En raison de l’importance d’une réponse
intégrée et complète à la crise engendrée par les mines
antipersonnel et de la nécessité de fournir un appui véritable et
durable aux personnes en situation de risque constant, le secteur
programmatique "Action intégrée contre les mines antipersonnel
(AICMA)» a été créé en 1998 au sein de l’Unité pour la
promotion de la démocratie. Ce secteur est le point focal du
Secrétariat général en la matière et est chargé, notamment, des
questions suivantes : a) éducation préventive de la population
civile pour la sensibilisation au danger des mines ; b) appui à l’expertise,
au dressage de plans en matière de déminage, à la localisation et
au nettoyage des champs de mines ; c) assistance aux victimes, y
compris la rééducation physique et psychologique ainsi que la
réinsertion socio-économique des zones déminées ; d) appui à l’interdiction
totale des mines antipersonnel ; e) banque de données sur l’action
contre les mines antipersonnel.
A sa vingt-neuvième Session ordinaire,
l'Assemblée générale a adopté les résolutions AG/RES.1641
(XXIX-0/99) "Appui au programme de déminage en Amérique
centrale" et 1644 (XXIX-0/99) "Le Continent américain: zone
débarrassée de mines terrestres antipersonnel". Ces
résolutions chargent le Secrétariat général de faire rapport à
l'Assemblée générale lors de sa trentième Session ordinaire sur la
mise en œuvre des mandats qui y sont contenus.
En application de ce mandat, les activités menées
par AICMA en la matière sont décrites dans les paragraphes qui
suivent. Pendant la période allant de mars 1999 à mai 2000, la
Commission sur la sécurité continentale du Conseil permanent de l’OEA
a été tenue informée de la tâche accomplie et des crédits
utilisés.
Programme d’assistance aux opérations de
déminage en Amérique centrale (PADCA)
Le Programme d’assistance aux opérations de
déminage en Amérique centrale a été créé par l'Organisation des
États Américains en 1991 sur la demande des pays centraméricains
touchés par les mines antipersonnel. Depuis mai 1995, la coordination
générale et la supervision du Programme d’assistance aux
opérations de déminage en Amérique centrale (PADCA) relèvent de l’Unité
pour la promotion de la démocratie (UPD) avec la collaboration
technique de l’Organisation interaméricaine de défense (JID). Le
PADCA, qui a été incorporé au nouveau programme de l’AICMA, se
distingue par son caractère fondamentalement humanitaire dans la
mesure où son objectif est de redonner aux citoyens la sécurité et
la confiance, de diminuer la menace et le danger que constituent les
engins explosifs et les mines antipersonnel et de restaurer les terres
agricoles et d’élevage en vue de leur exploitation dans les zones
touchées. En outre, le PADCA est un programme de nature
multilatérale car plusieurs pays donateurs et partenaires y
participent, comme l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil, le
Canada, la Colombie, le Danemark, El Salvador, l’Espagne, les
États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Guatemala, les
Pays-Bas, le Honduras, le Japon, la Norvège, le Pérou, la Russie, la
Suède, le Venezuela et différents organismes comme l’OEA et la JID.
Dans le cadre du PADCA, la responsabilité
première de l’UPD/OEA est de rechercher des fonds au sein de la
communauté internationale, d’assurer la gestion et la supervision
de ces fonds ainsi que la coordination politique et diplomatique du
Programme. Dans le cadre de ses attributions, l’UPD a également dû
garantir que toutes les composantes essentielles de chacun des projets
nationaux de déminage sont en place et fonctionnent comme il faut,
dont en particulier le réseau de communication, le système d’évacuation
et d’urgence, le matériel et les produits alimentaires pour les
sapeurs, un plan d’assurance et des prestations salariales, tant
pour les superviseurs que pour les sapeurs exécutant les opérations,
enfin une campagne de sensibilisation et d’information à l’intention
de la population sur le danger latent des mines antipersonnel.
Pour sa part, l’Organisation interaméricaine de
défense (JID) est l’entité chargée d’organiser l’équipe
internationale de superviseurs dans les quatre pays participant au
Programme (Costa Rica, Guatemala, Honduras et Nicaragua). A l’heure
actuelle, l’équipe internationale d’experts est composée de 28
superviseurs chargés de fournir une assistance technique et
logistique, d’assurer la formation des sapeurs et de garantir que
les opérations de déminage sont adéquates et conformes aux normes
internationales de sécurité.
