à la transparence et à la confiance régionales dans les Amériques;

 

            GARDANT PRÉSENT À L’ESPRIT que l’ouverture et la transparence croissantes dans le domaine des armes classiques contribuent à encourager la confiance mutuelle, à réduire les tensions et à renforcer la sécurité et la paix internationales et régionales, et peuvent contribuer à diminuer l’acquisition, la production et le transfert des armes classiques,

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’adopter et d’ouvrir à la signature l’instrument suivant:

 

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE SUR LA TRANSPARENCE

DE L’ACQUISITION DES ARMES CLASSIQUES

 

            LES ÉTATS PARTIES,

 

            CONSCIENTS de l’engagement qu’ils ont contracté envers les Nations Unies et l’Organisation des États Américains de contribuer plus pleinement à l’ouverture et à la transparence  en échangeant des informations sur les systèmes d’armement visés par le Registre des armes classiques établi par les Nations Unies;

 

            RAPPELANT l’importance de l’établissement d’un rapport annuel destiné au Registre des armes classiques des Nations Unies concernant les importations, les exportations, les stocks militaires, et la passation des marchés militaires à travers la fabrication nationale de systèmes d’armement majeurs; 

 

            REPRENANT ET RÉAFFIRMANT les Déclarations de Santiago (1995) et de San Salvador (1998) sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, qui recommandent l’application, de la manière jugée la plus appropriée, de ces mesures;

 

            RECONNAISSANT que les États membres, en application des Chartes de l’Organisation des États Américains et de l’Organisation des Nations Unies, ont le droit inhérent  d’assurer leur défense individuelle et collective;

 

            RECONNAISSANT que les engagements souscrits dans la présente Convention représentent une étape importante vers l’atteinte de l’un des buts essentiels établis dans la Charte de l’Organisation des États Américains, qui est “de rechercher une limitation effective des armements classiques et permettre de ce fait que des ressources plus importantes soient consacrées au développement économique et social des États membres;”

 

            RECONNAISSANT qu’il est important que la communauté internationale contribue à l’atteinte de  l’objectif de la présente Convention;

 

            EXPRIMANT leur intention de continuer à envisager les mesures appropriées pour avancer sur la voie d’une limitation effective et du contrôle des armes classiques dans la région,

 

 

            SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT:

 

ARTICLE PREMIER

DÉFINITIONS

 

            Aux fins de la présente Convention,

 

a.         L’expression “armes classiques” désigne les systèmes énoncés  à l’Annexe I à la présente Convention.  L’Annexe I fait partie intégrante de la présente Convention.

 

b.         Le terme “acquisition” désigne l’acquisition d’armes classiques, par le biais d’un achat, d’un crédit-bail, d’une passation de marché, d’un don, d’un prêt ou de tout autre moyen, que ce soit auprès de sources étrangères ou à travers la production nationale.  Le terme “acquisition” ne comprend pas l’obtention de prototypes, d’articles en cours de développement ni  d’équipements soumis à la recherche, au développement, aux essais et à l’évaluation, dans la mesure où ces prototypes, articles ou équipements  ne sont pas incorporés aux inventaires des forces armées.

 

c.         L’expression “incorporation aux inventaires des forces armées” désigne la mise en service des armes classiques, même pendant une période limitée.

 

 

ARTICLE II

OBJECTIF

 

            La présente Convention a pour but de contribuer à une plus grande ouverture et une plus grande transparence de l’acquisition des armes classiques sur le plan régional grâce à un échange d’informations au sujet de ces acquisitions en vue d’encourager la confiance entre les États des Amériques.


ARTICLE III

RAPPORTS ANNUELS SUR LES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS

DES ARMES CLASSIQUES

 

            1.         Les États Parties soumettent un rapport annuel au dépositaire sur leurs importations et leurs exportations d’armes classiques au cours de l’année civile précédente ; ils fournissent des précisions en ce qui concerne les importations, sur l’État exportateur,  la quantité et le type d’armes classiques importés; ils fournissent aussi des précisions  en ce qui concerne les exportations, sur l’État importateur, la quantité et le type d’armes classiques exportés.  Tout État Partie peut compléter ses rapports en y incorporant toute information supplémentaire jugée opportune, comme la désignation et le modèle des armes classiques.

 

            2.         Les informations qui doivent être présentées en application du présent article doivent être fournies au dépositaire dans les meilleurs délais, mais au plus tard le 15 juin de chaque année.

 

            3.         Les rapports soumis au titre du présent Article III seront présentés selon le modèle de l’Annexe II (A) et (B).

 

 

ARTICLE IV

ECHANGE D’INFORMATION SUR LES ACQUISITIONS

D’ARMES CLASSIQUES

 

            Outre la remise des rapports annuels visés à l’article III, les États parties notifient au dépositaire les acquisitions d’armes classiques de la manière suivante: 

 

a.         Notification d’acquisitions par importation.  Les notifications au dépositaire sont faites au plus tard dans les 90 jours qui suivent l’incorporation d’armes classiques aux inventaires des forces armées.  Ces notifications incluront l’État exportateur, la quantité et le type d’armes classiques importées.  Tout État Partie pourra compléter sa notification en y joignant les informations supplémentaires qu’il juge pertinentes, comme la désignation et le modèle des armes classiques. Les rapports soumis au titre du présent paragraphe seront présentés selon le modèle de l’Annexe II (C).

 

b.         Notification d’acquisitions à travers la production nationale.  Les notifications au dépositaire sont faites au plus tard dans les 90 jours qui suivent l’incorporation des armes classiques acquises à travers la production nationale aux inventaires des forces armées. Ces notifications incluront la quantité et le modèle des armes classiques. Tout État Partie pourra compléter sa notification en y joignant les informations supplémentaires qu’il juge pertinentes, comme la désignation et le modèle de ces armes classiques.  Nonobstant toute autre disposition de la présente Convention , les États parties peuvent aussi compléter ces notifications par des informations sur les nouvelles configurations ou modifications des armes classiques.   Afin d’encourager une plus grande transparence des acquisitions à travers la production nationale, l’obligation de notification incombant à chaque État en vertu du présent paragraphe peut être satisfaite, conformément à la loi pertinente de sa législation nationale, au moyen d’une notification au dépositaire d’un engagement de financement national au titre desdites armes classiques qui seront incorporées aux inventaires de cet État pendant l’exercice budgétaire suivant.  Les rapports soumis au titre du présent paragraphe seront présentés sur le modèle de l’Annexe II (D).

 

c.         Notification de non-activité.  Les États Parties qui n’ont enregistré ni importations ni acquisitions à travers la production nationale au cours de l’année civile précédente doivent en informer le dépositaire le plus tôt possible mais au plus tard le 15 juin.  Les rapports soumis au titre du présent paragraphe seront présentés sur le modèle de l’Annexe II (A) et (B).

 

 

ARTICLE V

INFORMATIONS EMANÉES D’AUTRES ÉTATS MEMBRES

 

            Tout État non membre de l’Organisation des États Américains peut contribuer à la réalisation de l’objectif de la présente Convention en fournissant au dépositaire des informations sur une base annuelle au sujet de ses exportations d’armes classiques aux États parties à la présente Convention.  Ces informations doivent permettre d’identifier l’État importateur, et la quantité ainsi que le type d’armes classiques exportées, et inclure toute information additionnelle pertinente, telle que la désignation et le modèle des armes classiques.

 

 

ARTICLE VI

CONSULTATIONS

 

            Les États Parties peuvent engager des consultations au sujet des informations fournies aux termes de la présente Convention. 

 

 

ARTICLE VII

APPLICATION ET INTERPRÉTATION

 

            Tout différend créé par l’application ou l’interprétation de la présente Convention est réglé par n’importe quelle procédure de règlement pacifique arrêtée par les États parties concernées, et ceux-ci s’engagent à coopérer à ces fins.

 

 

ARTICLE VIII

CONFÉRENCES DES ÉTATS PARTIES

 

            Sept ans à partir de la date d’entrée en vigueur de la présente Convention et par suite d’une proposition de la majorité des États Parties, le dépositaire convoque une conférence des États parties. Cette conférence et toute conférence subséquente aurait pour objectif d’examiner le fonctionnement et l’application de la Convention et d’étudier d’autres mesures de transparence qui sont en harmonie avec l’objectif de la Convention, notamment les modifications, aux termes de l’article XI, devant être apportées aux catégories d’armes classiques figurant à l’Annexe I.

 


ARTICLE IX

SIGNATURE

 

            La présente Convention est ouverte à la signature de tous les États membres de l’Organisation des États Américains.

 

 

ARTICLE X

ENTRÉE EN VIGUEUR

 

            La présente Convention entre en vigueur le 30ème jour suivant la date du dépôt au Secrétariat général de l’Organisation des États Américains du sixième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion par un État membre de l’Organisation des États Américains. Par la suite, la Convention produit ses effets à l’égard de tout autre État membre de l’Organisation des États Américains le 30ème jour suivant la date du dépôt par cet État de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.

 

 

ARTICLE XI

AMENDEMENTS

 

            Tout État Partie peut soumettre au dépositaire une proposition d’amendement à la présente Convention.  Le dépositaire communique cette proposition à tous les États Parties.  Sur la demande de la majorité des États Parties, le dépositaire, au plus tôt soixante (60) jours après la date de ladite demande, convoque une conférence des États Parties en vue d’étudier l’amendement proposé.  Un amendement est adopté s’il recueille les deux tiers des voix des États Parties présents à la conférence.  L’amendement ainsi adopté entre en vigueur à l’égard des États qui le ratifient, l’acceptent, l’approuvent ou y adhèrent trente (30) jours après le dépôt par les deux tiers des États Parties des instruments respectifs de ratification, d’acceptation, d’approbation de l’amendement ou d’adhésion à celui-ci. Par la suite, l’amendement entre en vigueur, pour tout autre État Partie,  le trentième (30ème) jour suivant le dépôt par cet État Partie de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion à celui-ci.

 

 

ARTICLE XII

VALIDITÉ ET DÉNONCIATION

 

            La présente Convention reste en vigueur indéfiniment, mais tout État Partie peut la dénoncer. L’instrument de dénonciation est déposé au Secrétariat général de l’Organisation des États Américains.  Douze mois après la date de dépôt de l’instrument de dénonciation, la Convention cesse de produire ses effets à l’égard de l’État qui l’a dénoncée, mais reste en vigueur à l’égard des autres États Parties.

 


ARTICLE XIII

RÉSERVES

 

            Les États parties peuvent, au moment de l’adoption, de la signature, de la ratification, de l’acceptation, de l’approbation ou de l’adhésion, exprimer des réserves à la présente Convention, à condition toutefois que lesdites réserves ne soient pas incompatibles avec l’objet et  les fins de la Convention, et qu’elles portent sur une ou plusieurs de ses dispositions.

 

 

ARTICLE XIV

DÉPOSITAIRE

 

            1.         Le dépositaire de la présente Convention est le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains.

 

            2.         Dès réception des informations communiquées par un État Partie aux termes de l’article III ou l’article IV de la présente Convention, le dépositaire les transmet immédiatement à tous les États Parties.

 

            3.         Le dépositaire soumet aux États Parties un rapport annuel global sur les informations fournies aux termes de la présente Convention.

 

            4.         Le dépositaire notifie aux États Parties toute proposition reçue aux fins de la convocation  d’une conférence des États parties, conformément à l’article VIII.

 

            5.         Le dépositaire reçoit et diffuse auprès des États Parties toutes informations soumises conformément à l’article V.

 

 

ARTICLE XV

DÉPÔT DE LA CONVENTION

 

            L’instrument original de la présente Convention, dont les textes français, anglais, portugais et espagnol font également foi, est remis au dépositaire qui en achemine une copie authentifiée au Secrétariat des Nations Unies aux fins d’enregistrement et de publication, conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies. Le dépositaire notifiera aux États membres de l’Organisation des États Américains les signatures, le dépôt des instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation, d’adhésion ou de dénonciation, et toutes réserves formulées, le cas échéant.


ANNEXE I

 

 

            La liste des armes classiques couvertes par la présente Convention figure ci-après. Cette liste est basée sur le Registre des armes classiques des Nations Unies.

 

            Aux termes des dispositions de l’article I, la présente annexe fait partie intégrante de la Convention. Toute modification à cette Annexe sera adoptée en conformité avec la procédure d’amendement établie à l’article XI.

 

I.          Chars de bataille:

 

            Véhicules de combat blindés, à chenilles ou à roues automoteurs, dotés d’une grande mobilité tout-terrain et d’un niveau élevé d’autoprotection, pesant au moins 16,5 tonnes métriques à vide, équipés d’un canon principal à tir direct à grande vitesse initiale d’un calibre d’au moins 75mm.

 

II.         Véhicules blindés de combat:

 

            Véhicules à chenilles, semi-chenillés ou à roues automoteurs, dotés d’une protection blindée et d’une capacité tout-terrain, soit A)  conçus et équipés pour transporter un groupe de combat d’infanterie de quatre fantassins ou plus, soit B)  équipés d’un armement intégré ou organique d’un calibre d’au moins 12,5 mm ou d’un lanceur de missiles.

 

III.       Systèmes d’artillerie de gros calibre:

 

            Canons, obusiers, systèmes d’artillerie associant les caractéristiques d’un canon ou d’un obusier, mortiers ou systèmes de lance-roquettes multiples, capables de prendre à partie des objectifs au sol, essentiellement par des tirs indirects, d’un calibre de 100 millimètres et plus.

 

IV.       Avions de combat:

 

            Aéronefs à aile fixe ou à flèche variable conçus, équipés ou modifiés pour prendre à partie contre des cibles au moyen de missiles guidés, de roquettes non guidées, de bombes, de mitrailleuses, de canons ou d’autres armes de destruction, y compris les versions de ces aéronefs qui effectuent des missions spécialisées de guerre électronique, de suppression de défense aérienne ou de reconnaissance.  Les “avions de combat” n’incluent pas les aéronefs d’entraînement élémentaire à moins qu’ils ne soient conçus, équipés ou modifiés comme décrit plus haut.

 

V.        Hélicoptères d’attaque:

 

            Aéronefs à voilure tournante conçus, équipés ou modifiés pour prendre à partie des objectifs au moyen d’armes guidées ou non guidées antichars, air-surface, anti-sous-marines ou air-air, et équipés d’un système intégré de contrôle de tir et de visée pour ces armes, y compris les versions de ces aéronefs qui effectuent des missions spécialisées de reconnaissance ou de guerre électronique.


VI.       Navires de guerre:

 

            Navires ou sous-marins armés et équipés à des fins militaires d’un tonnage normal de 750 tonnes métriques ou plus, et ceux d’un tonnage normal inférieur à 750 tonnes métriques, équipés pour lancer des missiles ayant une portée d’au moins 25 kilomètres ou des torpilles de portée similaire.

 

VII.      Missiles et lanceurs de missiles:

 

            Roquettes guidées ou non guidées, missiles balistiques ou de croisière, capables de transporter une ogive ou une arme de destruction dans un rayon d’au moins 25 kilomètres, et moyens conçus ou modifiés spécifiquement pour lancer de tels missiles ou roquettes, s’ils n’entrent pas dans les catégories I à VI. Cette catégorie:

 

            a.         comprend également des véhicules télépilotés dotés des caractéristiques définies plus haut en ce qui concerne les missiles

 

            b.         ne comprend pas les missiles sol-air.

 

 


ANNEXE II (A)

 

CONVENTION INTERAMERICAINE SUR LA TRANSPARENCE DE L’ACQUISITION DES ARMES CLASSIQUES

ARTICLE III – NOTIFICATIONS ANNUELLES DES IMPORTATIONS

 

RAPPORT PRÉSENTÉ PAR (Pays)——————————— ———————————  ANNÉE CIVILE ——————————————

 

A.  ARMES CLASSIQUES

B. QUANTITES

C.  TYPES

D.  PAYS EXPORTATEUR

 

E.  Renseignements supplémentaires[1]/

I.       CHARS DE BATAILLE

 

 

 

 

 

II.      VÉHICULES BLINDÉS DE COMBAT

 

 

 

 

 

III.    SYSTÈMS D’ARTILLERIE DE GROS CALIBRE

 

 

 

 

 

IV.    AVIONS DE COMBAT

 

 

 

 

 

V.     HÉLICOPTÈRES D’ATTAQUE

 

 

 

 

 

VI.    NAVIRES DE GUERRE

 

 

 

 

 

VII.   MISSILES ET LANCEURS DE MISSILES

 

 

 

 

 

 

Les rubriques en caractères gras sont obligatoires


ANNEXE II (B)

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE SUR LA TRANSPARENCE DE L’ACQUISITION DES ARMES CLASSIQUES

 

ARTICLE III– RAPPORT ANNUEL SUR LES NOTIFICATIONS D’EXPORTATIONS

 

RAPPORT PRÉSENTÉ PAR (Pays)——————————————————————  ANNÉE CIVILE ———————————————————————————

 

A.  ARMES CLASSIQUES

B.  QUANTITÉS

C.  TYPES

D.  PAYS IMPORTATEUR

 

E.  Renseignements supplémentaires[2]/

I.          CHARS DE BATAILLE

 

 

 

 

 

 

II.        VÉHICULES BLINDÉS DE COMBAT

 

 

 

 

 

 

III.       SYSTÈMES D’ARTILLERIE DE GROS CALIBRE

 

 

 

 

 

IV.       AVIONS DE COMBAT

 

 

 

 

 

 

V.        HÉLICOPTÈRES D’ATTAQUE

 

 

 

 

 

 

VI.       NAVIRES DE GUERRE

 

 

 

 

 

 

VII.     MISSILES ET LANCEURS DE MISSILES

 

 

 

 

 

 

Les rubriques en caractères gras sont obligatoires


ANNEXE II (C)

 

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE SUR LA TRANSPARENCE DE L’ACQUISITION DES ARMES CLASSIQUES

 

ARTICLE IV – NOTIFICATIONS D’ACQUISITIONS  AU MOYEN DES IMPORTATIONS

 

RAPPORT PRÉSENTÉ  PAR (Pays)——————————————————————  DATE —————————————————————————————

 

IMPORTATIONS

 

A.  ARMES CLASSIQUES

B. QUANTITÉS

C. TYPES

D. PAYS EXPORTATEUR

 

E.  Renseignements

supplémentaires[3]/

CATÉGORIES  I – VII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rubriques en caractères gras sont obligatoires.

 


ANNEXE II (D)

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE SUR LA TRANSPARENCE DE L’ACQUISITION DES ARMES CLASSIQUES

 

 

ARTICLE IV – NOTIFICATIONS D’ACQUISITIONS PROVENANT DE LA PRODUCTION NATIONALE

 

 

RAPPORT PRÉSENTÉ PAR (Pays)——————————————————————  DATE ————————————————————————————

 

 

 

A.  ARMES CLASSIQUES

B.  QUANTITÉS

C.  TYPES

 

D.  Renseignements supplémentaires[4]/

 

CATÉGORIES  I - VII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rubriques en caractères gras sont obligatoires

 

 


            2.         D’inviter les États qui ne sont pas membres de l’Organisation des États Américains à contribuer à l’atteinte de l’objectif de la présente Convention, conformément à l’article V de cet instrument.

 

            3.         De demander aussi au Secrétaire général de transmettre la présente résolution au Secrétaire général des Nations Unies.

 

            4.         De demander au Secrétaire général de soumettre un rapport sur la signature et/ou la ratification de la présente Convention à la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale.

 

 

 


AG/RES. 1608 (XXIX-O/99)

 

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE POUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES

DE DISCRIMINATION CONTRE LES PERSONNES HANDICAPÉES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur le projet de Convention interaméricaine pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées (CP/CAJP-1532/99);

 

            CONSIDÉRANT, que durant sa vingt-sixième Session ordinaire, l’Assemblée générale a chargé le Conseil permanent, par sa résolution AG/RES. 1369 (XXVI-O/96) “Engagement de Panama en faveur des personnes handicapées dans le Continent américain”, d’élaborer, par l’intermédiaire du Groupe de travail pertinent, un “Projet de Convention interaméricaine pour l’élimination de toutes les formes de discrimination fondée sur un handicap”;

 

            TENANT COMPTE du fait que les handicaps peuvent créer des situations de discrimination, d’où la nécessité de favoriser des actions et d’adopter des mesures propres à améliorer sensiblement la condition des personnes handicapées dans le Continent américain;

 

            RAPPELANT que la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme proclame que tous les êtres humains naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits, et que toute personne doit jouir du respect de tous les droits et libertés qui y sont énoncés, sans aucune distinction;

 

            CONSIDÉRANT que le Protocole additionnel à la Convention américaine relative aux droits de l’homme traitant des droits économiques, sociaux et culturels, “Protocole de San Salvador”, reconnaît que “toute personne affectée par une diminution de ses capacités physiques ou mentales a le droit de recevoir des soins spéciaux afin d’atteindre le plein épanouissement de sa personnalité”;

 

            NOTANT que la résolution AG/RES. 1564 (XXVIII-O/98) réitère “l’importance de l’adoption d’une Convention interaméricaine pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées” et demande en outre que tous les efforts possibles soient déployés pour que cet instrument juridique soit souscrit lors de la vingt-neuvième Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains;

 

            DÉCIDE d’adopter la Convention interaméricaine ci-après pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées.

 


CONVENTION INTERAMÉRICAINE POUR L’ÉLIMINATION

DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION

CONTRE LES PERSONNES HANDICAPPÉES

 

 

            LES ETATS PARTIES À LA PRÉSENTE CONVENTION,

 

            REAFFIRMANT que les personnes handicapées sont dotées des mêmes droits humains et jouissent des mêmes libertés fondamentales que les autres personnes, et que ces droits, y compris celui de ne pas être soumis à la discrimination fondée sur un handicap, ont leur source dans le respect de la dignité et de l’égalité qui sont inhérentes à toute personne humaine;

 

            CONSIDÉRANT que l’alinéa  j de l’article 3 de la Charte de l’Organisation des États Américains établit le principe selon lequel “la justice et la sécurité sociales sont la base d’une paix durable”;

 

            PREOCCUPÉES par la discrimination dont sont victimes les personnes en raison de leur handicap;

 

            GARDANT PRÉSENTS À L’ESPRIT la Convention sur la réinsertion professionnelle et l’emploi des handicapés, de l’Organisation internationale du travail (OIT) (Convention 159); la Déclaration des droits des retardés mentaux (AG/26/2856, adoptée le 20 décembre 1971); la Déclaration des droits des personnes handicapées, des Nations Unies (résolution No 3447, du 9 décembre 1975); le Programme d’action mondiale en faveur des personnes handicapées, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies (résolution 37/52, du 3 décembre 1982); le Protocole additionnel à la Convention américaine relative aux droits de l’homme traitant des droits économiques, sociaux et culturels “Protocole de San Salvador” (1988); les Principes pour la protection des malades mentaux et l’amélioration des soins d’hygiène mentale (AG.46/119, adoptée le 17 décembre 1991); la Déclaration de Caracas, de l’Organisation panaméricaine de la santé; la résolution sur la condition des personnes handicapées dans le Continent américain [AG/RES. 1249 (XXIII-O/93)]; les Normes uniformes sur l’égalité des chances pour les personnes handicapées (AG.48/96, adoptée le 20 décembre  1993); la Déclaration de Managua, adoptée en décembre 1993); la Déclaration de Vienne et le Plan d’action adoptés par la Conférence mondiale des Nations Unies sur les droits de l’homme (157/93); la résolution sur la condition des personnes handicapées dans le Continent américain [AG/RES. 1356 (XXV-O/95)] adoptée par l’Assemblée générale de l’OEA et l’Engagement de Panama en faveur des personnes handicapées dans le Continent américain [AG/RES. 1369 (XXVI-O/96)];

 

            RÉSOLUS à éliminer la discrimination sous toutes ses formes, dans toutes ses manifestations, contre les personnes handicapées,


            SONT CONVENUS de ce qui suit:

 

 

ARTICLE PREMIER

 

            Aux effets de la présente Convention, on entend par:

 

1.         Handicap

 

            Le terme “handicap” se réfère à une déficience physique, mentale, ou sensorielle, qu’elle soit de nature permanente ou temporaire, qui limite la capacité d’exercer une ou plusieurs activités essentielles de la vie quotidienne, et qui peut être causée ou aggravée par l’environnement économique et social.

 

2.         Discrimination contre les personnes handicapées

 

            On entend par “discrimination contre les personnes handicapées” toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur un handicap, un passé de handicap, une séquelle d’un ancien handicap ou la perception d’un handicap présent ou passé, qui produit l’effet ou a pour objectif d’empêcher ou d’annuler la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, par les personnes handicapées, de tous leurs droits humains, et de toutes leurs libertés fondamentales.

 

            Ne constitue pas une discrimination la distinction ou la préférence adoptée par un État partie pour encourager l’intégration sociale ou l’épanouissement personnel des personnes frappées d’un handicap, pourvu que la distinction ou la préférence ne limite pas en soi le droit à l’égalité des personnes handicapées, et que les personnes handicapées ne se voient pas obligées d’accepter une telle distinction ou préférence.  Lorsque la législation interne prévoit une déclaration d’interdiction, et que celle-ci s’avère nécessaire et appropriée pour le bien-être de ces personnes, elle ne constituera pas une discrimination.

 

 

ARTICLE II

 

            Les objectifs de la présente Convention sont la prévention et l’élimination de toutes les formes de discrimination contre la personne handicapée et la création des conditions favorables à son insertion totale dans la société.

