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OEA/Ser.G
CP/doc.3371/00
9 novembre
2000
Original: anglais/français
DEUXIÈME RAPPORT DE
LA MISSION DE
L'ORGANISATION DES
ÉTATS AMÉRICAINS EN HAÏTI
Code: CSGA
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Organización de
los Estados Americanos Organização dos
Estados Americanos Organization des
États Américains Organization of
American States 17th and Constitution
Ave., N.W. • Washington, D.C. 20006
le 6 novembre 2000
Monsieur le Président,
Suite au mandat émis dans la
résolution CP/RES. 772 (124/00); au document CP/doc.3349/00 daté du 24 août
2000 contenu dans le Premier Rapport de la Mission en Haïti et aux rapports
verbaux que j’ai présentés au Conseil permanent les 11 et 23 octobre
respectivement, j’ai l’honneur de vous faire parvenir sous ce couvert le
Deuxième Rapport de la Mission de l’OEA en Haïti.
Le Deuxième Rapport se focalise sur
les activités menées par la Mission entre le 15 septembre et le 27 octobre
2000.
Je
vous saurais gré de bien vouloir assurer la distribution de ce Rapport aux
autres membres du Conseil permanent.
Je vous prie d’accepter, Monsieur le
Président, les assurances de ma très haute considération.
Luigi
R. Einaudi
Secrétaire
général adjoint
Son Excellence
Monsieur l’Ambassadeur Peter M. Boehm
Représentant permanent du Canada
près l’Organisation des États Américains
Président du Conseil permanent
Washington, D.C.
DEUXIÈME RAPPORT DE LA MISSION DE
L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS EN HAÏTI
Aux termes de la résolution CP/RES.
722 (1247/00) adoptée par le Conseil
permanent le 4 août 2000, le Secrétaire général de l’OEA, Monsieur César Gaviria s’est rendu en
mission en Haïti du 17 au 20 août 2000. Il était accompagné de trois membres du
Conseil permanent représentant, le Groupe d’amis d’Haïti, du Secrétaire général
des Nations Unies: l’Ambassadeur de l’Argentine, Juan José Arcuri;
l’Ambassadeur du Chili, Esteban Tomic Errazuriz et l’Ambassadeur du Venezuela,
Virgnia Contreras; du Secrétaire général adjoint de la Communauté des Caraïbes
(CARICOM), l’Ambassadeur Albert Ramdin et du Secrétaire général adjoint de
l’OEA, Luigi R. Einaudi. Le rapport écrit du Secrétaire général figure dans le
document qui porte la cote CP/doc.3349/00. Ce document est daté du 24 août 2000
et a été personnellement soumis au
Conseil permanent le 5 septembre 2000. La mission a principalement conclu que
la tenue d’un dialogue s’avérait impérative pour traiter des problèmes issus
des élections locales et parlementaires du 21 mai, améliorer les perspectives
des prochaines élections présidentielles et sénatoriales et plus généralement
renforcer la démocratie.
Du 15 au 16 septembre
2000, le Secrétaire général adjoint s’est rendu en visite de consultation de 24
heures en Haïti, pendant laquelle il a rencontré le Président Préval, le Ministre
des affaires étrangères Longchamp et le chef du parti La Fanmi Lavalas, l’ancien Président Aristide. Convaincu par ces
conversations que les autorités étaient prêtes à faire montre de flexibilité au
sujet d’un certain nombre de points d’intérêt pour un dialogue, le Secrétaire
général adjoint est retourné en Haïti où il a séjourné du 21 au 29 septembre
2000. A cette occasion, le Président haïtien a émis un message télévisé dans
lequel il a accueilli en termes très favorables la présence de l’OEA. Il a
appelé au dialogue entre les partis politiques et s’est engagé à respecter les
conclusions auxquelles aboutirait ce dialogue.
Pendant sa visite, le
Secrétaire général adjoint a rencontré un large éventail d’Haïtiens, de partis
et de membres de la société civile. Dans l’espoir de stimuler la conclusion
d’un accord, il s’est focalisé sur les partis politiques, notamment La Fanmi Lavalas et le plus important
groupement de partis de l’opposition, La
Convergence démocratique. Une semaine durant, il s’est réuni en alternance
avec les dirigeants de la Convergence
et de Lavalas. Dans nombre de ces réunions, il était
accompagné des représentants spéciaux de la CARICOM (L’ancien Ministre Charles
Maynard de la Dominique), du Secrétaire général des Nations Unies (Ambassadeur
Alfredo Cabral), des gouvernements du Canada et des États-Unis (respectivement
les Ambassadeurs David Lee et Donald Steinberg), ainsi que d’Ambassadeurs des
États membres de l’OEA et d’États Observateurs et du Directeur du bureau de
l’OEA en Haïti, l’Ambassadeur Denneth Modeste.