Le succès des opérations et les progrès
réalisés par le PADCA sont en grande mesure attribuables à l’inestimable
et généreux soutien d’États membres comme l’Argentine, le
Brésil, le Canada, la Colombie, El Salvador, le Guatemala, le Pérou,
le Venezuela et les États-Unis, ainsi qu’à la contribution de
grands bailleurs de fonds de la communauté internationale, parmi
lesquels le Danemark, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, les
Pays-Bas, le Japon, la Norvège, la Russie et la Suède. A ce jour,
cette contribution s’élève à environ $EU 4 815 000,00.
Pendant la période allant de mars 1999 à mai
2000, le renforcement de la composante canine du Programme d’assistance
aux opérations de déminage en Amérique centrale (PADCA) s’est
poursuivi. Jusqu’à présent, le nombre de chiens
assignés au programme a doublé : douze au Nicaragua, quatre au
Honduras et quatre au Costa Rica. L’utilisation des chiens a permis
de réaliser des progrès importants en termes de temps et de
ressources financières.
Le passage du cyclone Mitch en Amérique centrale a
changé et aggravé considérablement le problème, déjà présent,
des mines dans la zone (particulièrement au Honduras et au
Nicaragua), a déplacé de leur lieu d’origine un nombre
indéterminé de mines et d’engins explosifs et a modifié les
données sur les zones minées, occasionnant ainsi des dommages
importants à l’infrastructure et augmentant le nombres de zones
soupçonnées de contenir des mines.
A cet égard, l’AICMA, en coordination avec les
autorités nationales, tant du Honduras que du Nicaragua, a mis en
œuvre un Plan d’urgence dans ces deux pays. Dans le cadre de ce
plan, toutes les unités et le matériel de déminage ont été mis à
la disposition des gouvernements concernés.
Le Gouvernement du Nicaragua a bénéficié de la
collaboration du programme dans le cadre du déminage et de la
certification d’une importante infrastructure routière,
principalement les ponts de Paso Real, Jícaro, Montecristo, Naranjita,
Tapacales, Inalí, Río Pire, Pueblo Nuevo et El Tular, situés dans l’axe
autoroutier Juigalpa-El Rama. Au total, 26 ponts ont été
débarrassés de leurs mines et certifiés au cours d’opérations
qui ont fait participer toutes les unités de déminage existant au
Nicaragua (400 hommes).
Au Honduras des opérations de déminage et de
certification ont eu lieu dans les zones voisines du Pont
international De Guasaule, dans le département de Choluteca.
En outre, des fonds du Gouvernement canadien ont
permis de remplacer e matériel perdu au Honduras et au Nicaragua par
suite des dégâts causés par le cyclone Mitch.
Les progrès réalisés dans chaque pays
bénéficiaire du PADCA peuvent se résumer comme suit :
Costa Rica.
La généreuse contribution des
Gouvernements des États-Unis et du Costa Rica et les fonds apportés
par la communauté internationale dans son ensemble ont permis de
couvrir les frais de location d’un hélicoptère d’évacuation
médicale au Costa Rica. Le déminage effectué dans ce pays a subi
des retards constants en raison de l’absence d’un hélicoptère
adéquat et de l’utilisation exclusive de celui-ci pour les
opérations.
Actuellement les opérations inscrites au module
VII pour les zones de Cutriz, Pocosol et Las Tiricias (province de
Alajuela) dans la zone limitrophe au Nicaragua sont en cours d’exécution.
Le déminage et l’enlèvement d’engins explosifs ont été
exécutés avec la collaboration continue de deux superviseurs
internationaux, de 41 sapeurs et avec l’appui technique de la
composante canine.
La campagne d’éducation préventive de la
population civile pour la sensibilisation au danger des mines s’est
poursuivie dans les zones de Crucitas, Jocote, Las Tiricias, San
Isidro, Pocosol, Medio Queso et La Guaría (province de Alajuela).