 

 

ARTICLE III

 

            Pour réaliser les objectifs de la présente Convention, les États parties s’engagent à:

 

            1.         Adopter toutes les mesures nécessaires dans les domaines législatif, social, éducatif, et du travail ou dans tout autre domaine, pour éliminer la discrimination contre des personnes handicapées, y compris les mesures énumérées ci-après qui sont énonciatives sans être limitatives:

 

            a.         Mesures visant à éliminer progressivement la discrimination et à promouvoir l’intégration par les autorités gouvernementales et/ou les organismes privés en apportant ou en veillant à la disponibilité des biens, services, installations, programmes et activités, tels que l’emploi, les transports, les communications, le logement, les loisirs, l’éducation, le sport, l’accès à la justice et aux services policiers, les activités politiques administratives.

 

            b.         Mesures visant à assurer que les bâtiments, véhicules et installations nouvellement construits, ou fabriqués sur leurs territoires respectifs facilitent le transport, la communication et l’accès  aux personnes handicapées.

 

            c.         Mesures visant à éliminer, dans la mesure du possible les obstacles de nature architecturale, les obstacles de transport ou de communication existants, en vue d’en faciliter l’accès et l’utilisation aux personnes handicapées.

 

            d.         Mesures veillant à ce que les fonctionnaires chargées d’appliquer la présente Convention et la législation interne en vigueur en la matière soient habilités à le faire.

 

2.         Œuvrer à titre prioritaire dans les secteurs suivants:

 

                        La prévention de toutes les formes évitables de handicap;

 

            a.         La détection précoce et l’intervention, le traitement, la réadaptation, la rééducation, la formation professionnelle et la fourniture de services globaux en vue d’assurer le meilleur niveau d’indépendance et de qualité de vie des personnes handicapées;

 

            b.         La sensibilisation de la collectivité, au moyen de campagnes d’éducation destinées à éliminer les préjugés, les stéréotypes et d’autres comportements qui portent atteinte au droit des personnes à l’égalité, tout en encourageant de cette façon le respect à l’égard des personnes handicapées et la coexistence avec elles.

 

 

ARTICLE IV

 

            Pour réaliser les objectifs énoncés dans la présente Convention, les États parties s’engagent à:

 

            1.         Coopérer entre eux pour contribuer à prévenir et éliminer la discrimination contre les personnes handicapées.

 

            2.         Collaborer activement:

 

            a.         à la recherche scientifique et technologique en matière de prévention des handicaps, de traitement, de rééducation et de réinsertion à la société des personnes handicapées;

 

            b.         au développement de moyens et de ressources destinés à faciliter ou à encourager une vie indépendante, l’autosuffisance et l’insertion totale, dans des conditions d’égalité, des personnes handicapées dans la société.


ARTICLE V

 

            1.         Dans la mesure où cette participation est conforme à leurs droits internes respectifs, les États parties encouragent la participation des représentants d’organisations de personnes handicapées, des organisations non gouvernementales œuvrant dans ce domaine, ou, si ces organisations n’existent pas, des personnes handicapées, à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des mesures et politiques en vue de l’application de la présente Convention.

 

            2.         Les États parties créent des filières de communication efficaces permettant d’assurer la diffusion  entre les organisations publiques et privées œuvrant avec les personnes handicapées, des progrès d’ordre normatif et juridique réalisés en matière d’élimination de la discrimination contre les personnes handicapées.

 

 

ARTICLE VI

 

            1.         Pour donner suite aux engagements contractés en vertu de la présente Convention, les États parties établissent un Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées, composé d’un représentant désigné par chaque État partie.

 

            2.         Le Comité tient sa première réunion dans les 90 jours qui suivront le dépôt du onzième instrument de ratification.  Cette réunion est convoquée par le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et a lieu au siège de l’Organisation sauf si un État offre de l’accueillir.

 

            3.         Les États parties s’engagent, pendant la première réunion, à présenter un rapport au Secrétaire général de l’Organisation des États Américains pour qu’il soit acheminé au Comité en vue de son examen et de son étude.  Les rapports suivants seront présentés tous les quatre ans.

 

            4.         Les rapports établis en vertu du paragraphe précédent doivent faire état des mesures que les États membres auront adoptées en application de la présente Convention, et de tout progrès accompli dans les États parties pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées. Les rapports doivent également indiquer toute circonstance ou toute difficulté, le cas échéant, ayant une incidence sur la mesure dans laquelle les obligations découlant de la présente Convention sont respectées.

 

            5.         Le Comité constitue la tribune consacrée à l’examen des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la Convention et à l’échange de données d’expériences entre les États parties. Les rapports élaborés par le Comité feront état des discussions et incluront des renseignements sur les mesures qu’auront prises les États parties en application de la présente Convention, des progrès réalisés en matière d’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées les circonstances ou difficultés rencontrées dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention, ainsi que des conclusions, observations et suggestions d’ordre général émanées du Comité en vue de l’application graduelle de la Convention.

 

            6.         Le Comité de suivi élabore son règlement interne et l’adopte à la majorité absolue.

 

            7.         Le Secrétaire général fournit au Comité l’appui requis pour exercer ses attributions.

ARTICLE VII

 

            Aucune disposition de la présente Convention ne sera interprétée comme imposant des restrictions ou limitant la jouissance des droits des personnes handicapées qui sont consacrés dans le droit coutumier international ou dans d’autres instruments internationaux auxquels est lié l’État partie.

 

 

ARTICLE VIII

 

            1.         La présente Convention sera ouverte à la signature de tous les États membres de l’Organisation des États Américains dans la ville de Guatemala (Guatemala),  le 8 juin 1999 et, à partir de cette date, restera ouverte à la signature au Siège de l’Organisation des États Américains jusqu’à son entrée en vigueur.

 

            2.         La présente Convention est sujette à ratification.

 

            3.         La présente Convention entre en vigueur à l’égard des États qui l’ont ratifiée le trentième jour à partir de la date du dépôt du sixième instrument de ratification par un État membre de l’Organisation des États Américains.

 

 

ARTICLE IX

 

            Après son entrée en vigueur, la présente Convention sera ouverte à l’adhésion de tout État qui ne l’aura pas signée.

 

 

ARTICLE X

 

            1.         Les instruments de ratification et d’adhésion sont déposés au Secrétariat général de l’Organisation des États Américains.

 

            2.         A l’égard de chaque État qui ratifie la Convention ou y adhère après le dépôt du sixième instrument de ratification,  la Convention entrera en vigueur le trentième jour à partir de la date à laquelle cet État aura déposé son instrument de ratification ou d’adhésion.

 

 

ARTICLE XI

 

            1.         Tout État partie peut formuler des propositions d’amendement à la présente Convention. Ces propositions sont présentées au Secrétariat général de l’OEA en vue de leur diffusion auprès des États parties.

 

            2.         Les amendements entreront en vigueur à l’égard des États qui les auront ratifiés à la date du dépôt par les deux tiers des États parties de leurs instruments respectifs de ratification.  Il entrera en vigueur à l’égard des autres États parties à la date du dépôt de leurs instruments respectifs de ratification.

ARTICLE XII

 

            Les États peuvent formuler des réserves à la présente Convention au moment de la ratifier ou d’y adhérer, pourvu que ces réserves ne soient pas incompatibles avec l’objet et le but de la Convention et qu’elles portent sur une ou plusieurs dispositions spécifiques.

 

 

ARTICLE XIII

 

            La présente Convention reste en vigueur indéfiniment, mais tout État partie peut la dénoncer.  L’instrument de dénonciation est déposé au Secrétariat général de l’Organisation des États Américains.  A l’expiration du délai d’un an à compter de la date de dépôt de l’instrument de dénonciation, la Convention cessera de produire ses effets à l’égard de l’État qui l’aura dénoncée, mais restera en vigueur pour les autres Parties.  Cette dénonciation ne dispensera pas l’État partie à la présente Convention des obligations qui en découlent et qui concernent toute action ou omission survenue avant la date à laquelle aura pris effet la dénonciation.

 

 

ARTICLE XIV

 

            1.         L’instrument original de la présente Convention dont les textes français, anglais, espagnol et portugais font également foi, sera déposé au Secrétariat général de l’Organisation des États Américains, lequel en enverra copie certifiée conforme au Secrétariat des Nations Unies aux fins d’enregistrement et de publication, conformément à l’article 102 de la Charte des Nations Unies.

 

            2.         Le Secrétariat général de l’Organisation des États Américains notifiera aux États membres de ladite Organisation et aux États qui auront adhéré à la Convention, les signatures, dépôts d’instruments de ratification, d’adhésion et de dénonciation, ainsi que les réserves éventuellement formulées.

 


AG/RES. 1609 (XXIX-O/99)

 

 

DÉCLARATION INTERAMÉRICAINE SUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent relatif à la question “Attentats à la liberté de la presse et crimes contre les journalistes” (CP/CAJP-1488/99) présenté conformément à la résolution  AG/RES. 1550 (XXVIII-O/98);

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT qu’au nombre de ses principes, la Charte de l’Organisation des États Américains établit, en son article 3.1 que “les États américains proclament les droits fondamentaux de la personne humaine sans aucune distinction de race, de nationalité, de religion ou de sexe”;

 

            RAPPELANT que l’article IV de la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme, et  l’article 13 de la Convention américaine relative aux droits de l’homme reconnaissent que toute personne a droit à la liberté d’investigation, d’opinion, d’expression et de diffusion de la pensée par n’importe quel moyen;

 

            TENANT COMPTE de l’appui exprimé par les Chefs d’État et de gouvernement au Deuxième Sommet des Amériques qui a eu lieu à Santiago du Chili en avril 1998, à l’intention de la Commission interaméricaine des droits de l’homme dans ce domaine, en particulier, à l’égard des fonctions de Rapporteur spécial pour la liberté d’expression;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que pendant le même Sommet des Amériques, les Chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé à Santiago, “l’importance de la garantie de la liberté d’expression, d’information et d’opinion”;

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1550 (XXVIII-O/98), elle a, lors de sa vingt-huitième Session ordinaire, demandé au Conseil permanent, “d’envisager l’utilité d’élaborer une Déclaration interaméricaine sur la liberté d’expression”;

 

            CONSIDÉRANT EN OUTRE que le Conseil permanent a achevé l’étude mentionnée au paragraphe précédent,


DÉCIDE:

 

            1.         De demander  au Conseil permanent de poursuivre ses travaux en ce qui a trait à l’élaboration d’une Déclaration américaine sur la liberté d’expression, laquelle devra être présentée à l’Assemblée générale au plus tard à sa trentième Session ordinaire.

 

            2.         D’inviter instamment les États membres à continuer à donner suite aux dispositions de la résolution AG/RES. 1550 (XXVIII-O/98), particulièrement en ce qui a trait aux paragraphes 2 et 4 du dispositif de cette résolution.


AG/RES. 1610 (XXIX-O/99)

 

 

DÉCLARATION AMÉRICAINE DES DROITS DES POPULATIONS AUTOCHTONES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1022 (XIX-O/89), AG/RES. 1479 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1549 (XXVIII-O/98);

 

            CONVAINCUE que l’adoption d’une déclaration des droits des populations autochtones renforcera la reconnaissance, la promotion et la protection des droits de ces populations, et contribuera au développement d’activités pertinentes de l’Organisation des États Américains dans ce domaine;

 

            REMERCIANT la Commission interaméricaine des droits de l’homme, le Comité juridique interaméricain, et l’Institut interaméricain des affaires indigènes, pour leur contribution à l’élaboration d’un projet de déclaration des droits des populations autochtones;

 

            CONSIDÉRANT qu’en application des dispositions de la résolution AG/RES. 1549 (XXVIII-O/98), a été tenue au siège de l’Organisation, les 10, 11 et 12 février 1999, la Réunion d’experts gouvernementaux chargés d’analyser le Projet de déclaration des droits des populations autochtones;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport présenté par le Conseil permanent sur le projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones (CP/CAJP-1489/99) conformément à la résolution AG/RES. 1549 (XXVIII-O/98);

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT qu’en dépit des progrès accomplis, la Réunion d’experts gouvernementaux n’a pas pu achever ses travaux afin d’adopter une déclaration pendant la présente Session ordinaire, pour donner suite à la résolution AG/RES. 1549 (XXVIII-O/98),

 

DECIDE:

 

            1.         De créer un groupe de travail du Conseil permanent appelé à poursuivre l’examen du projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones.

 

            2.         D’inviter le groupe de travail à tenir compte des observations et commentaires formulés par les États membres et les différents organes, organismes et entités du Système interaméricain.

 

            3.         D’inviter également le groupe de travail à envisager une participation adéquate des représentants des collectivités autochtones à ses travaux pour que leurs suggestions et observations soient prises en ligne de compte.

 

            4.         De demander à l’Institut interaméricain des affaires indigènes de fournir l’appui consultatif nécessaire au groupe de travail, et d’établir, dans les meilleurs délais possible, un rapport sur les actions menées au sein d’autres organisations internationales en vue de la promotion des droits des populations autochtones.

 

            5.         De demander au Secrétariat général ainsi qu’aux organes, organismes et entités du Système interaméricain de fournir l’assistance requise par le Groupe de travail qui devra tenir une première réunion avant la fin de l’année en cours.

 

            6.         De demander également au Comité juridique interaméricain de continuer à fournir au Groupe de travail ses services consultatifs juridiques sur le projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones.

 

            7.         De prier le Conseil permanent de présenter à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, un rapport sur l’accomplissement de la tâche confiée au groupe de travail.

 


AG/RES. 1611 (XXIX-O/99)

 

 

LES DROITS HUMAINS DE TOUS LES TRAVAILLEURS MIGRANTS

ET DE LEURS FAMILLES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            AYANT EXAMINÉ  le rapport annuel du Conseil permanent sur les droits humains de tous les travailleurs migrants et de leurs familles (CP/CAJP-1487/99), établi en application de la résolution AG/RES. 1548 (XXVIII-O/98);

 

            PRENANT NOTE du rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, (OEA/Ser.L/V/II.102/doc.6 rev. 1);

 

            RAPPELANT que la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme proclame que toutes les personnes sont égales devant la loi, jouissent des droits et ont les devoirs consacrés dans cette Déclaration sans distinction aucune de race, de sexe, de langue, de religion ou autre;

 

            RAPPELANT ÉGALEMENT que la Convention américaine relative aux droits de l’homme reconnaît que les droits fondamentaux de la personne ne naissent pas du fait qu’elle est un national d’un État donné, mais reposent plutôt sur les attributs de la personne humaine, ce qui leur justifie une protection internationale;

 

            SOULIGNANT que la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles consacre le devoir des États de garantir les droits que confère cette Convention aux travailleurs migrants et aux membres de leurs familles qui se trouvent sur leur territoire ou sous leur juridiction sans distinction de sexe, de race, de couleur, de langue, de religion ou de conviction, d’opinions politiques, d’origine nationale ou ethnique, de nationalité, d’âge, de statut économique, de propriété, d’État civil, de naissance ou autres;

 

            NOTANT la Déclaration et le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques;

 

            CONSIDÉRANT que de nombreux travailleurs migrants et leurs familles se voient forcés d’abandonner leur pays d’origine en quête de meilleures conditions de vie;

 

            CONSCIENTE de la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent souvent les travailleurs migrants et leurs familles du fait, entre autres, qu’ils ne vivent pas dans leur pays d’origine, et des difficultés auxquelles ils sont confrontés en raison des différences culturelles, particulièrement de langues et de coutumes, ainsi que de la fréquente désintégration de la famille découlant de leur situation;


DECIDE:

 

            1.         De réaffirmer que les principes et normes consacrés dans la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme et la Convention américaine relative aux droits de l’homme, s’appliquent à toutes les personnes, y compris les travailleurs migrants et leurs familles.

 

            2.         De prier instamment les États membres qui ne l’ont pas encore fait d’envisager sérieusement la ratification de la Convention américaine relative aux droits de l’homme, et de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles ou, le cas échéant, leur adhésion à ces instruments.

 

            3.         De prier instamment les États membres de prendre les mesures nécessaires pour garantir les droits de tous les migrants, y compris les travailleurs migrants et leurs familles, comme ceux qui sont prescrits dans les instruments susmentionnés.

 

            4.         De mettre de nouveau l’accent sur le devoir des États de veiller au plein respect et à l’application intégrale de la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires, particulièrement en ce qui a trait au droit dont jouit un étranger, quelles que soient les conditions de sa migration, de communiquer avec un fonctionnaire consulaire de son pays d’origine, s’il est en état de détention; et à l’obligation de l’État sur le territoire duquel cet étranger est détenu, d’informer ce dernier de son droit de recevoir cette assistance.

 

            5.         D’inviter les États parties à collaborer avec la Commission interaméricaine des droits de l’homme pour que soit achevé, dans les meilleurs délais, le rapport complet sur l’état des droits de tous les travailleurs migrants et de leurs familles;

 

            6.         De demander à la Commission interaméricaine des droits de l’homme de mettre à la disposition du rapporteur spécial chargé du dossier des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles tous les moyens nécessaires et appropriés pour l’accomplissement de ses fonctions.

 

            7.         D’inviter les États membres, les Observateurs permanents, les organes, organismes et entités du Système interaméricain et d’autres sources, à apporter une contribution au fonds volontaire du bureau du rapporteur spécial chargé du dossier des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

 

            8.         De recommander au Conseil interaméricain pour le développement intégré d’apporter son appui aux projets et activités menés en faveur de tous les travailleurs migrants et leurs familles au titre d’une expression de leur solidarité interaméricaine, élément indispensable au développement intégral des États membres.

 

            9.         De demander aux Conseils de l’Organisation de faire rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, sur la mise en œuvre de la présente résolution dans leurs sphères de compétence respectives.

 


AG/RES. 1612 (XXIX-O/99)

 

 

RÉUNION DES REPRÉSENTANTS GOUVERNEMENTAUX

SUR LES CONTRIBUTIONS APPORTÉES AUX CAMPAGNES ÉLECTORALES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel du Conseil permanent relatif à la Réunion des représentants gouvernementaux sur les contributions apportées aux campagnes électorales (CP/CAJP-1492/99) établi en application de la résolution AG/RES. 1554 (XXVIII-O/98);

 

            SOULIGNANT l’intérêt manifesté par les délégations participant à la Réunion des représentants gouvernementaux sur les contributions apportées aux campagnes électorales qui s’est tenue en février 1998 à Caracas (Venezuela), ainsi que les recommandations adoptées à cette Réunion  (RECEL/doc.19/98 rev. 2);

 

            CONSIDÉRANT que par sa résolution AG/RES. 1554 (XXVIII-O/98), elle a chargé le Conseil permanent de poursuivre l’examen de la question en tenant compte des recommandations adoptées à la Réunion des représentants gouvernementaux sur les contributions apportées aux campagnes électorales;

 

            CONSIDÉRANT EN OUTRE que par la même résolution, elle a renouvelé, que “…dans le Continent américain existe la préoccupation croissante que l’exercice de la démocratie représentative, principe fondamental consacré dans la Charte de l’OEA, puisse être exposé à l’influence des contributions qui portent atteinte à l’intégrité des processus électoraux”,

 

DECIDE:

 

            1.         De proroger le mandat confié au Conseil permanent dans la résolution AG/RES. 1554 (XXVIII-O/98) “Réunion des représentants gouvernementaux sur les contributions apportées aux campagnes électorales”, et d’accorder à cette question la priorité qu’elle mérite.

 

            2.         De demander de nouveau au Secrétariat général de continuer à compiler la législation portant sur les contributions apportées aux campagnes électorales et de mener des études de législation comparée sur la question.

 


AG/RES. 1613 (XXIX-O/99)

 

 

SIXIÈME CONFÉRENCE SPÉCIALISÉE INTERAMÉRICAINE

DE DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ

(CIDIP-VI)

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent de l’Organisation des États Américains sur la Réunion d’experts de la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI) (CP/doc.3185/99) et le rapport de la Réunion d’experts (RE/CIDIP-VI/doc.9/98),

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT qu’elle a convoqué, par sa résolution AG/RES. 1393 (XXVI-O/96), la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI) et a chargé le Conseil permanent d’adopter l’ordre du jour de cette conférence et de le faire parvenir aux gouvernements pour leur approbation,

 

            CONSIDÉRANT que par sa résolution AG/RES. 1558 (XXVIII-O/98), elle a jugé, en raison de la complexité technique de la question, qu’il serait utile de convoquer une réunion d’experts chargés de définir avec précision la portée des thèmes proposés pour la CIDIP-VI et d’amorcer les préparatifs de la Conférence,

 

PRENANT EN CONSIDÉRATION:

 

            Que le Conseil permanent, conformément à la résolution CP/RES. 732 (1173/98), a convoqué la réunion d’experts qui s’est tenue à Washington D.C., les 3 et 4 décembre 1998;

 

            Que, par sa résolution CP/RES. 744 (1185/99), le Conseil permanent a adopté l’ordre du jour de la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI), et a décidé de convoquer deux réunions d’experts préalablement à la tenue de cette conférence spécialisée,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De remercier le Conseil permanent d’avoir approuvé l’ordre du jour ci-après de la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI):

 

            a.         Documentation commerciale uniforme pour le transport international avec une référence particulière à la Convention interaméricaine de 1989 sur les contrats de transport international de marchandises par route, et l’incorporation possible d’un protocole additionnel sur le manifeste d’embarquement.

 

            b.         Les contrats de prêts internationaux à caractère privé et, en particulier, l’uniformité et l’harmonisation des systèmes de garanties mobilières, commerciales et financières internationales.

 

            c.         Conflits de lois en matière de responsabilité extracontractuelle, l’accent étant mis sur la question de la juridiction compétente et des lois applicables à la responsabilité civile internationale pour la pollution transfrontière.

 

            2.         De charger le Conseil permanent de fixer, en collaboration avec le Secrétariat général, la date et le lieu des deux réunions d’experts gouvernementaux convoquées en vertu de la résolution CP/RES. 744 (1185/99) en vue d’analyser la documentation et établir les études au sujet des thèmes identifiés au paragraphe précédent du dispositif de la présente résolution.

 

            3.         De demander au Conseil permanent de transmettre à la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI), les résultats des réunions d’experts gouvernementaux.

 

            4.         De charger le Conseil permanent de déterminer la date de la tenue de la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI).

 

 


AG/RES. 1614 (XXIX-O/99)

 

 

LIBERTÉ DE COMMERCE ET D’INVESTISSEMENT

DANS LE CONTINENT AMÉRICAIN

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

RAPPELANT:

 

            La résolution AG/RES. 1364 (XXVI-O/96), “Liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain” par laquelle elle a chargé le Comité juridique interaméricain d’examiner la question de la validité, au regard du droit international, de la loi Helms-Burton;

 

            L’Avis du Comité juridique interaméricain (CJI/RES. II-14/96), par lequel cette entité confirme la conclusion à laquelle elle est parvenue à l’unanimité de ses membres, à savoir que “les fondements et l’application éventuelle de la loi faisant l’objet du présent avis juridique, dans les domaines décrits antérieurement, ne sont pas conformes au droit international”;

 

            Les résolutions AG/RES. 1447 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1532 (XXVIII-O/98) qui demandent au Conseil permanent de soumettre un rapport sur la question,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur la liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain ( CP/doc.3189/99),

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Conseil permanent sur la liberté de commerce et d’investissement dans le Continent américain, présenté en application de la résolution AG/RES. 1532 (XXVII-O/98).

 

            2.         De demander au Conseil permanent de soumettre un rapport à l’Assemblée générale lors de sa trentième session ordinaire sur l’évolution de ce dossier.

 


AG/RES. 1615 (XXIX-O/99)

 

 

RÉUNION DES MINISTRES DE LA JUSTICE DES AMÉRIQUES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le Rapport du Conseil permanent sur la deuxième Réunion des ministres de la justice des Amériques (CP/doc.3186/99);

 

            TENANT COMPTE des décisions arrêtées par les Chefs d’État et de gouvernement dans le Plan d’action adopté lors du Deuxième Sommet des Amériques, dans lequel ces dirigeants ont décidé, en relation avec le “renforcement du système de justice et des appareils judiciaires”, d’appuyer “la tenue périodique, dans le cadre de l’Organisation des États Américains, des réunions des ministres de la justice des Amériques”,

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1562 (XXVIII-O/98), elle a convoqué la Deuxième Réunion des ministres de la justice des Amériques;

 

            Que le Conseil permanent a adopté, par ses résolutions CP/RES. 737 (1176/98) et CP/RES. 739 (1179//98), l’ordre du jour de cette réunion et en a fixé la date;

 

            Que le Conseil permanent a pris note du Rapport final de la Deuxième Réunion des ministres de la justice des Amériques (REMJA-II/doc.21/99 rev. 1) qui a eu lieu à Lima (Pérou) du 1er au 3 mars 1999;

 

            Que le Conseil permanent a constitué un Groupe spécial, sous la Présidence de la Représentante permanente du Pérou et la vice-présidence des Représentants permanents du Costa Rica et  la Trinité-et-Tobago, et l’a chargé du suivi des conclusions et recommandations issues de cette réunion,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De remercier le Gouvernement du Pérou d’avoir accueilli la deuxième Réunion des ministres de la justice des Amériques, ainsi que du succès des travaux qui s’y sont déroulés.

 

            2.         De convoquer la troisième Réunion des ministres de la justice des Amériques et de charger le Conseil permanent d’élaborer les documents préparatoires à cette réunion; d’en fixer la date, d’en établir l’ordre du jour et d’accepter l’aimable offre d’accueil de cette réunion émanée du Gouvernement du Costa Rica.