Le 29 septembre, le
Secrétaire général adjoint a quitté Haïti sans un accord, et sans même avoir
été capable de porter les parties à engager un dialogue face à face. Néanmoins,
toutes les parties ont reconnu qu’il était important et essentiel que le
dialogue se poursuive. Le Gouvernement et La
Fanmi Lavalas se sont montrés à nouveau prêts à agir avec une certaine
flexibilité alors que l’opposition commençait à définir sa position. Un cadre
éventuel de négociation a commencé à prendre corps, axé sur un thème qui, en
termes généraux, pourrait être décrit comme le problème de la liberté et plus
spécifiquement, des modalités à appliquer pour surmonter les difficultés
électorales passées et assurer le succès des élections à l’avenir. En quittant
Haïti le 29 septembre, le Secrétaire général adjoint annonçait que toutes les
parties concernées avaient entamé une “pause de réflection”.
Durant les jours qui ont
suivi, à l’occasion du la XIXe réunion du SIRG tenue à Québec du 1er
au 3 octobre 2000 et à Washington, D.C., des fonctionnaires de l’OEA se sont
réunis officieusement avec diverses délégations haïtiennes et des délégations
diplomatiques. Le Secrétaire général adjoint a eu des consultations avec les
Nations Unies, la CARICOM et des membres des Pouvoirs exécutif et législatif
des États-Unis. Il a également assisté à la réunion informelle des pays
donneurs sur Haïti convoquée par la Banque mondiale le 5 octobre 2000. Dans
l’intérim, en Haïti, La Convergence procédait
au raffinement de positions écrites tandis que Fanmi Lavalas indiquait son
désir de faire de même. En même temps, le Conseil électoral provisoire prolongeait du 2 au 9 octobre le délai
imparti pour l’inscription de candidats aux élections présidentielles et sénatoriales
du 26 novembre.
Le 11 octobre 2000, le
Secrétaire général adjoint a soumis un rapport oral au Conseil permanent
soulignant les différences majeures qui restaient à surmonter. Il a indiqué que
le temps devenait rapidement un ennemi commun pour toutes les parties
concernées. Il a mis l’accent sur le fait qu’en l’absence d’un accord politique
au sujet des moyens de surmonter les divergences issues des élections du 21 mai et d’assurer la
tenue d’élections légitimes pour la présidence et le Sénat, il semblait évident
que le présent calendrier électoral devant aboutir au scrutin le 26 novembre -
soit dans six semaines seulement - allait être maintenu. Il a souligné qu’en
cas de conclusion d’un accord, Il faudrait que les dispositions de celui-ci soit
mises en oeuvre conformément à la Constitution d’Haïti qui prévoit la date
d’expiration du mandat de l’actuel Président et la passation de pouvoir le 7
février 2001.
Le Secrétaire général
adjoint a clairement établi que, ignorant si les forces politiques en Haïti
seraient en mesure de parvenir à un accord, le Conseil permanent devrait garder
à l’esprit que, si les parties arrivaient à se mettre d’accord sur un
moyen d’aborder les problèmes très
différents posés par les dates du 21 mai et du 26 novembre, un tel accord
aurait inévitablement d’importantes
incidences pour l’OEA et pour ses États membres.
Il a suggéré qu’il serait
indispensable de mettre au point et d’appliquer un mécanisme de suivi destiné à
encadrer les efforts entrepris par les divers secteurs de la société haïtienne,
en s’inspirant peut-être des efforts déployés par le Secrétaire général et le
Ministre des affaires étrangères du Canada au Pérou qui sont assistés d’un secrétaire permanent et d’une mission
réduite. Il a également suggéré qu’il faudrait
préparer un encadrement sous forme d’appui technique et
d’observation pour un nouveau Conseil
électoral. Il a souligné qu’il n’y aurait pas d’accord sans un nouveau Conseil
électoral. Toutefois, en cas d’accord, la situation exigerait l’appui de la
communauté internationale pour augmenter la confiance de toutes les parties
concernées que les accords conclus seraient effectivement respectés.
Le Secrétaire général
adjoint a prévenu que les présentes difficultés politiques en Haïti se développaient
au beau milieu d’un ralentissement économique et de tensions sociales qui
rendaient la vie dans le pays de plus en plus difficile. A son avis, l’OEA
était devenue l’élément moteur des efforts internationaux déployés pour aider
Haïti et toute une série de facteurs dépendait des efforts de l’Organisation.
ACTIVITÉS DE LA MISSION, 13 – 27 OCTOBRE 2000
En raison des progrès apparents enregistrés sur le
terrain en Haïti et suite à divers contacts établis à Washington, compte tenu
également de la pression du temps, le Secrétaire général adjoint est retourné
en Haïti le 13 octobre pour poursuivre les consultations.
Entre le 13 et le 16
octobre, il a repris la «diplomatie de la navette» entre la Convergence Démocratique et le parti Fanmi Lavalas. Pendant quatre jours, le Secrétaire général adjoint a été saisi
de documents écrits soumis par chacune des parties et définissant leurs
positions au sujet des mesures qu’elles jugeaient indispensables pour que la
situation politique du pays revienne à la normale.
Pendant
cette période, le Secrétaire général adjoint a aussi rencontré les
représentants de la communauté des affaires pour enregistrer leur appui à un
accord national. Ceux-ci ont à leur tour plaidé pour une plus grande
participation de la communauté internationale grâce à l’octroi d’une assistance
à titre d’incitation à la conclusion d’un accord politique. Il a aussi
rencontré le Président Préval.
Le 16 octobr