Dans les écoles où le personnel du programme s’est rendu en visite,
ont été organisées diverses causeries éducatives avec les
étudiants au cours desquelles ces derniers ont été informés sur
les types de mines les plus communs et sur les mesures devant être
prises par la population en cas de découverte de ce type d’engins.
En outre, des matériels didactiques et informatifs ont été
distribués.
Pour tirer le meilleur pari de la capacité
technique offerte et du personnel spécialisé assigné au programme
pour les opérations d’évacuation et de sécurité médicale, un
campement médical situé dans la zone de Los Chiles a été inauguré
avec la collaboration de la Caisse d’assurance sociale du Costa
Rica. Ce campement apporte des soins non seulement aux sapeurs du
programme mais aussi à la population avoisinante des zones minées.
Guatemala. En application du calendrier contenu
dans le Plan national de déminage et de destruction d’engins
explosifs, les opérations de recherche et de destruction d’engins
explosifs se sont achevées dans la zone de Ixcán (Département du
Quiché). Cette campagne a abouti, en janvier 2000, à la première
remise, par les autorités locales, des terres déminées à la
communauté.
A l’heure actuelle des travaux de ratissage et de
dépistage sont en cours dans le triangle Ixil, une zone comprenant
quatre municipalités du département du Quiché et 30 des 129 zones
suspectes envisagées dans le Plan national de déminage.
Il importe de souligner que le PADCA au Guatemala
participe activement aux travaux de révision générale du Plan
national de déminage de ce pays, réalisés par la Commission de
coordination des opérations de déminage.
Les opérations se poursuivent actuellement avec la
participation digne de mention du Corps de pompiers volontaires, du
Corps d’ingénieurs de l’armée, d’anciens combattants et des
superviseurs internationaux de l’Organisation interaméricaine de
défense.
. Grâce au financement apporté par
les gouvernements des États-Unis d’Amérique et du Royaume-Uni, un
nouveau front d’opérations sera mis en place, composé de 100
sapeurs dans la Région autonome de l’Atlantique nord (RAAN) de ce
pays. A l’heure actuelle, les soldats-sapeurs qui feront partie des
nouveaux pelotons sont en formation. Il est important de souligner que
cette activité permettra de compléter le personnel des deux autres
fronts qui bénéficient de l’appui de la communauté internationale
à travers l’OEA dans les zones d’Ocotal et de Juigalpa.
Actuellement, les opérations correspondant au
module IV, sur le front d’opérations 3 (Juigalpa) et au module
VIII, sur le front 4 (Ocotal) sont en cours.
En outre, sur la demande de l’ENEL (Compagnie
électrique du Nicaragua), le processus de certification et de remise
des tours de haute tension déminées dans les territoires de
Chontales et de Matagalpa a été entamé pour lancer les opérations
de maintien des lignes de transmission.
Par ailleurs, pendant l’année, la Mission d’assistance
aux opérations de déminage en Amérique centrale (MARMINCA) a été
transférée du Honduras au Nicaragua.
D’autre part, il est prévu de continuer et de
chercher à renforcer en l’an 2000 la capacité du "Programme d’assistance
aux victimes de mines et d’engins explosifs" en exécution
depuis 1997 au Nicaragua avec la coopération du Gouvernement suédois,
et dont l’objectif est d’assurer le suivi des services de
réhabilitation apportés à travers ce programme. Ce dernier a été
conçu en tenant compte des besoins particuliers des communautés
touchées par le phénomène et fournit aux victimes démunies (qui ne
possèdent pas d’assurance sociale) des moyens de transport de leur
communauté au centre de réhabilitation ainsi que le logement, des
produits alimentaires, des prothèses, des sessions thérapeutiques et
des médicaments. Le programme-pilote dresse des fiches descriptives
comportant des données sur l’identification de la personne, la
communauté d’appartenance, le type de lésion subie et la prothèse
ainsi que l’historique de l’accident et, dans la plupart des cas,
une photographie de la victime. Le programme a assisté près de 230
victimes de mines antipersonnel.
Enfin, au cours de la période à l’étude, la
campagne d’éducation préventive de la population civile pour la
sensibilisation au danger des mines a été renforcée grâce à des
visites aux communautés, et divers messages radiodiffusés à travers
le pays. En outre, l’AICMA a reçu du Gouvernement canadien un don
important d’affiches illustrant le danger des mines qui ont été
utilisées comme signalisation dans les zones suspectes.