 

            3.         De remercier le Gouvernement de Trinité-et-Tobago et d’accepter son aimable offre d’accueil de la quatrième Réunion des ministres de la justice des Amériques.

 

            4.         D’appuyer et de reconnaître les progrès réalisés par le Groupe spécial du Conseil permanent dans les travaux qu’il accomplit pour faciliter la tenue des réunions d’experts gouvernementaux sur l’établissement du Centre d’études de la justice des Amériques, et sur le délit cybernétique notamment.

 

            5.         De charger le Conseil permanent de convoquer à la date et dans le lieu qu’il aura déterminé, sur recommandation du Groupe spécial et après consultation avec les ministres de la justice des Amériques, et en fonction des ressources allouées à ces fins dans le Programme-budget et d’autres ressources, une réunion des Autorités centrales visant à renforcer la coopération entre celles-ci à la lumière des différentes conventions traitant de la coopération juridique et judiciaire.

 

            6.         De charger  le Conseil permanent de prendre les mesures qu’il jugera pertinentes en vue de poursuivre l’examen de ce dossier et de soumettre un rapport sur la question à la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale.

 


AG/RES. 1616 (XXIX-O/99)

 

 

RAPPORT ANNUEL DU COMITÉ JURIDIQUE INTERAMÉRICAIN

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent sur le Rapport annuel du Comité juridique interaméricain (CP/CAJP-1494/99 rev. 1) et la présentation qu’en a faite son Président,

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que selon l’article 54 f de la Charte de l’Organisation des États Américains, il revient à l’Assemblée générale, entre autres attributions, d’examiner les observations et recommandations que formule le Conseil permanent en vertu de l’article 91 f de la Charte, au sujet des rapports que doivent présenter les autres organes, organismes et entités de l’Organisation;

 

            Que selon l’article 53 de la Charte de l’OEA, le Comité juridique interaméricain est l’un des organes de l’Organisation;

 

            Que le Comité juridique interaméricain a présenté son rapport annuel au Conseil permanent, et que celui-ci a acheminé à l’Assemblée générale les observations et recommandations y afférentes,

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’accueillir et de faire parvenir au Comité juridique interaméricain (CJI) les observations et recommandations formulées par le Conseil permanent de l’Organisation au sujet de son Rapport annuel.

 

            2.         D’exprimer sa satisfaction pour les efforts consentis par le CJI pour envisager les questions juridiques prioritaires pour l’Organisation et de rendre hommage tout particulièrement, à l’appui qu’il apporte à l’Assemblée générale, au Conseil permanent et à sa Commission des questions juridiques et politiques dans le cadre de l’élaboration des projets de convention, des lois-types et d’autres études qui lui sont demandées.

 

            3.         De remercier le CJI des observations qu’il a formulées au sujet du projet de Déclaration américaine des droits des populations autochtones, (document CJI/doc.29/98  rev. 2); des avis qu’il a émis sur le protocole de réforme de la Charte de l’OEA et le projet de résolution relatif à la modification de la Déclaration américaine des droits et devoirs de la personne:  la condition de la femme dans les Amériques, (document CJI/doc.30/98 rev. 2), et du document CJI/doc.70/98 rev. 2 “ Loi-type sur l’enrichissement illicite et la corruption transnationale ”.

            4.         De prier le CJI de poursuivre l’étude des divers aspects du perfectionnement de l’administration de la justice dans les Amériques, en continuant à assurer la coordination nécessaire et la coopération la plus étroite possible avec les autres organes de l’Organisation qui accomplissent des travaux dans ce domaine.

 

            5.         De demander au CJI de poursuivre ses études sur la coopération interaméricaine dans la lutte contre le terrorisme, particulièrement en ce qui concerne le renforcement de la coopération juridique et judiciaire, y compris l’extradition, afin de faire face au terrorisme et de collaborer avec le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) à l’élaboration de normes dans ce domaine, en prenant en compte les décisions prises par les États membres de l’Organisation lors de la Conférence spécialisée interaméricaine sur le terrorisme qui a eu lieu à Lima (Pérou) en avril 1996; les résultats de la Réunion d’experts gouvernementaux sur la coopération pour prévenir, combattre et éliminer le terrorisme, réunion qui s’est tenue à Washington en mai 1997, ainsi que les décisions adoptées à l’occasion de la Deuxième Conférence spécialisée interaméricaine sur le terrorisme (Mar del Plata, Argentine, novembre 1998).

 

            6.         D’exhorter le CJI à poursuivre l’étude de la démocratie dans le système interaméricain en tenant compte des derniers développements et études dans ce domaine.

 

            7.         D’inviter le CJI à collaborer à l’élaboration des préparatifs de la Sixième Conférence spécialisée interaméricaine de droit international privé (CIDIP-VI).

 

            8.         De prier le CJI de poursuivre l’étude des divers aspects de la dimension juridique de l’intégration, notamment la détermination des éléments les plus pertinents du déroulement actuel du processus d’intégration du Continent américain, en reconnaissant l’importance du maintien d’une coordination adéquate entre le Comité juridique interaméricain, le Conseil permanent, la Commission spéciale sur le commerce, et le Secrétariat général, par le truchement du Sous-secrétariat aux questions juridiques et l’Unité sur le commerce.

 

            9.         De recommander la tenue, dans des cas spéciaux, de sessions du CJI au siège de l’Organisation ou dans des États membres, conformément à l’article 105 de la Charte, en vue de favoriser une plus large diffusion et une meilleure connaissance des travaux du Comité et d’obtenir une participation plus active de celui-ci aux activités juridiques de l’Organisation.  Les sessions ordinaires que le CJI tiendra hors du siège devront être financées par son budget ordinaire.

 

            10.        De réitérer la nécessité d’approfondir les liens entre le CJI et les autres organes de l’Organisation et notamment, la Commission des questions juridiques et politiques du Conseil permanent.

 

            11.        De noter avec satisfaction et de reconnaître l’utilité des réunions du CJI avec les assesseurs et conseillers juridiques des ministères des affaires étrangères des États membres de l’Organisation dans le but de continuer à resserrer les liens entre eux et de féliciter le CJI pour la réalisation de la troisième réunion de ce type qui a eu lieu en août 1998 à Rio de Janeiro.

 

            12.        De souligner l’importance du Cours de droit international qu’organise chaque année le CJI avec la collaboration du Secrétariat général; d’exprimer son appui pour la focalisation de son programme sur un thème, et de demander au Comité juridique et au Secrétariat général d’assurer la plus large diffusion possible du Cours dans tous les États membres.

 

            13.        De prêter un appui, en fonction des ressources allouées dans le Programme-budget ainsi que d’autres ressources, aux efforts déployés par le Comité pour assurer la présence du plus grand nombre possible de professeurs à ce cours; de demander au Secrétariat général d’étudier la possibilité d’augmenter le nombre de boursiers qui y participent, et, en même temps, de demander instamment l’adoption de mesures propres à stimuler la coopération horizontale entre les États membres à ces fins.

 

            14.        De souligner la participation des membres du CJI à diverses conférences et réunions qui se tiennent au sein des différentes organisations internationales.

 

            15.        D’encourager le CJI à poursuivre ses activités de coopération avec d’autres organisations internationales et nationales, gouvernementales et non gouvernementales, pour élargir leur connaissance de l’évolution juridique sur le plan international.

 

            16.        De prendre note de l’ordre du jour approuvé par le CJI pour sa prochaine session ordinaire; de recommander l’élimination des points de l’ordre du jour qui ne revêtent pas un intérêt prioritaire pour l’Organisation et d’y incorporer les accords et décisions adoptés par l’Assemblée générale et relevant de sa sphère de compétence.

 

            17.        De souligner la nécessité d’octroyer au CJI l’appui administratif et budgétaire afin qu’il soit en mesure de traiter effectivement l’agenda juridique interaméricain et de formuler les recommandations pertinentes.

 

 


AG/RES. 1617 (XXIX-O/99)

 

 

PROGRAMME INTERAMÉRICAIN DE DÉVELOPPEMENT

DU DROIT INTERNATIONAL

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1557 (XXVIII-O/98), “Programme interaméricain de développement du droit international”;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1471 (XXVII-O/97), elle a approuvé le Programme interaméricain de développement du droit international qui requiert des interventions distinctes en vue de son application dans des domaines aussi divers que  la diffusion,  la formation, l’enseignement et la coopération en matière de droit international public et privé;

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1557 (XXVIII-O/98) adoptée à sa dernière Session ordinaire, elle a décidé d’accorder “la priorité aux dispositions du chapitre traitant de l’enseignement du droit international interaméricain”;

 

            Que le Programme interaméricain de développement du droit international a souligné, de ce fait, la nécessité d’encourager la publication d’ouvrages facilitant la connaissance, la diffusion et les débats autour des questions juridiques dans le Continent américain;

 

            TENANT COMPTE de la tâche réalisée par le Secrétariat général dans le cadre du Programme interaméricain de développement du droit international;

 

            OBSERVANT AVEC PRÉOCCUPATION  la diminution, ces dernières années, du nombre de publications juridiques émanant de l’Organisation,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De réaffirmer la nécessité de poursuivre l’application des diverses mesures préconisées dans le Programme interaméricain de développement du droit international, instrument indispensable au renforcement du droit international.

 

            2.         De prier instamment le Secrétariat général de continuer à organiser, par l’intermédiaire du Sous-Secrétariat aux questions juridiques, en consultation avec la Commission des questions juridiques et politiques du Conseil permanent, des cours sous-régionaux de droit international.

 

            3.         De demander au Secrétariat général de reprendre sans plus tarder la publication de l’Annuaire juridique interaméricain dans le but d’y recueillir la jurisprudence provenant des sources les plus qualifiées du Continent, afin de diffuser les divers aspects et points de droit interaméricain, de même que les nouveaux développements intervenus dans l’agenda continental et d’en assurer la plus large diffusion.

 

            4.         De demander au Secrétariat général de soumettre au Conseil permanent, dans un délai de deux mois, un rapport contenant des recommandations sur les publications envisagées ainsi que les modalités de distribution et de financement préconisées en la matière.

 

            5.         De demander au Secrétariat général de constituer, par l’intermédiaire du Sous-Secrétariat aux questions juridiques et dans le but de favoriser un échange permanent d’informations entre les étudiants de droit international, de constituer un réseau qui sera composé dans un premier temps d’anciens boursiers et d’enseignants du Cours de droit international dispensé chaque année à Rio de Janeiro.

 

            6.         De charger le Conseil permanent d’assurer le suivi de la présente résolution qui sera mise en œuvre dans la limite des ressources inscrites au Programme-budget et d’autres ressources, et de demander à cet organe de soumettre à l’Assemblée générale lors de sa trentième Session ordinaire, un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 


AG/RES. 1618 (XXIX-O/99)

 

 

DÉVELOPPEMENT JURIDIQUE DE L’INTÉGRATION

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            l’assemblée générale,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur le développement juridique de l’intégration (CP/CAJP-1516/99);

 

            TENANT COMPTE du fait qu’à sa vingt-huitième Session ordinaire, elle a adopté la résolution AG/RES. 1559 (XXVIII-O/98) intitulée: “Développement juridique de l’intégration”, par laquelle elle a demandé au Secrétariat général de mener certaines études, encore en cours, et a chargé le Conseil permanent d’organiser une réunion d’experts gouvernementaux pendant le premier trimestre de l’an 2000,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De réitérer au Secrétariat général sa demande de mener des études et d’établir la documentation nécessaire dont fait état le paragraphe 1 du dispositif de la résolution AG/RES. 1559 (XXVIII-O/98) et d’acheminer celles-ci au Conseil permanent au plus tard le 31 décembre 1999.

 

            2.         De charger le Conseil permanent d’envisager l’opportunité de convoquer une réunion des autorités gouvernementales et d’autres experts, à titre de suivi de la réunion tenue en mars 1997 à Montevideo (Uruguay), dans la limite des ressources inscrites au Programme-budget et d’autres ressources.

 

            3.         De demander au Conseil permanent de lui soumettre opportunément un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 

 

 


AG/RES. 1619 (XXIX-O/99)

 

 

PROMOTION ET RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1270 (XXIV-O/94), AG/RES. 1335 (XXV-O/95), AG/RES. 1408 (XXVI-O/96), AG/RES. 1503 (XXVII-O/97), et AG/RES. 1565 (XXVIII-O/98);

 

            PROFONDÉMENT PRÉOCCUPÉE par la persistance des violations du droit international humanitaire qui ont lieu dans le monde, et en particulier, par le sort de la population civile qui est de plus en plus souvent victime d’attaques contraires aux normes fondamentales applicables;

 

            RAPPELANT l’obligation qui incombe à tous les États de respecter et de faire respecter, en toute circonstance, les normes établies dans les Conventions de Genève de 1949 et, dans les cas applicables, aux États qui en sont parties, de respecter et de faire respecter les normes contenues dans ses Protocoles additionnels de 1977;

 

            SOULIGNANT la nécessité de renforcer les normes du droit international humanitaire, grâce à leur acceptation universelle, leur plus large diffusion et une application intégrale de leurs dispositions;

 

            CONSCIENTE de la nécessité de sanctionner les responsables des crimes de guerre et d’autres violations graves du droit international humanitaire, particulièrement les plus communes et, dans ce contexte, prenant note de l’ouverture à la signature à Rome, le 17 juillet 1998, du Statut de la Cour pénale internationale suite à la Conférence des plénipotentiaires qui s’est tenue sous l’égide des Nations Unies;

 

            RENDANT HOMMAGE UNE NOUVELLE FOIS aux efforts constants déployés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour promouvoir et diffuser la connaissance du droit international humanitaire et les activités menées par cet organisme en tant qu’organisation impartiale, neutre et indépendante et ce, en toute circonstance;

 

            AYANT EXAMINÉ le rapport du Conseil permanent (CP/CAJP-1519/99),

 

DECIDE:

 

            1.         D’exhorter les États membres qui ne l’ont pas encore fait à envisager la ratification des Protocoles additionnels de 1997 (I et II) des Conventions de Genève de 1949 et, au besoin, l’adhésion à ces instruments.

 

            2.         D’exhorter également les États membres qui ne l’ont pas encore fait à envisager la ratification des instruments relatifs à certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination et, le cas échéant, l’adhésion à ces instruments:

 

            a.         La Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, et ses Protocoles respectifs; (1980).

 

            b.         La Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction; (1997).

 

            c.         La Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé; (1954).

 

            3.         De souligner l’importance pour les États membres, dans le contexte de l’application de l’ensemble des normes de droit international humanitaire, de mettre l’accent sur les dispositions suivantes:

 

            a.         La plus large diffusion du droit international humanitaire au sein des forces armées et des forces de sécurité au moyen de son incorporation dans les programmes d’enseignement officiels et par la formation de cadres permanents des forces armées en la matière.

 

            b.         La promulgation de la législation pénale nécessaire pour sanctionner les responsables de crimes de guerre et d’autres violations graves du droit international humanitaire.

 

            c.         La promulgation de la législation nécessaire pour réglementer l’utilisation des emblèmes faisant l’objet de protection en vertu du droit humanitaire international, et pour sanctionner les abus.

 

            d.         L’obligation, au moment d’examiner, de mettre au point, d’acquérir puis d’adopter une arme nouvelle, de déterminer si son emploi serait contraire aux normes du droit international humanitaire; et si tel est le cas, de ne pas les intégrer à l’arsenal des forces armées et des forces de sécurité, et de ne pas les fabriquer à d’autres fins.

 

            4.         De lancer un appel aux États membres et à toutes les parties à un conflit armé pour qu’ils interdisent la participation des enfants aux hostilités et leur recrutement dans les forces armées et groupes armés organisés.

 

            5.         De prier instamment les États membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le respect et la protection du personnel des organisations humanitaires sur leurs territoires.

 

            6.         De prier instamment les États membres et toutes les parties à un conflit armé, de contribuer à préserver l’impartialité, l’indépendance et la neutralité de l’action humanitaire, conformément aux principes directeurs approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies par sa résolution 46/182 du 19 décembre 1991.

            7.         D’exhorter les États membres à participer activement à la vingt-septième Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui aura lieu à Genève du 31 octobre au 6 novembre 1999.

 

            8.         D’inviter les États membres à continuer à collaborer avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans ses sphères de compétences respectives, et de faciliter ses travaux.

 

            9.         D’inviter le Conseil permanent à tenir un séminaire de haut niveau, en étroite collaboration avec le CICR, pendant le second semestre de 1999 sur la commémoration du cinquantième anniversaire des Conventions de Genève de 1949, dans la limite des ressources allouées à cet effet dans le Programme-budget et d’autres ressources.

 

            10.        De demander au Secrétaire général de recueillir auprès des États membres les informations relatives à la mise en œuvre de la présente résolution et d’en faire rapport au Conseil permanent avant la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale.


 

AG/RES. 1620 (XXIX-O/99)

 

 

PROGRAMME D’ÉDUCATION POUR LA PAIX

DANS LE CONTINENT AMÉRICAIN

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent à l’Assemblée générale (AG/doc.3830/99), notamment le chapitre sur la sécurité continentale qui traite du Programme d’éducation pour la paix dans le Continent américain(CP/CSH-184/99);

 

            RAPPELANT la décision qu’elle a adoptée dans sa résolution AG/RES. 1604 (XXVIII-O/98) de convoquer une réunion d’experts des États membres chargés d’élaborer un projet de Programme d’éducation pour la paix dans le Continent américain;

 

            AYANT PRESENTES A L’ESPRIT les recommandations du Conseil permanent concernant la tenue de la réunion d’experts susmentionnée,

 

DECIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Conseil permanent et de ses recommandations concernant la Réunion d’experts chargée d’élaborer un projet de Programme d’éducation pour la paix dans le Continent américain.

 

            2.         De réitérer l’importance d’un Programme d’éducation pour la paix dans le Continent américain à titre de mesure d’encouragement de la confiance et de la sécurité.

 

            3.         De réitérer ses remerciements pour l’appui apporté par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) au traitement de ce dossier et à la tenue de cette réunion d’experts.

 

            4.         D’accepter l’aimable offre du Gouvernement colombien d’accueillir la Réunion d’experts sous référence dans la ville de Cartagena et de l’en remercier.

 

            5.         De fixer aux 14 et 15 octobre 1999 la tenue de cette Réunion d’experts.

 

            6.         D’adopter le projet d’ordre du jour ci-après de cette Réunion d’experts:

 

            “Élaboration d’un projet de Programme d’éducation pour la paix dans le Continent américain en tenant compte des points suivants:

 

            a.         L’éducation et le règlement pacifique des différends,

 

            b.         L’éducation et la promotion des valeurs et des pratiques démocratiques,

 

            c.         L’éducation et la promotion de la paix entre les États”,

 

            7.         D’inviter l’UNESCO et d’autres institutions pertinentes, notamment l’Organisation interaméricaine de défense, l’Université pour la paix et la Faculté latino-américaine de sciences sociales (FLACSO), à participer à la Réunion d’experts sous référence.

 

            8.         De charger le Conseil permanent d’examiner, par le truchement de sa Commission sur la sécurité continentale, le projet de Programme d’éducation pour la paix dans le continent élaboré par la Réunion d’experts, et de mener les démarches qui s’imposent en vue de la mise en œuvre du Programme d’éducation.

 

            9.         De charger le Secrétariat général de continuer à prêter son appui au Conseil permanent et à la Commission sur la sécurité continentale, en application des directives émises dans la présente résolution.


AG/RES. 1621 (XXIX-O/99)

 

 

CONVENTION INTERAMÉRICAINE CONTRE LA FABRICATION ET LE TRAFIC

ILLICITES D’ARMES À FEU, DE MUNITIONS, D’EXPLOSIFS ET

D’AUTRES MATÉRIELS CONNEXES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT sa résolution AG/RES. 1 (XXIV-E/97), par laquelle elle a décidé d’adopter et d’ouvrir à la signature la Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes;

 

            ACUEILLANT AVEC SATISFACTION la signature de la Convention par la majorité des États membres de l’Organisation des États Américains, et son entrée en vigueur le 1er juillet 1998;

 

            REAFFIRMANT sa détermination d’empêcher, de combattre et d’éliminer la fabrication et le trafic illicites des armes à feu, munitions, explosifs et autres matériels connexes en raison des effets nocifs qu’ils exercent sur la sécurité de chaque État et de la région dans son ensemble, et qui mettent en danger le bien-être des peuples, leur développement social et économique et leur droit de vivre en paix;

 

            METTANT EN RELIEF la nécessité urgente que tous les États prennent les mesures appropriées pour empêcher, combattre et éliminer la fabrication et le trafic illicites des armes à feu, munitions, explosifs et autres matériels connexes, et coopèrent à cette fin;

 

            SOULIGNANT l’importance de l’entrée en vigueur, dans les plus brefs délais, de la Convention à l’égard de tous les États membres de l’Organisation des États Américains;

 

            RAPPELANT que, conformément à l’article XXI de la Convention, la première réunion ordinaire du Comité consultatif aura lieu dans les 90 jours qui suivront le dépôt du dixième instrument de ratification, et soulignant en ce sens qu’il est important que le Comité entre en fonction comme le prévoit la Convention,

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exhorter tous les États qui ne l’ont pas encore fait à signer et à ratifier, selon le cas, sans retard la Convention.

 

            2.         De faire ressortir l’importance du fait que la Convention est devenue un modèle de la négociation d’un Protocole pour la lutte contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de leurs pièces détachées, composants et munitions, dans le cadre de la négociation d’une Convention contre le crime transnational organisé, sous les auspices des Nations Unies.

            3.         De demander au Secrétaire général que, dès réception du dixième instrument de ratification de la Convention, il prenne les mesures nécessaires pour convoquer la première réunion du Comité consultatif conformément à l’article XXI de la Convention.

 

            4.         De demander également au Secrétaire général de lui présenter un rapport sur l’état des signatures et ratifications de la Convention, lors de sa trentième Session ordinaire.

 


AG/RES. 1622 (XXIX-O/99)

 

 

CONSOLIDATION DU RÉGIME ÉTABLI DANS LE TRAITÉ VISANT

L’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES EN AMÉRIQUE LATINE

ET DANS LES CARAÏBES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT ses résolutions antérieures traitant de la question, tout particulièrement ses résolutions AG/RES. 1499 (XXVI-O/97) et AG/RES. 1571 (XXVIII-O/98);

 

            CONVAINCUE que la création de zones exemptes d’armes nucléaires constitue une mesure importante qui renforce considérablement le régime international de non-prolifération dans tous ses aspects et contribue au maintien de la paix et de la sécurité internationales;

 

            CONVAINCUE EGALEMENT que, comme le prescrit le Traité de Tlatelolco dans son préambule, les zones militairement dénucléarisées ne constituent pas une fin en soi, mais plutôt un moyen d’aboutir à l’étape ultérieure qui est le désarmement général et complet;

 

            RECONNAISSANT que le Traité de Tlatelolco est devenu un modèle pour la création d’autres zones exemptes d’armes nucléaires dans différentes régions du monde, notamment le Pacifique-sud (Traité de Rarotonga), le Sud-est asiatique (Traité de Bangkok), et l’Afrique (Traité de Pelindaba) qui couvriront, lorsqu’ils entreront en vigueur, plus de la moitié des pays du monde et tous les territoires de l’hémisphère Sud;

 

            PRENANT NOTE AVEC SATISFACTION que le 21 août 1998, le Guatemala a déposé son instrument de ratification de l’amendement au Traité adopté par la Conférence générale de l’Organisme pour l’interdiction des armes nucléaires en Amérique et dans les Caraïbes (OPANAL) par sa résolution 267 (E-V);

 

            PRENANT EGALEMENT NOTE AVEC SATISFACTION du dépôt, les 18 et 20 janvier 1999, par la Colombie et le Costa Rica respectivement, de leurs instruments de ratification des amendements au Traité, adoptés à la Conférence générale de l’Organisme pour l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (OPANAL) par ses résolutions 267 (E-V), 268 (XII), et 290 (E-VII);

 

            NOTANT que le Traité de Tlatelolco est maintenant en vigueur à l’égard de 32 États souverains de la région,


DECIDE:

 

            1.         D’accueillir avec satisfaction les mesures adoptées par plusieurs pays de la région pour consolider le régime de dénucléarisation militaire prescrit par le Traité de Tlatelolco.

 

            2.         D’exhorter les États de la région qui ne l’ont pas encore fait à déposer leur instrument de ratification du Traité de Tlatelolco, ainsi que des amendements adoptés par la Conférence générale de l’Organisme pour l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (OPANAL) en vertu de ses résolutions 267 (E-V), 268 (XII), et 290 (E-VII).

 

            3.         De réaffirmer l’importance du renforcement de l’OPANAL en tant que tribune juridique et politique appropriée permettant d’assurer le respect sans restriction du Traité dans sa zone d’application, ainsi que la coopération avec les organismes œuvrant dans d’autres zones exemptes d’armes nucléaires.

 

            4.         D’exhorter une fois de plus  les États qui ne l’ont pas encore fait à négocier, dans les meilleurs délais, des accords multilatéraux et bilatéraux avec l’Agence internationale de l’énergie atomique en vue de l’application des mesures de sauvegarde de cet organisme à leurs activités nucléaires, conformément aux dispositions de l’article 13 du Traité de Tlatelolco.

 

            5.         De réaffirmer son engagement de continuer à promouvoir la recherche d’un régime universel, véritable et non discriminatoire de non-prolifération nucléaire, sous tous ses aspects.