Pérou et Équateur
Le paragraphe 8 du dispositif de la résolution de
l'Assemblée générale AG/RES. 1569 (XXVIII-O/98) intitulée "Le
Continent américain: zone débarrassée des mines terrestres
antipersonnel", prie le Conseil permanent d’examiner, par le
truchement de la Commission sur la sécurité continentale, la
faisabilité de la mise en place d’un nouveau programme de déminage
dans les Amériques qui aiderait les États concernés, sur leur
demande, à respecter leurs engagements visant à faire du Continent
américain une zone libre de mines terrestres antipersonnel.
Dans cette perspective, à l’occasion de la
visite au siège de l’Organisation des présidents équatorien et
péruvien le 5 février 1999, le Secrétaire général a offert le
concours et l’expérience de l’OEA dans le domaine du déminage
humanitaire.
D’autre part, par la note conjointe datée du 18
mars 1999, les gouvernements équatorien et péruvien, par l’intermédiaire
de leurs Missions permanentes respectives près l'Organisation des
États Américains, ont demandé à l’Organisation l’établissement
d’un fonds spécifique d’appui aux opérations de déminage liées
à la démarcation de la frontière entre l’Équateur et le Pérou,
à partir des ressources fournies à cet effet par le Gouvernement du
Canada.
A cet égard, l’Organisation a lancé des
activités dans ce domaine en commençant par l’établissement d’un
fonds spécifique pour le "Programme d’appui aux opérations de
déminage en Équateur et au Pérou" (PADEP) grâce à une
contribution du Gouvernement canadien s’élevant à
300 000 dollars canadiens (198 800,45 $EU) en avril 1999. Cette
contribution, répartie en parts égales, a été exclusivement
destinée à l’achat d’équipements et de matériels pour les
activités d’assistance aux opérations de déminage humanitaire
liée à la démarcation de la frontière entre l’Équateur et le
Pérou.
Le Département d’État des États-Unis a invité
l'Organisation des États Américains à participer à une mission
multidisciplinaire en Équateur et au Pérou qui a eu lieu du 16 au 20
août 1999 pour évaluer la situation des mines terrestres
antipersonnel dans la région frontalière entre les deux pays.
A l’issue de cette mission, et conformément au vœu
exprimé par les deux pays d’obtenir l’appui de l’OEA dans les
opérations de déminage humanitaire, l’Organisation a soumis à la
considération des deux gouvernements des documents de travail
contenant une proposition d’assistance internationale qui sera
apportée en conjonction avec les actions intégrées des deux pays
contre les mines antipersonnel sur leurs territoires respectifs.
Le but fondamental de cette proposition est de
renforcer la capacité institutionnelle et technique de ces pays à
mener les travaux de déminage humanitaire et d’encourager un
dialogue avec les autorités nationales de chaque pays pour établir
les normes, identifier les entités qui peuvent être impliquées dans
le processus, le cadre opérationnel général, les besoins de
financement, la composition des unités de déminage, le chronogramme
provisoire des opérations, afin de permettre l’élaboration d’un
Programme d’action intégrée contre les mines antipersonnel dans
les deux pays et susciter un consensus préliminaire sur l’engagement
de l’assistance financière apportée par les pays et organismes
internationaux de coopération qui ont exprimé un intérêt à
participer à ces travaux humanitaires.
Ce programme provisoire aura pour objet essentiel d’assurer
que la priorité sera donnée à la localisation, à la démarcation,
à la cartographie et à la destruction des mines antipersonnel, à l’élaboration
puis à l’application, selon le cas, de technologies de détection
et de destruction des mines qui menacent la population civile, à une
prise de conscience efficace au sein de la population civile du danger
de ces engins, à l’assistance aux victimes, et à la garantie de la
réhabilitation des terres pour des activités productives.
Il importe de souligner la recommandation formulée
par l’Organisation des Nations Unies concernant une coordination
multilatérale de cet effort humanitaire, dans laquelle est soulignée
la capacité de l’OEA à apporter cette coordination et est proposé
que les Nations Unies remplissent un rôle complémentaire dans cette
initiative.