 

            6.         De demander au Secrétaire général de transmettre la présente résolution au Secrétaire général de l’OPANAL et au Secrétaire général des Nations Unies.


AG/RES. 1623 (XXIX-O/99)

 

 

ENCOURAGEMENT DE LA CONFIANCE ET DE LA SÉCURITÉ

DANS LES AMÉRIQUES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel présenté par le Conseil permanent (AG/doc.3830/99), notamment la section relative au rapport de la Commission sur la sécurité continentale (CP/CSH-180/99 rev. 3) qui traite du point “Encouragement de la confiance et de la sécurité”;

 

            GARDANT PRÉSENT À L’ESPRIT que conformément à l’article 2 de la Charte de l’Organisation des États Américains, l’un des buts essentiels de l’Organisation est de garantir la paix et la sécurité dans le Continent américain;

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1121 (XXI-O/91) et AG/RES. 1123 (XXI-O/91) sur le renforcement de la paix et de la sécurité dans le Continent américain, ainsi que ses résolutions AG/RES. 1179 (XXII-O/92), AG/RES. 1237 (XXIII-O/93), AG/RES. 1284 (XXIV-O/94), AG/RES. 1288 (XXIV-O/94), AG/RES. 1353 (XXV-O/95), AG/RES. 1409 (XXVI-O/96), AG/RES. 1494 (XXVII-O/97), AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98) sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité;

 

            SOULIGNANT l’importance de la Déclaration de San Salvador et de la Déclaration de Santiago sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, qui recommandent que les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité soient appliquées selon les modalités les plus appropriées;

 

            RECONNAISSANT le processus de consolidation de la démocratie dans la région, les efforts en faveur du désarmement, de la paix et de la sécurité internationales, ainsi que la volonté des États de poursuivre le processus de renforcement de la confiance et de la sécurité dans le Continent américain;

 

            NOTANT les progrès importants accomplis dans l’identification et l’application des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité depuis l’adoption de la Déclaration de Santiago, lesquels ont contribué à atténuer les facteurs qui engendrent la méfiance, et à promouvoir la transparence et la confiance mutuelle conformément aux objectifs et aux principes de la Charte de l’OEA, ainsi que le respect du droit international et la promotion des relations d’amitié et de coopération entre les États de la région;

 

            NOTANT avec satisfaction que les Gouvernements argentin et chilien ont adressé le 30 juillet 1998 une demande à la Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) pour qu’elle mette au point une méthode commune qui facilite la comparaison des dépenses militaires des deux pays;

 

            NOTANT également avec satisfaction l’entrée en vigueur, le 26 décembre 1997, du Traité- cadre sur la sécurité démocratique en Amérique centrale, ainsi que de la Déclaration datée du 6 novembre 1997, et émise par les Présidents des pays de l’Amérique centrale, de la République dominicaine et du Représentant du Premier Ministre du Belize sur la non-participation à l’acquisition d’armes stratégiques de technologie avancée, de destruction massive de coût élevé.

 

            NOTANT en outre les résultats de la Conférence des ministres de la défense des Amériques tenue à Cartagena de Indias du 29 novembre au 3 décembre 1998;

 

RÉAFFIRMANT:

 

            Que le respect du droit international, l’adhésion  fidèle aux traités, le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté des États et du principe de non-intervention, l’interdiction du recours ou de la menace de recours à la force, aux termes de la Charte de l’Organisation des États Américains et de celle des Nations Unies, constituent le fondement de la coexistence pacifique et de la sécurité dans le Continent américain, et forment le cadre de la mise en place des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité;

 

            Que l’application de mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, au moyen d’actions pratiques et utiles, facilitera les processus futurs de coopération de plus grande portée dans des domaines comme le contrôle du désarmement et la sécurité du Continent américain,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prier instamment les États membres d’appliquer de la manière qu’ils jugeront la plus appropriée, les recommandations des Déclarations de San Salvador et de Santiago sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, ainsi que la résolution AG/RES. 1179 (XXII-O/92).

 

            2.         D’appeler tous les États membres à continuer de fournir au Secrétaire général, avant le 15 avril de chaque année, des renseignements sur l’application des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, pour faciliter la mise sur pied d’un inventaire complet et systématique de ces mesures, à la lumière des dispositions des Déclarations de San Salvador et de Santiago et des résolutions AG/RES. 1284 (XXIV-O/94) et AG/RES. 1288 (XXIV-O/94), et de féliciter les États membres qui ont régulièrement soumis leurs rapports à ces fins.

 

            3.         De demander au Secrétaire général de tenir à jour l’inventaire complet des mesures d’encouragement de la confiance communiquées conformément au paragraphe précédent, et d’en faciliter l’accès.

 

            4.         D’exhorter de nouveau les États membres à continuer à promouvoir la transparence en matière de politiques de défense, notamment en ce qui a trait à la modernisation des forces armées, y compris les changements effectués dans leur composition structurelle et l’acquisition d’équipement et de matériels, et en outre de leur demander de présenter des d’informations qui facilitent une comparaison des dépenses militaires dans la région.

 

            5.         De demander que le Conseil permanent, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale (CSH), envisage les mesures qui devront être prises pour promouvoir la formulation et l’échange de renseignements sur les politiques et doctrines de défense.

 

            6.         De réitérer encore une fois l’importance de la totale participation par tous les États membres au Registre des armes classiques établi par les Nations Unies, et de la fourniture des renseignements requis pour l’établissement du Rapport international normalisé sur les dépenses militaires, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations Unies; de renouveler la requête qu’elle a adressée aux États membres de soumettre chaque année au Secrétaire général de l’OEA, au plus tard le 15 juin de chaque année, les renseignements visés au paragraphe précédent.

 

            7.         De demander au Conseil permanent d’adopter, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale, les mesures nécessaires pour préparer, au plus tard pendant le premier trimestre de l’an 2000, une réunion des parlementaires sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, comme le prévoit la Déclaration de San Salvador.

 

            8.         De prier instamment une fois de plus les États membres de poursuivre les consultations et les échanges d’idées dans le Continent américain afin d’avancer vers la limitation et le contrôle des armes classiques dans la région, et de demander au Conseil permanent de s’efforcer de trouver, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale, l’approche la plus appropriée qui permette d’augmenter la transparence dans le Continent américain et d’aborder les questions relatives aux armes classiques.

 

            9.         De rappeler les directives émises dans la résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98), qui demande au Conseil permanent d’organiser chaque année une réunion spéciale de la Commission sur la sécurité continentale, avec la participation d’experts, qui sera consacrée à l’analyse et à l’échange des informations sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité dans la région et spécialement celles dont font état la Déclaration de San Salvador et la Déclaration de Santiago.

 

            10.        De demander au Secrétariat général d’actualiser chaque année, à partir des renseignements communiqués par les États membres, le registre des experts sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, et de le distribuer aux États membres chaque année avant le mois de juin.

 

            11.        De charger le Conseil permanent de continuer à appuyer la participation de la Commission sur la sécurité continentale à d’autres forums régionaux, notamment la Conférence des ministres de la défense des Amériques.

 

            12.        De charger aussi le Conseil permanent de continuer à encourager l’échange des données d’expériences en matière de mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité avec d’autres régions, y compris un échange d’informations entre la Commission sur la sécurité continentale et d’autres organisations internationales œuvrant dans ce secteur, parmi lesquelles les Nations Unies, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et le Forum régional de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).

 

            13.        De charger le Conseil permanent de tenir un séminaire, à travers la Commission sur la sécurité continentale, auquel participeront les représentants d’autres organisations régionales pour échanger les données d’expériences concernant le règlement des différends, à titre de contribution aux mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité pour la prévention des différends, la gestion des situations de crise et la reconstruction après les conflits.

 

            14.        De charger le Conseil permanent de tenir à l’OEA, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale, la prochaine réunion de consultations OEA/OSCE en l’an 2000.

 

            15.        De demander au Conseil permanent d’envisager, à travers la Commission sur la sécurité continentale, la possibilité de tenir en temps opportun une autre conférence régionale sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité.

 

            16.        De charger le Conseil permanent de mener les activités mentionnées dans la présente résolution, dans la limite des ressources allouées dans le Programme-budget et d’autres ressources.

 

            17.        De renouveler son invitation à l’Organisation interaméricaine de défense (JID) pour que, en application des dispositions de la résolution AG/RES. 1240 (XXIII-O/93), elle apporte son assistance et fournisse ses services consultatifs à la Commission sur les questions de nature militaire liées aux mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, et de lui demander de tenir à jour l’inventaire desdites mesures.

 

            18.        De demander au Conseil permanent de soumettre un rapport à l’Assemblée générale sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

            19.        De charger le Secrétaire général de communiquer la présente résolution au Secrétaire général des Nations Unies, au Secrétaire général de l’OSCE et à d’autres organisations régionales concernées.

 


AG/RES. 1624 (XXIX-O/99)

 

 

APPUI INTERAMÉRICAIN À LA CONVENTION SUR L’INTERDICTION

DE LA MISE AU POINT, DE LA FABRICATION, DU STOCKAGE ET DE L’EMPLOI

DES ARMES CHIMIQUES ET SUR LEUR DESTRUCTION

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le Rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3830/99) et, en particulier, la section relative au Rapport de la Commission sur la sécurité continentale (CP/CSH-202/99 rev. 1) traitant, notamment, de la question “Appui interaméricain à la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction”,

 

            RÉAFFIRMANT que l’un des objectifs fondamentaux de l’Organisation des États Américains est de renforcer la paix et la sécurité dans le Continent américain,

 

            GARDANT PRÉSENTE À L’ESPRIT la Déclaration émise par les Chefs d’État et de gouvernement lors du Deuxième Sommet des Amériques (Santiago du Chili, 1998), par laquelle ceux-ci se sont engagés à promouvoir la transparence dans les domaines liés aux politiques de défense,

 

            RAPPELANT sa résolution “Coopération pour la sécurité et le développement dans le Continent américain — contributions régionales á la sécurité globale” [AG/RES. 1236 (XXIII-O/93)] par laquelle elle rend hommage aux efforts déployés par les États membres pour contribuer à la sécurité régionale et globale, et félicite les États membres pour leur adhésion aux principes consacrés dans la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques, et sur leur destruction,

 

            RAPPELANT EN OUTRE que, par sa résolution AG/RES. 1236 (XXIII-O/93), elle a demandé que la Commission sur la sécurité continentale envisage, notamment, “la prévention de toutes les formes de prolifération d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs au moyen de l’adoption d’un contrôle efficace des exportations de technologies et de marchandises à double usage, en tenant compte, de manière appropriée, de leur usage légitime à des fins pacifiques”,

 

            ACCUEILLANT le fait que la majorité des États membres de l’Organisation des États Américains ont signé cette Convention qui est entrée en vigueur le 29 avril 1997,

 

            NE PERDANT PAS DE VUE que la Convention est actuellement en vigueur à l’égard de 20 des 35 États membres de l’Organisation des États Américains,

 

            SOULIGNANT qu’il est impératif que tous les États membres adoptent des mesures visant à empêcher la dissémination et l’utilisation des armes chimiques,

            NOTANT que l’adhésion universelle à cette Convention et son application constituent la meilleure défense contre la prolifération et l’utilisation des armes chimiques,

 

            METTANT EN RELIEF l’importance de l’entrée en vigueur de la Convention à l’égard de  chacun des États membres de l’Organisation des États Américains dans les meilleurs délais possible,

 

            NOTANT que la prochaine Conférence des États parties de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques aura lieu à La Haye du 28 juin au 2 juillet 1999,

 

            NOTANT EN OUTRE qu’à partir du 29 avril 2000 seuls les États parties à la Convention seront habilités à transférer ou à recevoir les produits chimiques figurant à l’Annexe 2 de cette Convention, y compris aux fins de la réalisation d’activités qui ne sont pas interdites par la Convention,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De réaffirmer son engagement en faveur des principes consacrés dans la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la production, du stockage et de l’emploi des armes nucléaires et sur leur destruction.

 

            2.         D’accueillir les mesures spécifiques adoptées par les États membres de l’Organisation des États Américains (OEA) pour mettre en œuvre et consolider le régime établi par cette Convention.

 

            3.         De prier instamment les gouvernements de la région qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention ou à y adhérer dans les meilleurs délais.

 

            4.         De demander au Secrétariat général de faire parvenir la présente résolution au  Secrétaire général des Nations Unies et au Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

 


AG/RES. 1625 (XXIX-O/99)

 

 

CONDITION DE LA FEMME DANS LES AMÉRIQUES ET RENFORCEMENT

ET MODERNISATION DE LA COMMISSION INTERAMÉRICAINE DES FEMMES

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1422 (XXVI-O/96): “Coopération au sein du Système interaméricain pour assurer la participation pleine et égale de la femme au processus du développement”: AG/RES. 1432 (XXVI-O/96), “Condition de la femme dans les Amériques”; les résolutions AG/RES. 1451 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1586 (XXVIII-O/98) “Observations et recommandations sur les rapports annuels des organes, organismes et entités de l’Organisation”;

 

            GARDANT PRÉSENTE À L’ESPRIT la résolution AG/RES. 1592 (XXVIII-O/98) “Condition de la femme dans les Amériques et renforcement de la Commission interaméricaine des femmes”, présentée par la Coordination sur le point “Condition de la femme dans les Amériques” établie par le Conseil permanent,  par laquelle l’Assemblée générale invite la CIM à entreprendre toute une gamme d’activités orientées vers le renforcement de la Commission, y compris un projet de “Programme interaméricain de promotion des droits de la femme et de la parité homme-femme”; la promotion, en coordination avec d’autres organes et organismes ainsi que d’autres entités interaméricaines, la tenue de forums, séminaires et réunions avec la participation des autorités nationales des États membres chargées du dossier de la femme, ainsi que l’organisation de réunions auxquelles participeraient les organismes du Système interaméricain;

 

            PRENANT NOTE de la résolution CP/RES. 717 (1147/98) “Soixante-dixième anniversaire de la création de la Commission interaméricaine des femmes” (CIM);

 

            PRENANT NOTE AVEC SATISFACTION de la résolution CIM/RES. 209 (XXIX-O/98) “Renforcement et modernisation de la Commission interaméricaine des femmes” de l’Assemblée des déléguées de la CIM qui entre autres prie instamment les gouvernements des États membres près l’Organisation des États Américains de prêter leur appui à titre de contribution au déroulement des activités que mènent les déléguées de la CIM; exhorte les Représentants permanents des États membres près l’OEA à désigner, si ce poste n’existe pas, une ou un fonctionnaire de leurs Missions respectives, qui assurera la liaison avec le Secrétariat permanent de la CIM pour associer davantage les déléguées titulaires aux activités de la CIM; demande d’inscrire à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée générale le “Programme interaméricain sur la promotion des droits de la femme et la parité homme-femme,” et décide de favoriser et d’organiser, au sein de l’OEA, avec la participation des déléguées de la CIM, une réunion des ministres ou des hauts fonctionnaires chargés de l’élaboration des politiques de promotion des femmes dans les États membres;

 

            CONSIDÉRANT que le Plan stratégique d’action de la CIM trace les stratégies qui doivent être mises au point pour assurer et raffermir le rôle de la femme d’ici à l’an 2000, et accorde la priorité pendant le quinquennat à la participation de la femme aux structures du pouvoir et au processus décisionnel, à l’éducation, à l’élimination de la violence et de la pauvreté;

 

            TENANT COMPTE des Plans d’action émanés des Premier et Deuxième Sommets des Amériques qui soulignent la nécessité (a) de renforcer les politiques et programmes qui améliorent et augmentent la participation des femmes à toutes les sphères de la vie politique, sociale et économique  (b) de renforcer et de créer, là où ils n’existent pas, des mécanismes nationaux et des organismes gouvernementaux chargés de promouvoir l’égalité juridique et de chances de l’homme et de la femme, focalisés sur la parité homme-femme, en leur fournissant des ressources appropriées et opportunes, et (c) de renforcer encore davantage la Commission interaméricaine des femmes;

 

            SOULIGNANT les résolutions adoptées à la vingt-neuvième Assemblée des déléguées de la CIM, tenue en novembre 1998, en particulier les résolutions CIM/RES. 198 (XXIX-O/98), “Plan d’action de la CIM pour la participation de la femme aux structures du pouvoir et au processus décisionnel”, et CIM/RES. 195 (XXIX-O/98), “Déclaration de Santo Domingo”, qui souligne que les droits de la femme, dans la totalité de son cycle de vie, représentent une partie inaliénable, intégrante et indivisible des droits universels de la personne, et qu’il faut veiller au plein respect des droits humains de la femme afin d’éliminer toute situation discriminatoire et reconnaître à la femme la personnalité juridique et l’égalité devant la loi;

 

            RECONNAISSANT que la Commission interaméricaine des femmes (CIM), constituée en 1928 lors de la Sixième Conférence internationale américaine, a été le premier organisme intergouvernemental du monde fondé expressément pour lutter en faveur des droits civils et politiques de la femme dans le Continent américain;

 

            SOULIGNANT que la CIM a pour finalité de promouvoir et de protéger les droits de la femme, et d’appuyer les États membres qui déploient des efforts visant à assurer la pleine jouissance des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, qui permettent que les femmes et les hommes participent sur un pied d’égalité à tous les aspects de la vie sociale pour qu’ils jouissent pleinement et équitablement des avantages du développement;

 

            CONSCIENTE du fait que pour réaliser ses objectifs, la CIM doit, d’une part bénéficier d’une promotion et d’un renforcement institutionnel, ce qui exige l’appui politique permanent des États membres de l’OEA et d’autre part, traiter les diverses questions budgétaires dont elle est saisie,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De convoquer, pendant le premier trimestre de l’an 2000, une réunion des ministres ou hauts fonctionnaires chargés des politiques concernant la femme dans les États membres et de demander l’inscription des crédits nécessaires au Programme-budget pour l’an 2000 en vue de la tenue de cette réunion.

 

            2.         De demander à la CIM, en sa qualité de coordinatrice de la réunion susmentionnée, d’élaborer un projet d’ordre du jour comportant entre autres, l’approbation du “Projet de Programme interaméricain pour la promotion des droits de la femme et de la parité homme-femme”, ainsi que l’examen des engagements pris lors du Sommet des Amériques.

 

            3.         De demander à la CIM de tenir le Conseil permanent informé du stade d’avancement des travaux préparatoires à la réunion précitée, en tenant compte des recommandations éventuelles du Conseil en la matière.

 

            4.         D’exhorter les États membres à appuyer les activités que mènent les Déléguées de la CIM pour épauler cette initiative et contribuer à la tenue de la réunion précitée.

 

            5.         De rappeler au Secrétariat général et au Conseil permanent les dispositions de la résolution AG/RES. 1586 (XXVIII-O/98), pour que soit améliorée la situation financière de la Commission interaméricaine des femmes.

 

            6.         D’inscrire à l’ordre du jour de la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale le point:  Approbation du “Projet de Programme interaméricain sur la promotion des droits de la femme et la parité hommes-femmes”, et de demander au Conseil permanent de faire rapport à  l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, sur les suites données à cette résolution.

 

            7.         D’appuyer l’initiative de la vingt-neuvième Assemblée des déléguées de la CIM  d’établir un système de communication et de collaboration permanente avec les organisations non gouvernementales de la société civile.

 

            8.         D’encourager CIM à continuer à développer les aspects de l’initiative visant l’établissement d’un réseau d’information en tant que mécanisme adéquat pour assurer la coordination et l’échange des informations tant avec les organes, organismes et entités du Système interaméricain qu’avec les services du Secrétariat général de l’OEA, la société civile organisée, entre les déléguées de la CIM, et entre les Comités nationaux de coopération avec la CIM.


AG/RES. 1626 (XXIX-O/99)

 

 

PREMIER RAPPORT BIENNAL SUR LA MISE EN OEUVRE DE LA RÉSOLUTION

AG/RES. 1456 (XXVII-O/97), ‘‘PROMOTION DE LA CONVENTION INTERAMERICAINE

POUR LA PREVENTION, LA SANCTION ET L’ELIMINATION DE LA VIOLENCE

CONTRE LA FEMME ‘‘CONVENTION DE BELÉM DO PARÁ’’

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            RAPPELANT la résolution AG/RES. 1456 (XXVII-O/97), ‘‘Promotion de la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme ‘‘Convention de Belém do Pará’’ qui  charge le Secrétariat permanent de la Commission interaméricaine des femmes (CIM), en vue d’assurer le suivi de la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme, de présenter tous les deux ans à l’Assemblée générale un rapport sur le stade d’avancement de l’application de cette Convention ainsi que sur les expériences et résultats obtenus grâce aux initiatives et aux programmes des États membres pour combattre la violence contre la femme;

 

            AYANT PRÉSENT Á L’ESPRIT que la résolution AG/RES. 1606 (XXVIII-O/98), ‘‘Observations et recommandations concernant le Rapport annuel de la Commission interaméricaine des droits de l’homme’’, au paragraphe 8 de son dispositif, remercie le rapporteur spécial sur les droits de la femme pour son compte rendu dont l’Assemblée prend note, et encourage en outre la Commission interaméricaine des droits de l’homme à poursuivre l’examen de cette question;

 

            CONSIDÉRANT qu’à ce jour, vingt-neuf pays ont ratifié la Convention de Belém do Pará, exprimant ainsi leur soutien et leur intérêt en ce qui concerne la violence contre la femme;

 

            RECONNAISSANT que, même s’il ressort du rapport présenté par la CIM que dans tout le continent, des efforts sont déployés pour mettre en pratique les objectifs de la Convention de Belém do Pará, la violence persiste et son ampleur rend nécessaire la poursuite de la mise en place de stratégies pour libérer la femme de ce fléau;

 

            CONSCIENTE que de surcroît, le rapport de la Commission interaméricaine sur la Condition de la femme dans les Amériques – soumis à la considération de l’Assemblée générale lors de sa XXVIIIe Session ordinaire – fait savoir dans ses conclusions que ‘‘les situations susvisées caractérisées par le manque de protection de la femme victime de violence persistent, faute de législation ou par non-application de la législation en vigueur’’ et que dans ses recommandations aux États membres de l’OEA, elle exhorte ceux qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention de Belém do Pará, comme témoignage de leur engagement à l’égard de cette question;

 

            RAPPELANT que dans les Plans d’action adoptés lors des Premier et des Deuxième Sommets des Amériques, les pays ont pris l’engagement, en ce qui concerne la question de la femme, d’adopter des mesures pour éliminer toutes les formes de discrimination et de violence contre la femme, tout comme dans le Plan stratégique d’action de la CIM qui a accordé la priorité au traitement de cette question,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note avec satisfaction du Premier rapport biennal à l’Assemblée générale sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 1456 (XXVII-O/97), relative à la ‘‘Promotion de la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme ‘‘Convention de Belém do Pará’’.

 

            2.         D’exprimer sa satisfaction pour les progrès réalisés par la CIM et les États membres en ce qui a trait à la promotion de la Convention et la mise en œuvre de ses objectifs, conformément aux priorités établies dans les Plans d’action des Sommets des Amériques, du Plan stratégique d’action de la CIM et dans le rapport de la CIDH sur cette question.

 

            3.         D’encourager les gouvernements qui ne l’auraient pas encore fait à ratifier la Convention de Belém do Pará, en exhortant tous les États membres à continuer à encourager l’adoption de mesures pour parvenir à la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme dans le continent, en veillant notamment à l’adéquation de leur législation pour la réalisation de cet objectif.

 

            4.         D’exhorter la CIM et les États membres à poursuivre la mise au point de stratégies visant à mettre en œuvre les objectifs de cette Convention en faisant connaître les résultats dans le prochain rapport de la CIM.


AG/RES. 1627 (XXIX-O/99)

 

 

NOMINATION DE FEMMES À DES POSTES

DE DIRECTION À L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            CONSIDÉRANT par sa la résolution AG/RES. 1303 (XXIV-O/94), elle a demandé au Secrétaire général de l’Organisation des États Américains d’augmenter le nombre des femmes occupant des postes supérieurs au Secrétariat général;

 

            RAPPELANT que par sa résolution AG/RES. 1588 (XXVIII-O/98) relative au Sixième rapport biennal du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution AG/RES. 829 (XVI-O/86), “Participation totale et égale de la femme d’ici à l’an 2000,” elle a prié instamment le Secrétaire général de veiller à ce que, lors de la désignation des fonctionnaires supérieurs à l’Organisation, l’égalité de chances soit garantie à toutes les personnes dont la candidature à ces postes est à l’étude;

 

            TENANT COMPTE de l’article 120 de la Charte de l’Organisation des États Américains et de l’article 37 des Normes générales prescrivant que dans le recrutement du personnel du Secrétariat général, la considération primordiale sera accordée aux critères d’efficacité, de compétence et d’intégrité, mais qu’une importance doit également être attachée à la nécessité qu’à tous les niveaux, le personnel soit recruté sur la base d’une répartition géographique aussi large que possible ; tenant compte également de l’article 137 de la Charte de l’Organisation établissant que l’Organisation des États Américains n’admet aucune restriction fondée sur des raisons de race, de croyance ou de sexe à la capacité d’occuper des postes à l’Organisation et de participer à ses activités;

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que la question de la réforme de la politique afférente au personnel fait actuellement l’objet d’un examen au sein du Groupe de travail mixte sur le renforcement et la modernisation de l’OEA;

 

            RAPPELANT que le Plan d’action de la Commission interaméricaine des femmes (CIM) sur la participation de la femme aux structures du  pouvoir et au processus décisionnel, adopté à la vingt-neuvième Assemblée des déléguées de la CIM, appelle à l’inclusion, au nombre des interventions prioritaires dans ce domaine, de la promotion de l’égalité des chances dans le classement des postes et dans la procédure; la promotion de la mobilité ascendante dans la fonction publique, et l’encouragement de principes similaires dans les organismes et institutions publiques, comme l’OEA;

 

            GARDANT PRÉSENT À L’ESPRIT qu’à sa cinquante-deuxième Session ordinaire, l’Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé, par sa résolution 52/96, ‘‘Amélioration du statut de la femme au sein du Secrétariat’’ l’objectif que les femmes occupent 50% des postes de toutes les catégories d’ici à l’an 2000, et a appelé le Secrétaire général des Nations Unies à réaliser l’objectif de la répartition équitable (50/50) d’ici à l’an 2000, particulièrement à partir de la classe D-1 et au-dessus;

 

            RECONNAISSANT qu’à l’OEA, depuis décembre 1990, le pourcentage des femmes occupant de postes de direction était de 19% de la classe D-2; 20% de la classe D-1; 11% de la classe P-5, et 23% de la classe P-4, et que depuis décembre 1998 ce taux est passé à 9% pour la classe D-2; 17% pour la classe D-1; 20% pour la classe P-5, et 51% pour la classe P-4,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prier instamment le Secrétaire général de fixer l’objectif suivant:  d’ici à l’an 2005, les femmes occuperont 50% des postes de toutes les catégories dans le système de l’Organisation des États Américains, particulièrement ceux de la classe P-4  et au-dessus.