Dans les paragraphes qui suivent figure une liste
de certaines activités supplémentaires exécutées dans le cadre de
l’AICMA:
Les démarches pour l’obtention de fonds auprès
de la communauté des bailleurs se poursuivent dans le but d’obtenir
des ressources pour l’achat de l’équipement adéquat nécessaire
et, éventuellement, la révision et la réparation minutieuse des
matériels existants afin de garantir la sécurité des personnes
employées aux tâches de déminage et l’évacuation immédiate des
victimes en cas d’accident.
Conformément aux dispositions, tant du Traité
d’Ottawa que du Plan national de destruction de stocks de mines
au Nicaragua, 30 000 mines antipersonnel ont été détruites dans
ce pays en quatre différentes occasions.
Dans cette optique, en vue d’entamer la
destruction des stocks de mines au Honduras, l’AICMA a organisé,
avec le parrainage du Gouvernement du Canada, une mission de
consultation et d’assistance dans ce pays sur la destruction de
mines antipersonnel entreposées.
Le but de cette mission était : 1) de visiter
les entrepôts de mines antipersonnel. 2) de visiter les sites
éventuels de destruction de ces entrepôts. 3) d’échanger des
données d’expériences avec les forces armées du Honduras sur
la destruction de mines antipersonnel.
A l’issue de cette mission, le lieu
approprié pour la destruction des mines antipersonnel au Honduras
a été déterminé, et le Gouvernement a fixé au ___. la date de
destruction de ses stocks.
En ce qui concerne le Programme de
rééducation des victimes de mines antipersonnel, un Accord-cadre
entre le Centre international de rééducation (CIR) et
l'Organisation des États Américains est intervenu pour mettre en
œuvre un Plan d’action en vue de l’élaboration et de l’application
de nouvelles technologies, développer du matériel éducatif et
des programmes de rééducation physique et professionnelle pour
les victimes de mines antipersonnel et d’engins explosifs en
Amérique centrale.
En outre, au cours de l’année à l’étude,
l’Unité a collaboré étroitement avec l’Organisation
panaméricaine de la santé (OPS) pour coordonner les activités
liées à l’assistance, la rééducation et la réinsertion des
victimes de mines et à l’éducation préventive de la
population pour la sensibiliser au danger de ces engins.
De plus, des démarches ont été entreprises
auprès de la Fondation des Amériques (Trust for the Americas)
pour conjuguer leurs actions avec le secteur privé, public,
universitaire et avec les diverses institutions de la société
civile du Continent américain dans le but de promouvoir des
initiatives en faveur des victimes de mines.
D’autre part, en vue d’établir un fonds d’amorçage
destiné à fournir, à l’étranger, une assistance médicale d’urgence
aux victimes de mines qui ne peuvent être traitées dans leur
pays, l’AICMA a négocié avec la Fondation Femmes des
Amériques, à Washington, l’obtention de fonds provenant de l’activité
culturelle que mène cette fondation chaque année. Il a été
décidé à l’unanimité que 80% des fruits de cette initiative
seront alloués à ce fonds d’amorçage.
Jusqu’à présent, l’AICMA a tenu
différentes réunions avec le Service des Nations Unies pour l’action
contre les mines (UNMAS, United Nations Mine Action Service) sur l’exploitation
d’une banque de données pour l’Action intégrée contre les
mines antipersonnel. Ce système a été conçu par le
Gouvernement suisse au profit de la communauté internationale. L’AICMA
espère sa mise en marche vers la moitié de l’année en cours.
Dans le cadre de la réunion des États parties
à la Convention d’Ottawa, l’Unité a participé à la
deuxième Réunion de groupes d’experts à Genève (Suisse) sur
les thèmes suivants :
--Assistance aux victimes , réinsertion
socio-économique et éducation préventive.
--Réunion des directeurs et conseillers
des programmes d’action intégrée contre les mines
--Formation à l’utilisation du Système
de gestion de l’information pour l’action contre les mines
(IMSMA).
Au cours de cette réunion, les participants ont
fait part des progrès et initiatives réalisés ainsi que de l’exécution,
par l’OEA, des programmes d’action intégrée contre les mines
antipersonnel.