 

            2.         D’exhorter le Secrétaire général de l’OEA, d’une part, à s’atteler à la réalisation de cet objectif, à offrir les assurances que la parité homme-femme sera l’une des priorités dans les efforts qu’il déploie pour installer une nouvelle culture de gestion à l’Organisation et d’autre part, à soumettre au Groupe de travail mixte du Conseil permanent et du Conseil interaméricain pour le développement intégré sur le renforcement et la modernisation de l’Organisation une proposition sur le meilleur moyen d’y arriver, laquelle serait discutée sous la rubrique relative à la réforme de la politique afférente au personnel en même temps qu’il serait demandé au président du Groupe de travail de faire rapport à la Présidente de la CIM sur les résultats obtenus.

 

            3.         D’exhorter le Secrétaire général à nommer des femmes compétentes en qualité de représentants ou d’envoyés spéciaux afin qu’elles puissent utiliser leurs bons offices pour représenter le Secrétaire général dans la solution de questions relevant de tous les domaines et secteurs.

 

            4.         De demander au Secrétaire général d’instituer des mesures de parité des sexes au lieu de travail, et de tenir chaque chef de service pour responsable de l’application de ces mesures.

 

            5.         D’exhorter les déléguées titulaires de la CIM à appuyer les démarches entreprises par le Secrétaire général de l’OEA et la Présidente de la CIM en vue d’identifier, par l’intermédiaire des Missions permanentes auprès de l’OEA, des candidates hautement compétentes pour occuper des postes de confiance au sein de l’OEA; d’encourager un plus grand nombre de femmes à postuler les postes vacants au sein du Secrétariat général, des organismes spécialisés et des commissions interaméricaines, en veillant à la plus large diffusion possible.

 

            6.         De demander au Secrétaire général de l’OEA de faire rapport à la Présidente et au Secrétariat exécutif de la CIM chaque année sur la mise en œuvre de la présente résolution et que les statistiques pertinentes soient fournies au Département des ressources humaines.

 


AG/RES. 1628 (XXIX-O/99)

 

 

PROGRAMME DE BOURSES D’ÉTUDES ET DE PERFECTIONNEMENT[5]/

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            NOTANT le rapport du Conseil permanent sur le programme de bourses d’études et de perfectionnement de l’OEA (CP/doc.3205/99);

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1277 (XXIV-O/94), AG/RES. 1317 (XXV-O/95), AG/RES. 1381 (XXVI-O/96), et AG/RES. 1531 (XXVII-O/97) relatives au Programme-budget de l’Organisation, et plus particulièrement aux sections traitant des bourses, ainsi que les résolutions AG/RES. 1460 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1582 (XXVIII-O/98) relatives au Programme de bourses d’études et de perfectionnement de l’OEA;

 

            GARDANT PRÉSENTES À L’ESPRIT les recommandations de la Réunion tenue les 28 et 29 avril 1997 par le Groupe de travail chargé d’étudier le Programme de bourses d’études et de perfectionnement avec les autorités compétentes en matière de bourses, (GT/BECAP-28/97 rev. 2);

 

            CONSIDÉRANT que le Conseil permanent a adopté, par sa résolution CP/RES. 740 (1179/98), le “Manuel de Procédures appelées à régir le Programme de bourses d’études et de perfectionnement de l’Organisation des États Américains”;

 

            CONSIDÉRANT ÉGALEMENT que par ses résolutions AG/RES. 1460 (XXVII-O/97), et AG/RES. 1582 (XXVIII-O/98), elle a prié le Conseil permanent d’achever l’examen de la création et du financement d’un Fonds d’investissement envisagé comme un des mécanismes de financement du Programme de bourses d’études et de perfectionnement, et que le Secrétariat général a soumis au Conseil permanent le document intitulé:  “Avant-projet de Statut du Fonds d’investissement pour le financement des bourses de l’OEA” (CP/doc.3002/98);

 

            RAPPELANT aussi que par sa résolution AG/RES. 1531 (XXVII-O/97), elle a autorisé le dépôt, à la clôture de l’exercice budgétaire 1998, dans le Fonds d’investissement pour le financement des bourses qui a été établi, les fonds non décaissés ou désengagés des crédits ouverts au titre du Programme de bourses (objet de dépenses 3);

 

            TENANT COMPTE du Rapport sur l’exécution budgétaire et le virement des crédits entre chapitres du Fonds ordinaire au 31 décembre 1998 (CP/doc.3143/99), qui ouvre un crédit de EU$415 941 pour la création du fonds d’investissement destiné au financement des bourses de l’OEA,

 

DECIDE:

 

            1.         D’accueillir la création du Fonds d’investissement comme l’un des mécanismes de financement du Programme de bourses et de perfectionnement, conformément à la résolution AG/RES. 1531 (XXVII-O/97).

 

            2.         De demander au Conseil permanent1/ d’élaborer et d’adopter le Statut du Fonds d’investissement pour le financement du Programme de bourses d’études et de perfectionnement avant le 1er octobre 1999. Le Statut devra inclure les critères à retenir pour la mise en route d’activités de mobilisation de contributions pour que le fonds devienne opérationnel dès l’entrée en vigueur de cet instrument.

 

            3.         De charger le Secrétariat général de déposer dans le Fonds d’investissement  pour le financement des bourses de l’OEA toutes les ressources non utilisées ou non décaissées provenant des fonds disponibles du programme des bourses qui seront accumulés au cours de l’année 1999.

 

            4.         D’inviter les États membres, les Observateurs permanents et d’autres États à apporter des contributions à titre volontaire, au Fonds d’investissement pour le financement des bourses de l’OEA.

 

            5.         De demander au Secrétaire général, qu’en fonction des ressources allouées dans le Programme-budget et d’autres ressources et compte tenu des dispositions du paragraphe 2 précédent du dispositif, il entame immédiatement les démarches visant à recueillir des fonds, à savoir l’élaboration de propositions, en vue de  l’obtention de dons du secteur privé au Fonds d’investissement pour le financement des bourses de l’OEA, et de présenter chaque année, avant la fin de mars,  un rapport détaillé sur les résultats de ces démarches.

 

            6.         De demander au Conseil permanent1/ d’envisager l’opportunité et, au besoin, la convocation d’une réunion extraordinaire des autorités compétentes des États membres en matière de formation et de bourses d’études pendant le second semestre de l’an 2000, en vue de proposer un plan d’action permettant d’utiliser plus rationnellement les ressources des Programmes de bourses d’études et de perfectionnement de l’OEA et d’augmenter leur impact sur la formation des ressources humaines dans la région pendant le XXIe Siècle, en tenant compte du Plan stratégique de partenariat et des Programmes interaméricains de coopération.

 

            7.         De demander au Conseil permanent1/ de lui présenter, lors de sa trentième Session ordinaire, un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 


AG/RES. 1629 (XXIX-O/99)

 

 

COOPÉRATION DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

ET DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DU SYSTÈME

D’INTEGRATION CENTRAMÉRICAINE

 

(Résolution adoptée à la troisième séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Secrétariat général sur les suites données à la résolution AG/RES. 1537 (XXVIII-O/98) “Coopération du Secrétariat général de l’Organisation des États Américains et le Secrétariat général du Système d’intégration centraméricaine”,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport du Secrétaire général sur les suites données à la résolution AG/RES. 1537 (XXVIII-O/98),

 

            2.         De réitérer au Secrétaire général la nécessité de continuer à adopter des mesures orientées vers la poursuite et l’augmentation de l’efficacité des activités de coopération de l’OEA et du Système interaméricain et intégration centraméricain (SICA).

 

            3.         De demander au Secrétaire général de poursuivre les consultations entre l’OEA et le SICA en vue de poursuivre l’élaboration d’un plan de coopération des deux organisations ayant pour objectif le renforcement de l’intégration et de la coopération dans la région centraméricaine par le truchement des secteurs techniques spécialisés de l’OEA.

 

            4.         D’exprimer au Secrétaire général sa satisfaction pour les activités que mènent les deux organisations sous forme de projets relevant du Conseil interaméricain pour le développement intégré, l’Unité sur le commerce, l’Unité du développement durable et de l’environnement, l’Unité sectorielle du tourisme et l’Unité pour la promotion de la démocratie.

 

            5.         De demander au Secrétaire général de présenter à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

 


AG/RES. 1630 (XXIX-O/99)

 

 

ÉTUDE DU BARÈME DES QUOTES-PARTS

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur l’étude du barème des quotes-parts (CP/CAAP-2454 rev. 1)

 

            Notant l’étude intitulée: “Propositions optionnelles pour la détermination des quotes-parts versées par les États membres dans le Fonds ordinaire” (CP/doc.3096/98);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par ses résolutions AG/RES. 1594 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 2 (XXV-E/98), elle a  chargé le Conseil permanent d’examiner l’actuel barème des quotes-parts et de formuler des recommandations à l’intention de l’Assemblée générale;

 

            Qu’en raison des délais limités, le Conseil permanent n’a pas pu donner suite intégralement au mandat émis dans les résolutions AG/RES. 1594 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 2 (XXV-E/98),

 

DÉCIDE:

 

            1.         De reconduire jusqu’à sa trentième Session ordinaire le mandat énoncé dans les résolutions AG/RES. 1594 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 2 (XXV-E/98) au sujet de l’examen par le Conseil permanent du barème des quotes-parts et la présentation des recommandations pertinentes à l’Assemblée générale.

 

            2.         De demander au Secrétariat général de continuer à fournir au Conseil permanent l’appui technique nécessaire à l’achèvement de cette étude.


AG/RES. 1631 (XXIX-O/99)

 

 

VERSEMENT DES QUOTES-PARTS

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur le versement des quotes-parts (CP/CAAP-2455/99 rev. 1);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par ses résolutions AG/RES. 1593 (XXVIII-O/98) et AG/RES. 1529 (XXVII-O/97), elle a chargé le Conseil permanent de mener une étude sur le bien-fondé de l’établissement d’un régime global de mesures conçues pour encourager les États membres à verser intégralement et ponctuellement leurs quotes-parts au Fonds ordinaire de l’Organisation, et de soumettre un rapport, assorti de recommandations spécifiques à l’Assemblée générale;

 

            Que lors de sa vingt-cinquième Session extraordinaire elle a adopté, par sa résolution AG/RES. 3 (XXV-E/98), plusieurs nouvelles mesures visant à encourager les États à verser intégralement et ponctuellement leurs quotes-parts, et qu’elle a réitéré ce mandat;

 

            Qu’en raison des délais limités, le Conseil permanent n’a pas pu donner suite intégralement à ce mandat avant la vingt-neuvième session ordinaire de l’Assemblée générale,

 

DECIDE:

 

            1.         De reconduire jusqu’à sa trentième Session ordinaire le mandat portant sur l’élaboration de l’étude et la formulation des recommandations sollicitées dans les résolutions AG/RES. 1529 (XXVII-O/97), AG/RES. 1594 (XXVIII-O/98), et AG/RES. 3 (XXV-E/98).

 

            2.         De charger le Secrétariat général de soumettre un rapport au Conseil permanent sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures adoptées aux termes de la résolution AG/RES. 3 (XXV-E/98).

 


AG/RES. 1632 (XXIX-O/99)

 

 

RENFORCEMENT DES SYSTÈMES NATIONAUX ET DE LA COOPÉRATION

INTERNATIONALE EN MATIÈRE D’ADOPTION INTERNATIONALE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU les observations et les recommandations du Conseil permanent sur les rapports annuels (AG/doc.3830/99 add. 2), en particulier celles qui ont trait au Rapport annuel de l’Institut interaméricain de l’enfance (CP/doc.3182/99 add. 1);

 

CONSIDÉRANT:

 

            Qu’une augmentation importante du nombre d’adoptions internationales a été enregistrée au cours de la dernière décennie dans la région;

 

            Que dans leur majorité, les États d’Amérique latine et de la Caraïbe constituent les pays d’origine des enfants adoptés par des résidents de pays d’Amérique du Nord ou d’Europe, lesquels pays sont appelés, à cet égard, pays de réception;

 

            Que divers instruments internationaux ont réglementé les modalités de l’adoption internationale, en prenant spécialement en considération la nécessité de garantir les droits des garçons et des filles adoptés par des résidents de pays différents de leur pays d’origine;

 

            Que l’Institut interaméricain de l’enfance a élaboré dans le passé des programmes destinés aux pays de la région sur cette question;

 

            Que du  2 au 5 mars de l’année en cours, s’est tenue à Santiago (Chili) une Conférence intergouvernementale sur l’adoption internationale, à laquelle ont participé des représentants de dix-huit États membres et de six États observateurs permanents de l’Organisation des États Américains;

 

            Que cette Conférence a approuvé la Déclaration de Santiago du Chili (annexe) qui trace les directives fondamentales que devront suivre les États en matière d’adoption internationale, tant dans le domaine de l’élaboration de politiques internes que dans celui de la coopération internationale,


DÉCIDE:

 

            1.         De féliciter l’Institut interaméricain de l’enfance pour son soutien permanent à la constitution d’instances de coopération internationale visant à garantir le respect des droits des filles et des garçons de la région.

 

            2.         De prendre acte de la Déclaration de Santiago du Chili, approuvée lors de la Conférence intergouvernementale sur l’adoption internationale du 5 mars 1999.

 

            3.         De prier les États membres de donner suite aux recommandations émises dans la Déclaration de Santiago du Chili, approuvée lors de la Conférence intergouvernementale sur l’adoption internationale.

 

 


ANNEXE

 

 

 

DÉCLARATION DE SANTIAGO DU CHILI

 

            À Santiago (Chili), le 5 mars 1999, nous, les représentants des pays participant à la Conférence intergouvernementale sur l’adoption internationale, avons convenu de ce qui suit:

 

CONSIDÉRANT:

 

            I.          Que tous les pays participants ont souscrit ou ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, instrument qui trace des directives et des principes à suivre en matière d’élaboration et d’orientation des politiques publiques dans le domaine de l’adoption internationale;

 

            II.         Qu’à l’échelle internationale, de nombreux accords ont été signés et se sont concrétisés dans le cadre de Conventions interaméricaines, à savoir, la Convention sur les conflits juridiques en matière d’adoption de mineurs de 1984; la Convention sur la restitution internationale des mineurs de 1989; la Convention sur le trafic international des mineurs de 1994, ainsi que dans la Convention internationale sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale de La Haye en 1993;

 

            III.       Que la famille est la cellule fondamentale de la société chargée de garantir aux garçons, aux filles et aux adolescents la protection et les conditions adéquates nécessaires à leur plein épanouissement;

 

            IV.       Qu’un grand nombre de garçons, de filles et d’adolescents de notre région voient quotidiennement le respect de leurs droits menacé par la pauvreté, l’abandon, les mauvais traitements et le manque de mécanismes institutionnels destinés à leur garantir pleinement l’exercice de ces droits;

 

            V.        Que ce qui précède explique, dans une certaine mesure, que les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe soient généralement les États d’origine des enfants adoptés par des personnes provenant de pays d’Europe et d’Amérique du Nord qui remplissent le rôle d’États de réception;

 

            VI.       Qu’une procédure d’adoption internationale engage la responsabilité des États, qu’ils soient des pays d’origine ou de réception, et les oblige, en conséquence, à garantir que chaque procédure d’adoption soit effectuée dans l’intérêt supérieur de l’enfant et non à son détriment;

 

            VII.      Que lorsqu’ils ont souscrit ou ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, nos pays ont explicitement reconnu:

 

          Que l’enfant, en sa qualité de personne et en raison de son état de maturité physique et intellectuelle, requiert et peut exiger de la famille, de la société et de l’État, une protection et des soins spéciaux, y compris une protection juridique appropriée;

 

          Que l’État a l’obligation de promouvoir des politiques efficaces et institutionnelles visant à prévenir l’abandon des filles et des garçons et encourageant les enfants à rester au sein de la famille;

 

          Que l’État a l’obligation d’assurer une protection spéciale à l’enfant privé de son milieu familial et de veiller à ce qu’il puisse bénéficier d’une protection familiale de remplacement, le cas échéant;

 

          Que l’enfant a le droit de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu’ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale;

 

          Que si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d’entre eux, il doit bénéficier d’une assistance et d’une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible;

 

          Que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être la considération primordiale de toute procédure d’adoption internationale;

 

          Que les États doivent protéger l’intérêt supérieur des enfants faisant l’objet d’adoptions internationales, tant en prenant des mesures internes, nationales ou domestiques qu’en concluant des accords bilatéraux ou multilatéraux, afin de veiller à ce que le placement d’enfants à l’étranger, dans le cadre d’une adoption internationale, soit effectué par des autorités ou organes compétents et dans le respect de procédures qui assurent une garantie suffisante de l’intérêt supérieur de l’enfant;

 

          Que les États doivent garantir le respect du principe de subsidiarité de l’adoption internationale par rapport à l’adoption nationale, mettant en œuvre, par conséquent, toutes les mesures qui permettent aux enfants de demeurer dans leur pays d’origine, lorsque cela est compatible avec leur intérêt supérieur, afin de promouvoir leurs droits à une identité et à une culture propres;

 

          Que les garçons, les filles et les adolescents, sont des sujets actifs et de droit, ce qui doit être reflété dans les démarches et les modalités des procédures les concernant. En particulier, l’enfant doit pouvoir exprimer son opinion et voir cette opinion prise en considération au moment de la décision de l’autorité responsable, conformément aux règlements intérieurs ou internationaux.

 

          Que les garçons, les filles et les adolescents ont le droit de connaître leur origine et leur identité, et que pour cette raison, les États doivent faciliter l’accès des mineurs adoptés aux informations concernant leur origine, afin de faire primer leur intérêt supérieur et leur permettre de connaître la vérité sur l’histoire de leur vie.

 

NOUS PROPOSONS QUE CHAQUE ÉTAT ENVISAGE LES MESURES SUIVANTES:

 

I.          Promouvoir des politiques de prévention de l’abandon, reconnaissant que la famille, en tant qu’unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l’assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté.

 

II.         Encourager l’adoption au sein du pays, afin de redonner une famille aux garçons et aux filles qui ont été abandonnés par leurs parents, une fois que les possibilités de les faire demeurer dans leur famille biologique ont été épuisées.

 

III.       Promouvoir les conditions sociales et légales favorables à la ratification des conventions internationales existantes dans ce domaine, notamment la Convention internationale sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale, adoptée à La Haye en 1993.

 

IV.       Constituer un réseau d’Autorités centrales chargé de proposer la conception, la structure et la définition de procédures communes devant être appliquées par ces autorités.  Ce réseau tiendra des réunions ponctuelles afin de surveiller le fonctionnement de la coopération internationale sur cette question.

 

V.        Recommander que l’Institut interaméricain de l’enfance, un organisme spécialisé de l’Organisation des États Américains, assure le Secrétariat technique de ce réseau dans les Amériques, de manière à fournir à tous les pays de la région le soutien nécessaire à l’élaboration d’un système technique d’enregistrement qui permette d’effectuer le suivi, l’évaluation et la surveillance de l’adoption internationale et aide les Autorités centrales à s’acquitter des fonctions qui leur ont été attribuées dans la Convention de La Haye.

 

VI.       Encourager les autorités compétentes à considérer les actes suivants comme des infractions pénales:

 

            a.         l’obtention illicite ou trompeuse d’un mineur en vue de son adoption, ainsi que le placement d’un mineur à l’étranger par le biais d’actes illicites ou effectués à des fins illicites;

 

            b.         la demande ou l’acceptation de rémunérations ou de compensations de quelque nature que ce soit en échange d’actes décrits au paragraphe a) précédent ou de la collaboration à ces actes;

 

            c.         l’obtention d’un mineur en âge d’être adopté à des fins commerciales ou de profit.

 

            Les États devront veiller à ce que les infractions pénales susmentionnées puissent être applicables en vertu des modalités d’exécution régissant le territoire de plus d’un État, afin de remédier à d’éventuels problèmes d’extraterritorialité.

 

VII.      Promouvoir, auprès des organes compétents de chaque État, la ratification des instruments internationaux visant à pénaliser les actes liés au trafic des mineurs ou à la coopération à de tels actes, afin que leurs auteurs soient poursuivis et punis.


VIII.     Promouvoir une vaste coopération entre les pays aux fins de l’échange d’informations sur toute situation liée aux actes décrits au paragraphe précédent, afin de favoriser l’adoption, dans chacun d’entre eux, de mesures jugées pertinentes tant pour les prévenir que pour garantir le respect adéquat de l’intérêt supérieur de l’enfant.

 

IX.       Promouvoir, entre les pays qui pratiquent l’adoption internationale, la signature d’accords bilatéraux afin de mettre en œuvre les recommandations de la Convention de la Haye et d’adopter des accords complémentaires en matière d’adoption internationale.

 

Mise au point de la Délégation argentine

 

            La Délégation argentine signale que, sous réserve de se conformer à la déclaration en général, son pays ne prévoit pas d’adhérer aux formes d’adoption internationale qui le désignent comme un pays de sortie d’enfants, en raison d’ordonnances constitutionnelles et juridiques expresses en vigueur.

 


AG/RES. 1633 (XXIX-O/99)

 

 

ÉVALUATION DU FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME INTERAMÉRICAIN

DE PROMOTION ET DE PROTECTION DES DROITS DE LA PERSONNE

EN VUE DE SON RENFORCEMENT ET DE SON PERFECTIONNEMENT

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur l’évaluation du fonctionnement et le perfectionnement du Système interaméricain de promotion et de protection des droits de la personne (CP/CAJP-1522/99) présenté en application de la résolution AG/RES. 1546 (XXVIII/O/98);

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT qu’au nombre de ses principes, la Charte de l’Organisation des États Américains établit, en son article 3.1 que “les Etats Américains proclament les droits fondamentaux de la personne humaine sans aucune distinction de race, de nationalité, de religion ou de sexe”;

 

            CONSCIENTE que la promotion et la protection internationale des droits de la personne sont tributaires et complémentaires de celles qu’offre le droit interne des États membres, et qu’elles ont pour fondement la dignité de la personne humaine;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que les Chefs d’État et de gouvernement ont proclamé, dans le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques (Santiago du Chili, avril 1998), la nécessité de renforcer et de perfectionner le Système interaméricain des droits de la personne au moyen d’initiatives concrètes;

 

            Qu’il convient de poursuivre les efforts visant au renforcement et au perfectionnement du Système interaméricain des droits de la personne, notamment ceux qui portent sur la possibilité d’évaluer les instruments juridiques pertinents ainsi que les méthodes et procédures de travail de la Commission et de la Cour interaméricaines des droits de l’homme,


DÉCIDE:

 

            1.         De promouvoir des initiatives et des mesures concrètes qui permettent de renforcer et de perfectionner la structure institutionnelle du Système interaméricain des droits de la personne dans le cadre des instruments juridiques qui le réglementent et d’encourager l’établissement de liens avec les systèmes nationaux aussi bien qu’avec les entités régionales et internationales à vocation analogue, afin de le renforcer et de le perfectionner.

 

            2.         De demander au Conseil permanent de poursuivre l’examen intégral des différents aspects relatifs à l’évaluation du Système interaméricain de promotion et de protection des droits de la personne pour le renforcer et le perfectionner, en formulant les recommandations qu’il juge appropriées.

 

            3.         De charger le Conseil permanent de promouvoir le dialogue et la coopération entre les organes, organismes et entités du Système interaméricain, et au besoin, avec l’Institut interaméricain des droits de l’homme et d’autres organisations et institutions gouvernementales et non gouvernementales.

 

            4.         De faire parvenir la présente résolution à la Commission et à la Cour interaméricaines des droits de l’homme.

 

            5.         De prier le Conseil permanent de lui soumettre un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution lors de sa trentième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1634 (XXIX-O/99)

 

 

PROCÉDURES D’ÉLABORATION ET D’ADOPTION D’INSTRUMENTS

JURIDIQUES INTERAMÉRICAINS AU SEIN DE L’ORGANISATION

DES ÉTATS AMÉRICAINS

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur l’élaboration et l’adoption d’instruments juridiques dans le Système interaméricain (CP/doc.3193/99 rev. 1), établi en application de la résolution AG/RES. 1560 (XXVIII-O/98) intitulée:  “Procédures d’élaboration et d’adoption d’instruments juridiques interaméricains au sein de l’Organisation des États Américains”,

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que l’OEA est la tribune par excellence du Continent américain pour le développement et la codification du droit international;

 

            Que l’OEA jouit d’une longue expérience en matière d’élaboration d’instruments juridiques interaméricains fondamentaux;

 

            Que la pleine participation d’un grand nombre d’États membres renforcera et intensifiera ce processus;

 

            Que les directives concernant les procédures d’élaboration d’instruments juridiques interaméricains devraient encourager la participation intégrale des États membres et garantir qu’ils seront dûment et opportunément informés de toutes les étapes du processus et qu’ils auront en outre l’occasion de faire connaître leurs points de vue en la matière;

 

            Que les directives devraient également garantir que les instruments adoptés à l’issue du processus sont de la plus haute qualité sur le plan juridique;

 

            Qu’il convient de rappeler, au moment d’élaborer les instruments juridiques interaméricains pertinents, que la “Déclaration sur l’égalité des droits et des chances des femmes et des hommes et la parité homme-femme dans les instruments juridiques interaméricains” [AG/DEC. 18 (XXVIII-O/98)] recommande aux États membres “de veiller à ce que soient assurées expressément, dans les instruments juridiques interaméricains pertinents qui seront adoptés à l’avenir dans le domaine des droits de la personne, l’égalité juridique et de chances de l’homme et de la femme, ainsi que la parité homme-femme”;

 

            Qu’il convient d’établir une procédure unique qui soit suffisamment souple pour s’adapter à l’élaboration de différents types d’instruments juridiques,

DÉCIDE:

 

            D’adopter les directives suivantes recommandées pour l’élaboration et l’adoption d’instruments juridiques interaméricains au sein de l’Organisation:

 

 

DIRECTIVES RECOMMANDÉES POUR L’ÉLABORATION

ET L’ADOPTION D’INSTRUMENTS JURIDIQUES INTERAMÉRICAINS

 

 

Portée

 

            1.         Les recommandations suivantes sont formulées dans l’unique objectif d’orienter et de faciliter l’élaboration d’instruments juridiques interaméricains dans les cas où il n’existerait pas encore une procédure précise et où les États n’auraient pas encore décidé de la procédure à suivre dans un cas précis.

 

            2.         L’application de l’une ou de plusieurs de ces recommandations ne préjuge pas de leur application ou de la nécessité que les États décident d’appliquer les autres dispositions de cette résolution.

 

Proposition

 

            3.         A tout moment au sein d’un forum approprié, tout État membre est habilité à proposer l’examen d’une question apte à faire l’objet d’un instrument juridique interaméricain. Aux effets de la présente résolution, on entend par “instrument juridique interaméricain” tout traité, convention ou tout autre accord produisant des effets juridiques adoptés par les États membres dans le cadre de l’Organisation.

 

            4.         Les délégations peuvent appliquer ces procédures au processus d’examen et d’adoption des documents qui ne sont pas des traités, des conventions ou des accords, selon qu’ils l’estiment approprié.

 

            5.         Si la proposition n’est pas rejetée par l’instance devant laquelle elle est présentée, une étude préliminaire est sollicitée.

 

Étude préliminaire

 

            6.         L’étude préliminaire est élaborée par le Secrétariat général dans un délai raisonnable: Celui-ci pourra rechercher les services consultatifs des organes, organismes ou entités qu’il juge pertinents.

 

            7.         L’étude préliminaire couvre les points suivants:

 

                        a.         l’existence d’instruments juridiques en vigueur sur le thème proposé;

 

                        b.         une spécification des projets en cours en ce qui a trait à l’élaboration d’instruments juridiques internationaux sur la question proposée;

 

                        c.         une recommandation faisant état de la nécessité que soit élaboré un instrument juridique interaméricain en la matière et le cas échéant;

 

                                    i.          une recommandation quant aux modalités de l’élaboration de l’instrument juridique;

 

                                    ii.          une recommandation quant au type d’instrument juridique devant être adopté.

 

            8.         Le Conseil permanent est informé du démarrage de l’étude préliminaire.

 

            9.         À l’achèvement de l’étude préliminaire, le Secrétariat général la soumet à l’instance qui l’avait demandée.

 

            10.        Lorsque l’instance en question conclut  qu’il convient de procéder à l’élaboration d’un instrument juridique interaméricain, la question est soumise au Conseil permanent.

 

            11.        Si le Conseil permanent accepte les conclusions de l’étude préliminaire, il détermine la procédure à suivre pour l’élaboration de cet instrument.

 

Travaux préparatoires et projets initiaux

 

            12.        Pendant tout le processus d’élaboration et de négociation d’un instrument juridique, le Sous-Secrétariat aux questions juridiques exerce les attributions consultatives, d’appui juridique et de diffusion de l’information auprès des États membres. La Mission de l’État membre ou son représentant sera opportunément notifiée des réunions et de tout développement relatif à l’élaboration du document juridique.

 

            13.        Aussitôt déterminée la procédure préparatoire, les États membres en sont saisis; ils sont également informés des possibilités de consultation. Au titre de leur participation, les États membres peuvent aussi fournir des réponses à des questionnaires au moyen des interventions de leurs délégations, et de la formulation d’observations écrites sur les projets.

 

            14.        Le Conseil permanent confie à un groupe de travail de cet organe les travaux préparatoires et les projets initiaux.

 

            15.        Pour l’accomplissement de cette tâche, le Groupe de travail peut établir les critères, les directives et les objectifs qui doivent régir l’établissement du projet.  Il peut charger de la rédaction du projet initial, entre autres, le Comité juridique interaméricain, l’organe auteur du projet, ou toute autre instance estimée pertinente.

 

            16.        Les travaux préparatoires peuvent inclure, notamment, ce qui suit:

 

                        a.         une analyse de l’étude préliminaire;

 

                        b.         l’examen des commentaires formulés par les institutions auxquelles une telle demande a été adressée;

 

                        c.         l’examen des commentaires formulés par tout autre organe qui a été invité à les émettre.

 

            17.        Avant les négociations et l’adoption du projet définitif, il sera accordé aux États membres les délais suffisants et l’occasion d’analyser le projet initial.

 

            18.        Le projet définitif de l’instrument juridique est élaboré dans toutes les langues officielles de l’Organisation des États Américains.  Toutes les versions feront l’objet de révision par une commission de rédaction pour déterminer leur conformité avant d’être présentées aux États membres.

 

            19.        Le projet définitif de l’instrument juridique est distribué aux États membres dans les délais suffisants préalablement à la date prévue pour son examen au sein du Conseil permanent.

 

            20.        À la conclusion du processus précédent, le projet définitif est transmis au Conseil permanent pour que celui-ci détermine la procédure à suivre en vue de son adoption éventuelle.


AG/RES. 1635 (XXIX-O/99)

 

 

DÉCLARATION AMÉRICAINE DES DROITS ET DEVOIRS DE L’HOMME

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme (CP/CAJP-1523/99 corr. 1), établi en application de la résolution AG/RES. 1591 (XXVIII-O/98);

 

            GARDANT À L’ESPRIT qu’en 1948, la IXe Conférence internationale américaine a adopté la “Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme”, inspirée de la dignité de la personne humaine, de ses droits fondamentaux, de ses devoirs, et de la nécessité de créer des conditions de plus en plus favorables au plein respect de ces valeurs;

 

            PRENANT EN COMPTE que cette Conférence internationale américaine a estimé également que la promotion et la protection des droits de l’homme consacrées dans la Déclaration américaine devraient être renforcées en permanence;

 

            RAPPELANT que selon l’article II de la Déclaration américaine “…toutes les personnes, sans distinction de race, de sexe, de langue, de religion ou autre, sont égales devant la loi, et ont des droits et des devoirs consacrés dans cette Déclaration”;

 

            TENANT COMPTE du fait que par sa résolution AG/RES. 1591 (XXVIII-O/98), elle a chargé le Conseil permanent d’étudier et de proposer, au besoin, la modification du titre de la “Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme” comme suit:  “Déclaration américaine des droits et devoirs de la personne” ou toute expression estimée pertinente, et de remplacer également, le cas échéant, dans la rédaction de cette déclaration, le mot “homme” par “personne”, ou toute autre expression jugée pertinente,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De proroger le mandat confié au Conseil permanent par la résolution AG/RES. 1591 (XXVIII-O/98) “Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme”.

 

            2.         De demander au Conseil permanent de lui soumettre un rapport sur la mise en œuvre de ce mandat à sa trentième Session ordinaire.

 

 


AG/RES. 1636 (XXIX-O/99)

 

 

PROGRAMME INTERAMÉRICAIN DE LA CULTURE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Conseil permanent sur le Programme interaméricain de la culture (CP/CAJP-1524/99 corr. 1), établi en application de la résolution AG/RES. 1578 (XXVIII-O/98);

 

            RÉAFFIRMANT que l’OEA a décidé d’intensifier ses efforts pour promouvoir le dialogue et les mesures de coopération dans les secteurs prioritaires d’intérêt commun en faveur d’un développement intégral et durable, et que la culture est une composante fondamentale et intégrale du développement des Amériques;

 

            CONSIDÉRANT que le trafic illicite de biens culturels dans la région met en danger la préservation du patrimoine culturel des Amériques;

 

            RAPPELANT que, par la résolution AG/RES. 1578 (XXVIII-O/98) précitée, elle a chargé le Conseil permanent “de constituer un groupe de travail chargé d’élaborer une convention interaméricaine pour combattre le trafic illicite des biens culturels, en s’appuyant sur les instruments juridiques existant actuellement ainsi que sur les expériences, et de lui demander de présenter un rapport sur la progression des travaux dudit Groupe de travail à la prochaine Session ordinaire de l’Assemblée générale”,

 

 

DÉCIDE:

 

            1.         De proroger le mandat dont elle a investi le Conseil permanent aux termes du paragraphe 2 du dispositif de la résolution AG/RES. 1578 (XXVIII-O/98) intitulée: “Programme culturel interaméricain”.

 

            2.         De demander au Conseil permanent de lui soumettre un rapport à sa trentième Session ordinaire sur les suites données à ce mandat.

 

 


AG/RES. 1637 (XXIX-O/99)

 

 

FONDS SPÉCIAL PERMANENT APPELÉ À FINANCER LES ACTIVITÉS LIÉES

AUX MISSIONS D’OBSERVATION DES ÉLECTIONS DÉTACHÉES PAR L’OEA

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GENÉRALE,

 

            VU les résolutions AG/RES. 991 (XIX-O/89) et CP/RES. 572 (882/91) établissant que les ressources destinées au financement des missions d’observation des élections doivent provenir de sources externes;

 

            PRENANT EN COMPTE que la résolution CP/RES. 572 (882/91) adoptée par le Conseil permanent établit que l’Unité pour la promotion de la démocratie a pour objectif de donner suite rapidement et avec efficacité aux requêtes des États membres;

 

            RAPPELANT les résolutions AG/RES. 1401 (XXVI-O/96) et AG/RES. 1475 (XXVII-O/97) dont les passages pertinents font état de la possibilité de créer un fonds volontaire permanent appelé à financer les missions d’observation des élections détachées par l’Organisation;

 

            TENANT COMPTE de la résolution AG/RES. 1551 (XXVIII-O/98) dont le paragraphe 4 du dispositif se lit comme suit:  De prendre note des débats du Groupe de travail sur la démocratie représentative au sujet de la proposition visant à créer au sein du Secrétariat général, un Fonds volontaire permanent, destiné aux financements des missions d’observation des élections que demandent les États membres, et de charger le Secrétariat général de reprendre l’étude du fonds susmentionné pour le soumettre à l’attention du Conseil permanent, par l’intermédiaire du Groupe de travail précité”;

 

            AYANT EXAMINÉ le document “Proposition de création d’un fonds spécial permanent appelé à financer les missions d’observation des élections détachées par l’OEA” (CP/CAJP-1475/99) qui a été élaboré par le Secrétariat général, par le truchement de l’Unité pour la promotion de la démocratie;

 

            AYANT ANALYSÉ le document “Directives appelées à régir la création d’un fonds spécial consacré au financement des missions d’observation des élections détachées par l’OEA” (CP/CAJP-1495/99), fruit de discussions au sein du Groupe de travail sur la démocratie représentative, et de l’examen du dossier par le Conseil permanent;

 

            CONSCIENTE que le nombre de missions d’observation des élections sollicitées par les États membres s’est multiplié considérablement durant ces dernières années;

 

            PRÉOCCUPÉE par l’absence de ressources financières immédiatement disponibles qui peut avoir des incidences sur la réalisation opportune des objectifs des missions d’observation des élections;

            CONSIDÉRANT que l’échange d’opinions qui s’est déroulé au sein du Groupe de travail sur la démocratie représentative a débouché sur un accord quant à l’utilité de créer un fonds volontaire permanent appelé à contribuer au financement des missions d’observation des élections, permettant ainsi l’accomplissement des tâches qui leur sont confiées avec efficacité et efficience;

 

            SOULIGNANT qu’un fonds volontaire permanent comme celui envisagé doit être créé sur la base de critères précis qui définissent ses objectifs et régissent les activités devant être financées, les modalités d’obtention du financement du fonds, la gestion de celui-ci et la présentation de rapports sur l’utilisation des ressources,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De créer un fonds spécial permanent appelé à financer les activités liées aux missions d’observation des élections qui sont exposées dans les principes directeurs annexés à la présente résolution.

 

            2.         D’approuver les principes directeurs appelés à régir l’utilisation du fonds spécial permanent.

 

            3.         D’établir que les frais administratifs découlant de la gestion du fonds seront assumés par les ressources inscrites au Programme-budget et par d’autres ressources.

 

 

 


PRINCIPES DIRECTEURS RÉGISSANT LA CRÉATION D’UN FONDS SPÉCIAL

PERMANENT APPELÉ À FINANCER LES ACTIVITÉS LIÉES AUX MISSIONS

D’OBSERVATION DES ELECTIONS DÉTACHÉES PAR L’OEA

 

 

I.  OBJECTIFS DU FONDS

 

            1.         Contribuer au financement des activités des missions d’observation des élections (MOE) pour que l’OEA soit en mesure de donner suite opportunément aux demandes qui lui sont formulées par les États concernés, conformément à la résolution AG/RES. 991 (XIX-O/89).

 

            2.         Compléter les sources actuelles de financement des MOE qui se fondent sur les contributions volontaires individuelles reçues des États membres ou d’autres sources. Ces contributions continueront d’être recherchées par l’UPD dans chaque cas pour financer les missions qui lui sont requises.

 

            3.         Encourager l’élargissement de la base de données et la diversification des sources de financement.

 

 

II.  ACTIVITÉS

 

            1.         Le Fonds sera utilisé essentiellement pour la réalisation de missions d’exploration préélectorales visant:

 

                        a.         à donner suite aux demandes faites opportunément et sans délais par les États membres qui recherchent le détachement d’une mission d’observation des élections;

 

                        b.         à déterminer les besoins de la mission d’observation des élections;

 

                        c.         à répondre aux besoins immédiats qui peuvent se présenter lors de la réception de la demande.

 

            2.         En fonction des ressources disponibles dans le fonds et de la capacité de celui-ci de financer les activités préliminaires susmentionnées, on pourra:

 

                        a.         utiliser, pendant le déroulement de la Mission d’observation, les ressources du Fonds pour défrayer les coûts imprévus découlant du processus électoral et qui sont considérés comme indispensables à la réalisation des objectifs de la mission;

 

                        b.         financer à titre exceptionnel, les missions d’observation des élections qui revêtent un intérêt particulier pour l’État demandeur, mais qui ne disposent pas de contributions volontaires à ces fins.

 

 

III.  FINANCEMENT ET GESTION DU FONDS

 

            1.         Les apports de contributions au Fonds seront volontaires et chaque bailleur de fonds devra décider du montant de sa contribution.

 

            2.         Le Fonds relève de la gestion de l’UPD, un service du Secrétariat général chargé de l’organisation et du déroulement des missions d’observation des élections.  Le Fonds est géré conformément aux Normes générales de fonctionnement du Secrétariat général et des autres dispositions et règlements de l’Organisation.

 

            3.         Il incombera à l’UPD de rechercher des sources de financement auprès des États membres, des Observateurs permanents, des institutions internationales et d’autres sources éventuelles. L’UPD veillera à ce que le Fonds dispose de ressources adéquates pour atteindre les objectifs visés.

 

 

IV.  PRESENTATION DE RAPPORTS

 

            1.         Le Secrétariat général inclura dans ses rapports trimestriels qu’il adresse au Conseil permanent sur les activités de l’UPD, une section du rapport financier relatant les activités financées par les ressources du Fonds.

 

            2.         Le Secrétariat général inclura dans le rapport final de chaque mission d’observation des élections (MOE), les informations relatives aux activités financées par prélèvement sur les ressources du fonds, assorties des renseignements concernant les activités financées par des contributions individuelles spécifiques provenant d’États ou d’organisations.

 


AG/RES. 1638 (XXIX-O/99)

 

 

LE CANAL DU PANAMA

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            REAFFIRMANT la Déclaration de Washington souscrite par les Chefs d’État et de gouvernement ainsi que les représentants des Républiques américaines le 7 septembre 1977 dans laquelle a été reconnue “l’importance pour le Continent américain, le commerce et la navigation internationale, des accords qui ont permis d’assurer l’accessibilité et la neutralité permanente du Canal du Panama” comme le consacrent les Traités conclus à cette date par les Gouvernements de la République de Panama et les États-Unis d’Amérique, et connus sous le nom de Traités Torrijos-Carter;

 

           SOULIGNANT l’extraordinaire signification attachée au fait historique qu’à midi, le 31 décembre 1999,  au seuil du XXIe siècle, le Canal, avec toutes ses installations, passera au contrôle souverain de la République du Panama;

 

            SOULIGNANT QU’EN OUTRE, la République du Panama est entièrement prête à s’acquitter d’une mission si importante, en exerçant la souveraineté pleine et entière sur son territoire et en prenant en charge la totalité des tâches liées à la gestion du Canal au profit de tous les peuples libres du monde;

 

            PRENANT NOTE AVEC SATISFACTION des efforts déployés par les gouvernements de la République du Panama et des États-Unis dans le cadre de ce processus;

 

           SOULIGNANT la nécessité de créer des conditions favorables à la coopération régionale, fondée sur un consensus, quant à l’importance que le canal interocéanique, les océans, les mers et les zones côtières, ainsi que mise en valeur des ressources marines, revêtent pour les groupes humains et qu’ils soient gérés et exploités rationnellement;

 

            REITÉRANT que le maintien de la neutralité du Canal de Panama est indispensable au commerce et à la sécurité de la République du Panama, à la paix et la sécurité du Continent américain, ainsi qu’aux intérêts du commerce international;


            RAPPELANT la résolution AG/RES. 324 (VIII-O/78) “Dépôt au Secrétariat général de l’OEA du Traité relatif à la neutralité permanente et au fonctionnement du Canal de Panama”, la résolution AG/RES. 427 (IX-O/79) “Appel pour l’adhésion au Protocole du Traité relatif à la neutralité perpétuelle et au fonctionnement du Canal de Panama”, ainsi que la résolution AG/RES. 1376 (XXVI-O/96) “Le Canal de Panama au XXIe siècle”;

 

            RECONNAISSANT le rôle décisif que remplit la voie interocéanique dans un système multilatéral ouvert, ce qui exige la modernisation du Canal au XXIe siècle et l’adaptation de ses modalités d’opérations aux changements qui interviennent dans la mondialisation de l’économie et  l’ouverture des marchés, le tout accompagné d’un accroissement du commerce international;

 

            ACCUEILLANT AVEC SATISFACTION le processus de transition harmonieux dans lequel se sont engagés les deux gouvernements par l’entremise de leurs représentations diplomatiques, de la Commission du Canal de Panama, des autorités de la Région interocéanique et des autorités du Canal  de Panama,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De rendre hommage aux Gouvernements du Panama et des États-Unis d’Amérique pour les efforts qu’ils ont déployés en vue d’assurer la prise d’effet ponctuelle du Traité du Canal de Panama et du Traité relatif à la neutralité permanente et au fonctionnement du Canal de Panama datant de 1977.

 

            2.         De renouveler l’importance pour le commerce et la navigation internationale, de l’accessibilité permanente au Canal de Panama, ainsi que de la gestion durable de l’écosystème de son bassin hydrographique.

 

            3.         De lancer un appel à tous les États de la région et du monde entier qui ne l’ont pas encore fait, pour qu’ils adhèrent au Protocole du Traité qui déclare la neutralité permanente du Canal de Panama, afin que celui-ci demeure toujours une voie sûre et ouverte à la circulation des navires de toutes les nations sur un pied d’égalité intégrale.

 

            4.         D’épauler les efforts que déploient le Gouvernement panaméen, la Commission du Canal de Panama et l’Autorité du Canal de Panama pour continuer à moderniser le Canal, afin que la voie interocéanique puisse répondre de manière efficace aux besoins croissants du transport maritime requis par le commerce international et faciliter les échanges au profit de l’humanité.

 

            5.         De convoquer une séance protocolaire du Conseil permanent qui sera consacrée à la réalisation d’un Acte commémoratif de la signature des Traités du Canal de Panama.

 


AG/RES. 1639 (XXIX-O/99)

 

 

COOPÉRATION DE  L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS

AVEC LE SYSTÈME DES NATIONS UNIES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport du Secrétariat général sur la mise en application de la résolution AG/RES.  1536 (XXVIII-O/98) intitulée: “Coopération de l’Organisation des États Américains avec le Système des Nations Unies”,

 

DÉCIDE:

 

            1.         D’exprimer au Secrétaire général sa satisfaction pour les activités menées conjointement par les deux secrétariats conformément aux dispositions de l’Accord de coopération intervenu entre les deux institutions.

 

            2.         De faire part à nouveau au Secrétaire général adjoint de l’Organisation des États Américains de sa satisfaction pour la réussite de la coordination des activités de coopération technique.

 

            3.         D’exprimer sa satisfaction pour les échanges effectués entre les deux organisations dans des domaines comme le renforcement et la modernisation de l’OEA et la sécurité continentale, ainsi que pour les activités menées par le Secrétaire général, conjointement avec les Nations Unies dans les sphères d’action du Conseil interaméricain pour le développement intégré, de la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues, de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, de la Commission interaméricaine des femmes, de l’Unité sur le commerce, de l’Unité du développement social et de l’éducation, de l’Unité du développement durable et de l’environnement, de l’Unité pour la promotion de la démocratie, du Bureau  de la culture et de l’Institut interaméricain de l’enfance.

 

            4.         De demander au Secrétaire général de lui soumettre un rapport à sa trentième Session ordinaire sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 


AG/RES. 1640 (XXIX-O/99)

 

 

PRÉOCCUPATIONS PARTICULIÈRES  DES PETITS ÉTATS

INSULAIRES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ

 

(Résolution adoptée à la  première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le Rapport annuel du Conseil permanent  (AG/doc.3830/99), notamment le chapitre sur la sécurité continentale qui traite du sujet des Préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité;

 

RAPPELANT:

 

            Ses résolutions AG/RES. 1497 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1567 (XXVIII-O/98) intitulées: “Préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité” et AG/RES. 1410 (XXVI-O/96) intitulée: “Promotion de la sécurité des petits États insulaires”;

 

            Les directives qu’elles a émises dans la résolution AG/RES. 1567 (XXVIII-O/98) susmentionnée ainsi que dans la résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98) intitulée:  “Mesures pour le renforcement de la confiance et de la sécurité dans les Amériques” à l’intention du Conseil permanent pour qu’il envisage  la convocation d’une autre réunion de haut niveau sur les préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité,

 

            TENANT COMPTE de sa résolution  AG/RES. 1674 (XXIX-O/99) intitulée: “Les changements climatiques dans le Continent américain,”

 

CONSIDERANT:

 

            Que les États membres, en vertu de l’article premier de la Charte de l’Organisation des États Américains, ont pris l’engagement de “parvenir à un ordre de paix et de justice, de maintenir leur solidarité, de renforcer leur collaboration et de défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance”; et qu’en vertu de l’article 2 a de la Charte, l’un des buts essentiels de l’Organisation est de “garantir la paix et la sécurité du continent”;

 

            Que selon l’article 3 b de la Charte “l’ordre international est basé essentiellement sur le respect de la personnalité, de la souveraineté et de l’indépendance des États ainsi que sur le fidèle accomplissement des obligations découlant des traités et des autres sources du droit international”;

 

            RÉAFFIRMANT que les petits États insulaires ont conclu que leur sécurité est multidimensionnelle dans sa portée et son application, et qu’elle englobe, entre autres, les aspects militaires et politiques traditionnellement associés à la sécurité des États; la protection et la préservation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’État; le droit d’être protégé de toute agression et coercition militaires de l’extérieur; le droit d’être protégé contre toute ingérence d’un État ou d’un autre acteur extérieur qui ne soit pas un État dans leurs affaires politiques intérieures; la protection contre des conditions environnementales et les catastrophes écologiques qui pourraient mettre en danger la viabilité de l’État; les liens entre le commerce, le développement économique et la sécurité; et enfin la capacité de maintenir et de protéger les institutions démocratiques qui assurent la paix intérieure;

 

RECONNAISSANT:

 

            Que les petits États insulaires sont particulièrement exposés aux effets potentiels des changements climatiques à travers le monde, comme l’élévation du niveau de la mer et que les ouragans et tempêtes tropicales ont provoqué de graves pertes en fait de ressources et d’infrastructure, ce qui a sévèrement affecté le développement économique et social de ces pays;

 

            Qu’en vertu de leur taille, les petits États insulaires sont caractérisés par leurs petites économies;

 

            Que la sécurité des petits États insulaires peut être renforcée grâce à la collaboration entre les petits États insulaires, et entre ces États et d’autres États du Continent américain;

 

            Que la sécurité des petits États insulaires peut être améliorée grâce à l’application des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité qui ont été indiquées dans les Déclarations de Santiago et de San Salvador relatives aux mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité;

 

            Que la Réunion de haut niveau sur les préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité qui s’est tenue à San Salvador en 1998 a conclu que la sécurité des petits États insulaires peut être affermie en déclarant la région des Caraïbes une zone de paix;

 

            RAPPELANT que lors du Sommet des Amériques sur le développement durable tenu en Bolivie en 1996, les chefs d’État et de gouvernement se sont engagés à “promouvoir les accords conclus à l’occasion de la Conférence globale sur le développement durable des petits États insulaires en développement, laquelle a eu lieu à la Barbade en  1994”;

 

NOTANT:

 

            Que les États membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ont proposé que la Mer des Antilles soit internationalement reconnue comme une région spéciale dans la perspective du développement durable;

 

            Que pendant leur troisième Réunion continentale, les ministres chargés du transport  ont accepté d’encourager activement et collectivement les transporteurs maritimes et aériens internationaux à respecter intégralement les normes internationales régissant le transport de déchets nucléaires et autres marchandises dangereuses, et qu’ils ont décidé de poursuivre les discussions à l’échelle régionale sur les progrès réalisés;

 

            RECONNAISSANT l’importante tâche entreprise par le Secrétariat général de l’OEA ainsi que d’autres organes, organismes et entités du Système interaméricain pour aider les petits États insulaires à faire face à leurs préoccupations particulières en matière de sécurité,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport annuel du Conseil permanent en ce qui concerne les préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité.

 

            2.         De demander au Conseil permanent de poursuivre l’examen, par l’intermédiaire de sa Commission sur la sécurité continentale, et en collaboration avec le Secrétariat général, des moyens d’encourager une plus large sensibilisation et une meilleure compréhension des préoccupations particulières des petits États insulaires, d’identifier et de promouvoir l’application de nouvelles mesures de coopération pour répondre à ces préoccupations.

 

            3.         D’encourager les États membres de l’Organisation des États Américains à échanger et à partager les informations qui pourraient renforcer la sécurité et les moyens de défense des petits États insulaires.

 

            4.         De prier instamment les États membres d’appuyer les efforts que déploient les petits États insulaires pour gérer leurs préoccupations particulières en matière de sécurité, notamment celles qui sont de nature économique et financière, compte tenu de leur vulnérabilité et de leur niveau de développement.

 

            5.         De demander au Secrétariat général ainsi qu’aux organes, organismes et entités pertinents du système interaméricain de mettre au point et de renforcer les programmes de coopération dans les petits États insulaires sur le plan de la prévention des catastrophes naturelles et pour en atténuer les effets, sur la demande et avec l’autorisation des États concernés.

 

            6.         D’exhorter les États membres à activement mettre en œuvre le programme de coopération dont fait état le Plan d’action émané de la Troisième Réunion continentale au niveau ministériel sur le transport, en ce qui concerne le transport aérien et maritime des déchets nucléaires ou d’autres substances dangereuses.

 

            7.         De recommander aux États membres d’adopter des politiques destinées à préserver l’environnement naturel des Caraïbes, notamment des politiques sur le déplacement de déchets dangereux en application de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et leur destruction.

 

            8.         De prier instamment les États membres de coopérer avec les petits États insulaires à l’élimination d’activités criminelles transnationales qui menacent la stabilité et la sécurité de ces petits États insulaires, et de demander au Conseil permanent ainsi qu’à ses commissions ou groupes de travail compétents de rechercher, en collaboration avec le Secrétariat général, les moyens de combattre ces activités criminelles, et de soutenir les petits États insulaires dans leurs efforts pour mettre fin à ces activités.

 

            9.         De reconnaître l’importance de la participation de l’OEA à la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée à l’examen et à l’évaluation du Programme d’action de la Barbade, et d’encourager l’examen de questions portant sur les préoccupations particulières des petits États insulaires lors de réunions sectorielles pertinentes, y compris au sein de la Commission interaméricaine sur le développement durable.

 

            10.        De prendre note avec satisfaction de l’appui technique permanent fourni par le Secrétariat général aux petits États insulaires dotés de plus petites économies, lors des négociations portant sur la Zone de libre-échange des Amériques.

 

            11.        De demander au Conseil permanent d’une part, d’examiner la proposition selon laquelle la sécurité des petits États insulaires peut être affermie si les Caraïbes sont déclarées une zone de paix, et d’autre part, de présenter un rapport à ce sujet à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire.

 

            12.        De demander à nouveau au Conseil permanent de continuer à examiner la question des préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité, en vue de la convocation d’une autre Réunion de haut niveau sur cette question, et de procéder aux préparatifs nécessaires de cette réunion.

 

            13.        De demander au Secrétariat général de continuer à prendre les mesures voulues pour répondre aux préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité, y compris celles qui ont été identifiées à la Réunion de haut niveau sur les préoccupations particulières des petits États insulaires qui a eu lieu à San Salvador en février 1998, et par la Réunion spéciale de la Commission sur la sécurité continentale qui s’est tenue en octobre 1996.

 

            14.        De charger le Conseil permanent de mener les activités mentionnées dans la présente résolution dans la limite des ressources allouées dans le Programme-budget et d’autres  ressources.

 

            15.        De demander au Secrétariat général de présenter un rapport au Conseil permanent, par l’intermédiaire de sa Commission sur la sécurité continentale, et avant la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale, sur l’application des dispositions de la présente résolution.

 

            16.        De demander au Conseil permanent de présenter un rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 

            17.        De demander au Secrétaire général de transmettre la présente résolution au Secrétaire général de l’Association des États de la Caraïbe (CARICOM) et au Secrétaire général des Nations Unies.


AG/RES. 1641 (XXIX-O/99)

 

 

APPUI AU PROGRAMME DE DÉMINAGE EN AMÉRIQUE CENTRALE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le Rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3830/99) et, en particulier, la section concernant le Rapport du Secrétariat général sur les activités menées par l’Unité pour la promotion de la démocratie (UPD) pendant le troisième trimestre de 1998 (CP/doc.3145/99) et sur le Programme de déminage en Amérique centrale (PADCA);

 

            Tenant compte de ses résolutions AG/RES. 1122 (XXI-O/91), AG/RES. 1191 (XXII-O/92), AG/RES. 1343 (XXV-O/95), AG/RES. 1413 (XXVI-O/96), AG/RES. 1498 (XVII-O/97), ainsi que de ses résolutions AG/RES. 1568 (XXVIII-O/98) “Appui au programme de déminage en Amérique centrale” et AG/RES. 1240 (XXIII-O/93) “Organisation interaméricaine de défense”;

 

            TENANT COMPTE également  du document intitulé: “Programme d’assistance au déminage en Amérique centrale:  Responsabilité des participants (GT/PDCA-7/97 rev. 1);

 

            réaffirmant sa profonde préoccupation face à la présence en Amérique centrale de milliers de mines antipersonnel et d’autres dispositifs qui n’ont pas explosé, qui continuent de menacer la population et ont des répercussions funestes sur la population civile innocente, causant des tragédies familiales et individuelles, imposant des obstacles au développement socio-économique dans de vastes zones rurales fertiles et entravant l’intégration frontalière de ces zones;

 

            EXPRIMANT en particulier sa consternation devant la multitude de victimes, notamment des enfants, de ces mines et autres dispositifs qui n’ont pas explosé;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que le cyclone Mitch a compromis lors de son passage en Amérique centrale les opérations de déminage, particulièrement au Honduras et  au Nicaragua, en raison du déplacement des mines hors de leur localisation d’origine;

 

            Que les effets du cyclone Mitch ainsi que l’ampleur des travaux à réaliser au Nicaragua (73.000 mines) rendent nécessaire une évaluation de la viabilité de la réalisation de l’objectif qui consiste à mettre fin aux opérations d’ici à l’an 2000;


CONSIDÉRANT:

 

            La demande d’appui additionnel de ressources et de superviseurs adressée et formulée par le Secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA)  aux États membres, organismes donateurs et de coopération, pour pouvoir redoubler d’efforts en vue d’achever le programme de déminage au Honduras et au Nicaragua dans les plus brefs délais;

 

            La dégradation actuelle des unités de transport aérien et terrestre utilisées dans les opérations de déminage et d’évacuation des victimes potentielles, phénomène qui a déjà provoqué de regrettables tragédies et affecte sérieusement la poursuite des programmes de déminage;

 

            Les efforts déployés par les gouvernements du Costa Rica, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua pour mettre terme aux travaux d’enlèvement de mines antipersonnel;

 

            Les importantes contributions apportées par les États membres tels que l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, El Salvador, les États-Unis, le Pérou, l’Uruguay et le Venezuela, ainsi que par les pays observateurs permanents tels que l’Allemagne, l’Espagne, la Fédération de Russie, la France, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, la Suède, la Suisse, le Danemark et la Norvège dans le cadre du Programme de déminage en Amérique centrale (PADCA);

 

            Les importantes activités de coordination et de collecte de fonds menées par le Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA), par l’intermédiaire de l’Unité pour la promotion de la démocratie (UPD), en faveur du PADCA et des programmes orientés vers la rééducation physique et psychologique des victimes ainsi que vers la récupération socio-économique des terrains déminés;

 

            Le précieux appui apporté par la Commission sur la sécurité continentale et l’importante assistance technique fournie par l’Organisation interaméricaine de défense au PADCA;

 

            Les efforts consentis par les pays d’Amérique centrale pour assurer que les instruments internationaux relatifs aux mines terrestres antipersonnel prennent en compte les aspects humanitaires des opérations de déminage et d’assistance aux victimes;

 

            L’entrée en vigueur, le 1er mars 1999, de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines terrestres antipersonnel et sur leur destruction (Convention d’Ottawa), ainsi que la ratification de cet instrument par les pays centraméricains;

 

            Le lancement des opérations de déminage et d’enlèvement d’engins explosifs au Guatemala;

 

            Le lancement du Programme d’assistance canine en appui au PADCA au Costa Rica, au Nicaragua et au Honduras;

 

            La création, au sein de la structure de l’UPD, d’un service dénommé: “Action intégrée contre les mines antipersonnel” (AICMA), qui servira au Secrétariat général de point focal pour la lutte contre les mines antipersonnel;

 

            Les activités du Programme de coopération mixte Mexique/Canada/Organisation panaméricaine de la santé (OPS) conçu pour apporter des soins aux victimes des mines terrestres antipersonnel au Salvador, au Honduras et au Nicaragua;

 

            Les précieuses contributions du Séminaire régional sur les mines terrestres antipersonnel “Respectons notre engagement” parrainé par le Mexique et le Canada et réalisé avec l’appui de l’OEA et de l’OPS à Mexico les 11 et 12 janvier 1999, où il a été rendu hommage à la contribution considérable de l’OEA aux opérations de déminage en Amérique centrale;

 

            La Réunion sur les progrès des opérations de déminage en Amérique centrale qui s’est tenue à Managua (Nicaragua)  les 12 et 13 avril 1999 et la Déclaration commune des Ministres des relations extérieures d’Amérique centrale réaffirmant l’engagement de leurs gouvernements envers les activités de déminage et de destruction d’engins explosifs, ainsi que le ferme engagement de mettre un terme aussitôt que possible aux programmes nationaux de déminage;

 

            La tenue de la première Réunion des États parties à la Convention d’Ottawa  qui a eu lieu à Maputo (Mozambique) du 3 au 7 mai 1999,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De noter avec satisfaction le Rapport annuel du Conseil permanent sur les activités du Secrétariat général en ce qui a trait au Programme d’assistance au déminage en Amérique centrale (PADCA).

 

            2.         De renouveler aux États membres et aux pays observateurs permanents ainsi qu’à la communauté internationale en général, ses remerciements pour leur contribution au PADCA et aux programmes visant à l’éducation préventive de la population civile sur le danger des mines terrestres antipersonnel, la rééducation physique et psychologique des victimes, ainsi qu’à la récupération socio-économique des zones déminées; de prier instamment ces  partenaires de continuer là prêter leur appui dans ce domaine.

 

            3.         De lancer un appel aux États membres, aux donateurs et organismes de coopération pour qu’ils répondent favorablement à la demande d’appui supplémentaire formulée par le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) pour redoubler d’efforts face aux dégâts provoqués par le cyclone Mitch, et pour mettre un terme au programme de déminage au Honduras et au Nicaragua dans les meilleurs délais.

 

            4.         De prier instamment le Secrétariat général de rechercher des ressources externes pour permettre l’achat de l’équipement nécessaire et, selon le cas, pour examiner et réparer l’équipement en service, garantir la sécurité des personnes prenant part aux opérations de déminage et procéder à l’évacuation immédiate des victimes en cas d’urgence.

 

            5.         D’accueillir avec satisfaction l’entrée en vigueur, le 1er mars 1999, de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines terrestres antipersonnel et sur leur destruction (Convention d’Ottawa), laquelle exhorte les États parties qui sont en mesure de le faire  à prêter assistance aux opérations de déminage, de rééducation et de réinsertion sociale et économique des victimes ainsi qu’au programme d’information sur le danger des mines en Amérique centrale.

 

            6.         De noter avec satisfaction la ratification de la Convention d’Ottawa par les pays d’Amérique centrale.

 

            7.         De mettre l’accent sur la tenue du Séminaire régional concernant les mines terrestres antipersonnel “Respectons notre engagement”; la Réunion sur le progrès des opérations de déminage en Amérique centrale et la première Réunion des États parties à la Convention d’Ottawa, compte tenue du fait que ces activités contribuent à la diffusion d‘information sur les effets nocifs des mines terrestres antipersonnel, au déploiement d’efforts pour éliminer ce type d’engins et à l’obtention d’un appui international aux programmes de déminage et de rééducation des victimes des mines antipersonnel.

 

            8.         De souligner l’importance du Plan national de déminage actualisé, présenté par le Gouvernement du Nicaragua ainsi que du Plan international d’appui de l’OEA à ce plan.

 

            9.         De prier instamment le Secrétariat général de continuer à fournir, dans la limite des ressources allouées dans le Programme-budget et d’autres ressources, l’appui nécessaire aux pays d’Amérique centrale pour les mettre en mesure de poursuivre leurs programmes de déminage ainsi que l’éducation préventive, la rééducation des victimes, et la relance socio-économique des zones déminées.

 

            10.        De renouveler sa demande au Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI) d’élaborer, dans le cadre de son programme de coopération et conformément à son Plan stratégique de partenariat pour le développement 1997-2001, des programmes d’appui socio-économique et éducatif à l’intention des collectivités centraméricaines où ont été achevées les opérations de déminage.

 

            11.        De demander aux organes, organismes et entités du Système interaméricain de prêter leur collaboration aux programmes de déminage et aux programmes d’éducation préventive à l’intention de la population civile au sujet des dangers que posent les mines antipersonnel, des programmes de rééducation physique et psychologique des victimes et de revendications socio-économiques des zones déminées d’Amérique centrale.

 

            12.        De demander à l’Organisation interaméricaine de défense (JID) de continuer à apporter son assistance technique au PADCA.

 

            13.        D’encourager les efforts continus déployés dans le cadre du Programme mixte de coopération Mexique/Canada/Organisation panaméricaine de la santé (OPS) pour apporter des soins aux victimes des mines antipersonnel au Salvador, au Honduras et au Nicaragua, notamment pour faciliter la participation des personnes touchées à la prise de décisions concernant leurs soins et leur traitement.

 

            14.        De demander au Secrétaire général de l’OEA de transmettre la présente résolution au Secrétaire général des Nations Unies et aux autres organisations internationales qu’il estime appropriées.

 

            15.        De prier le Secrétariat général de faire rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, sur l’application de la présente résolution.

 


AG/RES. 1642 (XXIX-O/99)

 

 

PROLIFÉRATION ET TRAFIC ILLICITE DES ARMES INDIVIDUELLES

ET DES ARMES LÉGÈRES

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3830/99), notamment le chapitre qui traite du Rapport de la Commission sur la sécurité continentale relatif à la prolifération et au trafic illicite des armes individuelles et des armes légères (CP/CSH-214/99);

 

            ACCUEILLANT la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies arrêtée par la résolution 53/77E intitulée: “Armes individuelles”, et par laquelle elle appelle à la convocation, au plus tard en 2001, d’une conférence internationale sur tous les aspects du trafic illicite d’armes;

 

            RAPPELANT La Convention interaméricaine contre la production et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes;

 

            SOULIGNANT l’importance de la signature et de la ratification par les États membres, de cette Convention dans les plus brefs délais;

 

            RAPPELANT sa résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98) “Mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité”, par laquelle elle charge  le Conseil permanent de s’efforcer de trouver, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale, l’approche la plus appropriée à l’échelle continentale pour renforcer le dialogue permettant d’aborder les questions relatives au traitement des armes individuelles et à leur trafic illicite;

 

            RECONNAISSANT que pour lutter contre le problème des armes individuelles et des armes légères, il est nécessaire que soient prises des mesures qui portent sur la sécurité, la collecte et la destruction des armes récupérées par suite de la démobilisation d’anciens combattants et de leur réinsertion à la vie civile, les questions humanitaires, les caractéristiques culturelles et économiques, ainsi que les aspects juridiques du contrôle des armements;


            RECONNAISSANT également le besoin d’adopter une approche coordonnée et globale aux échelons mondial, régional et national, pour lutter contre l’accumulation et la prolifération déstabilisatrices des armes individuelles et des armes légères, afin de contribuer à la paix et à la sécurité internationales et régionales;

 

            CONSCIENTE du besoin urgent de poursuivre la coopération continentale en vue de prévenir, de combattre et d’éliminer le trafic et la fabrication illicites des armes à feu, munitions, explosifs, et autres matériels connexes, en raison des effets nuisibles qu’exercent ces activités sur la sécurité de chaque État et sur toute la région, et qui mettent en danger le bien-être des populations, leur développement social et économique et leur droit de vivre en paix;

 

            CONVAINCUE du besoin de poursuivre et d’approfondir la coopération multilatérale à titre de contribution à la solution des problèmes liés à la prolifération et au trafic illicite des armes individuelles et des armes légères;

 

            RENDANT HOMMAGE aux précieux travaux effectués par les Nations Unies et le Groupe d’experts gouvernementaux des Nations Unies sur les armes légères pour relever le défi que posent les armes individuelles et les armes légères pour la sécurité régionale et internationale;

 

            RÉAFFIRMANT l’engagement pris par les États membres de respecter les embargos sur les armements arrêtés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, grâce à l’adoption, le cas échéant de lois nationales appropriées;

 

            PRENANT NOTE avec intérêt des travaux en cours dans le cadre de l’élaboration d’une convention internationale contre le crime organisé à l’échelle transnationale, ainsi que d’un protocole pour la lutte contre la production et le trafic illicites des armes à feu, de leurs pièces détachées et composants ainsi que des munitions, dans le cadre de la Commission des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale relevant du Conseil économique et social, ainsi que d’autres efforts connexes déployés par la Commission et le Centre de prévention du crime international situé à Vienne;

 

            RAPPELANT avec satisfaction la décision sans précédents adoptée par les membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le 31 octobre 1998, de déclarer un moratoire sur les importations, les exportations et la production d’armes légères;

 

            NOTANT le document d’Oslo intitulé “Agenda international sur les armes individuelles et les armes légères: éléments d’un accord”;

 

            RENDANT HOMMAGE à l’importance du Règlement-type pour le contrôle des mouvements internationaux des armes à feu et de leurs pièces détachées et composants, ainsi que des munitions, adopté par la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues (CICAD), adopté à la vingt-huitième Session ordinaire de l’Assemblée générale [AG/RES. 1543 (XXVIII-O/98)] et exprimant sa satisfaction pour les travaux accomplis dans le cadre de ce Règlement-type ainsi que pour les activités de formation menées par la CICAD,


DÉCIDE:

 

            1.         D’encourager les États membres à mettre en application, lors de l’élaboration des normes et lois nationales, lorsqu’ils le jugent applicable, le Règlement-type pour le contrôle des mouvements internationaux des armes à feu et de leurs pièces détachées et composants, ainsi que des munitions, adopté par la Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues (CICAD).

 

            2.         D’encourager les États membres à adopter les mesures qui s’imposent au sujet du  courtage et du transit d’armements pour combattre le trafic illicite des armes individuelles et des armes légères.

 

            3.         De demander à la CICAD de poursuivre ses programmes de formation afin de contribuer au renforcement des capacités des États membres à traiter le problème de la prolifération et du trafic illicites des armes à feu.

 

            4.         De charger le Conseil permanent de prendre les mesures ci-après par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale.

 

                        a.         Tenir une réunion consacrée à la poursuite des travaux concernant la formulation de critères plus appropriés à l’échelle continentale, appelé à renforcer le dialogue sur les questions liées aux armes individuelles, aux armes légères et à leur trafic illicite.

 

                        b.         Inviter à cette réunion le président du groupe d’experts gouvernementaux sur les armes individuelles mis en place par les Nations Unies; les experts des États membres qui ont participé aux travaux de ce groupe et qui seront disponibles à ce moment; le président de la Commission ad hoc des Nations Unies sur l’élaboration d’une Convention contre le crime transnational organisé, ainsi que le directeur du Centre de Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement de l’Amérique latine et des Caraïbes, aux fins d’obtenir des informations sur le résultat des travaux accomplis dans ce domaine.

 

            5.         D’appuyer la décision relative à la conclusion, d’ici à l’an 2000, des négociations, à Vienne, portant sur l’élaboration d’une convention internationale contre le crime transnational organisé et, en particulier, de son protocole connexe sur la lutte contre la fabrication et le trafic illicites des armes à feu, de leurs pièces détachées et composants ainsi que des munitions, processus fondé sur la Convention interaméricaine contre la production et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes.

 

            6.         De demander à la CICAD de continuer à prêter son assistance aux États membres dans les questions relevant de sa compétence, en vue de faciliter l’application de la Convention interaméricaine précitée ainsi que la mise en œuvre, lorsqu’il y a lieu, dudit Règlement type.

 

            7.         De charger le Conseil permanent de mener les activités visées dans la présente résolution dans la limite des ressources allouées dans le Programme-budget et d’autres ressources.

 

            8.         De demander au Secrétaire général de faire parvenir la présente résolution au Secrétaire général des Nations Unies.

 

            9.         De demander au Conseil permanent de soumettre un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution à l’Assemblée générale lors de sa trentième Session ordinaire.


AG/RES. 1643 (XXIX-O/99)

 

 

PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA COMMISSION SUR LA SÉCURITÉ CONTINENTALE ÉTABLI DANS LA PERSPECTIVE DES PRÉPARATIFS DE LA CONFÉRENCE SPÉCIALE

SUR LA SÉCURITÉ

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

            VU le rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3839/99), et en particulier, le chapitre qui traite du rapport de la Commission sur la sécurité continentale (CP/CSH-214/99) qui inclut le “Programme de travail de la Commission sur la sécurité continentale établi dans la perspective des préparatifs de la Conférence spéciale sur la sécurité”;

 

            AYANT PRÉSENT À L’ESPRIT que selon l’article 2 de la Charte de l’Organisation des États Américains (OEA), l’un des objectifs fondamentaux de l’Organisation est de garantir la paix et la sécurité dans le Continent américain;

 

            RAPPELANT ses résolutions AG/RES. 1121 (XXI-O/91) et AG/RES. 1123 (XXI-O/91) sur le renforcement de la paix et de la sécurité dans le Continent américain, et ses résolutions AG/RES. 1179 (XXII-O/92), AG/RES. 1237 (XXIII-O/93), AG/RES. 1284 (XXIV-O/94), AG/RES. 1288 (XXIV-O/94), AG/RES. 1353 (XXV-O/95), AG/RES. 1409 (XXVI-O/96), AG/RES. 1494 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98) sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité;

 

            RAPPELANT ÉGALEMENT que les Chefs d’État et de gouvernement réunis au Deuxième Sommet des Amériques ont chargé la Commission sur la sécurité continentale “ d’analyser la signification, la portée et les conséquences pour le Continent américain des concepts internationaux de sécurité, afin d’élaborer des approches communes les plus appropriées pour en gérer les divers aspects, y compris le désarmement et le contrôle des armements”, et de “préciser les moyens à prendre pour revitaliser et renforcer les institutions du Système américain liées aux divers aspects de la sécurité continentale”, dans la perspective de la réalisation, dès l’achèvement de ce processus, d’une Conférence spéciale sur la sécurité, dans le cadre de l’OEA, qui se tiendrait au plus tard au début de la prochaine décennie;

 

            RAPPELANT EN OUTRE l’apport du “Forum sur l’avenir de la sécurité internationale dans le Continent américain” organisé par le Gouvernement du Chili avec l’appui du Gouvernement des États-Unis et du Secrétariat général, qui s’est tenu au siège de l’Organisation les 19 et 20 avril 1999, au cours duquel des universitaires et des experts des États membres ont échangé leurs points de vue sur les questions de sécurité continentale;

 

            NOTANT AVEC SATISFACTION la Réunion spéciale de la Commission sur la sécurité continentale tenue les 20 et 21 avril 1999, à laquelle ont participé des experts des États membres, et dont l’objectif était de conduire une analyse sur la signification, la portée, et l’envergure des concepts de sécurité internationale dans le Continent américain, et de préciser les moyens de revitaliser et de renforcer les institutions du Système interaméricain liées aux divers aspects de la sécurité continentale, ainsi que des contributions offertes par écrit par les États membres comme la Bolivie  (CP/CSH-163/99) et le Canada (CP/CSH-216/99) à ce processus,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De charger le Secrétariat général d’élaborer ou d’actualiser, selon le cas,  celles qui existent déjà, sur l’état du Traité interaméricain d’assistance mutuelle (TIAM), et sur l’Organisation interaméricaine de défense (JID); de compiler les instruments juridiques relatifs au Système interaméricain et liés aux différents aspects de la sécurité continentale, et de soumettre ces études au Conseil permanent au plus tard le 15 novembre 1999.

 

            2.         De charger le Secrétariat général de dresser un inventaire actualisé de la participation des États membres de l’Organisation des États Américains (OEA) aux accords multilatéraux en matière de désarmement et de contrôle des armements, et de faire appel à cet effet à la coopération des Nations Unies.

 

            3.         D’exhorter les États membres à continuer à faire connaître leurs critères et points de vue sur les suites données aux mandats énoncés par le Deuxième Sommet des Amériques à l’intention de la Commission sur la sécurité continentale conformément à la résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98), et en particulier ceux qui portent sur les questions soulignées au paragraphe 1 ci-dessus du dispositif.

 

            4.         De prier instamment les États membres de promouvoir la tenue de forums universitaires avec la participation d’experts, ainsi que d’autres forums non gouvernementaux afin d’avancer sur la voie de l’analyse et de la discussion de tous les aspects de la sécurité internationale dans le Continent américain.

 

            5.         De demander aux États membres de communiquer au Conseil permanent tout renseignement qu’ils jugent pertinent sur l’application des accords de sécurité sous-régionaux et bilatéraux auxquels ils sont parties, pour qu’ils puissent contribuer au processus d’analyse de la sécurité continentale, y compris au niveau sous-régional.

 

            6.         De demander au Conseil permanent d’étudier, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale, les problèmes et les risques qui se posent pour la paix et la sécurité dans le Continent américain, ainsi que la prévention et le règlement des différends.

 

            7.         De charger le Conseil permanent de tenir, par l’entremise de la Commission sur la sécurité continentale, une ou deux réunions spéciales avec la participation d’experts des États membres pour qu’ils continuent à concevoir des approches communes mieux adaptées qui permettent d’aborder les divers aspects de la sécurité internationale dans le Continent américain, en tenant compte des antécédents présentés dans les études et communications mentionnées aux paragraphes 1, 2, 3, 5 et 6 ci-dessus, selon le cas, afin d’avancer, une fois achevées ces tâches, sur la voie des préparatifs de la Conférence spéciale sur la sécurité.

 

            8.         De demander au Conseil permanent de mener les activités visées dans la présente résolution en fonction des ressources qui ont été allouées à ce titre dans le Programme-budget, ainsi que d’autres ressources.

 

            9.         De demander au Conseil permanent de faire rapport à l’Assemblée générale, lors de sa trentième Session ordinaire, sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 


AG/RES. 1644 (XXIX-O/99)

 

 

LE CONTINENT AMÉRICAIN:  ZONE DÉBARRASSÉE

DE MINES TERRESTRES ANTIPERSONNEL

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3830/99) et, en particulier, la section qui traite du rapport sur la sécurité continentale (CP/CSH-214/99) portant sur le point: “Le Continent américain —  zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel”;

 

RAPPELANT:

 

            Ses résolutions AG/RES. 1411 (XXVI-O/96), AG/RES. 1496 (XXVII-O/97) et AG/RES. 1569 (XXVIII-O/98) intitulées: “Le Continent américain:  Zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel” qui réaffirment les objectifs d’élimination globale des mines terrestres antipersonnel et de conversion du Continent américain en une zone exempte de mines terrestres antipersonnel;

 

            Ses résolutions AG/RES. 1299 (XXIV-O/94), AG/RES. 1335 (XXV-O/95) et AG/RES. 1343 (XXV-O/95) traitant également des mines terrestres antipersonnel;

 

            ACCUEILLANT AVEC SATISFACTION l’appui constamment fourni par la communauté internationale, et notamment le rôle actif joué par les États membres de l’Organisation des États Américains dans la campagne visant à débarrasser le monde des mines terrestres antipersonnel,

 

            RÉAFFIRMANT que  les belligérants n’ont pas un droit illimité quant au choix des moyens de nuire à l’ennemi,

 

            GARDANT À L’ESPRIT la décision prise par les Chefs d’État et de gouvernement dans le Plan d’action émané du Deuxième Sommet des Amériques “d’encourager également les États membres à prendre des mesures, conformément aux décisions arrêtées dans le Plan d’action du Deuxième Sommet des Amériques, et à soutenir les efforts humanitaires internationaux en vue du déminage de cette région, dans la perspective de l’établissement de la priorité en faveur des mines qui menacent les populations civiles et de la remise en état des terres à des fins productives. De souligner que cette remise en état se déroulera au moyen d’une coopération et d’une coordination régionales et internationales efficaces, sur la demande des États concernés, pour la réalisation de relevés topographiques, la pose de balises, la confection de tracés cartographiques et le déminage; la sensibilisation effective de la population civile au danger des mines et l’aide aux victimes des mines; la mise en œuvre et le déploiement de nouvelles techniques appropriées de détection des mines et de déminage, selon le cas;”


NOTANT:

 

            Que la Convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et  sur leur destruction, laquelle Convention est entrée en vigueur le 1er mars 1999, œuvre en faveur de l’objectif de faire du Continent américain une zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel;

 

            Que, lors de son entrée en vigueur parmi les cent trente-cinq États signataires de la Convention d’Ottawa, trente-trois sont membres de l’Organisation;

 

            Que pour le moment, quatre-vingt un pays, dont vingt-quatre membres de l’Organisation, ont ratifié à la Convention ou y ont adhéré,

 

RECONNAISSANT:

 

            L’importance de réaffirmer l’engagement des États membres de l’OEA à l’égard de la portée universelle intégrale et effective et de la concrétisation des objectifs prescrits dans la Convention d’Ottawa, notamment les progrès vers la mise en œuvre du Programme de déminage visé dans cette Convention afin de débarrasser le monde des effets nocifs et aveugles des mines terrestres antipersonnel;

 

            La contribution à la sécurité globale et continentale des divers moratoires, interdictions et autres restrictions déjà décrétés par certains États membres à l’encontre des mines terrestres antipersonnel,

 

RAPPELANT:

 

            Qu’aux termes de la Convention d’Ottawa, “chaque État partie s’engage à ne jamais, en aucune circonstance: a) employer des mines antipersonnel; b) mettre au point, produire, acquérir de quelqu’autre manière, stocker, conserver ou transférer à quiconque, directement ou indirectement, des mines antipersonnel; c) assister, encourager ou inciter, de quelque manière, quiconque à s’engager dans une activité interdite à un État partie en vertu de la présente Convention”; que les États parties s’engagent aussi “à détruire toutes les mines antipersonnel, ou à veiller à leur destruction, conformément aux dispositions de la présente Convention”;

 

            Que l’importance de réaliser des progrès sur la question des mines terrestres antipersonnel a été soulignée lors du Deuxième Sommet des Amériques tenu à Santiago (Chili) en avril 1998 et qu’un appel a été lancé à cet effet en février 1998 à San Salvador, lors de la Conférence régionale de San Salvador sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité organisée à titre de suivi de la Conférence de Santiago;

 

            La contribution apportée dans ce domaine par le Séminaire régional sur les mines antipersonnel: “Réaffirmer notre engagement”, tenu à Mexico en janvier 1999;

 

            RECONNAISSANT l’importance des activités menées par l’Organisation en appui au déminage, et les efforts de coopération à caractère humanitaire déployés pour venir en aide aux victimes de ces armes, de sorte que les États concernés puissent immédiatement être libérés de ce fléau, ce qui contribuera à transformer le Continent américain en une zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel;

 

            SOULIGNANT la Déclaration politique du MERCOSUR, de la Bolivie et du Chili proclamant cette sous-région Zone de paix émise à Ushuaia (Argentine) le 24 juillet 1998, par laquelle les pays concernés ont décidé d’avancer  vers la consécration de cette sous-région comme zone libre de mines terrestres antipersonnel, et d’œuvrer en direction de la transformation du reste du Continent américain en une zone dotée du même caractère;

 

            RECONNAISSANT les progrès accomplis vers la réalisation de l’objectif d’un Continent américain débarrassé de mines comme en témoignent les mesures suivantes:

 

            a.         Les programmes d’action pour l’enlèvement des mines en Amérique centrale, et l’appui continu des États membres de l’OEA et d’autres États au Programme de déminage en Amérique centrale, ainsi que les accords de coopération comme ceux qui ont été signés en janvier 1999 par le Canada, le Mexique et l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS);

 

            b.         La destruction par le Gouvernement du Nicaragua, le 12 avril 1999, de cinq mille mines terrestres antipersonnel entreposées, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention d’Ottawa;

 

            c.         Les opérations de déminage liées à la démarcation de la frontière et effectuées par l’Équateur et le Pérou, suite aux accords de Brasilia souscrits en 1998, grâce essentiellement à l’aide de ressources et de capacités nationales;

 

            d.         L’appui accordé par le Canada, les États-Unis, l’Espagne et le Japon aux activités de déminage en Équateur et au Pérou et la création récemment dans le cadre de l’OEA, sous le patronage du Canada et avec le soutien du Secrétariat général, d’un fonds spécial d’appui au déminage lié  la démarcation de la frontière entre l’Équateur et le Pérou. Ce fonds sera géré par l’UPD;

 

            e.         L’engagement des États-Unis d’enlever toutes les mines terrestres autour de la base de Guantanamo (Cuba) d’ici la fin 1999;

 

            f.          L’augmentation du financement en vue de l’enlèvement des mines par les États membres qui sont en mesure de fournir un appui;

 

            g.         Des efforts concertés de la part des États-Unis, par le biais de l’Initiative Déminage 2010, en vue d’accroître la coordination internationale pour accélérer les activités de déminage en vue d’éliminer la menace que posent les mines terrestres pour les populations civiles;

 

            RENDANT HOMMAGE à  l’importante tâche que réalise  la Campagne internationale pour l’élimination des mines terrestres (ICBL),

 

            RAPPELANT la requête adressée aux États membres pour qu’ils soumettent chaque année des informations au Registre de l’OEA sur les mines antipersonnel établi par le Conseil permanent aux termes de la résolution CP/RES. 724 (1162/98), conformément aux dispositions de la résolution AG/RES. 1496 (XXVII-O/97),

 

DECIDE:

 

            1.         De réaffirmer les objectifs fixés, à savoir, l’élimination globale des mines terrestres antipersonnel et de faire du Continent américain une zone exempte de mines terrestres antipersonnel.

 

            2.         D’exhorter les États membres qui ne l’ont pas encore fait, (a) à envisager de ratifier la Convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction dans les meilleurs délais, ou d’y adhérer, en vue d’assurer la portée universelle intégrale et effective ainsi que la mise en œuvre de la Convention et (b) à soumettre un rapport au Secrétariat général sur l’évolution de la position de leur pays en ce qui concerne la Convention 

 

            3.         D’appeler de nouveau les États membres qui ne l’ont pas encore fait, à déclarer qu’ils imposeront dans les meilleurs délais un moratoire sur la production, l’emploi et le transfert de toutes les mines antipersonnel dans le Continent américain, et qu’ils en informeront le Secrétaire général de leur décision.

 

            4.         D’exhorter à nouveau les États membres qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties à la Convention des Nations Unies de 1980 sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, et à ses quatre Protocoles dans les plus brefs délais; et de demander aux États membres d’en informer le Secrétaire général lorsqu’ils l’auront fait.

 

            5.         D’exhorter à nouveau les États membres qui ne l’ont pas encore fait à continuer d’appliquer, en attendant la réalisation des objectifs visés dans la résolution AG/RES. 1411 (XXVI-O/96), d’autres mesures pour mettre un frein à la dissémination des mines terrestres antipersonnel, assurer la destruction des stocks, et émettre dans les plus brefs délais une déclaration imposant un moratoire sur la production et le transfert des mines; et d’encourager les États membres à adopter le cas échéant, des lois internes pour interdire la possession privée et le transfert des mines terrestres antipersonnel, et d’en informer le Secrétaire général lorsqu’ils l’auront fait.

 

            6.         D’exhorter à nouveau les États membres à continuer de mener une campagne d’éducation efficace pour sensibiliser la population civile au danger que représentent les mines terrestres antipersonnel.

 

            7.         De renouveler l’importance de la participation de tous les États membres de l’OEA au Registre des mines terrestres antipersonnel établi par l’OEA en soumettant chaque année le 15 avril au plus tard leur rapport, aux termes de la résolution AG/RES. 1496 (XXVI-O/96) et de féliciter les États membres qui ont régulièrement présenté leur rapport à ces fins.

 

            8.         D’encourager les États membres, selon le cas à soumettre une demande ou à fournir une assistance en vue d’avancer dans la mise en œuvre de l’agenda de déminage et de la réalisation de l’objectif visant à faire du Continent américain une zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel.

 

            9.         De demander au Secrétariat général d’informer les Nations Unies des progrès réalisés par les programmes de déminage de l’OEA dans le Continent et d’œuvrer en coordination avec les Nations Unies, de manière à éviter un chevauchement d’efforts et ainsi à maximiser les ressources dont dispose la communauté internationale.

 

            10.        De réaffirmer son engagement en faveur du déminage en Amérique centrale, et de demander au Conseil permanent d’envisager, à travers sa Commission sur la sécurité continentale et avec l’appui du Secrétariat général, les moyens de redoubler les efforts de déminage déployés en Amérique centrale dans une perspective humanitaire par l’OEA, notamment à la lumière des effets dévastateurs de l’ouragan Mitch.

 

            11.        De demander au Secrétaire général de continuer à envisager  la possibilité de mettre au point de nouveaux programmes de déminage dans les Amériques visant à aider les États concernés, sur leur demande, à respecter leur engagement de faire du Continent américain une zone débarrassée de mines terrestres antipersonnel.

 

            12.        De prier les États membres et les Observateurs permanents de prêter une assistance, par le truchement de l’OEA ou à l’échelle bilatérale selon le cas, à la réalisation de programmes nationaux d’intervention contre les mines que mènent l’Équateur et le Pérou sur leurs territoires, conformément aux demandes reçues et selon les conditions indiquées dans ces demandes; dans cette perspective,  de demander au Secrétariat général d’épauler les efforts déployés par les deux États dans ce domaine.

 

            13.        D’exhorter tous les États membres qui ne l’ont pas encore fait, à concevoir des stratégies nationales de déminage selon le cas.

 

            14.        De rendre hommage à la contribution apportée à l’avancement de l’objectif de faire du Continent américain une zone débarrassée de mines terrestres, par les participants provenant de secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux des États membres, ainsi que d’organisations régionales et non régionales, et de pays donateurs lors du Séminaire régional sur les mines antipersonnel:  “Assumer notre engagement”, séminaire qui avait été  patronné par le Mexique et le Canada avec l’appui  de l’OEA et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

 

            15.        De rendre hommage en outre à la contribution substantielle de la première Réunion des États parties à la Convention d’Ottawa tenue à Maputo (Mozambique) du 3 au 7 mai 1999 à la défense de la sécurité globale et continentale.

 

            16.        De demander au Secrétariat général de continuer à fournir à l’ONU, à l’OPS et à d’autres organisations pertinentes, internationales et continentales, des renseignements actualisés sur les activités menées par l’OEA pour promouvoir l’élimination de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines terrestres antipersonnel  et encourager l’appui  aux programmes d’enlèvement de ces mines.

 

            17.        De demander au Secrétariat général de fournir ces renseignements, selon le cas, au Comité international de la Croix-Rouge et au Moniteur des mines de la Campagne internationale pour l’élimination des mines terrestres (ICBL).

 

            18.        De demander au Secrétariat général d’établir, au sein de l’Unité pour la promotion de la démocratie (UPD), une liste d’experts en déminage et une banque de données sur des questions connexes, en se fondant sur les informations que les États membres fourniront à titre volontaire sur les opérations de déminage, la rééducation des victimes et les activités de collecte de fonds.

 

            19.        De charger le Secrétariat général de mener les activités mentionnées dans la présente résolution dans la limite des ressources allouées dans le Programme-budget ainsi que d’autres ressources.

 

            20.        De charger le Conseil permanent de soumettre à la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.

 


AG/RES. 1645 (XXIX-O/99)

 

 

APPUI À LA COMMISSION SUR LA SÉCURITÉ CONTINENTALE

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            VU le Rapport annuel du Conseil permanent (AG/doc.3830/99), notamment la section du Rapport de la Commission sur la sécurité continentale (CP/CSH-214/99) qui traite de la question “Appui à la Commission sur la sécurité continentale”;

 

            GARDANT PRÉSENT À L’ESPRIT que conformément à l’article 112 de la Charte de l’Organisation des États Américains (OEA), l’une des attributions du Secrétariat général est de fournir des services consultatifs aux organes de l’OEA, le cas échéant;

 

CONSIDÉRANT:

 

            Que par sa résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98) “Mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité” elle a décidé:  “de charger le Conseil permanent de prendre les mesures suivantes, par l’intermédiaire de la Commission sur la sécurité continentale: a. d’assurer le suivi des questions relatives aux mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité et de les approfondir; b. de mener une analyse de la signification, de la portée et des implications des concepts de sécurité internationale dans le Continent américain, en vue de développer les approches communes les plus adéquates, qui permettent d’aborder les différents aspects de la question, notamment le désarmement et le contrôle des armements; c. d’identifier les moyens de revitaliser et de renforcer les institutions du Système interaméricain liées aux différents aspects de la sécurité continentale;

 

            Que cette résolution charge le Secrétaire général de recevoir des États membres  des renseignements sur l’application des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, pour faciliter la préparation d’un inventaire complet et systématique de ces mesures, à la lumière des dispositions des Déclarations de San Salvador et de Santiago et des résolutions pertinentes; de recevoir les renseignements apportés par les États membres au Registre des armes classiques tenu par les Nations Unies, ainsi que ceux qui sont requis pour la rédaction du Rapport international normalisé sur les dépenses militaires, et d’actualiser chaque année, à partir des renseignements communiqués par les États membres, le registre des experts sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité, et de le distribuer aux États membres chaque année avant le mois de juin;

 

            Qu’en vertu de cette résolution, le Secrétaire général a aussi été chargé “de fournir à la Commission sur la sécurité continentale, en fonction des ressources budgétaires existantes, un appui spécialisé, et de renforcer l’appui technique et administratif qu’il fournit actuellement pour que la Commission soit en mesure de s’acquitter des mandats qui lui ont été confiés par l’Assemblée générale et le Deuxième Sommet des Amériques”;

            NOTANT le rôle du Secrétariat général en sa qualité de dépositaire de la Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs, et d’autres matériels connexes et, en particulier, l’appui que le Secrétariat général doit fournir au Comité consultatif créé par ladite Convention, ainsi que le rôle de ce Secrétariat à l’avenir  en ce qui a trait à  l’accomplissement des tâches confiées au dépositaire par la Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques ;

 

            EXPRIMANT une fois de plus  sa satisfaction pour l’établissement par le Conseil permanent, en vertu de la résolution CP/RES. 724 (1162/98), du Registre des mines terrestres antipersonnel, et pour la directive que cet organe a adressée au Secrétariat général de “ tenir le Conseil permanent informé au sujet de toute actualisation de ce registre fondée sur les données présentées par les États membres”;

 

            CONVAINCUE de la nécessité d’apporter un appui à la Commission sur la sécurité continentale pour la concrétisation et l’application des mandats de l’Assemblée générale, tout particulièrement, ceux qui sont mentionnés ci-dessus;

 

            SOULIGNANT les efforts accomplis par l’OEA en vue de répondre aux préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité, comme elles ont été définies dans les Conclusions et recommandations de la Réunion de haut niveau sur les préoccupations particulières des petits États insulaires en matière de sécurité (1998) et dans la Déclaration de San Salvador sur les mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité (1998);

 

            NOTANT AVEC SATISFACTION l’appui prêté par le Secrétaire général aux travaux de la Commission en application de la résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98);

 

            TENANT COMPTE de l’entrée en fonctions d’un Centre de documentation attaché à la Commission, qui relèvera du Coordonnateur du Secrétariat général aux questions de sécurité continentale, et dans lequel seront compilés les documents traitant de ce dossier, les informations émanées des États membres, et toutes autres informations présentant un intérêt pour les travaux de la Commission;

 

            TENANT COMPTE ÉGALEMENT de la création d’un site de la Commission sur l’Internet pour la diffusion des documents, résolutions et rapports produits par l’OEA dans le domaine de la sécurité continentale, ainsi que des principaux documents et accords bilatéraux et multilatéraux dotés d’une importance pour le Système interaméricain et portant sur les différents aspects de la sécurité continentale,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du Rapport annuel du Conseil permanent en ce qui a trait aux activités de la Commission sur la sécurité continentale.

 

            2.         De demander au Secrétaire général d’envisager de renforcer davantage l’appui professionnel, technique et administratif que prête actuellement le Secrétariat général à la Commission, en ayant recours à tous les moyens jugés nécessaires pour concrétiser les mandats confiés par l’Assemblée générale au Secrétariat général.

            3.         De demander au Secrétariat général de compiler, d’agencer et de tenir à jour les archives et les bases de données relatives aux mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité dans le Continent américain en tenant compte de l’inventaire des mesures d’encouragement de la confiance et de la sécurité de nature militaire sollicitées à l’Organisation interaméricaine de défense (JID), afin qu’elles soient accessibles aux États membres, conformément à la résolution AG/RES. 1566 (XXVIII-O/98).  De demander aussi au Secrétariat général d’analyser et de diffuser en temps opportun les divers aspects et études concernant ces questions.

 

            4.         De demander également au Secrétaire général qu’en coordination avec le président de la Commission,

 

            a.         il facilite les échanges de données d’expériences et de coopération entre la Commission et d’autres organisations internationales comme les Nations Unies (ONU), l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ASEAN) qui œuvrent dans des domaines liés à l’encouragement de la confiance et de la sécurité;

 

            b.         il renforce, dans le cadre des accords de coopération entre l’Organisation des États Américains (OEA) et l’ONU, les échanges de la Commission avec le Département des questions de désarmement de l’ONU et, tout spécialement, avec le Centre régional de l’ONU pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et les Caraïbes;

 

            c.         il compile les documents émanés des réunions gouvernementales sous-régionales et nationales, ainsi que des rencontres universitaires sur la sécurité internationale, et soumette un rapport aux États membres sur la disponibilité de ces documents;

 

            d.         il continue à incorporer à la page de la Commission sur l’Internet des informations sur les documents officiels de l’OEA traitant de la question et de son programme de travail, ainsi que les principaux documents et accords bilatéraux et multilatéraux afférents au Système interaméricain, et tout particulièrement les divers aspects de la sécurité continentale.

 

            5.         De charger le Secrétaire général de mener les activités décrites dans la présente résolution en fonction des ressources allouées dans le Programme-budget de l’Organisation et d’autres ressources.


AG/RES. 1646 (XXIX-O/99)

 

 

RAPPORT DE LA COMMISSION DES VÉRIFICATEURS EXTÉRIEURS

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

VU:

 

            Le rapport du Conseil permanent sur le rapport de la Commission des vérificateurs extérieurs (CP/CAAP-2465/99 rev. 1);

 

            Le rapport adressé au Conseil permanent sur la “Vérification des comptes et états financiers pour les exercices clos le 31 décembre 1996 et 1998” par la Commission des vérificateurs extérieurs, ainsi que les importantes recommandations qui y sont formulées,

 

DÉCIDE:

 

            1.         De prendre note du rapport de la Commission des vérificateurs extérieurs intitulé “Vérification des comptes et états financiers pour les exercices clos le 31 décembre 1996 et 1998”, et du rapport du Conseil permanent relatif au rapport de la Commission des vérificateurs extérieurs  (CP/CAAP-2465/99 rev. 1).

 

            2.         De remercier le président de la Commission, Mme Jacqueline Williams-Bridgers, pour la tâche qu’elle a réalisée et son dévouement à l’accomplissement de sa mission à la présidence de la Commission des vérificateurs extérieurs.

 

            3.         De charger le Conseil permanent d’effectuer, par l’intermédiaire de sa Commission des questions administratives et budgétaires, un examen plus approfondi des recommandations de la Commission et de recommander des actions appropriées.

 

            4.         De demander au Secrétariat général de prendre les mesures pertinentes pour donner suite à toute intervention qui résulterait des recommandations émanées du Conseil permanent.

 

            5.         De demander au Conseil permanent de soumettre à la trentième Session ordinaire de l’Assemblée générale un rapport sur la mise en œuvre de la présente résolution.


AG/RES. 1647 (XXIX-O/99

 

 

RÉFORME DE LA POLITIQUE DU PERSONNEL

 

(Résolution adoptée à la première séance plénière

tenue le 7 juin 1999)

 

 

            L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,

 

            AYANT PRÉSENT